Unité des chrétiens
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    Matthew Harrison

Matthew Harrison

Rendez-vous avec Matthew Harrison, Recteur de la paroisse anglicane Saint-Georges à Paris.

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  • 28 juin 2018
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Recteur de la paroisse anglicane Saint-Georges à Paris, délégué à l’œcuménisme et membre du comité de rédaction de la revue Unité des Chrétiens, le chanoine Matthew Harison nous raconte son parcours tissé de rencontres avec différents chrétiens de divers pays.

Je suis né en 1964 à Castle Cary, comté de Somerset, au Sud-Ouest de l’Angleterre, dans la maison parentale, comme la plupart des enfants du village du mon âge. Cette région est connue non seulement pour ses produits laitiers – notamment le fromage Cheddar –, mais aussi pour le cidre. Je fus élevé à la campagne. Mon père était vétérinaire et nous avions une petite ferme, avec des brebis, des poules, des canards, un cheval et quelques champs. Je suis le plus jeune de quatre fils. J’ai eu une enfance idyllique. J’adore retourner à la maison paternelle et voir ma mère qui y demeure toujours. Mon père est décédé il y a quatre ans. Aucun de ses enfants n’habite près d’elle : nous sommes dispersés entre Londres, le comté de Kent au Sud-Est de l’Angleterre, Sydney en Australie et Paris. Mon père était « le premier laïc » ou church warden [1], pendant de longues années dans notre toute petite paroisse. Avec mes frères nous avons suivi l’école du dimanche, qui avait lieu à l’issue de la messe du matin.

On était scolarisé dans une école privée, dont l’esprit n’était toutefois pas du tout religieux. L’établissement fondé à la fin de la Deuxième Guerre mondiale accueillait plus de mille étudiants. Il avait ses spécificités pédagogiques : des idées très progressistes sur l’importance de l’individu, un accent particulier porté sur le sport, les arts décoratifs et la musique. Ce qui n’était pas très heureux pour moi, car j’étais plutôt académique ! Il offrait une grande place à l’expression de la liberté personnelle, signifiée notamment par l’absence d’uniforme : un fait rarissime pour les écoles privées d’Angleterre de cette époque. Il y avait tout de même une petite aumônerie, dont je faisais partie. Elle était non seulement œcuménique, mais aussi interreligieuse, car dans l’école, attirant des élèves étrangers, étudiaient beaucoup de juifs et de musulmans. L’aumônier en chef était un pasteur méthodiste. Il y avait une messe proposée une fois par semaine, juste avant le début des classes, à laquelle assistait une dizaine d’écoliers sur les mille. Ainsi, dans ce cadre, je fus préparé à la confirmation et à la première communion que j’ai reçue à l’âge de 14 ans, dans la cathédrale de Wells, le siège de mon diocèse.

Mon professeur d’Histoire a été ordonné prêtre lorsque j’étais encore étudiant et j’assistai à ses deux ordinations, diaconale et presbytérale. Il exerça ce ministère tout en continuant à enseigner. C’était mon professeur favori. Une fois le parcours scolaire terminé, je pris une année sabbatique. Je travaillais auprès de sans-abri à Londres et j’aidais ce professeur d’Histoire dans ses recherches sur George Hooper, un évêque anglican du XVIIIe siècle. Passionné par l’Histoire, je commençais ma licence dans cette discipline à l’université de Durham, au nord-est de l’Angleterre, où se trouve une Faculté de théologie et de patrologie au rayonnement mondial. Au cours de mes études, j’étais toujours impliqué dans la vie paroissiale de notre chapelle en tant que chapel clerk, autrement dit, responsable d’une petite équipe de bénévoles : les sacristains, l’organiste… qui épaulaient l’aumônier, ayant en charge 360 étudiants. Pendant mes études, je participais à un programme sur les vocations sacerdotales, proposé par le diocèse du Durham. À l’époque nous étions nombreux dans ces « groupes de vocations » autour d’un prêtre responsable. Des sujets intéressants y ont été présentés et discutés par des invités. Nous avons bénéficié également de l’expérience de l’archevêque Michael Ramsey qui avait choisi Durham pour passer sa retraite.

