Unité des chrétiens
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Janvier 2014



Dialogue international entre baptistes et méthodistes

 

24 juin 2014 2014

30 janvier – 5 février 2014 / Birmingham

La première rencontre du dialogue international entre baptistes et méthodistes a eu lieu à la faculté de théologie Beeson de l’université de Samford, à Birmingham (États-Unis) du 30 janvier au 5 février 2014. Les quatorze théologiens (sept de chaque confession) venant du monde entier ont échangé sur l’histoire et la théologie de chacune des deux familles d’Églises.

Parmi les membres de cette nouvelle commission de dialogue, on notera la présence de Valérie Duval-Poujol, de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France. Présidente de la Commission œcuménique de la Fédération protestante de France et membre du Comité mixte de dialogue baptiste-catholique en France, elle enseigne l’exégèse biblique à l’Institut catholique de Paris et a collaboré à la dernière version (2010) de la traduction œcuménique de la Bible (TOB).

En se focalisant sur la justification et la sanctification, le dialogue international abordera en 2015 des thèmes qui différencient baptistes et méthodistes.

Photo : © bwanet.org



 


Festival de la BD chrétienne

 

24 juin 2014 2014

30 janvier 2014 / Angoulême

Lors de la 41e édition du festival de la bande dessinée chrétienne, le Prix œcuménique 2014 a été conféré à l’album Ardalén - Vent de mémoires de Miguelanxo Prado, aux éditions Casterman. Une mention spéciale a été attribuée à L’envolée sauvage (4 tomes) de Laurent Galandon, Arno Monin et Hamo, aux éditions Bamboo. Les bandes dessinées récompensées ont été choisies parmi les titres francophones parus entre octobre 2012 et novembre 2013. Dans les onze membres du jury œcuménique, on trouvait des spécialistes de la bande dessinée, des dessinateurs, des bibliothécaires et des historiens, de confession catholique ou protestante. Dans le cadre du festival a été organisée une veillée œcuménique, la prédication étant assurée par le pasteur luthérien Jean-Pierre Molina, président du jury œcuménique. (d’après www.bdchretienne.net).

Photo : D.R.



 


« Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? »

 

24 juin 2014 2014

21 janvier 2014 / Saintes - La Rochelle

Pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, les Églises de Charente-Maritime ont proposé le 21 janvier 2014 – en journée à Saintes, et le soir, à la Rochelle – un temps d’étude et d’échanges s’inspirant du verset psalmique « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? », (Ps 8,5). Dans ses « Libres propos d’un catholique sur la nature humaine et sa relation au salut », le père Yves-Marie Blanchard, professeur d’exégèse à l’Institut catholique de Paris et délégué à l’œcuménisme pour le diocèse de Poitiers, a témoigné d’un « optimisme anthropologique » honorant la « théologie grecque du Logos » et « la figure biblique de la Sagesse ». Le pasteur Michel Block, de l’Église protestante unie de France, responsable de l’œcuménisme pour le Consistoire de Charente-Maritime, a brossé un exposé historique concernant les manières dont la Réforme décline cette affirmation fondamentale : « on ne peut parler de l’homme que devant Dieu ». Le père Philippe Dautais, prêtre orthodoxe, fondateur et responsable, avec son épouse, du Centre d’études et de prière Sainte-Croix en Dordogne et délégué à l’œcuménisme pour la région Sud-Ouest, a déployé la déification de l’homme opérée par l’Esprit Saint et ses conséquences sur les questions éthiques. Les participants apprécièrent la qualité des interventions et l’heureuse manière dont elles se sont croisées, chacun des intervenants se laissant étonner et interroger par les deux autres. Sans s’être concertés au préalable, tous les trois firent référence, en lui rendant hommage, à Irénée de Lyon : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme c’est de voir Dieu ». Un magnifique point d’orgue. (d’après Annie Wellens).

photo : © Yaroslav Dobrynine



 


Le Christ est-il divisé ? (1 Co 1,1-17)

 

11 juillet 2014 2014

Les chrétiens du Canada qui ont préparé le thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2014 nous posent la question provocatrice de Paul : « Le Christ est-il divisé ? »

Les chrétiens du Canada qui ont préparé le thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2014 nous posent la question provocatrice de Paul : « Le Christ est-il divisé ? » Dans la foi, nous répondons : « non », bien sûr ! Cependant nos communautés ecclésiales continuent de montrer des déchirures scandaleuses. C’est dans cet état de fait de la séparation que Paul nous appelle à être « unis dans un même esprit et une même pensée ».

