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    Dagmar Heller

Dagmar Heller

Rendez-vous avec Dagmar Heller, doyenne de l’Institut œcuménique de Bossey

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  • 31 mars 2017

Secrétaire exécutive de la commission « Foi et constitution » du Conseil œcuménique des Églises et doyenne académique de l’Institut œcuménique de Bossey, la pasteure luthérienne Dagmar Heller nous raconte sa riche expérience œcuménique. Analysant l’identité sous le mode de la pluralité, elle questionne la pertinence de la théologie œcuménique.

Je suis née en 1959 en Allemagne, à Singen, une ville tout près de la frontière suisse et du lac de Constance. Quelques années plus tard la famille a déménagé dans un village près d’Überlingen du côté nord du même lac. Mon père était catholique et ma mère protestante. J’étais donc immergée dans le dialogue interchrétien dès ma naissance. Le hasard, ou la Providence, a voulu que je sois baptisée protestante. J’aurais très bien pu être baptisée catholique dans d’autres circonstances. Dès ma petite enfance, je me posais toujours cette question : « Pourquoi ne puis-je pas communier à la messe avec ma grand-mère catholique ? ». Nous vivions dans une région où les protestants étaient minoritaires. J’avais donc beaucoup d’amis catholiques à l’école. À l’école publique, je partageais tous les cours avec eux, excepté celui de religion [1]. Cette altérité, dont j’ai pris conscience très tôt, était une des raisons d’étudier la théologie. Je désirais trouver aussi des réponses à ces questions œcuméniques. Ayant achevé les études de théologie protestante à la Faculté de théologie de Bethel (Bielefeld), à la faculté de théologie de Göttingen et à la faculté de théologie d’Heidelberg, j’ai ensuite commencé une thèse de doctorat dans ce même établissement. Sous la direction du professeur Adolf Martin Ritter, ma recherche doctorale fut consacrée à Bernard de Clairvaux. Cet auteur m’interpelait par la radicalité de son engagement monastique, sa spiritualité et sa mystique. De plus, Martin Luther se réfère à lui dans ses écrits, de sorte que l’on y décèle une certaine influence. Bernard est un auteur commun aux catholiques et luthériens. Aux XI-XIIe siècles, les deux Églises n’étaient pas encore séparées. Cette thèse m’a beaucoup aidée plus tard également dans la rédaction de mes prédications. Dans ses écrits, l’auteur ne commente pas simplement un verset biblique. Avant tout, il montre à ses auditeurs comment le passage l’interpelle directement. En rédigeant ma thèse, j’ai visité plusieurs monastères, notamment cisterciens et trappistes en France et en Belgique, même aux États-Unis, pour parler avec des spécialistes de sa pensée. Cela m’a donné l’occasion d’expérimenter la spiritualité de l’auteur, vécue par ces communautés. Elle constituait le fil rouge de ma recherche. Grâce à ma thèse, publiée en 1990 [2], je me suis aperçue de l’angle mort de cette question dans le dialogue œcuménique. L’œcuménisme doit se consacrer davantage aux pratiques spirituelles, à l’expérience croyante de la prière et des célébrations communautaires. En les étudiant de près, on s’aperçoit de leur proximité. La difficulté réside dans la verbalisation de ces réalités, à vrai dire indicibles.

Ordonnée pasteure en 1990, à l’issue de deux ans de « Vikariat », stage pratique indispensable en vue de l’ordination, j’ai servi pendant quelques années dans plusieurs paroisses dans la région de la Forêt Noire. Il s’agissait de parachever un second temps de formation, nécessaire à l’élection du pasteur comme responsable d’une paroisse. Ayant achevé ainsi ma formation pastorale, je souhaitais m’immerger davantage dans le monde œcuménique. Je souhaitais passer un an dans un projet œcuménique, avant de m’engager dans la vie de pasteur en paroisse. Ainsi en 1993, je suis devenue consultante du département du Conseil œcuméniques des Églises [COE] « Foi et Constitution » à Genève pour un an. En réalité, j’y suis restée sept ans et demi, car on m’a offert la position de secrétaire exécutive de cette instance à partir de 1994.