Au sein de l’Église d’Angleterre, les candidats à la prêtrise, après l’entretien au niveau diocésain, passent une sélection au niveau national. Nous étions une quinzaine de tous les diocèses à participer à une retraite durant un week-end sous la supervision des responsables, ayant préalablement examiné notre dossier [2]. Ce temps comprenait des entretiens à sujets pastoraux ou théologiques et des exercices ou mises en situation proposés en communs. À titre d’exemple, je devais écrire une lettre aux proches d’une adolescente morte dans un accident de voiture. Entre nous, nous devions également commenter en petit groupe un sujet sur l’actualité de l’Église. Ces exercices avaient pour objectif premier de révéler d’éventuelles failles importantes dans l’expression, l’ouverture à l’égard des autres, l’aisance relationnelle et vérifier aussi si la personne n’avait pas d’idées personnelles qu’elle souhaitait imposer à tout prix aux autres – comme c’est parfois le cas avec des jeunes un peu trop sûrs d’eux-mêmes.

À l’issue de ce week-end, l’évêque du diocèse reçoit un avis de la commission nationale au sujet de son candidat, qui présente trois cas de figures : le postulant est recommandé ou non pour le séminaire ou bien il est invité à repousser cette décision. Dans mon cas, c’était un avis favorable, mais à l’époque j’avais vingt et un ans et j’ai reçu la consigne, étant donné mon parcours universitaire en Histoire, de commencer plutôt une expérience pastorale de terrain. Il s’agissait de sortir de l’université pour enraciner sa vocation dans un contexte plus large au service de l’Église universelle. C’est une expérience passionnante ! Dans les nouvelles normes (Assemblée des évêques de France à Lourdes de novembre 2017) au sujet des séminaires, l’Église catholique vient de rendre obligatoire l’année propédeutique, permettant aux postulants de sortir de leurs paroisses et de servir l’Église du Christ, peu importe le contexte dans lequel ils sont placés. Comme à l’époque cela se pratiquait couramment, nous avons prévu avec le prêtre responsable des vocations que je vienne à Paris en 1985-86 comme assistant pastoral à l’église Saint-Georges, dont je suis à présent le curé. Le reste de mon parcours s’enchaîne sur ce premier pas.

Dans l’Église d’Angleterre, tous les séminaristes ne suivent pas le même parcours académique. C’est un choix fait en fonction de leur charisme propre. À l’issue de cette année à Paris, je suis entré à St Stephen’s House à Oxford et dans notre promotion, nous étions six à être envoyés à l’université pour un parcours universitaire en théologie. Les deux autres parcours offerts aux séminaristes sont accomplis en interne et validés, respectivement par l’université et l’Église d’Angleterre. À mon sens, on peut être un excellent pasteur, sans pour autant faire des études universitaires poussées. En revanche, je ne pense pas que ces dernières éloignent le pasteur de ses fidèles : c’est plutôt la manière dont il s’en sert. Nous étions une soixantaine de séminaristes à vivre ensemble et à partager une vie liturgique commune. Nous étions hébergés dans un ancien monastère anglican. Il y avait une dizaine d’étudiants mariés, vivant à part, dans les dépendances du monastère, où étaient également logés les prêtres - professeurs.

Une fois la formation de trois ans terminée, on était ordonné diacre le jour de la fête de Saint-Pierre et Saint-Paul, non pas dans le séminaire, mais au sein du diocèse, qui nous avait envoyés et où nous allions servir. Par conséquent, je fus ordonné dans la cathédrale de Durham. En principe, on sert l’Église dans un premier temps comme diacre durant un an puis deux ans en tant que prêtre dans la même paroisse, tout en continuant l’apprentissage en dehors du séminaire notamment par des sessions trimestrielles d’une durée de deux-trois jours chacune. Au moment de l’ordination, il n’y a pas de promesse sur le célibat en tant que tel. C’est pourquoi dans l’Église anglicane on peut se marier aussi bien avant qu’après l’ordination, à la différence de l’Église orthodoxe, par exemple. Les prêtres anglicans qui prononcent des vœux monastiques de célibat, chasteté et obéissance, indépendamment de l’ordination sont peu nombreux et font partie de « L’oratoire du Bon Berger » ou de la « Compagnie de prêtres missionnaires ». Au sein de la Communion existent également des prêtres anglicans membres des communautés religieuses comme franciscains anglicans ou bénédictins anglicans, ayant reçu leur ordination presbytérale, soit avant, soit après l’entrée au couvent.

