Unité des chrétiens
https://unitedeschretiens.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=109

Juillet 2013



Un bateau pour des célébrations œcuméniques

 

1er octobre 2013 2013

28 juillet / Überlingen

Chaque dimanche du 28 juillet au 18 août, les Églises catholique et réformée des bords du lac de Constance ont proposé aux chrétiens de la région de participer à une célébration œcuménique sur un bateau. Le « Grossherzog Ludwig » naviguait sur le lac pendant deux heures, tandis que les 200 passagers – touristes ou habitants du lieu – participaient à la rencontre de prière. Les Églises chrétiennes de la région ont lancé cette initiative dans le cadre d’un projet commun de pastorale du tourisme qui doit durer trois ans. (d’après APIC, 4 août)



 


Un rapport catholique-protestant sur la liberté religieuse

 

1er octobre 2013 2013

1er juillet / Berlin

Pour la première fois, les protestants et les catholiques d’Allemagne ont rédigé ensemble un Rapport œcuménique sur la liberté religieuse des chrétiens dans le monde. Le vice-président du conseil de l’Église protestante en Allemagne [EKD], l’évêque Martin Schindehütte, et le président de la commission pour l’Église universelle de la conférence épiscopale catholique allemande, l’archevêque Ludwig Schick, l’ont présenté à la presse le 1er juillet. Pour Mgr Schick, « cette injustice qui fait que les chrétiens souffrent pour leur foi n’est pas une question confessionnelle. Nous voulons, a-t-il ajouté, parler d’une seule voix. » Les deux Églises mènent déjà des actions régulières pour dénoncer les atteintes aux libertés des chrétiens ; mais avec ce premier rapport elles ont voulu aller plus loin, en sensibilisant la société et le monde politique. Après un tableau d’ensemble, la situation est décrite pays par pays, et une analyse des tendances récentes termine l’ouvrage. Le rapport se focalise sur la situation des chrétiens, mais ne revendique pas un droit particulier pour les chrétiens mais « un droit de tous les hommes à la liberté religieuse » : « pour les Églises chrétiennes, il n’y a pas d’alternative à la défense de la liberté religieuse pour tous et en tous lieux » a affirmé l’évêque Schindehütte. (www.dbk.de & www.ekd.de).



 


Des JMJ partagées par d’autres jeunes chrétiens

 

1er octobre 2013 2013

23 juillet : Rio de Janeiro

Les dernières Journées mondiales de la jeunesse, qui ont eu lieu à Rio de Janeiro du 23 au 29 juillet sur le thème Allez ! de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19), ont vu la participation d’un groupe de jeunes anglicans venus du Brésil, d’Europe, d’Afrique et d’Australie. Deux prêtres anglicans du diocèse de Rio, avec le soutien du primat de la province anglicane du Brésil, avaient en effet organisé une Rencontre mondiale de jeunes anglicans, en même temps que les JMJ catholiques. En plus de son programme spécifique qui comprenait la visite de paroisses anglicanes (dont la cathédrale du Rédempteur à Tijuca et la paroisse de la célèbre Cité de Dieu), le groupe anglican a pris part à une catéchèse œcuménique, et a participé aux moments forts des JMJ : messe d’ouverture, chemin de croix, veillée et messe de clôture sur la plage de Copacabana.

Par ailleurs, la Tente des Jeunes a demandé et accueilli le concours du Réseau œcuménique jeunes du Brésil, membre de l’Alliance ACT (Conseil œcuménique des Églises), qui travaille, dans une collaboration entre jeunes de diverses confessions, à éradiquer l’intolérance et la violence, en particulier raciales et religieuses, et à établir la justice et la paix.