Nous réfléchissons et prions en 2014 avec le début de la première épître aux Corinthiens (1 Co 1,1-17). Paul nous y désigne un chemin sur lequel nous pouvons reconnaître et recevoir les dons des autres, même au sein de nos divisions. Honorer les dons faits à chacun nous conduit peu à peu vers l’unité pour laquelle le Christ a prié.

C’est la Croix – à la fois fragmentée et incomplète, et pourtant lumineuse – qui a été placée au cœur du visuel élaboré par Unité Chrétienne pour cette Semaine de prière.

« Quand je serai élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32).

Inlassablement, le Christ ouvre les bras jusqu’aux extrémités du monde pour accueillir et réunir tout le genre humain en lui. Unité de l’Église et unité de l’humanité sont inséparables. Mais la division des chrétiens ne masque-t-elle pas le dessein divin de tout rassembler dans le Christ ? Par leurs scissions, les baptisés n’ont-ils pas défiguré le message de réconciliation de l’Évangile ? C’est ce que montre la croix fragmentée du premier plan, mosaïque colorée mais incomplète.

« Il est fidèle, le Dieu qui vous a appelés à la communion avec son fils Jésus Christ, notre Seigneur ».

La Croix continue d’éclairer le monde et de lui offrir la grâce et la paix. C’est pourquoi nous apercevons la croix lumineuse au second plan du visuel, le Christ présent et agissant malgré nos infidélités.

Que percevons-nous ? Les cubes tombent-ils de la croix ou à l’inverse remontent-ils à partir du tas déjà sur le sol ? Voyons-nous l’unité visible de l’Église continuer à se démolir aujourd’hui ou au contraire peu à peu se reconstruire dans le mouvement œcuménique ?

Anne-Noëlle CLÉMENT
directrice du centre œcuménique
Unité Chrétienne, Lyon



 


La Bible s’invite en websérie

 

24 juin 2014 2014

18 janvier 2014 / Internet

En 2011 paraissait ZeBible, une Bible papier dont la traduction en français courant est accompagnée de 180 pages d’outils pour aider le lecteur à entrer dans le texte biblique. Publiée avec les encouragements du Conseil d’Églises chrétiennes en France, cette Bible (70 000 exemplaires vendus) vise d’abord à encourager les jeunes à lire la Bible avec plaisir ainsi qu’à y chercher des réponses aux questions essentielles de la vie.

Déjà complété d’un site internet, le projet ZeBible a lancé une série de vidéos intitulée « 2DAY et 2NIGHT ». 2DAY présente l’histoire divertissante de Quentin, un « reviveur » qui peut vivre deux fois ses journées. 2NIGHT prolonge l’expérience, en établissant un lien entre la vie du jeune et la Bible. « Avec humour et fraîcheur, la websérie se veut un laboratoire de recherche et de créativité », commente Elsbeth Scherrer, secrétaire générale de l’Alliance biblique française. « C’est un projet inédit pour la jeunesse chrétienne issue de différentes Églises et de sensibilités diverses » explique Élisabeth Terrien, responsable des relations publiques pour ZeBible. Le premier épisode diffusé le 18 janvier a reçu un accueil très favorable de la communauté Facebook, qui rassemble près de 25 000 personnes. (d’après Réforme)

Photo : © webserie-2day.fr



 


Forum œcuménique « Temps et Éternité »

 