Saint-Georges est une paroisse anglicane dont l’histoire est remarquable du point de vue œcuménique. Dans les années 1900, le chapelain le Révérend George Washington était un ami de l’abbé Portal, prêtre lazariste et un pionnier du dialogue anglican-catholique. Après la Deuxième Guerre mondiale, le prêtre Henry Brandreth fut un très bon connaisseur de l’orthodoxie. Un autre prêtre des années 1965-1975, Rogert Greenacre, était très investi dans la fondation de l’Institut supérieur d’études œcuméniques [ISÉO]. En outre, il a cofondé le comité mixte anglican - catholique en France ou French Anglican Roman Catholic abrégé en French ARC. Aussi, la mission de délégué à l’œcuménisme a été quasiment toujours remplie par le curé de Saint-Georges. C’est une paroisse dans la tradition catholique de l’anglicanisme, donc plutôt sensible aux questions œcuméniques. Avant même l’officialisation du travail œcuménique, il s’agissait de relations interpersonnelles. Les prêtres de Saint-Georges étaient interpellés personnellement par ces questions. Notre livre d’or fait écho d’une réunion en 1950 entre des anglicans et des catholiques ; la liste des participants est impressionnante : à noter la présence des futurs cardinaux Congar, Daniélou, du père Louis Bouyer et des anglicans comme Chadwick et Prestige.

À Saint-Georges, la messe du dimanche matin réunit une centaine de personnes. Les Britanniques sont les plus nombreux, sans pour autant être majoritaires. Nous avons également une autre communauté importante constituée de Malgaches. Plus de cent personnes se retrouvent, chaque premier dimanche du mois, pour chanter et prier en malgache durant la messe célébrée en français. C’est une communauté très importante et mal connue. À titre d’exemple, Madagascar compte six diocèses anglicans. À présent, notre évêque, Monseigneur Robert Innes, vient d’ordonner un membre de la communauté malgache comme prêtre ouvrier, travaillant en semaine pour le gouvernement français en tant que statisticien. Je suis également le curé de la petite communauté de Caen, qui réunit tous les dimanches soir dans une chapelle des sœurs catholiques, avec la permission de l’évêque de Bayeux-Lisieux, des fidèles très soudés et solidaires entre eux. Dans mon ministère pastoral, je suis aidé par deux prêtres à la retraite et en principe d’un vicaire, qui a reçu une autre mission depuis Noël 2017. À présent, la paroisse attend la nomination d’un nouveau curé et d’un vicaire.

La haute Église et la basse Église ne sont pas vraiment des partis, mais des tendances dans la Communion anglicane. Les chrétiens appartenant à la première ont une ‘haute’ théologie de l’Église, qui revêt une haute importance pour eux. Aussi, ils sont souvent plus intéressés par les divisions des Églises et le mouvement œcuménique, qu’ils tentent de surmonter, précisément en raison de leur haute considération de l’Église. On peut tout à fait aller écouter des prédications de ministres d’autres Églises, lier de vraies amitiés, sans pour autant avoir la même compréhension de l’Église et de son rôle par rapport au salut. Cependant, en ce cas, on a moins d’arguments pour travailler dans le domaine de l’unité des chrétiens, difficilement concevable sans l’ecclésiologie. Or, dans ses origines, le mouvement œcuménique ne pouvait passer sous silence cette question, très importante quant à l’objectif même du dialogue. La basse Église représente plutôt la tendance évangélique dans l’Église anglicane. Il faut reconnaître que les deux tendances peuvent être simultanément présentes au sein de la même paroisse. Dans la basse Église aussi, peuvent se rencontrer des chrétiens opposés à l’ordination des femmes, tandis que dans la haute Église, d’autres y sont favorables. En principe chaque paroisse suit une tradition plus ou moins marquée par l’anglocatholicisme de la haute Église ou le style évangélique et charismatique de la basse Église. Il y a aussi des communautés qui se situent à mi-chemin. Cette fluidité est une spécificité anglicane apparue déjà sous le règne d’Élisabeth Ière, autrement dit à peu près en même temps que les premiers anglicans.