En 2000, je suis retournée en Allemagne. J’ai postulé et obtenu un poste à Hanovre dans les bureaux de l’EKD, l’Église protestante en Allemagne, regroupant les Églises territoriales autonomes [3]. Au sein de l’EKD, j’étais également secrétaire exécutive à l’œcuménisme. Ma mission comprenait aussi bien les relations de l’EKD, membre du COE, avec cette instance, que les relations avec les chrétiens orthodoxes et aussi le suivi de trois dialogues bilatéraux avec l’Église orthodoxe. En effet, chacun des dialogues débuta pour des raisons différentes. Celui avec le Patriarcat de Moscou a commencé en 1959 au temps de la guerre froide. Les Églises ont souhaité œuvrer à la réconciliation des deux peuples. En cette circonstance, l’objectif premier du dialogue théologique était de recréer la confiance perdue. Le dialogue avec le Patriarcat de Constantinople, commencé dix ans plus tard, avait comme point de départ l’immigration des Grecs en Allemagne. Dans les années soixante, ils venaient en grand nombre en Allemagne pour s’installer et travailler. Pour des raisons similaires un dialogue bilatéral a également débuté avec le Patriarcat de Roumanie en 1979. Outre ces trois dialogues, poursuivis jusqu’à présent, je devais également suivre les relations avec les orthodoxes en Allemagne, y compris avec les fidèles des Églises orthodoxes orientales. J’ai assuré cette mission pendant six ans et demi.

Ensuite, je suis retournée en 2007 en Suisse, plus précisément à l’Institut œcuménique de Bossey, situé à 20 km au nord de Genève. Son directeur, le père Ioan Sauca m’a demandé de venir. Il était en train d’y établir une ‘faculté’ permanente, qui n’existait plus complétement depuis quelques années. Depuis trois ans, je suis sa doyenne académique. À présent, j’y passe la majeure partie de mon temps, tout en continuant ma mission au sein de la commission « Foi et Constitution ».

L’Institut œcuménique de Bossey est un département du COE, même s’il se trouve à 16 kilomètres. Chaque année, nous y recevons un groupe d’étudiants de différentes Églises (même des Églises qui ne sont pas membres du COE) pour un semestre. Nous avons également un programme de master en deux semestres. Le premier parcours est destiné aux étudiants titulaires d’une licence en théologie. Le deuxième s’adresse aux titulaires d’un master en théologie, en vue d’en obtenir un second (master avancé), cette fois-ci en œcuménisme. Les diplômes et les crédits des matières validées sont délivrés par la Faculté protestante de l’Université de Genève. Dans les deux cas, il s’agit d’un temps de formation à l’œcuménisme. Les étudiants vivent, étudient, mangent, discutent et prient ensemble. Toutes ces dimensions de leur séjour sont très importantes. Ils découvrent ainsi les autres Églises et leurs théologies et traditions non seulement à travers des écrits mais grâce à de vraies rencontres. Il y a, bien entendu, d’autres institutions accueillant des étudiants de différentes confessions chrétiennes. La particularité de Bossey est de toujours y abriter des représentants de toutes les grandes traditions chrétiennes. Habitant dans la même maison, prenant leurs repas en commun, priant ensemble, les étudiants vivent des rencontres très denses et en même temps plus mûries que dans les cours. En ce sens la rencontre entre les différentes traditions n’est pas laissée au hasard. Elle fait partie intégrante du processus de formation à Bossey.

Les candidats peuvent être envoyés par leurs Églises ou présenter eux-mêmes leurs dossiers. Ils viennent non seulement d’Europe, mais également d’Afrique, d’Amérique du Sud ou du Nord, d’Asie… Ainsi se côtoient des cultures et des mentalités très différentes, faisant de Bossey un endroit unique au monde. Ses capacités d’accueil restent évidemment limitées. En effet, pour le semestre d’hiver, l’Institut peut accueillir 35 étudiants maximum. Dix restent également pour le second semestre, en vue d’achever leur programme de master. Malheureusement, les questions financières limitent leur nombre. Le COE octroie en effet une bourse à environ 98 % d’entre eux.

