Unité des chrétiens
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Année 2013



Un nouveau patriarche pour l’Église chaldéenne

 

17 juin 2014 2014

31 janvier / Vatican

C’est Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk (au nord de l’Irak) depuis 2003 qui a été élu patriarche de l’Église chaldéenne le 31 janvier par le Synode des évêques réuni à Rome. Il succède au patriarche Emmanuel III (Delly), qui a démissionné en décembre 2012 en raison de son âge. Benoît XVI a assuré de sa « communion ecclésiale » le nouveau patriarche de Babylone des chaldéens, ce qui confirme l’élection. « Avec l’aide du Christ et la collaboration entre les évêques, nous saurons vivre une unité qui nous permettra de reconstruire la maison chaldéenne. Une maison qui sera toujours ouverte aux autres Églises – à commencer par nos frères assyriens – mais aussi à nos concitoyens musulmans » a déclaré le nouveau patriarche. Les chaldéens forment la branche en pleine communion avec l’évêque de Rome de l’antique Église d’Orient qui n’a pas reçu le concile d’Éphèse (431). On estime les chaldéens à plus de 500 000 dans le monde – mais à moins de 200 000 en Irak, depuis l’intervention américaine. (d’après APIC, 1er février)



 


La torture, ça n’arrive pas qu’aux autres

 

29 mars 2013 2013

23 janvier / Paris

Témoin de l’effrayante banalité de la torture, Un monde tortionnaire 2013, rapport annuel de l’ACAT-France, dresse un nouvel état des lieux du phénomène tortionnaire dans le monde. N’importe qui peut être concerné : militants séparatistes papous en Indonésie, jeunes des rues au Salvador, journalistes en Jordanie, gardés à vue dans les postes de police du Népal, femmes homosexuelles dans les townships d’Afrique du Sud, migrants illégaux en Italie… tous victimes d’une pratique endémique et tenace dans un pays sur deux, que l’ACAT dénonce avec force à travers l’analyse de 19 pays, « autoritaires » ou démocratiques, qui vient compléter la cartographie des rapports précédents. Réalisé comme eux avec le soutien de l’Union européenne, il complète les deux rapports publiés en 2010 et 2011.
Dans sa seconde partie consacrée à l’analyse du phénomène de la torture, Un monde tortionnaire 2013 donne la parole à des spécialistes (universitaires, membres d’ONG et experts de l’ACAT) pour documenter les filières de formation des bourreaux et les terreaux fertiles sur lesquels se développe ce phénomène. Le Rapport décrit un système et des pratiques très rodés qui consistent en premier lieu à apprendre à nier l’humanité de l’autre. La torture, ce sont aussi des pratiques qui perdurent bien au-delà de la fin de régimes autoritaires : des victimes qui n’osent pas porter plainte, une justice qui préserve l’impunité des tortionnaires, des policiers incapables de rompre avec la brutalité de leurs méthodes, etc. « Quand la torture a gangréné tout un système, elle ne peut s’arrêter du jour au lendemain, on peut parler d’une véritable “inertie” de la torture », remarque Jean-Étienne de Linares, délégué général de l’ACAT. (d’après le communiqué de l’ACAT-France, 15 janvier)



 


Mgr Jean Vilnet est mort

 

29 mars 2013 2013

23 janvier / Paris

Le 23 janvier est décédé Jean Vilnet, qui a été successivement évêque de Saint-Dié (1964-1983) puis de Lille (1983-1998) et président de la Conférence des évêques de France (1981-1987). Il avait ensuite été président de la Commission épiscopale pour l’unité des chrétiens (1987-1993) et co-président du comité mixte catholique-protestant. Pour la Fédération protestante de France, « tout au long de son ministère, Mgr Vilnet a été un partenaire constant, loyal, et toujours fraternel pour les Églises protestantes de France. Profondément marqué par le Concile de Vatican II, il en a été un témoin exigeant, en particulier en ce qui concerne l’œcuménisme. Lors du Synode des évêques réunis à Rome en 1985 pour évaluer les suites du Concile vingt ans après dans les Églises catholiques du monde entier, il avait affirmé au nom de la Conférence épiscopale de France que la décision la plus marquante du Concile avait sans doute été le décret sur l’œcuménisme. On peut affirmer qu’il fut comme le père du Conseil d’Églises chrétiennes en France. En effet, lors d’une réunion commune du Bureau de la Conférence épiscopale dont il était alors le président, et du Conseil permanent luthéro-réformé (CPLR), où l’on évaluait la possibilité de créer en France un Conseil d’Églises chrétiennes, il avait conclu une discussion un peu hésitante en déclarant : “Il n’y a pas lieu de continuer à en discuter, il faut le faire !” ».



 


"Que nous demande le Seigneur ?"

 

18 juin 2014 2014

Présentation du thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2013, qui a été préparé en Inde.

Dans la justice et la bonté, marcher avec Lui

Le thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2013 a été préparé en Inde par un mouvement d’étudiants chrétiens en collaboration avec d’autres organismes chrétiens. Dans la situation indienne de grande injustice faite aux Dalits – auparavant appelés « intouchables » – dans le pays et même dans l’Église, la recherche de l’unité visible ne peut être dissociée de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. C’est dans ce contexte indien que la Semaine de prière pour l’unité chrétienne nous invite à méditer ce texte bien connu du prophète Michée (Mi 6,6-8) nous interrogeant sur « Que nous demande le Seigneur ? » La suite du texte répond en substance : dans la justice et la bonté, marcher avec Lui.
Environ 80 % des chrétiens indiens sont d’origine dalite. Ce fait ne peut pas ne pas avoir d’influence sur le christianisme en Inde. Inculturation, œcuménisme, évangélisation, libération et décolonisation tissent la riche tapisserie de la théologie dalite. Celle-ci nous presse de nous questionner à notre tour : qui sont « nos » Dalits en Europe ? Depuis les migrants, réfugiés, sans papiers, Roms et autres populations rejetées, jusqu’aux plus pauvres, sans domicile fixe, personnes âgées et isolées de nos villes et nos quartiers, la liste n’est pas exhaustive ! La virulence du prophète Michée trouve aujourd’hui encore un écho dans nos Églises et dans notre société mondialisée. Parce que nous sommes les témoins de ce Dieu qui nous rappelle sans cesse et partout à l’exigence de justice et de bonté, nous tentons de répondre ici comme ailleurs à cet immense défi de l’exclusion.
Et ceci n’est pas sans lien avec la prière pour l’unité chrétienne. Si les chrétiens en Inde sont appelés à rejeter fermement les séparations des castes, les chrétiens du monde entier ne doivent pas non plus accepter les divisions parmi eux. Comment « discerner le corps » du Christ (cf. 1 Co 11,17-34) dans une Église visiblement divisée ? Comment notre prière pour l’unité pourrait-elle être agréée si nous ne vivons pas dans la justice et la bonté entre nous ?
L’image de la marche a été choisie comme fil conducteur des huit jours de prière, traduisant le dynamisme de la démarche chrétienne, en résonance avec le thème de la 10ème assemblée du Conseil œcuménique des Églises qui doit se tenir à Busan en Corée en 2013 : « Dieu de vie, conduis-nous vers la Justice et la Paix ». Marcher en dialoguant, marcher au-delà des barrières, marcher dans la solidarité… ; pour les Dalits, la marche vers la libération est inséparable de la marche vers l’unité. Ainsi, durant cette Semaine 2013, notre marche avec les Dalits et tous ceux qui aspirent à la justice est partie intégrante de la prière pour l’unité chrétienne.