Pendant que se déroulaient ces JMJ au Brésil, 2000 jeunes baptistes se sont retrouvés à Singapour, à l’invitation de l’Alliance baptiste mondiale et du Conseil œcuménique des Églises, pour préparer l’Assemblée qui aura lieu en Corée du Sud en novembre prochain. Pour le COE, cette rencontre se voulait « en pleine communion et syntonie avec les JMJ de Rio, en particulier en ce qui concerne les thèmes centraux de l’Assemblée qui sont la justice et la paix, ainsi que la contribution que les jeunes générations peuvent apporter dans ce domaine. » (d’après Fides, 26 juillet, ACNS, 26 et 30 juillet, WCC News, 29 juillet, et ieab, 2 août)

Au cours de son séjour au Brésil le pape François a pu saluer des représentants d’autres confessions chrétiennes au théâtre municipal de Rio. Lors de sa visite à la favela de Varginha, l’une des plus déshéritées de Rio, une Église pentecôtiste (Assemblée de Dieu) du quartier avait ouvert ses portes pour permettre aux visiteurs de se désaltérer et de se reposer. (d’après Zenit, 25 juillet, et La Croix, 26 juillet)



 


International Ecumenical Fellowship : 42e Congrès international

 

1er octobre 2013 2013

22 juillet / Avila

C’est au centre international thérésien d’Avila que l’association International Ecumenical Fellowship a tenu du 22 au 29 juillet son 42e Congrès, sur le thème Pierres vivantes du temple de Dieu (1 P 2,5). Conférences, groupes de réflexion, liturgies dans les différentes traditions chrétiennes et visites culturelles se sont succédé pendant cette semaine. C’était le premier Congrès présidé par le français René Lefèvre, nouveau président international de l’IEF.



 


Session œcuménique Bible en montagne

 

1er octobre 2013 2013

14 juillet / Vars (Hautes-Alpes)

Du 14 au 19 juillet, l’Église protestante unie de Freissinières-Briançon-Queyras et le secteur paroissial catholique de Guillestrois organisaient pour la seconde fois « cinq journées d’étude à vocation œcuménique » à Vars Sainte Marie. 35 personnes ont ainsi pu étudier les Actes des Apôtres, entre deux balades dans la montagne du Queyras avoisinante, avec l’aide du pasteur Hans Lung, animateur biblique de l’Église protestante unie de France et le frère dominicain Dominique Cerbelaud (abbaye de Boscodon). Des temps de prière, soirées contes et cinéma complétaient le programme.



 


Modification des normes régissant les ordinariats personnels

 

23 décembre 2013 2013

9 juillet / Angleterre

Le pape François a approuvé « une modification importante des normes complémentaires qui régissent la vie des ordinariats personnels établis sous les auspices » de la constitution apostolique Anglicanorum coetibus, a annoncé le 9 juillet l’ordinariat personnel Notre-Dame de Walsingham, qui rassemble d’anciens anglicans d’Angleterre et du Pays de Galles. L’article 5 des Normes complémentaires annexées à Anglicanorum coetibus soulignait que « ceux qui ont été antérieurement baptisés en tant que catholiques hors de l’ordinariat, ne peuvent pas, de manière générale, y être admis – sauf s’ils sont membres d’une famille appartenant à l’ordinariat ». Or, selon l’ordinariat Notre-Dame de Walsingham, le pape François a, le 31 mai, modifié cet article 5 en précisant que si « une personne qui a été baptisée dans l’Église catholique mais qui n’a pas reçu tous les sacrements de l’initiation, retourne à la foi et à la pratique de l’Église à la suite de la mission évangélisatrice d’un ordinariat, elle peut être admise comme membre de cet ordinariat et y recevoir le sacrement de la confirmation, ou le sacrement de l’eucharistie, ou les deux ». « Cela confirme la place des ordinariats personnels au sein de la mission de l’Église catholique au sens large, non pas simplement comme une juridiction pour des fidèles de tradition anglicane, mais comme des contributeurs à la tâche urgente de la nouvelle évangélisation », se félicite l’ordinariat. Il n’est toutefois pas possible pour un catholique ayant déjà reçu le sacrement de confirmation de passer de son diocèse à un ordinariat personnel anglican. Les catholiques ne peuvent donc pas devenir membres d’un ordinariat personnel « pour des raisons purement subjectives ou selon des préférences personnelles ». (d’après ordinariate.org.uk)



 


L’assemblée de la KEK à Budapest

 

11 juillet 2014 2014

La 14e assemblée générale de la Conférence des Églises européennes a adopté une nouvelle constitution.