24 juin 2014 2014

17-19 janvier 2014 / Paris

Du vendredi 17 janvier au dimanche 19 janvier 2014 a eu lieu, à la paroisse Saint-Pierre du Gros Caillou à Paris, un forum œcuménique ayant pour intitulé : « Temps et Éternité ». Son programme était élaboré par un comité œcuménique constitué de Mgr Michel Aupetit, du père Nicolas Cernokrak, de Mgr André Dupleix et du pasteur Alain Joly. Le sujet du forum était abordé sous sept angles différents : la physique, l’histoire, l’économie, la philosophie, la symbolique, l’art et la spiritualité. Le père Richard Escudier, vicaire épiscopal pour l’œcuménisme et curé de la paroisse Saint-Pierre du Gros Caillou, a souligné que « nous progressons dans la recherche de l’unité entre chrétiens lorsque nous tournons ensemble notre regard sur les réalités du monde d’aujourd’hui ». Or, aujourd’hui, a-t-il signalé dans sa conférence inaugurale, le temps linéaire « cède à une espèce d’affolement » qui a comme résultat d’augmenter la communication tout en diminuant la véritable transmission. Voici pourquoi, il est « plus opportun aujourd’hui que jamais de s’interroger sur le sens du temps et son rapport à ce qui lui semble opposé, l’éternité ».

Une table ronde consacrée à la spiritualité et aux perspectives œcuméniques du sujet, suivie d’un concert commenté, a clôturé le forum. (d’après paris.catholique.fr ; Paris Notre-Dame)

Photo : D.R.



 


Délégation œcuménique finlandaise reçue par le pape

 

24 juin 2014 2014

17 janvier 2014 / Vatican

Lors de sa visite annuelle au Vatican, la délégation finlandaise œcuménique venue à l’occasion de la fête de saint Henri, patron de la Finlande, a été reçue pour la première fois par le pape François. Pour ce vingt-cinquième pèlerinage à Rome, la délégation était conduite par le primat de l’Église évangélique luthérienne de Finlande, l’archevêque Kari Mäkinen, accompagné du primat de l’Église orthodoxe de Finlande, l’archevêque Léon. En faisant allusion à la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, le pape a souligné que son thème – l’interrogation de Paul : « Le Christ est-il divisé ? » (1 Co 1,13) adressé aux chrétiens divisés de Corinthe – interpelle encore les chrétiens d’aujourd’hui. L’accent de cette rencontre du 17 janvier 2014 était mis sur l’importance du témoignage commun des chrétiens, spécialement dans un contexte comme celui de l’Europe où la référence à Dieu est de moins en moins présente dans la société. (d’après VIS, Radio Vaticana)

Photo : © news.va



 


Conférence internationale « Genève 2 » : les Églises unanimes

 

24 juin 2014 2014

17 janvier 2014 /Genève

À l’approche des négociations dites de « Genève 2 », une trentaine de responsables d’Églises de Syrie et du monde entier se sont réunis du 15 au 17 janvier au siège du Conseil œcuménique des Églises à Genève. Ils ont appelé à ce que des mesures concrètes soient prises lors des négociations visant à mettre fin au conflit armé en Syrie. Dans une déclaration commune adoptée à l’issue de la rencontre, le groupe préconise une « cessation immédiate des confrontations armées et des hostilités en Syrie ». D’après le document, il n’existe pas de solution militaire au conflit. Le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, qui a participé à la réunion, a adressé le 20 janvier un message au président de la République française François Hollande, en émettant le souhait que cet appel des chrétiens du monde entier pour un vrai processus de paix en Syrie puisse « être entendu par les protagonistes et les réseaux d’influence impliqués dans ce terrible conflit ». « Nous représentons la majorité silencieuse, la voix des sans-voix », a déclaré pour sa part Aram Ier, catholicos de l’Église apostolique arménienne.

Dans un message adressé aux participants de la conférence, le patriarche Cyrille de Moscou a notifié que « le premier pas vers la paix et la stabilité doit être la libération des otages et l’interdiction de toute profanation des sanctuaires religieux ». Quant à Mgr Silvano Tomasi, représentant du Vatican auprès des Nations Unies à Genève, il a appelé à la « reconversion des fonds en faveur de l’assistance à la population », tout en précisant que « cet effort doit être soutenu par la généreuse solidarité de la communauté internationale ».