Je commence toujours mes cours de théologie œcuménique à Bossey en affirmant haut et fort « que la théologie œcuménique n’existe pas ». En effet, elle n’existe pas comme une ‘super théologie’, au-dessus de toutes les autres. Elle n’est pas, non plus, une voix parallèle aux autres théologies. La théologie œcuménique est impensable sans celles-ci. Sous ce vocable, nous désignons nos réflexions théologiques sur les questions séparatrices comme l’eucharistie, le baptême, le ministère, l’Église… Nous découvrons l’autre à travers cette altérité. Les étudiants reçoivent des connaissances mais les acquièrent aussi par eux-mêmes. Cette année, par exemple, un étudiant orthodoxe a présenté la compréhension pentecôtiste de l’Église. Une étudiante baptiste exposait la vision catholique. En effet, pour cheminer ensemble, il faut vraiment marcher dans les ‘chaussures de l’autre’, en tous les cas essayer d’accomplir cette ascèse.

Le Conseil œcuménique des Églises comprend à présent quelque 348 Églises membres. Ainsi les Églises luthériennes, réformées, baptistes, mennonites, méthodistes, orthodoxes [4], anglicanes … et même quelques Églises pentecôtistes en font partie. L’Église catholique romaine n’en est pas membre à part entière, essentiellement en raison de son ecclésiologie. Ni la charte du COE, recevable sans problème, ni l’exigence du nombre de fidèles ne font défaut. Certains membres du COE craignent même son intégration plénière. En effet, selon le système de répartition en vigueur, elle aurait la majorité à tous les niveaux, précisément en raison du nombre de ses fidèles. Cela ne constitue pas un argument à mes yeux. On peut aisément trouver un nouveau système de représentation. Cependant, l’Église catholique préfère une autre approche du dialogue interchrétien, incarnée par les dialogues bilatéraux.

Dans les relations bilatérales, les partenaires essaient d’examiner un passé historique commun. Ils le regardent sous deux lumières différentes. Ils tentent d’envisager le présent et l’avenir toujours en croisant leurs deux approches. Dans le dialogue multilatéral, le nombre d’approches est multiplié par le nombre de partenaires. La difficulté est de trouver une réponse adéquate et valable pour tous. De ce point de vue, je comprends parfaitement la position de l’Église catholique. Cependant, pour moi, les dialogues bilatéraux et multilatéraux doivent se compléter. Par exemple, certains problèmes historiques entre les Églises catholique et luthérienne sont surmontés. Mais, aujourd’hui, ces deux Églises existent dans un contexte multilatéral. La décision prise déterminera leur positionnement dans ce contexte. Elle aura des implications positives ou négatives dans leurs relations avec les autres Églises, baptiste, mennonite, orthodoxe… Ainsi, à mes yeux, l’Église catholique a toute sa place dans le COE. Son intégration plénière serait souhaitable. Elle prend déjà part aux commissions « Foi et Constitution » et « Mission et Évangélisation ». Un groupe de travail mixte, réunissant les deux institutions, œuvre depuis plus de cinquante ans. En outre, elle subventionne le poste d’un professeur catholique, membre de l’Institut œcuménique de Bossey.

Notre monde se développe. De nouvelles questions se posent, notamment anthropologiques, à cause des évolutions scientifiques. Les Églises doivent y répondre. Ce n’est pas toujours facile. Il y a beaucoup de questions auxquelles la Bible, notre référence commune, ne donne pas de réponses explicites. Toutes nos différences – soit les questions traditionnelles théologiques concernant l’eucharistie, le ministère, l’Église…, soit les questions nouvelles dans le domaine anthropologique – sont reliées à la question de l’herméneutique. Nos réponses, basées sur la Bible et notre interprétation de la Bible, sont influencées par notre culture, contexte et doctrine confessionnelle. En définitive, cela génère les différences. L’herméneutique – et je ne me réfère ici pas seulement à la question de l’interprétation biblique mais aussi à la manière dont on peut comprendre l’autre - est un des sujets les plus difficiles dans le dialogue œcuménique. Sans doute, nous ne l’abordons pas suffisamment. Son cœur est précisément la compréhension mutuelle. En effet, chaque partenaire œcuménique élabore son herméneutique pour comprendre l’autre mais en ignorant l’herméneutique de l’autre, justement.

