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      « Quand les Églises racontent leur histoire… »

« Quand les Églises racontent leur histoire… »

17 octobre 2019 / Paris

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  • 17 octobre 2019
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La chaire de théologie œcuménique du Centre Sèvres] [1] a organisé à Paris le 17 octobre 2019 une soirée débat sur le thème : « Quand les Églises racontent leur histoire… la mémoire au service de la réconciliation ». Quatre intervenants ont approfondi le sujet, si crucial pour le dialogue oecuménique. Tout d’abord, la pasteure mennonite Anne-Cathy Graber membre de la Communauté du Chemin Neuf et cotitulaire de la chaire a mis en exergue la notion du right remembering ou du « souvenir juste » ayant permis à la Fédération luthérienne mondiale de demander pardon le 22 juillet 2010 à la Conférence mennonite mondiale pour des persécutions subies par leurs ancêtres les anabaptistes [2] . Le père Michel Fédou, cotitulaire de la chaire et seul théologien français membre de la Commission internationale du dialogue entre l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, a présenté, entre autres, l’un des fruits les plus précieux de ce dialogue, à savoir le document Du conflit à la communion. Ce recueil ne présente pas deux visions de l’histoire de la Réforme, mais un seul et même récit, véhiculant ainsi, par-delà les épreuves et les débats, « une expérience de réconciliation ». Pierre-Olivier Léchot, professeur d’Histoire à l’Institut protestant de théologie a invité à ne pas commettre dans le dialogue oecuménique « le péché capital » de l’historien : l’anachronisme. En outre, il a souhaité qu’à l’instar de la Suisse, une histoire oecuménique de la France soit prochainement publiée. Goran Sekulovski, professeur de patrologie à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, a évoqué le danger de vouloir expliquer l’autre Église par des notions, qui nous sont familières, mais dans lesquelles elle ne se reconnaît pas. Sans cacher les difficultés internes au monde orthodoxe, liées aussi bien au passé qu’au présent, il a présenté la manière dont le temps est bouleversé, notamment lors de la célébration de la liturgie, avant-goût de l’éternité, où l’on se souvient du futur, y compris de la deuxième parousie du Christ.

Photo : © I.K.
Goran Sekulovski, Anne-Cathy Graber, Michel Fédou et Pierre-Olivier Léchot ont investigué la mémoire en tant que source de réconciliation entre les chrétiens.

Notes

[1Inaugurée le 11 octobre 2018, la Chaire propose différents cursus de théologie œcuménique.

[2L’anabaptisme est un courant chrétien, issu de la Réforme du XVIe siècle, qui prône le baptême du croyant, volontaire et conscient.


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