
Du 1ᵉʳ septembre au 4 octobre 2026
Le temps de pour la Création aura lieu du 1ᵉʳ septembre au 04 octobre, comme chaque année sur le thème « L’eau vive », (Ézéchiel 47:9, 12). Une plateforme commune a été créée pour développer une dynamique nationale, en améliorant la visibilité du Temps pour la Création et en mutualisant les outils créés en France.
1. Texte, thème et symbole
« En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. […] Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède ». (Ézéchiel 47,9.12)
Le thème de cette année, « L’eau vive », explore Ézéchiel 47, versets 9 et 12, comme une puissante vision biblique d’espérance et de guérison écologique. Dans un contexte d’exil et de perte, l’image de l’eau vive qui coule du sanctuaire de Dieu révèle la guérison divine qui renouvelle la terre, l’eau, la biodiversité et la responsabilité humaine envers toute la création.
Le symbole représente l’eau qui coule du Temple de Dieu : d’abord un petit ruisseau qui grandit de plus en plus et, ainsi, redonne vie aux zones mortes et restaure la fertilité des écosystèmes endommagés ou stériles. L’eau vive apporte la guérison, mais pour recevoir une nouvelle vie, nous devons nous aussi entrer dans l’eau et faire partie du fleuve de vie de Dieu, en participant à la guérison de la création.
2. Contexte historique d’Ézéchiel 47, 9.12
Le contexte de ce texte est celui d’une catastrophe politique, sociale, théologique et nationale. Jérusalem a été détruite par les armées de Babylone. Le temple de Salomon a été rasé. Une grande partie du peuple d’Israël a été emmenée en exil à Babylone, loin de sa patrie. Au bord des fleuves de Babylone, les membres du peuple pleurent et se lamentent (cf. Ps 137).
Le livre d’Ézéchiel se déroule pendant l’exil babylonien (Ézéchiel 1, 1), après la chute de Jérusalem, au début du VIe siècle avant notre ère. Ézéchiel, un prêtre, fait partie des exilés et est chargé par Dieu de devenir prophète (Ézéchiel 3 ; 33, 1-9).
Son message se concentre d’abord sur le jugement de Dieu contre l’idolâtrie et l’ingratitude d’Israël, interprétant la chute de Jérusalem et la destruction du Temple comme un jugement divin exécuté par les armées babyloniennes (Ézéchiel 7-10 ; 21). Mais le message d’Ézéchiel ne s’arrête pas au jugement : Dieu n’a pas abandonné son peuple. Ézéchiel proclame que la souveraineté de Dieu ne se limite pas au Temple, que Dieu reste présent auprès des exilés et que la restauration est promise. Le fait que le Temple soit au centre de la vision de renouveau d’Ézéchiel (Ézéchiel 40-47) est révélateur. Bien qu’il ait été profané et détruit, il est désormais transformé en un symbole de bénédiction, de guérison et de présence de Dieu à travers toute la création. Le merveilleux fleuve décrit dans Ézéchiel 47 incarne ce renouveau futur : lorsque le Seigneur habitera à nouveau parmi son peuple, la terre elle-même sera restaurée.
3. Aperçu théologique : Ézéchiel 47, 1-12
Ézéchiel décrit la construction d’un nouveau temple dans le désert du chapitre 40 au chapitre 46. Ce nouveau temple est impressionnant, mais vide et sans vie. Ce n’est qu’au chapitre 47 que la vie apparaît enfin.
Dans ce passage, le prophète est conduit dans une vision à l’entrée d’un temple futur et idéalisé. Sous son seuil coule une eau qui commence par un filet et devient un fleuve de plus en plus profond, trop profond pour être traversé. Ce fleuve traverse des terres autrefois stériles, transformant les déserts en deltas fertiles, rétablissant les poissons, la végétation et même guérissant les eaux salées de la mer Morte.
Le verbe hébreu šûb (« revenir ») peut être imaginé spatialement comme un point de retournement, comparable à un endroit le long du Jourdain où les poissons pourraient faire demi-tour avant d’être emportés dans les eaux sans vie de la mer Morte. Cette notion a également une profonde signification théologique de conversion. L’imagerie est vibrante et dynamique, mais sa signification écologique est souvent éclipsée par des lectures purement métaphoriques.