Budapest, dimanche 7 juillet 2013, tard dans la soirée… les 220 délégués de la 14e assemblée générale de la Conférence des Églises européennes (KEK) adoptent, à l’issue de quatre ans de travaux préparatoires depuis la dernière assemblée à Lyon et de cinq journées de délibérations intenses, la nouvelle constitution de cette institution, avec une très large majorité.

Née en contexte de guerre froide du désir de plusieurs Églises d’Europe de créer une plateforme œcuménique leur permettant de devenir des instruments de paix et de meilleure compréhension réciproque, la KEK avait tenu sa toute première assemblée en 1959. Depuis, même si le contexte politique, religieux et socio-économique a considérablement évolué en Europe (comprise dans le sens géographique de la Méditerranée à l’Oural et non de la seule Union Européenne), les Églises membres de la KEK veulent rester fidèles à la mission qu’elles se sont donnée dans ce cadre, énoncée ainsi dans le préambule de la nouvelle constitution : « La Conférence cherche à aider les Églises européennes à partager leur vie spirituelle, à fortifier leur témoignage et service communs et à promouvoir l’unité de l’Église et la paix dans ce monde. »

La 14e assemblée générale de la KEK s’est donc consacrée à l’adoption d’une nouvelle constitution afin de mener à bien cette mission dans les décennies à venir. Cette nouvelle constitution, pour reprendre une image employée dans le message final de l’assemblée, ressemble à l’outre dans la parabole de Jésus : par cette constitution, le vin nouveau a été mis dans des outres neuves et ainsi, le vin comme les outres se conservent (Mt 9,17).

Parmi les changements les plus visibles de cette restructuration : le resserrement du nombre de membres du conseil de direction de 40 à 20 ainsi que du nombre de délégués lors des assemblées générales, le déplacement du secrétariat de Genève à Bruxelles, un suivi plus encadré encore des finances, l’élection du président par l’assemblée générale directement, la réorganisation des commissions (notamment « Église et Société »), afin de mieux les intégrer.

Voter ce texte, même avec la centaine d’amendements adoptés, n’est toutefois pas la fin du débat : reste à voir comment le nouveau conseil de direction et le secrétaire général Guy Liagre vont mettre en œuvre cette constitution, devant veiller notamment à la représentativité de tous. Des quotas imposant un certain nombre de jeunes, de laïcs et de femmes dans les instances seront intégrés dans le règlement intérieur, mais non dans la constitution, comme le souhaitaient certains (reflet de l’intensité des débats, cette décision ne l’a emporté que d’une seule voix). Le conseil de direction avec son nouveau président, l’évêque anglican Christopher Hill, devra particulièrement rester vigilant dans l’écoute des Églises dites « minoritaires » (minoritaires dans leur pays, comme les protestants en France), dans l’intégration des associations œcuméniques travaillant avec la KEK, et surtout, permettre à la KEK de rester une plateforme œcuménique dynamique, moteur pour l’ensemble de la vie œcuménique en Europe.

À cette fin, la Conférence a également voté un texte d’orientation (une road-map) précisant les priorités pour les années à venir, notamment pour le travail du secrétaire général. On retiendra particulièrement le désir de renforcer la collaboration avec le Conseil œcuménique des Églises et le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE). Il faut en effet rappeler que la KEK, si elle rassemble une large palette de la diversité chrétienne confessionnelle d’Europe (anglicanisme, vieux-catholicisme, protestantisme dans sa diversité – avec des réformés, luthériens, baptistes, méthodistes –, et orthodoxie – tant orientale qu’occidentale) ne comprend pas l’Église catholique romaine de par le choix de cette dernière. Toutefois, les liens entre la KEK et le CCEE témoignent d’une belle vitalité comme l’avait attesté la signature ensemble de la Charte œcuménique en 2001.

Si la plus grande partie du programme de la 14e assemblée a dû être consacrée à ces changements structurels profonds, d’autres aspects méritent aussi d’être rapportés : outre les 220 délégués des Églises, ce sont en tout 470 participants qui ont partagé une semaine intense de réflexions, débats, temps de prière. Le thème de l’assemblée générale, reprenant une parole d’Ananias pour Paul, « et maintenant pourquoi attendre encore » (Ac 22,16) a résonné à travers les chants, les études bibliques, les échanges, incitant chacune/chacun à ne plus attendre, mais à se mettre en marche sur la route du pèlerinage œcuménique.

