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    Institut supérieur d’études oecuméniques : 50 ans de dialogue

Institut supérieur d’études oecuméniques : 50 ans de dialogue

L’Institut supérieur d’études œcuméniques a célébré son 50e anniversaire.

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  • 5 avril 2018
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Fondé en 1967, au lendemain du concile Vatican II, l’Institut supérieur d’études œcuméniques [ISÉO] a célébré son 50e anniversaire du 13 au 15 mars 2018 lors du colloque annuel « Nouveaux territoires de l’œcuménisme : déplacements depuis 50 ans et appels pour l’avenir », avec plus de 350 participants. Dans l’attente de la parution des actes nous vous proposons des extraits de la conclusion de Mgr Didier Berthet, en gardant volontairement le style oral et vivant.

Je voudrais me faire l’interprète de chacun ici pour remercier toute l’équipe de l’ISÉO, qui avec d’autres aussi, ont préparé et animé cette très belle rencontre.

C’est un événement, ce n’est pas uniquement une réunion de travail, c’est quelque part, l’ensemble d’une paraliturgie, une célébration où Dieu est parmi nous, le Christ est parmi nous, l’espérance de la Gloire et on célèbre le Seigneur, et ce que le Seigneur, dans son amour et sa grâce, nous a permis de vivre et nous permet de vivre ensemble. Donc, merci au Seigneur pour cette célébration, cette liturgie qui s’est étendue sur plusieurs jours et qui a été d’abord une action de grâce. […]

Puisque nous étions dans un anniversaire, au fond dans beaucoup d’interventions et d’échanges, il y a eu la question de l’histoire et des périodes de l’histoire, des phases de la démarche oecuménique, de l’élan oecuménique notamment depuis cinquante ans. Cet institut a été créé immédiatement après le concile Vatican II, et nous nous sommes, me semble-t-il, avec des variations diverses, accordés à voir trois phases de cette histoire :

  • La phase très faste et aussi audacieuse, prophétique d’un premier élan de libération d’un potentiel de rencontres, de l’élan les uns vers les autres, et de tout ce que cela a pu avoir de beau, de vrai, de prophétique, d’enthousiasmant.
  • Et puis, une dizaine d’années après, peut-être une phase de raidissement, mais pas simplement, une phase où nous sommes arrivés à des noyaux plus durs ; après les premières grandes embrassades, la purification de la mémoire, les grands moments, les grands évènements, aller dans le dur de ce qu’il faut encore discuter, ce qui nous séparait, ce sur quoi nous avons des conceptions différentes. […]
  • Enfin, une troisième phase, qui semble être une phase vraiment actuelle, une phase avec une dimension assez explosive, de bouleversements. […] Cette troisième phase est un véritable défi, et c’est aussi un territoire extraordinaire pour être ensemble une Église chrétienne à bien des égards minoritaire, toutes nos Églises sont affectées par ce statut qui est nouveau pour certaines, mais qui n’est pas nouveau pour d’autres et nous nous rejoignons quelque part dans ce statut de minorité confessante.

Dans une première lettre pastorale que j’ai adressée à mon diocèse à la rentrée, j’ai utilisé le mot, qui me semble appartenir au vocabulaire ecclésial et spirituel protestant : nous devons être une Église confessante – dans un moment où nous confessons Jésus-Christ - et c’est un défi que nous devons avoir la grâce de relever ensemble et avec notamment ce développement de l’expérience commune de la louange, de l’expérience spirituelle, d’une expérience vraiment commune du témoignage, du témoignage kérygmatique, du témoignage éthique et du témoignage diaconal, du souci et du service de l’homme et particulièrement des plus pauvres.

Photo : © I.K. / Unité des Chrétien
Bénédiction finale des concélébrants lors de la prière oecuménique à l’église Saint-Joseph des Carmes.


ISÉO – 50 ans de transfiguration
La création de l’ISÉO fut annoncée le 22 avril 1967 lors de la remise du doctorat honoris causa à l’archevêque de Cantorbéry Michael Ramsey. Il avait donné sa leçon académique sur « La Transfiguration dans l’Écriture et la Tradition ». Les organisateurs du colloque 2018 ont voulu souligner cette continuité transfiguratrice. L’évangile de la Transfiguration fut au cœur de la célébration oecuménique du 13 mars 2018 dans l’église de Saint-Joseph des Carmes. Le récit biblique fut commenté par trois ministres : Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié et président du Conseil des évêques catholiques de France pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, Mgr Jean de Charioupolis, exarque du patriarche oecuménique des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale et le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France.

Depuis toutes ces années, les trois piliers de l’ISÉO : le Theologicum – Faculté de théologie et de science religieuses de l’Institut catholique de Paris, l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et l’Institut protestant de théologie - Paris ne cessent d’œuvrer ensemble. Ils mettent en pratique le souhait de son premier directeur, le dominicain Marie-Joseph le Guillou : « Puisse cet Institut répondre à sa vocation propre : dévoiler toujours davantage aux yeux des diverses Églises le Visage du Ressuscité ».

Le prochain colloque de l’ISÉO se tiendra du 12 au 14 mars 2019 et sera dédié au vingtième anniversaire de la Déclaration commune sur la doctrine de la justification, signée le 31 octobre 1999.


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