En tout cas, la recherche de l’unité entre chrétiens ne doit pas enclore l’unité dans l’uniformité. Le plus important du message chrétien est l’amour de Dieu pour le monde. La question cruciale pour le dialogue est de vivre l’amour divin dans nos différences. D’une part, nous avons l’amour vécu dans l’harmonie et dans l’entente, que nous pouvons partager avec un ami. D’autre part, l’amour des ennemis, authentiquement enseigné par le Christ (cf. Mat 5,44), fait abstraction de ces deux registres. Entre ces deux positions extrêmes, il existe beaucoup de degrés et de nuances. Ils permettent aux chrétiens d’œuvrer ensemble. Toutefois, il y a une condition préalable pour témoigner conjointement de cet amour. Il faut tout d’abord le vivre. Cet amour ne doit pas faire fi des différentes réponses données par les chrétiens à une question morale. Il ne doit pas en dépendre non plus. Pour surmonter une divergence, l’amour doit non seulement accompagner mais également précéder le dialogue. Il ne faut pas attendre passivement sa venue, une fois l’obstacle éliminé. Le monde contemporain est particulièrement complexe et difficile. Il nous pose des questions sans réponses bibliques explicites. Cela crée un problème pour les chrétiens entre eux. Afin de pouvoir les poser et répondre sereinement au monde, il faut avant toute chose vivre cet amour entre les chrétiens. Attention, il ne s’agit pas de vivre dans l’ignorance de l’altérité de l’autre. L’amour chrétien est le contraire de l’indifférence. Il permet aux altérités, pouvant parfois se contredire, non seulement de coexister, mais de dialoguer, de se rencontrer, de se comprendre.

En outre, l’assemblée fondatrice du COE, en 1948 à Amsterdam, a affirmé son objectif de la recherche de l’unité. Elle n’a jamais défini la nature de l’unité recherchée, ni sa structure. Si celle-ci avait été définie, l’intégration de beaucoup d’Églises au COE aurait été difficile. On a précisé la nécessité d’en débattre ensemble. C’est, sans doute, une des grandes nouveautés de l’œcuménisme moderne. En regardant l’histoire des Églises, on s’aperçoit de nombreux schismes. S’il y a eu des efforts pour réunir et retrouver l’unité, ils n’ont malheureusement jamais vraiment abouti. Chaque fois, les deux communautés se croyaient détentrices de la vérité. Elles attendaient la reconnaissance de la faute par l’autre partenaire, ou plutôt adversaire, et son retour. Ce système ne peut fonctionner si les deux communautés adoptent la même posture d’attente passive de la conversion de l’autre. Au COE, nous avons adopté une autre logique. Nous nous asseyons autour de la même table pour chercher ensemble l’unité voulue par Dieu pour nous.

En regardant l’histoire du Conseil œcuménique des Églises, on remarque plusieurs documents désireux de formuler la nature de cette unité. Ainsi, ses contours se dessinent de mieux en mieux. Le travail doit évidemment se poursuivre. Depuis ces dernières années, les discussions portent beaucoup plus sur la diversité possible dans le cadre de cette unité. Au début des dialogues, les participants pensaient davantage l’unité en terme d’uniformité. Ainsi notre idée de l’unité évolue. Finalement, elle change en même temps que le monde. La structure précise de cette unité ne sera peut-être jamais définie. Nous ne le saurons peut-être qu’une fois l’unité accomplie … lors de la Parousie ! Cependant, il ne s’agit pas pour moi d’une sorte d’utopie. Notre vocation de chrétiens est de toujours travailler à cette unité voulue par Dieu. En effet, si nous ne continuons pas à la chercher et à rester en dialogue avec les autres, nos Églises pourront devenir des sectes. De tels groupes ne s’intéressent qu’à eux-mêmes. Chrétiens, nous confessons l’Église universelle ou catholique, littéralement du grec ancien ‘selon le tout’. Ouverts au monde et tournés vers l’ensemble de l’humanité, nous ne pouvons pas ignorer les différentes Églises. Ainsi la catholicité de l’Église nous oblige à rechercher l’unité toujours et partout. Une unité exprimée, selon les textes du COE [5], par la reconnaissance mutuelle des sacrements, des ministères, l’interchangeabilité des ministres et bien entendu des concélébrations communes scellées par l’intercommunion.