Anne-Noëlle CLÉMENT

Directrice du centre œcuménique Unité Chrétienne, Lyon



 


Un ordinariat pour des luthériens ?

 

29 mars 2013 2013

18 janvier/Genève

Le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, le pasteur Martin Junge, a réagi aux propos tenus le 11 janvier par Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, indiquant que l’Église catholique pourrait créer un ordinariat pour des luthériens désireux de la rejoindre, sur le modèle de ceux qu’elle a établis pour d’anciens anglicans. Après avoir réaffirmé le principe de la liberté de conscience et de religion, Martin Junge fait état de la « vive inquiétude » de la FLM devant l’établissement possible « d’une structure spéciale permettant d’accéder au désir spécifique d’un très petit nombre de luthériens d’appartenir à l’Église catholique romaine, tout en conservant leur identité confessionnelle et leurs traditions luthériennes ». Le pasteur Junge souligne que, « en plus des questions théologiques que soulève une telle combinaison d’identités confessionnelles », la mise en place d’une telle structure aurait « de profondes répercussions œcuméniques ». Il explique qu’elle « poserait des obstacles supplémentaires à la conclusion d’une entente sur les questions d’ecclésiologie qui font partie des dialogues œcuméniques en cours », et qu’elle « enverrait de mauvais signaux aux Églises membres de la FLM qui, partout dans le monde, sont engagées dans une approche de l’anniversaire de la Réforme en 2017 fondée sur un esprit de compréhension et de coopération œcuméniques ». Mais, « libérées par la grâce de Dieu, les Églises luthériennes entendent maintenir leur engagement en faveur de la coopération œcuménique », concluait le Dr Junge. (d’après LWI, 18 janvier)



 


Rencontre de la commission de dialogue catholique-orientale orthodoxe

 

29 mars 2013 2013

18 janvier / Vatican

Le pape a reçu le 25 janvier à Rome les membres de la commission mixte de dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orientales orthodoxes, à l’occasion de leur rencontre annuelle. « Notre rencontre d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir ensemble avec gratitude sur le travail de la Commission mixte internationale, qui a commencé il y a dix ans, en janvier 2003, à l’initiative des autorités ecclésiales de la famille des Églises orthodoxes orientales et du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, leur a dit Benoît XVI. Au cours des dix dernières années, la Commission a examiné d’un point de vue historique les diverses façons dont les Églises ont exprimé leur communion dans les premiers siècles. Au cours de cette semaine consacrée à la prière pour l’unité de tous les disciples du Christ, vous vous êtes rencontrés pour examiner plus profondément la communion et la communication qui existaient entre les Églises au cours des cinq premiers siècles de l’histoire chrétienne. En reconnaissant les progrès accomplis, j’exprime l’espoir que les relations entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales continuent de se développer dans un esprit fraternel de coopération, en particulier grâce à l’approfondissement d’un dialogue théologique capable d’aider tous les disciples du Seigneur à croître dans la communion et à apporter au monde le témoignage de la vérité salvifique de l’Évangile. » (vatican.va, 25 janvier)



 


« Que nous demande le Seigneur ? Dans la justice et la bonté, marcher avec lui »

 

11 juillet 2014 2014

Échos de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2013.

En 2013, le thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, préparé par des chrétiens d’Inde, était inspiré d’un passage du prophète Michée qui invitait, en partant de la situation des Dalits indiens, à cheminer avec les pauvres et les exclus. L’Alliance évangélique européenne et le Conseil national des Évangéliques de France avaient repris pour leur propre Semaine universelle de prière universelle (13-20 janvier) ce même passage de Michée, qui est en consonance avec le travail accompli à l’initiative des évangéliques en faveur de la justice et contre la pauvreté, dans le cadre du Défi Michée.

« La Semaine de l’unité de janvier ne va pas bouleverser le paysage chrétien, ni démolir le fameux mur [de la division]. Elle pourrait au moins contribuer à le lézarder. À défaut d’être unis, vivons et prions ensemble ! » : c’est ainsi que la commission œcuménique de Fribourg appelait à participer aux nombreuses activités prévues pendant cette Semaine de prière. Dans l’hémisphère nord [1] la multiplicité et l’inventivité des manifestations organisées par les chrétiens est telle qu’on ne peut que donner quelques exemples ; toutes les confessions, toutes les sensibilités, tous les âges sont concernés.

C’est ainsi que le diocèse de Grenoble Vienne organisait un après-midi créatif pour enfants et familles et le doyenné du Haut Grésivaudan une « vadrouille » sur les traces de la Réformation à Genève. À Orléans, entre autres propositions, le temple de l’Église réformée accueillait une animation biblique avec Sophie Schlumberger, pasteur et responsable du service biblique à la Fédération protestante de France, et une soirée de louange était organisée par les jeunes des différentes communautés chrétiennes de l’agglomération.

Dans l’agglomération de Lille, pendant deux semaines, un grand nombre d’événements a réuni « un maximum de sensibilités chrétiennes, selon des traditions différentes, dans un esprit de découverte et d’action de grâces ». Parmi les textes rédigés à l’occasion du centenaire du diocèse, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, a adressé un Message pour l’unité des chrétiens dans lequel il se disait « profondément heureux de toutes les relations qui se tissent », concluant : « nous nous connaissons mieux, et nous vivons mieux ensemble ».