Dans de nombreuses traditions chrétiennes, Ézéchiel 47 a été lu principalement comme une promesse eschatologique future, une description de l’ère messianique où Dieu habite pleinement avec son peuple et renouvelle toutes choses. La vision du prophète est cependant aussi celle d’une guérison immédiate, ainsi que celle d’une restauration cosmique plus large. Le fleuve de la vie représente un renouveau qui va au-delà du salut humain pour inclure la guérison de la création elle-même. Les arbres dont les feuilles sont « pour la guérison » suggèrent non seulement la subsistance physique, mais aussi l’épanouissement holistique, englobant à la fois l’humanité et la création. Ézéchiel 47, 1-12 contient un message environnemental distinct qui parle de guérison globale, de renouveau et de transformation de la vie, de l’interdépendance entre l’humanité et le monde naturel, et de l’espérance à travers l’action en prenant soin de la terre, notre maison commune.
3.1 L’eau vive : l’eau comme source de vie
La vision d’Ézéchiel redéfinit l’eau, élément fondamental de la vie, comme un agent divin de renouveau, de justice et d’espoir, une force vivifiante qui jaillit du sanctuaire de Dieu. À l’époque d’Ézéchiel, l’eau était un symbole de la présence et de la bénédiction divines. Les grandes civilisations dépendaient de fleuves puissants tels que le Nil, ainsi que l’Euphrate et le Tigre, qui étaient deux des fleuves qui arrosaient le jardin d’Éden (cf. Genèse 2, 10). L’eau des océans regorge également de vie !
La vision commence par un petit filet d’eau, des gouttelettes s’écoulant du lieu de prière et de sacrifice. D’un minuscule ruisseau, il devient un fleuve imparable : première merveille. Le fleuve grossit en s’écoulant du Temple, nourri par le culte et les prières du peuple de Dieu.
Mais la deuxième merveille est encore plus grande. Le fleuve ne se contente pas de permettre la vie, il restaure des écosystèmes entiers. Le prophète a vu « au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre […] Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux » (Ezékiel 47, 7-8). En décrivant comment le fleuve se jette dans la « mer des eaux stagnantes », le prophète fait référence à la mer Morte, l’un des endroits les plus dépourvus de vie de sa région. L’eau de ce fleuve est si puissante que les eaux salées deviendront douces et regorgeront de vie.
3.2 Du sacrifice dans le Temple à l’eau de vie de Dieu
La vision d’Ézéchiel redéfinit de manière décisive la signification du Temple. Dans la tradition cultuelle d’Israël, le sanctuaire était le lieu du sacrifice, où le sang, porteur de vie, était versé pour la réconciliation. Le sang symbolisait à la fois le jugement et la miséricorde, rappelant au peuple que la vie était à la fois précieuse et fragile.
Dans Ézéchiel 47, cependant, l’image dominante n’est plus celle du sang coulant vers l’autel, mais celle de l’eau s’écoulant du seuil du temple. La sainteté s’exprime principalement à travers l’abondance génératrice. La présence divine ne consume pas la vie, elle la libère.
Ce passage du sang à l’eau est significatif tant sur le plan théologique qu’écologique. Le sang appartient à la logique de la survie dans la rupture ; l’eau appartient à la logique du renouveau et de l’épanouissement. Ézéchiel ne rejette pas la théologie sacrificielle, mais la situe dans un horizon plus large. La réconciliation avec Dieu se traduit non seulement par un culte restauré, mais aussi par une terre renouvelée, des écosystèmes guéris et une vie abondante. Les implications éthiques en découlent naturellement : si la présence de Dieu se manifeste sous la forme d’une eau vivifiante, le culte authentique ne peut se limiter à l’observance rituelle. La fidélité doit être mesurée à l’aune de son impact sur toutes les conditions qui soutiennent la vie. Le souci de la création apparaît ainsi comme une conséquence directe d’une relation restaurée avec Dieu.
L’espérance de renouveau et de guérison commence dans le lieu de prière, de culte et de sacrifice. La petite goutte d’espérance commence dans nos propres vies, dans notre repentance et notre transformation.
4. Une lecture écologique d’Ézéchiel 47, 9.12
L’affirmation d’Ézéchiel selon laquelle l’eau douce assainira l’eau salée (Ézéchiel 47, 8-9) est délibérément choquante : elle nomme quelque chose d’écologiquement impossible afin de proclamer quelque chose de théologiquement décisif. Le prophète ne décrit pas un processus naturel, il annonce un renversement divin.
