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    Synode romain sur la famille

Synode romain sur la famille

L’apport des délégués fraternels

Douze délégués fraternels sont intervenus dans la seconde session du Synode romain sur la famille, déroulée au Vatican du 4 au 25 octobre 2015.

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  • 1er janvier 2016

La seconde session du Synode romain sur la famille s’est déroulée au Vatican du 4 au 25 octobre 2015. Reprenant les travaux de la session d’octobre 2014 , le Synode avait pour thème : « Jésus Christ, révèle le mystère et la vocation de la famille ». Cette assemblée synodale a remis ses propositions au pape François. L’Église catholique attend maintenant son exhortation apostolique. Le 16 octobre, douze délégués fraternels sont intervenus.

Verbatim

Dans son allocution, Mgr Stephanos d’Estonie, du Patriarcat œcuménique, a souligné « qu’aujourd’hui le mariage et la filiation ont changé de sens », car « dans bien des pays, le législateur met peu à peu en place de nouvelles normes en la matière ».

D’après Tim Macquiban, de l’Église méthodiste à Rome, les travaux synodaux ont porté essentiellement sur « une forme de famille », définie par « le mariage sacramentel ». Cependant, « ceux qui sont célibataires » ou « ceux qui sont mariés civilement ou cohabitent » peuvent se sentir « exclus ».

Selon le métropolite Bishoy de Damietta, de l’Église copte orthodoxe d’Alexandrie, « la première » tâche de son Église à l’égard « des personnes avec une orientation homosexuelle » est d’expliquer « de manière tolérante et convaincante » que « l’homosexualité est un grand péché, interdit par Dieu, selon les Saintes Écritures », tout en les encourageant au « repentir » et à « une vie chaste ». Quant au divorce, il a précisé, que son Église le permet en cas d’adultère, en offrant la possibilité « uniquement à la partie innocente » de se remarier.

Ndanganeni Petrus Phaswana, évêque émérite de la Fédération luthérienne mondiale, partageant sa joie du chemin parcouru dans le dialogue catholique-luthérien, a insisté sur le fait que les deux partenaires œcuméniques ne doivent pas perdre de vue « les défis et les peines » auxquelles les familles mixtes sont confrontées, n’ayant pas la possibilité « de rompre le pain et de partager le vin » eucharistiques.

En faisant siennes les paroles de plusieurs pères synodaux, Timothy Thornton, évêque de la Communion anglicane, a souligné que la première partie de l’Instrumentum Laboris est « trop focalisée sur l’aspect négatif de la vie en famille », alors qu’il y a beaucoup « de joies […] à célébrer », annonçant justement les fiançailles de sa fille.


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