(d’après oikoumene.org ; protestants.org ; VIS)

Photo : © oikoumene.org



 


Décès du père Gustave Martelet

 

24 juin 2014 2014

14 janvier 2014 / Paris

Le père Gustave Martelet, théologien jésuite français, est décédé le 14 janvier 2014 à l’âge de 98 ans. Spécialiste de Teilhard de Chardin et du concile Vatican II, il avait été membre du Comité mixte de dialogue catholique/luthéro-reformé en France de 1987 à 2003. Après une licence de paléontologie, qui lui a permis de rencontrer Teilhard de Chardin, il soutient une thèse de théologie à l’Université grégorienne de Rome. Membre du Groupe des Dombes, le père Martelet enseigne la théologie pendant plus de cinquante ans à Paris, Rome et Lyon. Dans son œuvre impressionnante, on peut mentionner Idées maîtresses de Vatican II (1966), N’oublions pas Vatican II (1995), Deux mille ans d’Église en question (en trois volumes ; 1984-1990) ainsi que Teilhard de Chardin, prophète d’un Christ toujours plus grand (2005). Le père Gustave Martelet a reçu en 2013 le prix Cardinal Grente de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

Photo : © jesuites.com



 


L’archevêque de Canterbéry rencontre le patriarche œcuménique Bartholomée

 

24 juin 2014 2014

13-14 janvier 2014 / Istanbul

L’archevêque de Cantorbéry Justin Welby a effectué sa première visite officielle au siège du patriarcat œcuménique les 13-14 janvier 2014. Dans son allocution, Bartholomée Ie a souligné que l’amitié entre les deux Églises est une réalité « profondément ancrée dans l’histoire ». En effet, déjà au XVIIe siècle, le patriarche Cyrille Loukaris avait noué de multiples contacts avec l’Église d’Angleterre. Deux groupes – l’Anglican and Eastern Churches Association [1] (fondée en 1864) et la Confrérie de Saint-Alban & Saint-Serge [2] (fondée en 1928) – ont beaucoup œuvré pour l’approfondissement de la connaissance mutuelle entre anglicans et orthodoxes. Le dialogue théologique officiel a commencé en 1973 et a connu, jusqu’à présent, trois textes d’accord : celui de Moscou (1976), de Dublin (1984) et de Chypre (2006). Rappelant que le rapprochement entre les deux Églises s’accomplissait aussi dans le passé grâce à l’échange d’étudiants, le patriarche Bartholomée a émis le souhait que cette tradition puisse se poursuivre après la réouverture, qu’il ose envisager dans un futur proche, de l’école théologique de Halki.

L’archevêque Justin Welby, qui a visité cette école, a salué le patriarche œcuménique comme « un exemple de paix et de réconciliation », en faisant allusion à sa présence historique à l’intronisation du pape François. Dans son discours, il a souligné que souvent dans le monde « les religions sont utilisées comme prétextes de violence ». Il a imploré la miséricorde de Dieu pour la Syrie et pour les deux évêques (Mgr Yohanna Ibrahim et Mgr Boulos Yazigi) enlevés le 22 avril 2013.

Les deux prélats ont signé une déclaration commune dans laquelle ils expriment leur volonté ferme de continuer le dialogue théologique et d’apporter « un témoignage commun dans un monde de plus en plus sécularisé ».

L’archevêque de Cantorbéry a invité le patriarche à lui rendre visite à Londres en 2015.

(d’après archbishopofcanterbury.org et patriarchate.org)

Photo : © N. Manginas, patriarchate.org.



 


Décès du co-président de l’AORB Mgr Francis Deniau

 

24 juin 2014 2014

12 janvier 2014 / Paris

Mgr Francis Deniau, qui fut évêque de Nevers de 1998 à 2011, est décédé le 12 janvier 2014. Né le 3 octobre 1936 à Neuilly-sur-Seine il fut ordonné prêtre le 29 juin 1961 et nommé évêque de Nevers par le pape Jean-Paul II le 26 juin 1998. Dans son travail pastoral, il a notamment été aumônier d’étudiants, chargé de la formation des jeunes prêtres, aumônier national des Centres de préparation au mariage. En 2005 il fut sollicité par l’Alliance biblique française comme collaborateur pour la Bible destinée aux jeunes (15-25 ans) – ZeBible – un projet œcuménique, encouragé par le CÉCEF, qui a mobilisé 112 biblistes et responsables de jeunes. Avec le père Nicolas Cernokrak et le pasteur Claude Baty, il coprésidait l’Association œcuménique pour la recherche biblique depuis 2010. Cette association, fondée en 1966, a pour objectif de promouvoir et actualiser la TOB (traduction œcuménique de la Bible), dont la dernière révision date de 2010.