La mer Morte symbolise la mort : pas de poissons, pas de plantes, pas d’écoulement ; un lieu où la vie entre et meurt. L’eau salée représente la stérilité et le jugement. En déclarant que l’eau douce guérit la mer salée, Ézéchiel fait écho à l’imagerie de la Genèse, où Dieu apporte l’ordre et la vie à partir des eaux chaotiques.
Il s’agit d’une nouvelle création. Ézéchiel aurait pu dire que le fleuve contourne la mer Morte. Au lieu de cela, il y pénètre. Le point est théologique : la vie divine coule dans les endroits les plus morts et les plus désespérés. Le verbe hébreu utilisé (רָפָא raphaʾ) signifie guérir, restaurer, rendre entier. La vie est renouvelée non pas par la gestion humaine, mais par l’action divine qui interagit avec le monde créé. L’eau salée devient douce non pas par la gestion humaine, mais par la guérison divine. Dieu ne contourne pas le lieu de la mort, il y pénètre.
Les arbres qui portent des fruits chaque mois représentent une forme de vie qui a dépassé la rareté et les saisons de pénurie. Tout comme le rafraîchissement de la mer Morte, cette image est intentionnellement hors du commun : elle symbolise la restauration de la création, et non l’amélioration de l’agriculture.
Les arbres fruitiers sont naturellement saisonniers et vulnérables à la sécheresse, aux parasites, à la guerre et à la famine. Ézéchiel dit : dans l’ordre restauré de Dieu, la vie est incroyablement abondante. Les arbres portent des fruits « parce que l’eau coule du sanctuaire ». Leur productivité ne dépend pas des précipitations ou des conditions du sol, mais de la présence divine continue.
L’imagerie rappelle délibérément l’Éden, mais la dépasse. L’Éden avait des arbres « à l’aspect désirable et aux fruits savoureux » (Genèse 2, 9), tandis que ces arbres vus en vision ont douze récoltes par an ! Il ne s’agit pas de nostalgie, mais d’une restauration amplifiée : l’Éden a été rouvert.
L’apôtre Jean fait plus tard écho à Ézéchiel, présentant le fleuve et l’arbre de vie comme la vision finale de la guérison cosmique, écologique et même politique (cf. Apocalypse 22, 2).
Remarque : ce paragraphe, basé sur la vision d’Ézéchiel d’un fleuve, ne vise pas à diminuer la valeur des océans et des mers qui sont constitués d’eau salée, mais qui ont également été créés comme des eaux vives. En effet, les océans abritent une grande partie de la biodiversité de la planète (cf. Genèse 1, 21). De plus, les océans contribuent à la régulation du climat.
5. L’eau entre crise et espérance
5.1 La crise actuelle de l’eau
La vision d’Ézéchiel contraste fortement avec la réalité de la crise de l’eau à laquelle nous sommes confrontés. Selon les Nations unies UN News, 1,7 milliard de personnes ne disposent pas de services d’hygiène de base à domicile et 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, soit 1 personne sur 4 dans le monde !
Avec l’intensification du changement climatique et l’augmentation de l’extraction des eaux souterraines, plusieurs pays atteignent aujourd’hui ce qu’on appelle le « point de faillite hydrique » (lien), c’est-à-dire une situation caractérisée par des pertes irréversibles du capital naturel en eau.
Bien que l’accès à l’eau potable soit un droit humain pour tous, la crise de l’eau, sous ses multiples facettes, touche de manière disproportionnée les communautés vulnérables, les générations futures et les formes de vie non humaines qui n’ont pas voix au chapitre dans les systèmes politiques ou économiques. Voici quelques-uns des nombreux défis à relever :
- L’eau devient inabordable pour les pauvres.
- Impact sur la santé des maladies d’origine hydrique.
- Impact des rejets industriels de produits chimiques et d’autres polluants dans les rivières.
- Augmentation de la consommation d’eau alimentée par les centres de données et la production d’énergie nécessaires à nos activités numériques, y compris pour l’utilisation de l’intelligence artificielle.
- Mauvaise gouvernance et corruption des entreprises et des gouvernements.
- Impact sur la sécurité alimentaire des sécheresses, des inondations, des tempêtes et de la désertification.
- Salinisation des sols due à l’élévation du niveau de la mer ou à la surexploitation des aquifères.
- Violence liée à la concurrence pour des ressources limitées en eau.
Ces nombreux problèmes entraînent des migrations, poussant les populations à l’exil, avec la perte de leurs maisons et de leur culture.
L’impact sur les écosystèmes et la biodiversité est dévastateur : selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), nous sommes confrontés à un déclin catastrophique de la faune aquatique, les populations d’eau douce ayant chuté de 85 % et les populations marines de 56 % au cours des 50 dernières années (lien).
