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        Christ et César – quelle parole publique des Églises ?

Christ et César – quelle parole publique des Églises ?

9 avril / Paris

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  • 9 avril 2013

Le colloque annuel de l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris s’est intéressé en 2013 à la parole publique des Églises, que l’actualité récente avait mise sur la sellette à l’occasion de l’examen par le Parlement de la loi sur le mariage « pour tous ». Mais par delà ce contexte, le choix entre se taire ou parler s’est posé aux chrétiens à toutes les époques, depuis les premières persécutions. Des témoignages ont été donnés sur des médiations ou des prises de parole emblématiques de l’histoire récente, qui ont eu des résultats qui parfois dépassaient les espérances (chute du mur de Berlin en 1989, résolution du conflit en Nouvelle Calédonie en 1988) ; les intervenants se sont également penchés sur ce qu’en disait la Bible, sur les leçons à tirer du modèle byzantin d’articulation entre pouvoir civil et religieux, ou de celui inventé par les réformateurs. Des journalistes ont parlé de leur travail sur ce sujet assez particulier, pas toujours facile à traiter pour eux en raison notamment de particularismes de langage. La position catholique, celle des évangéliques et celle des Églises protestantes « historiques » sur la pertinence d’une prise de parole publique ecclésiale a été exposée – avant que, comme en 2012, trois jeunes théologiens catholique, protestant et orthodoxe tirent un bilan du colloque. Il est revenu à Mgr François Kalist, évêque de Limoges, membre du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, de conclure en émettant le vœu que la parole des Églises investisse davantage l’expression artistique et culturelle, et qu’elle soit plus souvent exprimée par les Églises ensemble.

Le 10 avril, Sa Béatitude Béchara Boutros Raï, patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, était venu plaider avec conviction, devant un public nombreux et chaleureux, pour que la présence chrétienne au Moyen Orient soit soutenue « par les pays amis », sans que soit encouragée l’émigration ; pour que soit favorisée une coexistence apaisée avec les musulmans, telle qu’elle est vécue au Liban (« c’est l’identité chrétienne et musulmane à la fois qui fait l’identité libanaise », a-t-il affirmé), et pour que soit contrée toute forme de fondamentalisme.


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