Le diocèse de Moulins avait préparé un riche programme, avec trois conférences sur la Bible du pasteur Emmanuel Correia (chargé de cours en hébreu biblique à l’Institut protestant de théologie de Montpellier), et plusieurs veillées de prière, dont l’une animée par le chœur d’hommes Séquences.

En la basilique de Longpont (diocèse d’Évry) a eu lieu une Nuit des Psaumes, alternant lectures, prière, chants et méditations, de 20h jusqu’au lendemain matin.

À Tence, dans le diocèse du Puy, les jeunes des classes de 6e, 5e et 4e de l’ensemble scolaire Saint Martin ont reçu le pasteur de Saint Agrève, Pierre Reversat. Les échanges entre collégiens catholiques et protestants se sont terminés dans la prière, avec le pasteur et le curé de Tence, le P. Georges Volle.

Chaque jour de cette Semaine, ZeBible l’autre expérience (la Bible interconfessionnelle pour les 15-25 ans) proposait à partir de son site et de Facebook des animations variées à partir des textes quotidiens de la Semaine.

À Paris, le cardinal André Vingt-Trois a donné l’homélie lors de la célébration organisée en l’église luthérienne des Billettes. Il a fait un parallèle entre l’évangile des pèlerins d’Emmaüs et la quête de l’unité : « Cette unité, nous la rêvons, et c’est parce que nous la rêvons que nous marchons, et ce rêve est moteur et il est nécessaire. Mais nous devons découvrir, à mesure que nous avançons propulsés par notre désir, que l’unité que Dieu veut et qu’Il réalise sera toujours décalée par rapport à nos espérances. Nous avons appris au long de ces années à recevoir le chemin de l’unité plus qu’à le construire ».

Catherine AUBÉ-ELIE



[1Dans l’hémisphère sud la Semaine de prière est célébrée habituellement autour de la Pentecôte.

 


Les catholiques en chemin avec les luthériens

 

29 mars 2013 2013

17 janvier / Vatican

Comme chaque année le 17 janvier, fête de saint Henri, patron de la Finlande, une délégation luthérienne [1] de ce pays, emmenée cette année par l’archevêque de Turku Kari Mäkinen, a été reçue par le pape. Partant du thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui commençait le lendemain, Benoît XVI a développé l’idée de la marche des chrétiens avec le Seigneur, en rappelant l’apport de la Déclaration conjointe sur la justification : « Afin de progresser dans la voie de la communion œcuménique, nous devons être de plus en plus unis en prière et dans la recherche de la sainteté, de plus en plus engagés dans la recherche théologique et la coopération caritative. Ce cheminement spirituel commun fait que nous marchons véritablement en présence de Dieu dans l’esprit de justice et d’amour dont parle la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification : nous sommes acceptés par Dieu et nous recevons l’Esprit qui rénove nos cœurs et pouvons répondre à l’appel des bonnes œuvres. » Le Saint-Père a conclu en espérant que ce séjour romain « contribue à renforcer les relations œcuméniques entre les chrétiens de Finlande […] S’ils parcourent ensemble les chemins de la justice et de la miséricorde que le Seigneur leur a indiqués, les chrétiens vivront dans la vérité et seront des modèles de joie et d’espérance pour tous ceux qui recherchent un ancrage sûr dans un monde en mutation. » (d’après VIS, 17 janvier)



[1Le luthéranisme est religion d’État en Finlande.

 


14 jeunes chrétiens condamnés à de lourdes peines

 

29 mars 2013 2013

8 janvier / Nghê An (Vietnam)

14 jeunes chrétiens – 13 catholiques et un protestant – emprisonnés entre juillet et décembre 2011 sans mandat d’arrêt, ont été jugés par le tribunal populaire de la province de Nghê An, au centre du Vietnam ; tous étaient accusés au titre de l’article 119 du Code pénal qui criminalise « la participation à des activités visant le renversement du pouvoir populaire ». Ils ont été condamnés à des peines allant de trois à treize ans de prison. L’acte d’accusation affirme que les principaux accusés sont ou bien membres du parti politique d’opposition Viêt Tân ou manipulés par lui ; ce que tous les accusés ont nié avec vigueur. La plupart sont des militants de divers mouvements chrétiens comme l’Association des entrepreneurs et intellectuels catholiques, le Groupe pour le respect de la vie, etc. Des heurts ont eu lieu avec les forces de police à l’extérieur du tribunal, où s’était rassemblée une foule venue de plusieurs régions du pays, et le célèbre blogueur Nguoi Buon Gio (« le colporteur de vent ») a été arrêté. Ces lourdes condamnations ont choqué, en premier lieu, l’opinion publique à l’intérieur du Vietnam : le mécontentement et les réactions critiques se sont affichés ouvertement sur de nombreux sites internet indépendants et même sur des bulletins paroissiaux. Dans le monde, ce procès a provoqué une réprobation générale. (d’après Églises d’Asie/Radio Free Asia, 9 et 14 janvier)



 


Jean-Claude Mas, nouveau secrétaire général de la Cimade

 

29 mars 2013 2013

1er janvier / Paris

En ce début 2013, Jean-Claude Mas a pris ses fonctions de secrétaire général de la Cimade. Auparavant coordinateur général de Juristes-Solidarités (1997-2004), directeur adjoint du centre social d’Athis-Mons (2004- 2006) puis directeur du Pôle de Ressources Ville et développement social dans le Val d’Oise (2006-2012), il prend la direction de la Cimade à un moment où l’association « doit faire preuve d’une vigilance et d’une mobilisation sans faille pour défendre une autre politique d’immigration, une politique d’hospitalité, fondée sur le respect des droits humains, la justice et la solidarité ». (cimade.org) D’origine protestante, la Cimade - Service œcuménique d’entraide a été rejointe par les orthodoxes juste après la Seconde Guerre mondiale, puis par les catholiques. L’association se consacre aujourd’hui à l’accompagnement et à la défense des étrangers migrants, en voie d’expulsion, demandeurs d’asile ou réfugiés.