Pour terminer par une note plus personnelle, il me faut évoquer la joie des rencontres que permet une telle assemblée et la chance de pouvoir ainsi « élargir l’espace de sa tente » : rencontres des autres Français de diverses confessions, rencontres d’autres baptistes européens, rencontres d’autres chrétiens, notamment toute la diversité orthodoxe. Mais l’assemblée de la KEK, ce sont aussi quelques échardes, des réalités plus douloureuses qu’on emporte avec soi comme autant de sujets de réflexion et de prières. J’en citerai deux : d’abord l’absence de mes frères et sœurs catholiques : étant habitué, dans notre contexte français à principalement dialoguer et œuvrer avec les catholiques, j’avoue que leur (quasi) absence à la KEK m’est pénible. Le projet de la KEK d’organiser un nouveau rassemblement œcuménique avant la fin de la décennie (comme à Sibiu en 2007) pourrait contribuer à rapprocher tous les chrétiens d’Europe en vue d’un témoignage commun. La deuxième écharde fut les temps de prière du matin, animés chaque jour par une confession différente, où mes convictions baptistes, plus largement protestantes évangéliques, ont parfois été heurtées de plein front, sans ménagement de nos différences. C’est sans doute un chantier bien plus large que celui de la KEK que de réussir à vivre ensemble la tension mais aussi la beauté des spécificités de nos spiritualités. En tous cas cette 14e assemblée générale de la KEK a sans nul doute constitué un beau jalon sur cette route vers l’unité visible et le témoignage commun.

Valérie DUVAL-POUJOL
Déléguée de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France



 


La Nuit des Églises s’ouvre aux temples protestants

 

1er octobre 2013 2013

6 juillet

La 3e édition de la Nuit des Églises, organisée comme les précédentes par Narthex, la revue en ligne du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (Conférence épiscopale catholique en France), a connu une innovation : pour la première fois, deux paroisses de l’Église protestante unie ont participé à cette opération. Ainsi, aux Sables d’Olonne (Vendée) et à Eynesse (Gironde), les portes des temples sont restées ouvertes jusqu’à minuit, et une exposition, des lectures de la Bible et des visites guidées – occasion d’expliquer ce qu’est le protestantisme – étaient proposées aux visiteurs.

660 églises ont participé cette année à l’événement ; avec deux idées force : ouvrir, ne serait-ce qu’une fois dans l’année, des édifices chrétiens qui sont le plus souvent fermés, et s’adresser en priorité aux habitants qui ne connaissent pas forcément l’église de leur quartier. L’évènement permet aussi, précise le site de Narthex, « à partir d’une initiative clairement ecclésiale, d’engager des partenariats féconds avec les collectivités locales et le monde culturel ». (d’après narthex.fr)



 


1ère Assemblée commune anglicane-luthérienne au Canada

 

1er octobre 2013 2013

3 juillet / Ottawa

Les anglicans et les luthériens canadiens ont tenu à Ottawa leur première Assemblée commune du 3 au 7 juillet. Ces deux Églises ont en effet signé une déclaration de pleine communion en 2001 ; depuis ils ont multiplié les collaborations et des paroisses rassemblent désormais des fidèles des deux dénominations, même si la plupart conservent leurs spécificités. Sur le thème Ensemble pour l’amour du monde, les 800 délégués se sont penchés sur des questions de justice sociale. Une Déclaration commune appelant à s’engager aux côtés des SDF, des mal-logés et pour une extraction des ressources naturelles respectueuse de l’environnement et des conditions de vie des Nations Premières a été adressée à toutes les paroisses anglicanes et luthériennes, mais aussi au gouvernement canadien. L’Église anglicane du Canada compte plus de 500 000 fidèles, l’Église évangélique luthérienne au Canada en compte environ 145 000. (d’après jointassembly.ca)



 


Conception et développement : bonnenouvelle.fr

https://unitedeschretiens.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=109


Document