(d’après bibli-oecumenique.org ; eglise.catholique.fr )

Photo : © eglise.catholique.fr.



 


Les Églises rencontrent la présidence grecque de l’Union européenne

 

21 février 2014 2014


10 janvier 2014 / Athènes

10 janvier 2014 / Athènes

Le secrétaire d’État grec en charge des questions européennes, Dimitris Kourkoulas, a reçu à Athènes une délégation de représentants de la Conférence des Églises européennes (KEK) et de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE). Au centre des discussions se trouvaient les questions liées à la cohésion sociale et aux migrations en Europe. La délégation conduite par le métropolite Emmanuel (vice-président de la KEK) et l’archevêque catholique Nikolaos Foskolos (COMECE) a exprimé sa préoccupation face au taux de chômage des jeunes et au risque de « voir émerger une génération perdue sans perspective concrète ». Face à « la catastrophe humanitaire » en Syrie et les troubles politiques au Proche-Orient et en Afrique les Églises ont déclaré vouloir soutenir les efforts de la présidence de l’Union européenne « pour obtenir une plus grande solidarité entre les États membres en matière d’accueil des réfugiés ».

La délégation avait au préalable rencontré Sa Béatitude Ieronymos II, archevêque d’Athènes et primat de l’Église orthodoxe de Grèce, afin de s’informer de la situation actuelle en Grèce et des efforts que l’Église déploie pour diminuer la détresse qui y règne actuellement.

(d’après ceceurope.org & comece.eu)

Photo : D.R.



 


Le Chemin Neuf invité à résider au palais de Lambeth

 

4 octobre 2016 2016

1er janvier 2014 / Londres

Quatre membres du Chemin Neuf, une communauté catholique à vocation œcuménique d’origine française, ont été invités à s’installer au palais de Lambeth, la résidence londonienne de l’archevêque de Cantorbéry. À cette occasion Justin Welby, qui a été intronisé 105e archevêque le 21 mars 2013, a souligné que « l’Église est constamment appelée à réaliser son unité donnée par Dieu ». Le père Laurent Fabre, fondateur et responsable de la Communauté du Chemin Neuf – qui compte aujourd’hui près de 2 000 membres permanents, laïcs et ministres des Églises, dans 28 pays – , a dit avoir répondu avec une grande joie à « l’invitation étonnante » du primat de la Communion anglicane tout en soulignant que, sur le long et difficile chemin vers l’unité des chrétiens, « il y a souvent eu des surprises ». Ce choix résolument œcuménique de Justin Welby a été salué par l’archevêque catholique de Westminster, Mgr Vincent Nichols. Alors que depuis 25 ans des religieuses issues de plusieurs congrégations anglicanes assuraient une présence de prière à Lambeth, la Communauté du Chemin Neuf qui prend le relais à partir du mois de janvier 2014 a aussi pour mission de prier trois fois par jour dans la chapelle du palais afin de soutenir le ministère de l’archevêque. Le groupe est composé de Ione et Alan Morley-Fletcher, un couple anglican, d’Oliver Matri, un luthérien qui se prépare au pastorat et d’Ula Michlowicz, une religieuse consacrée de confession catholique.

(d’après www.chemin-neuf.org.uk et www.archbishopofcanterbury.org)

Photo : © Chemin Neuf



 


Le patriarche œcuménique Bartholomée docteur honoris causa de l’Institut catholique de Paris

 

11 juillet 2014 2014

Le 30 janvier 2014, le recteur Philippe Bordeyne a remis au patriarche œcuménique Bartholomée de Constantinople les insignes de docteur honoris causa de l’Institut catholique de Paris.

Le 30 janvier 2014, en présence du cardinal André Vingt-Trois, chancelier, et de nombreux invités de toutes confessions, le recteur Philippe Bordeyne a remis au patriarche œcuménique Bartholomée de Constantinople les insignes de docteur honoris causa de l’Institut catholique de Paris. Après une laudatio prononcée par le professeur Jean-Louis Souletie, directeur de l’Institut supérieur de liturgie et par le pasteur Jacques-Noël Pérès, directeur de l’Institut supérieur d’études œcuméniques, Bartholomée Ier a prononcé une leçon doctorale dont on lira ci-après quelques extraits.