 


Benoît XVI renonce à sa charge

 

18 juin 2013 2013

28 février / Vatican

Comme il l’avait annoncé le 11 février, Benoît XVI a renoncé à sa charge d’évêque de Rome – et de pape de l’Église catholique – le 28 février 2013 à 20h00 [1]. Réactions et hommages ont afflué des autres Églises et instances œcuméniques. Entre autres, le nouvel archevêque de Cantorbéry Justin Welby a rendu grâce à Dieu « pour une vie de prêtre profondément vouée à suivre le Christ, en paroles et en action, dans la prière et un ministère chèrement assumé. [Benoît XVI] nous a montré quelque chose de la signification du ministère de Pierre, qui est de construire le peuple de Dieu et de l’amener à sa pleine maturité ». En France, le président de la Fédération protestante de France Claude Baty a déclaré : « la démission du pape est un geste courageux et pédagogique. Benoît XVI montre la fermeté d’âme de celui qui ne dit pas seulement qu’il pourrait démissionner mais qui le fait. Il enseigne ensuite qu’il n’incarne pas l’Église, qu’il n’est pas le messie, mais un serviteur. Il renvoie ainsi au Christ comme seul chemin, et donc chaque catholique à sa responsabilité personnelle. […] Cette démission montre une manière exemplaire d’assumer une responsabilité en serviteur et non en maître. »



[1Lire dans UDC n°170, p. 6

 


Abuna Mettias, nouveau patriarche de l’Église orthodoxe éthiopienne

 

18 juin 2013 2013

28 février / Addis Abeba

C’est l’archevêque de Jérusalem Mettias qui a été élu le 28 février 2013 patriarche de l’Église orthodoxe éthiopienne, par la grande assemblée de l’Église. Succédant à Abuna Paulos, décédé le 17 août dernier [1], il a été intronisé le 3 mars en la cathédrale de la Trinité à Addis Abeba. Abuna Mettias est le 6e patriarche de l’Église éthiopienne, qui est devenue autocéphale en 1948. Évêque depuis 1979, il a exercé son ministère auprès de la diaspora américaine de 1992 à 2006, puis à Jérusalem.

L’Église éthiopienne orthodoxe, de rite guèze, regroupe 43% des 90 millions d’Éthiopiens et plus de 10 millions de membres ailleurs dans le monde. Elle est la plus grande Église non-chalcédonienne et la deuxième Église orientale par le nombre des fidèles, après l’Église orthodoxe russe. (d’après APIC, 1er mars)



 


L’avenir du mouvement œcuménique

 

18 juin 2013 2013

27 février / Paris

C’est en partenariat avec l’Église protestante unie que la Fédération protestante de France a organisé sa journée annuelle d’information et de réflexion sur l’œcuménisme. Dans la perspective de la Xe Assemblée du Conseil œcuménique des Églises qui aura lieu en novembre prochain en Corée du Sud, le pasteur Didier Crouzet, chargé des relations internationales à l’ÉPUdF et la pasteure Jane Stranz, chargée des relations œcuméniques à la FPF, avaient invité l’ancien secrétaire général du COE Konrad Raiser et le président actuel du Forum chrétien mondial Larry Miller. Tous deux ont présenté leur vision de l’avenir du mouvement œcuménique : Konrad Raiser a parlé de la transformation du rôle du COE. Il perçoit désormais l’unité – inséparable de la mission – plutôt comme une qualité de relations entre Églises en pèlerinage, cherchant à « offrir le don de la communion à une humanité blessée », que comme un but définitif à atteindre. Larry Miller a souligné le besoin, dans le contexte actuel de la mondialisation, d’un « œcuménisme ouvert, souple et varié », capable d’aborder les tensions nombreuses qui traversent les relations entre chrétiens. C’est cet œcuménisme que le Forum chrétien mondial tente d’incarner, dans un « espace de confiance mutuelle ». Puis le théologien Nicolas Kazarian (Église orthodoxe grecque), Fr. Franck Lemaître, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens de la Conférence des évêques de France, la théologienne Anne-Marie Reijnen (Institut supérieur d’études œcuméniques) et le pasteur Étienne Lhermenault, président du Conseil national des évangéliques de France, ont tour à tour réagi aux idées qui venaient d’être exposées, donnant leur interprétation du cheminement œcuménique.

Une assistance nombreuse et multi-confessionnelle a participé à cette rencontre chaleureuse qui a permis aux participants, l’après-midi, de dialoguer avec des responsables du mouvement œcuménique que les Français ont peu souvent l’occasion de rencontrer.



L’œcuménisme du cœur et de la spiritualité - Konrad Raiser





Forum chrétien mondial, le même Jésus-Christ - Larry Miller



 


Un nouveau patriarche pour l’Église orthodoxe bulgare

 

18 juin 2013 2013

24 février / Sofia

C’est le métropolite de Ruse Néophyte que l’Église orthodoxe de Bulgarie a élu le 24 février 2013 au cours d’un concile national composé des évêques, abbés des monastères, délégués des prêtres et des laïcs. Il succède au patriarche Maxime, disparu en novembre 2012 [1]. Le communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France précise : « Âgé de 67 ans, le nouveau patriarche de l’Église orthodoxe de Bulgarie, qui était un proche collaborateur de feu le patriarche Maxime, décédé le 6 novembre dernier à l’âge de 98 ans, est un spécialiste averti du chant liturgique et un théologien reconnu ayant été pendant plusieurs années recteur de l’Académie de théologie à Sofia, puis doyen de la faculté de théologie de l’université de la capitale bulgare. Il est un grand connaisseur des relations inter-orthodoxes, ayant régulièrement participé aux réunions panorthodoxes au Centre du Patriarcat œcuménique de Constantinople à Chambésy, près de Genève ». Parmi les 7,2 millions de Bulgares, 86% sont chrétiens (82,6 orthodoxes ; 1,9 catholiques ; 1,9 protestants). (d’après aeof.fr).