D’un point de vue théologique, cette crise reflète des relations brisées entre l’humanité et Dieu, au sein même de la famille humaine, et entre les êtres humains et les autres êtres vivants. En outre, il est primordial de souligner que la pollution de l’eau a des implications en matière de justice sociale et d’équité.
5.2 L’espérance issu de la foi et de l’action
La vision d’Ézéchiel est finalement une vision d’espérance. En tant que collaborateurs du Créateur, les chrétiens devraient fonder leur relation avec la création non humaine sur la vision biblique de la création comme une communauté de vie interconnectée (cf. Gn 9, 8-17 ; Os 2, 18 ; Ps 24, 1). Notre relation est celle d’un partenariat sacré et d’une garde mutuelle plutôt que d’une domination. Le pape François a décrit cela comme « une relation de responsabilité mutuelle entre les êtres humains et la nature », rejetant l’anthropocentrisme excessif ou tyrannique (Laudato si’ 67 ; 68 ; 116).
Les chrétiens sont appelés à lutter contre les injustices susmentionnées et à rejeter une vision du monde qui traite l’eau comme une ressource jetable. Par exemple, au cours des 20 dernières années, le Réseau œcuménique de l’eau (ROE) du COE a promu la préservation, la gestion responsable et la distribution équitable de l’eau pour tous, en partant du principe que l’eau est un don de Dieu et que l’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental.
Sur tous les continents, inspirés par notre foi, les chrétiens agissent : les rivières sont restaurées, les sources d’eau sont protégées de la pollution et des industries extractives, et les terres arides redeviennent vertes. Des puits sont creusés et de l’eau est fournie aux paroisses, aux villages et aux centres de santé.
6. Immersion dans l’eau vive : repentance et guérison
Les Écritures associent à plusieurs reprises l’eau à la guérison et au renouveau divins : Naaman se plongeant dans le Jourdain (cf. 2 Rois 5) et la guérison de la personne handicapée qui attendait près de la piscine (cf. Jean 5). Ézéchiel lui-même est progressivement immergé plus profondément dans le fleuve, faisant écho à l’imagerie baptismale et symbolisant la transformation.
Entrer dans le fleuve nous rappelle le baptême. Dans l’Église primitive, des piscines baptismales étaient souvent utilisées pour l’immersion, et on y entrait par des marches, reflétant la progressivité de la vision d’Ézéchiel (Ézéchiel 47, 3-6).
Plus tôt dans le livre d’Ézéchiel, Dieu promet la purification, un cœur et un esprit renouvelés précisément par l’eau (Ézéchiel 36, 25-27). Cela nous rappelle l’eau et le sang qui ont coulé du côté de Jésus pour la guérison (Jean 19, 34). En tant que croyants, il nous est promis que si nous recevons et acceptons l’eau du Temple, c’est-à-dire la guérison de Dieu, alors « des fleuves d’eau vive » couleront également de nos cœurs (ou de nos ventres, comme le dit le grec !) (Jean 7, 38). À mesure que nous sommes guéris et renouvelés, de l’eau vive jaillira également de nous pour la guérison des autres et de la création.
Notre symbole pour 2026, l’immersion dans l’eau vive, est un symbole de renouveau et de naissance : l’eau qui jaillit du Temple est un signe de l’attention et de la guérison que Dieu nous accorde.
Nous sommes appelés à entrer dans l’eau, jusqu’à ce que nous soyons si profondément immergés que nous devions compter sur la grâce de Dieu pour nous soutenir. Ceux qui reçoivent cette eau sont invités à devenir des sources de vie pour les autres, permettant à l’amour de Dieu de couler à travers eux dans le monde. Ainsi, l’eau de Dieu deviendra en nous « une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle », comme Jésus l’a promis (Jean 4, 14).
Ce symbole invite les chrétiens à une immersion spirituelle : prier ensemble tout en contemplant l’eau des rivières, des sources, des fontaines, des fonts baptismaux, des lacs et de la mer, inspirés par l’Esprit de Dieu, travaillant ensemble pour le renouveau de la Création.
Ce symbole nous exhorte également à plonger dans les « douleurs » de la création (Romains 8, 22-23), en laissant nos cœurs être touchés par la souffrance de nos frères et sœurs. En effet, le Temps de la Création est un moment propice à la fraternité et à la solidarité avec les personnes vulnérables et pauvres, principalement celles qui souffrent de la dégradation de l’environnement. Nous pouvons apprendre de leurs histoires, de leur résilience, de leur engagement, et ensemble, garder l’espérance vivante.
