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      « Protestants, catholiques, ce qui nous sépare encore »

« Protestants, catholiques, ce qui nous sépare encore »

18 avril 2017 / Paris

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  • 18 avril 2017
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Le 18 avril 2017, une conférence – rencontre au sujet du livre Protestants, catholiques, ce qui nous sépare encore, coécrit par le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France [FPF] et le père Michel Kubler, théologien, directeur du Centre œcuménique Saint Pierre – Saint Andrée à Bucarest et ancien rédacteur en chef du journal La Croix, avec le concours du journaliste Loup Besmond de Senneville, s’est tenue au siège de la FPF. En présence des trois protagonistes et d’un auditoire œcuménique, les principaux sujets du document de plus de 270 pages, édité chez Bayard en février 2017 à l’occasion du cinquième centenaire de la Réforme, ont été évoqués, à commencer par l’Écriture et la grâce. Aux yeux des deux membres du Groupe des Dombes, les accords théologiques entre les deux familles d’Églises, notamment celui sur l’Église et justification : la compréhension de l’Église à la lumière de la doctrine de la justification, cosignés en 1994 par l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, ont constitué des étapes considérables dans leurs rapprochements. Cependant, d’après le père Kubler « si un siècle auparavant la doctrine nous séparait, alors que l’action nous unissait », aujourd’hui, « c’est plutôt l’inverse », notamment dans le domaine de « la morale ». Selon le pasteur Clavairoly, « les nouveaux clivages » posent les mêmes questions qu’au XVIe siècle, à savoir « qui assume l’autorité » pour autoriser telle ou telle affirmation dogmatique ou éthique. Un débat qu’on ne peut pas comprendre, ni approfondir, sans tenir compte de la compréhension de l’Église, elle-même, comme « sacrement du salut » ou « signe et moyen du salut » (concile Vatican II) ou comme servante, occupante une place « seconde » à l’égard du point de départ de toute théologie protestante : la justification en Christ.

Afin de pouvoir continuer le chemin de réconciliation, les auteurs ont proposé comme antidote à la « réaffirmation convictionnelle », consistant à être « plus protestant que les protestants ou plus catholique que les catholiques », « l’œcuménisme de l’engagement ». Celui-ci doit tendre vers « une forme d’unité visible », sans pour autant renoncer « à avancer sur des questions difficiles ». « L’œcuménisme des martyrs » ou l’exemple de ces précurseurs de l’unité, qui « osent » témoigner du Christ aujourd’hui « à temps et à contre temps » au prix de leur vie, peut se révéler d’une grande aide dans cette démarche.

Photo : © I.K.


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