[1Lire UDC n° 170

 


Rémunération des ministres du culte en Alsace-Moselle

 

18 juin 2013 2013

21 février / Paris

Le Conseil constitutionnel a considéré le 21 février 2013 que la rémunération par l’État des ministres du culte protestant en pays concordataire était conforme à la Constitution. Pour les Sages du Conseil, aussi bien en 1946 qu’en 1958, les constituants n’avaient « pas entendu remettre en cause » le régime concordataire hérité de Napoléon, et non aboli en 1905 puisqu’à l’époque les deux départements alsaciens et la Moselle faisaient partie de l’Allemagne. Pour des raisons de technique juridique, l’association de promotion de la laïcité APPEL avait réservé sa question préliminaire de constitutionalité au cas des pasteurs protestants, mais prêtres catholiques et rabbins sont dans la même situation, et l’offensive de l’APPEL les visait aussi sur le fond. Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, a commenté ainsi la décision du Conseil constitutionnel : « Je suis très heureux pour les protestants alsaciens, puisque ce sont eux qui étaient visés et qui se défendaient. Je dois quand même en dire un peu plus dans la mesure où certains comprendraient mal ce positionnement, d’autant que je suis pasteur des Églises évangéliques libres, Églises qui comme leur nom l’indique sont libres par rapport à l’État depuis 1849. Donc volontairement “libérées” plus de cinquante ans avant la loi de séparation. Comment donc puis-je me réjouir de cette réponse du Conseil constitutionnel qui fait perdurer un lien que je récuse en principe ? […] Il ressort de la décision et du commentaire du Conseil constitutionnel que la laïcité française n’est pas idéologique mais pragmatique de fait. La République tient compte de l’histoire de ses citoyens et de leur géographie. Au-delà du soulagement de mes amis alsaciens que je partage, je suis heureux que notre République opte pour une laïcité de terrain ». (d’après protestants.org, 22 février)



 


Les Églises et « le génocide en cours » des Tamouls

 

18 juin 2013 2013

18 février / Colombo

C’est ensemble que 130 responsables catholiques et protestants du nord et de l’est du Sri Lanka ont lancé un appel à l’ONU, à la veille de l’ouverture de la 22e session de la Commission des droits de l’homme qui s’est tenue à Genève du 25 février au 22 mars 2013. Ils demandent à l’organisation internationale d’intervenir avant « le total anéantissement du peuple tamoul ». Publiée le 18 février, cette lettre est encore plus alarmante que celle que les responsables religieux avaient publiée l’année précédente ; elle avertit les Nations Unies qu’un véritable « génocide des populations tamoules » est en cours au Sri Lanka : « L’assassinat et la disparition de dizaines de milliers de civils tamouls ainsi que les tentatives de destruction systématique de la culture, de la langue et de la religion des populations des régions du nord et de l’est de l’île, semblent avoir pour but ultime d’anéantir totalement le peuple tamoul ». Les violations des droits de l’homme, déjà signalées auparavant, se poursuivent en toute impunité, dénonce encore le texte des responsables catholiques et protestants. Aucune des recommandations de la Commission nationale pour la réconciliation, pourtant sous contrôle du gouvernement, n’a été respectée, et encore moins les préconisations accompagnant la résolution de l’ONU votée en mars 2012. (d’après Églises d’Asie, 22 février)



 


Création d’un Conseil national des Églises chrétiennes en Égypte

 

18 juin 2013 2013

18 février / Le Caire

Les représentants des confessions chrétiennes présentes en Égypte (copte orthodoxe, copte catholique, grecque orthodoxe, anglicane et presbytérienne), se sont réunis le 18 février en la cathédrale copte orthodoxe Saint Marc, au Caire, afin de signer les statuts d’un Conseil national des Églises chrétiennes. Étaient notamment présents le patriarche copte orthodoxe Tawadros II, le patriarche copte catholique Ibrahim Isaac Sidrak, et le patriarche grec orthodoxe Théodoros II. Le Conseil aura une présidence tournante, le premier président étant le patriarche copte orthodoxe. « Le nouvel organisme, a expliqué Mgr Kiryllos William, évêque copte-catholique d’Assiout, servira à avancer ensemble sur le chemin de l’œcuménisme et à exprimer une position commune en ce qui concerne le dialogue et la coexistence avec les non chrétiens. Il aura certainement l’occasion de promouvoir des initiatives communes aux plans social et culturel ». Quinze commissions travailleront sur des sujets tels que la jeunesse, le développement local, les femmes, les écoles du dimanche, foi et unité, etc.
La création de ce Conseil confirme la sensibilité œcuménique du nouveau patriarche copte orthodoxe, qui lui a apporté tout son appui. L’évêque anglican Mouneer Hanna Anis, du diocèse d’Égypte, d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique, a souligné l’importance de la création de ce Conseil « au moment où l’Égypte traverse une période cruciale au plan politique, social et économique ». (d’après Fides, 18 février, et Anglican Communion News Service, 18 mars)



 


Le patriarche Jean X a été intronisé

 

18 juin 2013 2013

10 février / Damas

Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de l’Orient Jean (Yazigi), élu le 16 décembre 2012 [1], a été intronisé le 10 février en l’église de la Sainte Croix à Damas, capitale historique de son diocèse, avant de s’installer au monastère Notre Dame de Balamand, au Liban, où il réside. Pour la première fois assistait à cette installation le patriarche maronite, Bechara Raï.



[1Lire UDC n° 170, p. 4

 


Cinquante ans d’œcuménisme en Sarthe

 

18 juin 2013 2013

9 février / Le Mans

Le Cercle œcuménique du Mans a fêté le 9 février son cinquantième anniversaire. Comme le soulignait l’invitation, pendant toutes ces années, les chrétiens des différentes confessions dans la Sarthe ont appris à se respecter, à se connaître, à s’estimer. C’est cette histoire qui a été honorée, sans nostalgie, mais avec le désir de la prolonger aujourd’hui. Au cours de l’après-midi, Raymond Lenoble a retracé l’histoire du Cercle œcuménique, née de la rencontre de deux mères de famille, l’une catholique, l’autre protestante, vite rejointes par une orthodoxe ; c’était au temps de Vatican II, et le Cercle s’est développé dans le dynamisme de l’esprit du concile. Le théologien Bernard Sesboüé a ensuite parlé de cet héritage (L’œcuménisme depuis Vatican II). Des agapes fraternelles et un concert concluaient la rencontre.



 


Dialogue européen catholique/protestant

 

18 juin 2013 2013

8 février / Vienne

C’est à Vienne qu’a eu lieu la première rencontre d’un nouveau comité mixte de dialogue théologique entre la Communion d’Églises protestantes en Europe (Églises luthériennes, réformées, unies et méthodistes, toutes signataires de la Concorde de Leuenberg) et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Sous la co-présidence de l’évêque catholique Karl-Heinz Wieseman (Spire) et de l’évêque de l’Église protestante d’Allemagne (EKD) Friedrich Weber (Brunswick), cette nouvelle instance réfléchira à la compréhension de l’Église et de son unité. Au cours de cette réunion inaugurale les 8 et 9 février 2013, c’est le document L’Église de Jésus Christ publié par la CÉPE en 1994 qui a été discuté, ainsi que le livre du cardinal Walter Kasper, Harvesting the Fruits (2009).



