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      « Cinquante ans après Vatican II, les défis de l’œcuménisme »

« Cinquante ans après Vatican II, les défis de l’œcuménisme »

6 Décembre 2016 / Strasbourg

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  • 6 décembre 2016

C’est dans le cadre des festivités pour le cinquième centenaire de la Réforme que la ville de Strasbourg a accueilli, le 6 décembre 2016, le cardinal Kurt Koch, qui a donné une conférence dans la cathédrale catholique de la capitale d’Alsace, sous l’intitulé « Cinquante ans après Vatican II, les défis de l’œcuménisme » . Après avoir présenté une synthèse historique des divisions des chrétiens, le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a insisté sur « les profonds changements qui ont marqué l’œcuménisme au cours des dernières années et décennies ». Notant qu’aujourd’hui « il n’existe pratiquement plus de consensus sur ce que l’on entend par rétablissement de l’unité de l’Église », il a souligné que cette problématique « doit être abordée d’urgence », car « les diverses Églises risquent d’avancer dans des directions différentes » et se rendre compte ensuite « qu’elles se sont encore plus éloignées qu’elles ne l’étaient auparavant ». « Une des grandes tâches qui incombe à l’œcuménisme », a-t-il insisté, est « l’élaboration d’une anthropologie chrétienne commune œcuménique » [1]. Sans elle, « la voix chrétienne dans les sociétés sécularisées s’affaiblit ». En effet, si une ancienne « devise » du mouvement œcuménique, stipulait : « la foi divise, l’action unit », à présent, dans le domaine de l’éthique, c’est « le contraire qui prévaut généralement ». D’emblée, « l’abandon par principe de l’idée d’unité est […] caractéristique du postmodernisme », qui se contente d’« une reconnaissance tolérante de la multiplicité et de la diversité ». Ainsi, aujourd’hui, une telle démarche peut sembler « non seulement irréaliste, mais aussi non souhaitable ». Or, selon le prélat, « il n’y a […] pas d’alternative à l’œcuménisme », en particulier dans un monde où « les persécutions de chrétiens sont plus nombreuses qu’au cours des premiers siècles ». Outre ces contretemps, « sans recherche de l’unité, la foi chrétienne renoncerait à elle-même ».

Photo : © I.K.
Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, le cardinal Kurt Koch et Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, à l’issue de la conférence. Le dernier, atteint par la limite d’âge, a remis sa charge d’évêque au pape. Le 18 février 2017, Mgr Luc Ravel, jusqu’à présent évêque du diocèse aux Armées françaises, a été nommé pour lui succéder.

Notes

[1La conférence était publiée dans le Documents Épiscopat (n° 12 - 2016).


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