Vous pouvez accéder au symbole ici.
7. Appel à l’action
Notre Père nous appelle à accepter son amour (1 Jean 4, 19). Accueillir cet amour en tant que filles et fils, par une conversion continue de l’esprit et du cœur, est notre vocation pour toute la vie. Si nous choisissons de plonger dans la véritable eau vive, nous pouvons contribuer à un monde plus juste et plus revigorant pour toute la famille humaine ainsi que pour la création non humaine.
Sécurité alimentaire : La prophétie d’Ézéchiel parle d’arbres qui « chaque mois […] porteront des fruits nouveaux » (Ézéchiel 47, 12). Nous sommes appelés à façonner et à influencer nos politiques et nos pratiques afin que tous aient accès à une alimentation nourrissante et sûre, et que les fruits de la biodiversité soient partagés équitablement. Les Églises peuvent également promouvoir des projets écologiques qui reflètent les valeurs chrétiennes sur leurs propres terres et/ou doter leurs membres des compétences nécessaires pour cultiver une partie de leur propre nourriture.
Pollution de l’eau : nous sommes appelés à la fois à nous abstenir de toute pollution nocive et à la dénoncer, tout en exhortant les gouvernements, les autorités locales, l’industrie et l’agriculture à agir de manière responsable et à protéger les sources d’eau.
Eau et assainissement : beaucoup de nos frères et sœurs n’ont toujours pas accès régulièrement à l’eau potable et à l’assainissement. Nous devons donc agir pour que les familles, les écoles, les établissements de santé et les lieux de culte, y compris les églises et les paroisses, aient accès à l’eau potable et à un assainissement adéquat.
Éducation à l’environnement : Les parents, les catéchistes, le clergé et les communautés religieuses sont donc appelés à promouvoir une approche holistique de la création, humaine et non humaine, en s’appuyant non seulement sur des connaissances techniques, mais aussi sur les relations, l’éthique et la formation spirituelle.
Tirer une inspiration spirituelle de la création : En contemplant le monde naturel créé par Dieu (Job 7-12), nous sommes invités à passer de la domination à l’humilité, de l’exploitation à la protection, et du profit à court terme à la prospérité à long terme. Cette transformation est à la fois spirituelle et pratique, et nécessite de repenser les valeurs, les systèmes économiques et les priorités éducatives.
La plantation d’arbres : De nombreuses églises associent désormais la plantation d’arbres à des moments clés de la foi tels que le baptême, la confirmation et les funérailles. Faisons de la plantation d’arbres une partie intégrante de notre vie spirituelle. Les arbres absorbent la pollution par le carbone, préviennent l’érosion, réduisent les inondations, fournissent de la nourriture et des médicaments, et rafraîchissent les environnements urbains ; ils apportent véritablement la guérison aux nations.
Prendre soin de nos océans, nos « poumons bleus », qui sont confrontés à des menaces croissantes liées au rejet de déchets, à la surpêche, à la pollution et à l’exploitation minière en eaux profondes. La vie et la biodiversité sous les vagues ne doivent pas être considérées comme invisibles et indifférentes. Puissent les éducateurs aider nos communautés à voir et à apprécier ces mondes marins. Puissent les dirigeants gouvernementaux agir avec courage pour protéger les biomes marins et les moyens de subsistance. Et puissions-nous choisir une protection qui permette aux poumons bleus de continuer à respirer pour les générations futures.
Restauration et protection des écosystèmes et de la biodiversité : Nous sommes appelés à restaurer la terre dans nos églises, nos foyers et nos communautés. Il existe de nombreuses initiatives auxquelles nous pouvons participer : une Décennie pour la justice climatique a été proclamée à la fois par le Conseil mondial des Églises réformées et le Conseil œcuménique des Églises ; il existe des plateformes en ligne telles que la Plateforme d’action Laudato si’, la Forêt de la Communion (de la Communion Anglicane) et des programmes nationaux tels que Église Verte ou Église Verte d’A Rocha Internationale.
Surmontons notre peur et plongeons dans l’eau de l’amour de Dieu, pour faire partie du fleuve de la transformation du monde, pour voir la guérison et le renouveau réels de la création et la bénédiction de la Terre.
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Réunion en visioconférence le jeudi 11 juin de 20h30 à 22h00
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