 


États-Unis : reconnaissance du baptême entre catholiques et réformés

 

18 juin 2013 2013

7 février / Washington

L’Église presbytérienne aux États-Unis, l’Église chrétienne réformée en Amérique du Nord, l’Église réformée en Amérique et l’Église unie du Christ ont signé le 29 janvier un accord de reconnaissance mutuelle du baptême avec l’Église catholique, par l’intermédiaire de sa Conférence des évêques. La signature de l’accord a mis un point final à six années d’étude et de consultations entre théologiens catholiques et réformés, menées dans le cadre d’un dialogue bilatéral qui a débuté en 1965 aux États-Unis.



 


L’Expo Bible à Marseille

 

18 juin 2013 2013

5 février / Marseille

À l’initiative des Églises chrétiennes de la ville (apostolique arménienne, catholique, évangéliques, orthodoxe et protestantes), l’exposition interactive La Bible, patrimoine de l’humanité [1] s’est arrêtée du 5 février au 16 mars à Marseille, capitale européenne de la culture en 2013. Installée à la bibliothèque municipale de l’Alcazar, elle a connu un grand succès, accueillant 8000 visiteurs et 35 classes des établissements scolaires marseillais, grâce à l’investissement de 120 accueillants-guides de toutes confessions. Ateliers et visites pour les enfants, projections de films, concerts, conférences, « café biblique » quotidien diffusé en direct par la radio chrétienne Dialogue, partenaire de l’Expo. La plupart des manifestations prévues ont affiché complet.



[1Lire dans UDC n° 161 p. 23 la présentation de l’Expo Bible.

 


Réunion du comité mixte KEK-CCEE

 

18 juin 2013 2013

4 février / Varsovie

La réunion qui s’est tenue à Varsovie du 4 au 6 février a permis au comité qui regroupe des délégués de la KEK (Conférence des Églises européennes, protestantes, orthodoxes, anglicanes, vieilles catholiques) et du CCEE (Conseil des Conférences épiscopales [catholiques] d’Europe) de réfléchir à la croissance des communautés pentecôtistes et évangéliques en Europe, et à ses conséquences sur les « Églises historiques ». (lire UDC n° 170)



 


Les nouvelles formes de religiosité en Europe nous interpellent

 

11 juillet 2014 2014

Réunion du Comité mixte KEK-CCEE de février 2013

« Foi et religiosité dans une Europe qui change. Les nouveaux mouvements chrétiens en Europe : défis ou opportunités ? ». C’est sur ce thème qu’a travaillé le comité joint KEK-CCEE lors de sa rencontre annuelle à Varsovie, du 4 au 6 février 2013. Pasteur de l’Église protestante unie de France, Claire Sixt-Gateuille est l’une des sept membres (orthodoxes et protestants) que comprend la délégation de la Conférence des Églises européennes (KEK) aux côtés des sept représentants du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE).

Eileen Barker, de la London School of Economics, a démontré que l’apparition de nouveaux mouvements religieux est tout sauf un phénomène récent (cf. les fondations monastiques au Moyen Âge, la multiplication d’Églises protestantes au XIXe siècle, etc), même s’il s’est accéléré depuis la Réforme. Le Professeur Wargacki, de l’université de Lublin, a souligné la grande diversité de ces mouvements et nous a invités à avoir une approche pragmatique et non pas idéologique de la question. Il s’est appuyé sur la sociologie et la neuro-psychologie pour présenter les phénomènes caractéristiques des nouveaux mouvements chrétiens (NMC), à savoir les « manifestations de l’Esprit », qu’il interprète comme des états modifiés de conscience, soulignant que ces phénomènes se produisent lorsque le cadre de vie d’un groupe de personnes se modifie très rapidement. Il a signalé que cinq minutes d’expérience spirituelle pouvaient déclencher une appartenance à une religion pour la vie entière.

Pour sa part, le cardinal Angelo Bagnasco a mis en valeur toute la richesse de la tradition catholique pour répondre aux attentes spirituelles contemporaines (initiation chrétienne, possibilités de valorisation du corps et de la joie dans les célébrations, charisme du ministère ordonné, communautés nouvelles, etc.), tout en mettant en garde contre les phénomènes d’auto-suggestion et l’exaltation collective.

Le métropolite Joseph de Roumanie a mentionné les éléments favorisant le développement des NMC : rivalités confessionnelles, passivité des laïcs lors des célébrations, vocabulaire peu accessible, manque de formation biblique. L’archevêque catholique Kevin McDonald a souligné que le contact avec les Églises et communautés néo-charismatiques est difficile car ces mouvements sont très peu organisés et que leur membres font rarement preuve d’une volonté de dialogue, avec parfois un discours très agressif vis-à-vis des Églises instituées.

A mon tour, j’ai présenté deux types de réaction des Églises historiques : la défense (travail des Églises majoritaires pour garder leur statut particulier dans l’espace public, priorité à la transmission et valorisation de la tradition) et l’adaptation (mise en place de petits groupes conviviaux, valorisation de la participation et de l’expression de foi personnelles, de la pluralité interne, nouvelles méthodes d’évangélisation, utilisation des nouveaux médias).

Lors des débats, il a été souligné que les NMC nous obligent à être nous-mêmes de façon plus fidèle et plus vivante. Dans ce contexte en perpétuel changement, marqué en Europe de l’Ouest par la privatisation de la foi, les Églises cherchent à mieux répondre aux attentes et besoins spirituels tout en offrant un cadre garant pour l’Évangile, qui est celui de l’institution ecclésiale (c’est leur force). Elles souhaitent adapter leur pratique sans se trahir, dans une démarche qui vise à inscrire l’Évangile dans la culture contemporaine, pour que chacun trouve sa place.

Lors de ce comité mixte, j’ai apprécié la qualité des exposés et la franchise des échanges qui les ont suivis, ainsi que l’accueil que nous ont offert les représentants des Églises présentes en Pologne. La prière et les temps d’échanges informels ont également constitué un temps précieux pour mieux se connaître et se comprendre les uns les autres. En dehors des échanges sur le thème, les secrétaires généraux ont présenté les activités de chacune des deux instances, passées et à venir, et nous avons réfléchi ensemble à des projets communs, en particulier un séminaire dans le cadre du dialogue chrétiens-musulmans prévu pour 2014 et la révision des lignes directrices de ce comité mixte pour les mettre en phase avec la Charte Œcuménique.