Je suis entré au Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] en 2014, peu après que le statut du délégué anglican a évolué du membre observateur en membre à part entière. En réalité, il s’agissait d’une question non pas ecclésiologique, mais pratique, liée aux finances. À l’époque, la contribution des Églises était importante, car on n’avait pas une coordinatrice bénévole. Or, l’Église anglicane est minoritaire par rapport aux autres. Il y a trente-cinq paroisses en France et même si elles peuvent être grandes et couvrir toute une région, celle du Poitou – Charente par exemple, notre communauté est relativement petite et nos moyens financiers restent modestes. Je suis heureux que les anglicans participent à cette instance. L’identité d’une Église à la fois catholique et réformée pourrait non seulement enrichir, mais aussi compliquer la vie des autres. En réalité, cette dernière définition, pourtant fondamentale en anglicanisme, n’est pas toujours très bien saisie. On aime mettre l’autre sous une étiquette qu’on croit déjà connaître et ainsi on ne connaît pas vraiment l’autre. On ne perçoit qu’une représentation idéologisée de lui, ou pire, on ne s’intéresse à l’autre que dans la mesure où il nous ressemble. Au contraire, au sein du CÉCEF, nous essayons de travailler non seulement les ressemblances, mais aussi les dissemblances avec les autres familles chrétiennes. Nos recherches actuelles sur l’ecclésiologie et l’objectif du dialogue œcuménique sont un exemple parmi d’autres. Cela ne nous empêche pas pour autant d’unir nos voix pour défendre telle ou telle cause. En tous les cas, le fait de pouvoir traiter des questions importantes avec les responsables des Églises en France est une opportunité unique.

Le comité mixte anglican/catholique en France – Le French ARC – a produit un document très important sur la Liturgie des Heures  [3]. Son élaboration a pris cinq ans et elle a débuté avant que je ne devienne coprésident du comité en 2014. Le résultat est excellent, car il a des effets sur le terrain. L’objectif premier de notre comité est de rester près de nos fidèles et de leur offrir des outils, afin qu’ils puissent avancer eux-mêmes les uns vers les autres, au sein même de nos paroisses. Il s’agit avant tout d’approfondir la connaissance mutuelle, sans pour autant négliger la théologie fondamentale. Une grande partie de nos communautés célèbre leurs messes dans des églises catholiques. Historiquement, l’Église catholique en France a été extrêmement généreuse et accueillante à l’égard des anglicans.

Le dialogue œcuménique n’est pas simplement un lieu de rencontres, d’échanges et d’informations, mais une spiritualité. Avoir conscience du monde chrétien extérieur à sa propre confession est un moyen d’appréhender davantage le visage du Christ. L’enjeu de l’œcuménisme réceptif ne consiste pas simplement dans la connaissance de l’autre, mais dans le cheminement ensemble sur la route d’Emmaüs, avec et vers le Ressuscité. Une telle attitude débloque souvent certaines impasses et surtout participe à l’élargissement de la conscience. En réalité, la conscience se cultive, elle se forme, et le champ œcuménique est propice à cet exercice ecclésial, car il touche à plusieurs domaines, en particulier : le dogmatique, le spirituel et le pastoral.