La question de l’identité [6] est fondamentale pour le dialogue œcuménique. Dans le livre Pour la conversion des Églises [7] , du groupe des Dombes, un chapitre est dédié à cette problématique. J’en partage pleinement la quintessence. Chaque personne a plusieurs identités en même temps. Elles sont des réalités dynamiques. À titre d’exemple, j’ai une identité allemande et luthérienne. J’ai également une identité chrétienne. Mes identités luthérienne et chrétienne sont liées mais elles ne sont pas les mêmes. Cette distinction sans séparation, pour reprendre la formulation du quatrième concile œcuménique, nous aide dans l’œcuménisme. Elle rappelle la prééminence de l’identité chrétienne sur l’identité confessionnelle. À mes yeux, le dialogue œcuménique n’exige pas l’anéantissement de l’identité confessionnelle. À travers elle, on accède à l’identité chrétienne. De plus, l’identité n’est jamais une réalité statique, définie pour toujours. Il s’agit d’une réalité dynamique, susceptible de changement. Ceci vaut particulièrement pour l’identité confessionnelle dans le contexte du dialogue œcuménique. Une identité doit naturellement être exprimée et même défendue. Cependant, elle doit évoluer, s’ouvrir, se mettre à l’écoute des autres toujours dans la perspective de son accomplissement par l’identité chrétienne. À cet effet, j’aime rappeler un exemple concret de ma vie. À Heidelberg, nous avons eu un professeur spécialiste de l’Église orthodoxe. Il nous a amenés à une divine liturgie. La célébration, découverte pour la première fois, m’a fortement impressionnée. Je me suis alors intéressée aux questions liturgiques de ma propre Église. J’ai effectué des recherches théologiques sur le sujet. De plus, j’ai réintroduit, comme pasteur dans ma paroisse, l’épiclèse dans la liturgie eucharistique. En l’occurrence il s’agissait indubitablement d’une influence de mes études sur l’Église orthodoxe. Comme toute étude œcuménique, elles avaient pour seul objectif d’ouvrir toujours davantage l’identité confessionnelle à l’identité chrétienne.

Propos recueillis par
Ivan KARAGEORGIEV

Notes

[1En Allemagne, dans les écoles publiques il y a des leçons de religion, protestante ou catholique. Aujourd’hui, dans certaines écoles, sont également enseignés des cours sur l’Orthodoxie et l’Islam, à condition qu’il y ait un nombre suffisant d’élèves désireux de les suivre et que l’école ait la possibilité de recruter un enseignant habilité.

[2Schriftauslegung und geistliche Erfahrung bei Bernhard von Clairvaux, Würzburg : Echter-Verlag, 1990.

[3Il s’agit d’une Fédération d’Églises, qui n’enlève pas l’autonomie à ses membres. Elle leur permet d’agir en commun sur différents dossiers : par exemple les relations avec l’État ou l’œcuménisme.

[4Exceptés les Patriarcats de Bulgarie et de Géorgie, qui ont quitté le COE respectivement en 1997 et 1998.

[5Cf. À titre d’exemple nous pouvons mentionner le Rapport de la troisième assemblée de COE de New Delhi de 1961 et le document « L’unité de l’Église comme communion : don et appel », ainsi que le rapport de l’assemble de Canberra de 1991.

[6Cf. Dagmar HELLER, « Wo stehe ich und kann auch anders ? Überlegungen zur Frage nach der konfessionellen Identität im ökumenischen Miteinander », in Una Sancta, 57/2002, 234-241.

[7Groupe des Dombes, Pour la conversion des Églises. Identité et changement dans la dynamique de conversion, Paris, Centurion, 1990.


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