Claire SIXT-GATEUILLE



 


Prix du Jury œcuménique de la bande dessinée 2013

 

18 juin 2013 2013

3 février / Angoulême

À l’occasion du Festival de la bande dessinée d’Angoulême (31 janvier - 3 février), le Jury œcuménique a décerné son prix à Little Joséphine, de Raphaël Sarfati et Valérie Villieu (Éditions La Boîte à Bulles, collection Contre-cœur, septembre 2012). Ce prix récompense un album paru dans l’espace francophone européen, qui « allie l’élégance du trait et la profondeur des causes défendues par ses valeurs humaines et esthétiques ». Valérie Villieu, infirmière à domicile, y raconte l’histoire vraie d’une de ses patientes, Joséphine, 83 ans, qui vit seule dans son petit appartement à Paris. Raphaël Sarfati la dessine. Perdant peu à peu la mémoire, Joséphine est placée sous tutelle, et suivie par des auxiliaires de vie et une infirmière à domicile. « Dans la manière dont l’histoire est construite, il y a bien sûr un clin d’œil à Little Nemo, une des œuvres majeures de la BD, mais la grande force de cet ouvrage, c’est l’adéquation entre l’histoire, le propos et le graphisme. L’absence de dialogues sur la planche est d’une grande originalité et sert le propos de l’auteur. Les auteurs ont très bien su nous faire percevoir ce que vit la personne qui perd la mémoire. C’est généreux, parfois grinçant, et ça permet de nous rappeler que nous ne devons pas oublier nos anciens. […] Ce prix veut aussi récompenser l’éditeur pour son courage à produire des ouvrages citoyens et responsables », note Patrick Gaumer, écrivain, spécialiste de la BD et membre du jury. (d’après lavie.fr)



 


Redécouvrir la beauté du carême

 

18 juin 2013 2013

1er février / Paris

Le 1er février le mouvement Chrétiens unis pour la terre, qui désire allier foi et écologie, a fait paraître un livret intitulé Redécouvrir la beauté du carême - un chemin sans viande et sans poisson, qui propose une approche spirituelle œcuménique du carême grâce à des contributions catholiques, orthodoxes et protestantes. Ce document fait également œuvre d’information en présentant un état des lieux synthétique des mutations intervenues ces dernières décennies en matière d’élevage et de surpêche, et des enjeux importants qui leur sont liés (déforestation, dérèglements climatiques, pollution, perte de biodiversité, appauvrissement des populations rurales, éthique de la relation à l’animal). Enfin, une partie pratique permet de vivre ce temps de carême sobrement, en donnant les grandes bases de l’alimentation végétarienne et en proposant des recettes simples et savoureuses comme autant d’alternatives à la consommation de viande et de poisson durant les quarante jours du carême.

Le mouvement Chrétiens unis pour la terre est né à la suite d’une série de rencontres nationales sur les thèmes du christianisme et de l’écologie en 2011, qui a inspiré un groupe de chrétiens désireux de vivre ensemble leur engagement de foi sur l’écologie et de proposer des outils d’action aux personnes et organismes chrétiens désireux d’approfondir le sujet. Autour d’eux se rassemblent des chrétiens de différentes Églises ainsi qu’à divers degrés, des organismes comme le CERAS (Centre de recherche et d’action sociales), Chrétiens en monde rural, la Mission de France et Pax Christi France. (d’après le communiqué de presse de Chrétiens unis pour la terre, 5 février)



 


Message de Pâques des chefs des Églises chrétiennes à Jérusalem

 

18 juin 2013 2013

31 mars / Jérusalem

Signé par le patriarche grec-orthodoxe Théophile III, le patriarche catholique latin Fouad Twal, le patriarche arménien apostolique Norhan Manougian, le P. Pierbattista Pizzaballa, Custode de Terre Sainte, Mgr Anba Abraham (Patriarcat orthodoxe copte), l’archevêque Swerios Malki Mourad (Patriarcat orthodoxe syrien), Abba FissihaTsion (locum tenens du Patriarcat orthodoxe éthiopien), Mgr Joseph Zerey (vicaire patriarcal grec melkite catholique), Mgr Moussa El-Hage (Exarchat maronite patriarcal), Mgr Suheil Dawani (Église épiscopalienne), Mgr Mounib Younan (Église luthérienne de Jordanie et Terre Sainte), Mgr Pierre Melki (exarque syrien catholique), et Mgr Joseph Kelekian (exarque arménien catholique), le message de Pâques publié cette année par les responsables des Églises de Jérusalem lance un « appel œcuménique à tous les chrétiens du monde à venir visiter nos églises et à marcher avec les pierres vivantes de cette Terre sur les traces du Christ ressuscité ». Cet appel commun demande aux chrétiens du monde entier de « porter dans leurs prières les peuples de cette terre, en particulier la présence chrétienne qui ne cesse de diminuer ». Il appelle enfin « ceux qui ont charge d’autorité » à « lutter pour la justice et la paix entre les nations ».



 


Proclamation commune de la Résurrection

 

18 juin 2013 2013

31 mars / Meaux

Comme chaque année, des catholiques et des protestants – mais, pour cause de dates séparées cette année, sans les orthodoxes – se sont retrouvés un peu partout en France pour proclamer la Résurrection, au matin du jour de Pâques. À Vernoux-en-Vivarais par exemple, une soixantaine de chrétiens se sont retrouvés pour fêter ensemble l’événement central de leur foi.

À Meaux, les Églises ont proclamé ensemble le Christ ressuscité sur le parvis de la cathédrale, en présence du P. Philippe Legrand, archiprêtre de la cathédrale, du pasteur Frédéric Genty, de l’Église protestante unie de Nanteuil-lès-Meaux et Coulommiers, du pasteur David Moraies, de l’Église baptiste de Meaux et de Pierre Jacob, de l’Église réformée de Meaux. Malgré le rendez-vous très matinal, le passage à l’heure d’été et la température ambiante, des chrétiens sont venus de toute la Seine-et-Marne pour écouter la parole de Dieu, prier, partager un geste d’amitié et de paix, et chanter dans l’unité : « Christ est ressuscité ! Oui, il est vraiment ressuscité. Alléluia ! ». (d’après J. Carton, diocèse de Meaux)



 


Succès de la campagne de carême Sans terre, pas de pain

 

