Unité des chrétiens
http://unitedeschretiens.fr/La-torture-ca-n-arrive-pas-qu-aux.html
        La torture, ça n’arrive pas qu’aux autres

La torture, ça n’arrive pas qu’aux autres

23 janvier / Paris

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 23 janvier 2013

Témoin de l’effrayante banalité de la torture, Un monde tortionnaire 2013, rapport annuel de l’ACAT-France, dresse un nouvel état des lieux du phénomène tortionnaire dans le monde. N’importe qui peut être concerné : militants séparatistes papous en Indonésie, jeunes des rues au Salvador, journalistes en Jordanie, gardés à vue dans les postes de police du Népal, femmes homosexuelles dans les townships d’Afrique du Sud, migrants illégaux en Italie… tous victimes d’une pratique endémique et tenace dans un pays sur deux, que l’ACAT dénonce avec force à travers l’analyse de 19 pays, « autoritaires » ou démocratiques, qui vient compléter la cartographie des rapports précédents. Réalisé comme eux avec le soutien de l’Union européenne, il complète les deux rapports publiés en 2010 et 2011.
Dans sa seconde partie consacrée à l’analyse du phénomène de la torture, Un monde tortionnaire 2013 donne la parole à des spécialistes (universitaires, membres d’ONG et experts de l’ACAT) pour documenter les filières de formation des bourreaux et les terreaux fertiles sur lesquels se développe ce phénomène. Le Rapport décrit un système et des pratiques très rodés qui consistent en premier lieu à apprendre à nier l’humanité de l’autre. La torture, ce sont aussi des pratiques qui perdurent bien au-delà de la fin de régimes autoritaires : des victimes qui n’osent pas porter plainte, une justice qui préserve l’impunité des tortionnaires, des policiers incapables de rompre avec la brutalité de leurs méthodes, etc. « Quand la torture a gangréné tout un système, elle ne peut s’arrêter du jour au lendemain, on peut parler d’une véritable “inertie” de la torture », remarque Jean-Étienne de Linares, délégué général de l’ACAT. (d’après le communiqué de l’ACAT-France, 15 janvier)


Document