C’est un grand honneur que l’Institut Catholique de Paris fait ce soir à notre humble personne en nous décernant ce doctorat honoris causa. Nous en sommes profondément reconnaissant. Nous y voyons un hommage au Trône œcuménique, à la Grande Église du Christ, pour les initiatives mises en œuvre depuis près d’un quart de siècle en faveur de la protection de la création matérielle, depuis que notre prédécesseur, le patriarche œcuménique Dimitrios, adressa le 1er septembre 1989 la toute première encyclique à toutes les Églises orthodoxes dans le monde, où il instituait le premier jour de l’année ecclésiastique orthodoxe comme jour de prière pour la protection et la préservation de l’environnement naturel. Cette initiative fut d’ailleurs reprise par la Conférence des Églises européennes et par le Conseil œcuménique des Églises. À sa suite, nous avons tâché d’éveiller le monde face à la destruction irréversible qui menace notre planète aujourd’hui. […]

L’air que l’on respire tout comme la mer et les océans qui nous entourent sont pour nous la source de vie biologique. S’ils sont souillés ou pollués, notre existence est menacée. Par conséquent la dégradation et la destruction de l’environnement sont une forme de suicide de l’humanité. Il apparaît que nous sommes inexorablement pris au piège de modes de vie et de systèmes qui ne cessent d’ignorer les contraintes de la nature que nous ne pouvons aucunement nier ni sous-estimer. Il ne faudrait pas que nous attendions d’être arrivés à un point de non-retour pour prendre conscience des capacités restreintes de notre planète. […]

Afin de remédier à la surexploitation des ressources naturelles qui mine notre planète et engendre sa pollution, la vision sacramentale de la création invite l’homme à revenir à un mode de vie « eucharistique » et « ascétique », ce qui veut dire être reconnaissant, rendre grâce à Dieu pour le don de la création en étant un intendant respectueux et responsable de la création. […]

Un esprit eucharistique implique donc d’utiliser les ressources naturelles du monde avec un esprit de reconnaissance, les offrant en retour à Dieu. En vérité, en plus des ressources de la terre, nous devons aussi nous offrir à lui. Au moment d’offrir la prière eucharistique dans l’Église orthodoxe, le prêtre affirme : « Ce qui est à Toi, le tenant de Toi, nous te l’offrons, en tout et pour tout ». Dans le sacrement de l’eucharistie, nous rendons à Dieu ce qui est à lui : nous lui offrons le pain et le vin, qui sont la transformation par le labeur de l’homme du blé et du raisin que nous a donné le Créateur. En retour, Dieu transforme le pain et le vin en mystère de communion eucharistique. L’offrande eucharistique est un bel exemple d’offrande synergique où l’homme collabore de manière constructive, et non destructrice, avec la volonté de Dieu. Faire fructifier de manière constructive, et non destructrice, les dons de Dieu doit être l’attitude de l’homme vis-à-vis de l’environnement naturel. […]

Cet esprit eucharistique cultive en nous un esprit ascétique. […] Malheureusement, au fil des siècles, la notion de jeûne et d’abstinence a perdu son sens, ou du moins sa connotation positive. […] Le jeûne ne nie pas le monde, mais affirme l’entière création matérielle. Il rappelle la faim des autres dans un effort symbolique de s’identifier, ou du moins de se rappeler, de la souffrance du monde, afin de languir pour sa guérison. Par le jeûne, l’acte de manger devient le mystère du partage, le souvenir qu’il « n’est pas bon que l’homme soit seul sur cette terre » (Gn 2,18) et que « ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme » (Mt 4,4). Jeûner signifie alors jeûner avec et pour les autres. En fin de compte, le but d’un tel jeûne est de promouvoir et de célébrer le sens de l’équité dans ce que nous avons reçu. Tout comme n’importe quelle autre discipline ascétique dans la vie spirituelle, on ne peut jamais jeûner seul dans l’Église orthodoxe. Nous jeûnons toujours ensemble, et nous jeûnons à des moments établis. Le jeûne est un rappel solennel que tout ce que nous faisons est inséparable du bien-être ou de la blessure des autres. […]