L’archevêque Justin Welby met un accent tout particulier sur l’œcuménisme de l’action – la lutte contre la traite des êtres humains, l’écologie, etc. et je pense que c’est important, car on a commencé le dialogue plutôt avec des questions dogmatiques, qui sont des problèmes anciens. Par exemple dans les années 1970-1981, les travaux dela Commission internationale anglican-catholique romaine (Anglican–Roman Catholic International Commission - ARCIC I) ont porté sur des questions théologiques, telles que l’eucharistie, le ministère et la primauté. J’étais encore séminariste au moment de la publication des documents d’ARCIC I. Ce fut pour nous un grand moment, empreint d’optimisme. Ce fut un travail remarquable, ayant abouti selon les théologiens investis à un accord substantiel sur plusieurs sujets importants, notamment sur l’eucharistie. Cependant, il faudrait que le travail théologique sorte des simples discussions et apporte des effets visibles sur le terrain. Aussi l’action commune n’est pas plus importante mais aussi importante que le travail sur les désaccords théologiques, malheureusement ignorés par la plupart de nos fidèles.

N’ayant pas de magisterium qui se charge des questions proprement dogmatiques, les anglicans dans l’ensemble sont réticents à l’égard des documents à ce sujet. Il y a, bien entendu, des rapports pour telle ou telle question théologique dans le cadre du synode général, mais de manière générale les anglicans se méfient des définitions dogmatiques obligatoires pour les fidèles en plus du Credo (catholique ou baptismal). Le « quadrilatère de Lambeth » ou les quatre piliers de notre foi sont les Saintes Écritures, « les Credo catholiques » (autrement dit le symbole des Apôtres, de Nicée-Constantinople et celui de Saint Athanase ), l’épiscopat historique dans la succession apostolique et la vie sacramentelle. Aux yeux des anglicans, ce sont des bases suffisantes pour la vie commune. Une fois, cette base commune assurée, chaque Église membre de la Communion anglicane, peut avoir ses lois canoniques propres.

Dans notre mission commune d’évangélisation, l’importance de la communauté me semble être primordiale. Les disciples missionnaires étaient toujours en communauté, agissaient en communauté et créaient des communautés. Les deux actions non seulement ne se contredisent pas mutuellement, mais se présupposent, car le plus puissant témoignage est indubitablement l’exemple. Dans ma vie de prêtre, je rencontre des personnes fascinées par le témoignage de Jésus-Christ et son enseignement mais qui n’ont pas de pratiques ecclésiales, ne voyant pas l’importance d’un tel engagement. En tant que prêtre, j’essaie toujours de leur expliquer que cette vie communautaire est primordiale et impensable sans la communauté. Qui plus est, il me semble que cette pratique communautaire est précisément une source de force et de renouvellement pour la mission. À mes yeux, l’archevêque de Canterbury Justin Welby, en invitant en 2014 des membres de la communauté du Chemin Neuf à vivre au Palais de Lambeth, a voulu précisément signifier cela.

Le dialogue œcuménique est coûteux, il ne peut pas être mené sans frais et sans sacrifices. Je suis souvent irrité par certains de mes confrères anglicans, qui sont insouciants des relations œcuméniques ou simplement s’intéressent à l’avis des autres Églises sur la nôtre. Cette autosuffisance m’agace. Si vous prenez le dialogue œcuménique au sérieux, vous pouvez en ressortir transfiguré, à condition, bien entendu de s’y investir. Il s’agit d’une ouverture à l’égard de l’autre. Son unique objectif est la conversion au Christ. Cependant, et ceci est la clé de sa réussite, on ne peut pas y accéder sans sacrifices.

Propos recueillis par
Ivan KARAGEORGIEV

Photos : I.K.

Notes

[1Dans la tradition de l’Église anglicane, il y a deux personnes élues par l’assemblée pour seconder le prêtre notamment dans le domaine des finances et l’entretien des bâtiments. Il s’agit pour ainsi dire des adjoints du prêtre. En français on utilise la désignation « premier laïc » pour les deux personnes nommées à cette charge.

[2Avant le week-end, nous devions présenter un dossier assez fourni sur notre parcours de foi, nos motivations..., qui comprenait, entre autres, des références d’un professeur de théologie, du prêtre paroissial ou l’aumônier du collège et d’un ami, nous connaissant en dehors de notre parcours ecclésial.


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