Pour conclure, nous aimerions souligner que notre époque fait face à un défi unique. Jamais dans le passé, durant la longue histoire de notre planète, les hommes ne se sont trouvés à ce point si « développés » qu’ils ont pu rendre possible la destruction de leur propre environnement et de leur propre espèce. Jamais auparavant, dans la longue histoire de cette planète, les écosystèmes de la terre ne furent confrontés à des dégâts quasi irréversibles d’une telle ampleur. […]

La crise à laquelle notre monde est confronté ne se résume pas à une crise environnementale. Cette crise est avant tout spirituelle, puisqu’elle concerne notre façon d’envisager ou d’imaginer le monde. En se coupant de Dieu, l’humanité se coupe aussi de son prochain et de son environnement, et de ce fait, l’individualisme et l’utilitarisme nous conduisent à abuser de la création sacrée et nous mènent à l’impasse écologique contemporaine. Ayant perdu de vue la relation qui existe entre le Créateur et sa création, l’humanité a cessé d’être le prêtre et l’économe de la création et s’est transformée en un tyran qui abuse de la nature. Dès lors, l’homme traite sa planète de manière inhumaine et impie précisément parce qu’il ne la considère plus comme un don reçu d’en haut, comme un don reçu de Dieu. C’est pourquoi, avant de pouvoir traiter de manière efficace les problèmes de notre environnement, nous devons changer notre vision du monde. Sinon, nous ne faisons que traiter les symptômes et non leurs causes. Par conséquent, la question de l’environnement est indissociable de la question religieuse. […]

Comme nous l’avons conjointement exprimé avec le pape Benoît XVI, lors de sa visite officielle au Patriarcat œcuménique en 2006 : « Devant les grands dangers concernant l’environnement naturel, nous voulons exprimer notre souci face aux conséquences négatives pour l’humanité et pour la création tout entière qui peuvent résulter d’un progrès économique et technologique qui ne reconnaît pas ses limites. En tant que chefs religieux, nous considérons comme un de nos devoirs d’encourager et de soutenir tous les efforts qui sont faits pour protéger la création de Dieu et pour laisser aux générations futures une terre dans laquelle elles pourront vivre. »

Patriarche BARTHOLOMÉE

Photo (Le recteur Bordeyne remet les insignes de docteur honoris causa au patriarche Bartholomée.) : © Patrick Delance



 


50e anniversaire du Comité catholique pour la collaboration culturelle

 

4 octobre 2016 2016

11 janvier 2014 / Vatican

11 janvier 2014 / Vatican

Le pape François a reçu le 11 janvier en audience les membres du Comité catholique pour la collaboration culturelle avec les Églises orthodoxes et les Églises orientales, à l’occasion du 50e anniversaire de son institution. Dans le prolongement de la rencontre historique entre le pape Paul VI et le patriarche œcuménique Athénagoras, ce comité attribue des bourses à de jeunes orthodoxes qui étudient en Occident avec pour objectif d’approfondir la connaissance et l’amitié entre les Églises. L’un des premiers boursiers de ce programme fut l’actuel patriarche Bartholomée de Constantinople, qui a soutenu sa thèse de doctorat auprès de l’Institut pontifical d’études orientales de l’Université grégorienne de Rome.

En France, cette collaboration culturelle s’incarne notamment par l’accueil d’étudiants orthodoxes à Besançon pour un stage de français au Centre de linguistique appliquée. Chaque été depuis près de trente ans le Centre diocésain ouvre ses portes à un groupe de dix à quinze prêtres ou laïcs orthodoxes, venant du monde entier pour apprendre le français. Grâce à cette formation linguistique, certains d’entre eux ont pu approfondir leurs études théologiques en leur donnant une dimension œcuménique. C’est ainsi que plusieurs étudiants ont intégré le cursus proposé par l’Institut de théologie orthodoxe à Chambésy, en collaboration étroite avec la faculté de théologie catholique de Fribourg et la faculté autonome de théologie protestante de Genève.

En présence du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, et de Mgr Johan Bonny, président du Comité, le pape a adressé dans son discours « un salut spécial » aux étudiants orthodoxes accueillis à Rome « non pas en tant qu’hôtes » mais comme « frères parmi des frères ». « Votre présence au milieu de nous est importante pour le dialogue entre les Églises d’aujourd’hui et surtout de demain », a souligné le pape.

(d’après zenit.org ; VIS ; Église de Besançon, octobre 2012)

Photo : D.R.



 


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