18 juin 2013 2013

31 mars / Suisse

Depuis une vingtaine d’année, les organismes suisses Pain pour le prochain (protestant), Action de Carême (catholique) et Être partenaires (catholique-chrétien) unissent leurs forces pour la campagne œcuménique de carême Sans terre, pas de pain. Axée cette année sur le problème de l’accaparement des terres dans les pays du sud, la campagne a mobilisé de nombreux jeunes et permettra de financer des projets de développement. Avec un bilan largement positif, notamment au plan financier, Beat Dietschy, secrétaire général de Pain pour le prochain, parle de « coopération œcuménique particulièrement réjouissante ». (d’après APIC, 1er avril)



 


Vendredi saint œcuménique

 

18 juin 2013 2013

29 mars

En cette année où la fête de Pâques était célébrée à des dates les plus éloignées possible par les chrétiens occidentaux (31 mars) et la plupart des chrétiens orientaux (5 mai), des célébrations communes ont toutefois été organisées dans de nombreux endroits le Vendredi saint. Ainsi, à la cathédrale Saint Étienne de Toulouse, des chrétiens anglicans, catholiques, réformés mais aussi orthodoxes se sont rassemblés pour prier et proclamer la Passion du Seigneur, pendant la pause de midi. Dans le département de l’Essonne, trois rendez-vous étaient donnés dans trois villes différentes, pour une prière commune. À Lyon, prière et partage œcuménique étaient au programme chaque vendredi de carême, pendant l’heure du déjeuner, autour de pain, d’eau et de pommes, dans les lieux de culte des différentes communautés, à tour de rôle.

« À Montpellier, pour la sixième année consécutive, les chrétiens de la ville étaient invités à midi à la cathédrale, le Vendredi saint, pour la lecture œcuménique de la Passion de Jésus. Célébration austère, empreinte d’émotion où tour à tour prêtres, pasteurs de l’Église protestante unie de France, de l’Église méthodiste, et laïcs orthodoxes, se sont levés pour lire le texte de la Passion. Lecture entrecoupée de moments silencieux, de musique ou de chants méditatifs. L’évêque du lieu, Mgr Carré, a introduit la prière ensemble du Notre Père. Œcuménisme tangible de par la présence visible des représentants de diverses communautés chrétiennes de la ville ; œcuménisme qui se veut aussi marche commune “pour participer à l’œuvre de Dieu pour la transformation du monde” puisqu’au cours de la célébration il a été proposé aux participants de faire un geste (offrande, mais aussi rédaction d’un message de Pâques personnel) en direction des chrétiens du Mali, avec qui le diocèse de Montpellier est jumelé. » (Anne Amalric)



 


Intronisation du nouvel archevêque de Cantorbéry

 

20 juin 2013 2013

21 mars / Cantorbéry

En présence de 2000 personnes venues du monde entier, l’évêque Justin Welby a été intronisé [1] le 21 mars, jour de la fête de saint Benoît et de la commémoration de Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéry et primat d’Angleterre. Pour la première fois dans l’histoire, l’archevêque de Cantorbéry a été « installé » par une femme archidiacre. La célébration, animée par des danses ghanéennes, des tambours africains, un hymne pendjabi, mettait en valeur la diversité de la Communion anglicane, dont l’archevêque de Cantorbéry est le chef spirituel. Tous les primats, sauf un, étaient d’ailleurs présents. Des délégués d’autres confessions chrétiennes, ainsi que le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, le pasteur Olav Fykse Tveit, participaient à la cérémonie ; le pape François était représenté par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Citant le pape qui avait appelé deux jours plus tôt, lors de sa propre messe d’intronisation, « à être les protecteurs les uns des autres : de la nature, des pauvres et des vulnérables », le nouvel archevêque de Cantorbéry a terminé son homélie, que parcourait un fervent appel à la réconciliation, par ces mots : « “Prenez courage, c’est moi, n’ayez pas peur”, dit le Christ. Nous sommes appelés à sortir du confort de nos traditions et de nos maisons, et à avancer au large, pour prendre la main que le Christ nous tend. Encourageons-nous mutuellement à faire nôtre l’appel du Christ, à proclamer clairement le Christ, à prier le Christ, et nous verrons le monde transformé ». (d’après Anglican Communion News Service, 21 mars)



[1Lire UDC n° 169, p. 4.

 


Le pape François a la « volonté ferme de poursuivre le dialogue œcuménique »

 

20 juin 2013 2013

20 mars / Vatican

Le pape François, élu le 13 mars 2013 [1] , a reçu le 20 mars, le lendemain de la messe d’inauguration de son ministère, les représentants des autres Églises chrétiennes et des différentes religions. Il s’était entretenu auparavant, séparément, avec le patriarche Bartholomée de Constantinople et avec le métropolite Hilarion, de l’Église orthodoxe russe. Installé près du pape, seul parmi les invités à s’exprimer, Bartholomée Ier a proposé de « rendre crédible le témoignage chrétien » en organisant en commun la diaconie : la mission des chrétiens est de « nourrir les affamés, vêtir ceux qui sont nus », a dit le patriarche, soulignant que « l’expérience de “Bon Samaritain” du pape en Amérique latine » le rend particulièrement sensible aux « souffrances et à la misère humaine ».

S’adressant à son tour aux chrétiens des autres confessions, François a remercié son « frère André » – en référence au frère de l’Apôtre Pierre, dont les évêques de Constantinople sont les successeurs – et insisté sur sa volonté de donner une place centrale à la quête de l’unité, enracinée dans la vie spirituelle : « Hier matin, durant la Sainte Messe, j’ai reconnu spirituellement à travers vos personnes la présence des communautés que vous représentez. Par cette manifestation de foi, il m’a semblé vivre de manière plus pressante encore la prière pour l’unité des croyants dans le Christ, et d’en voir en quelque sorte préfigurée la réalisation plénière, qui dépend du plan de Dieu et de notre collaboration loyale. […] Pour ma part, je désire vous assurer, suivant en cela mes prédécesseurs, de ma volonté ferme de poursuivre le chemin du dialogue œcuménique ». (d’après vatican.va)

Selon l’agence AsiaNews, au cours de son audience privée le patriarche Bartholomée a invité le pape à se rendre au Phanar et à faire avec lui un pèlerinage en Terre Sainte en 2014, pour célébrer le 50e anniversaire de la rencontre à Jérusalem du patriarche Athénagoras et du pape Paul VI, en 1964.



 


La Concorde de Leuenberg a 40 ans

 

18 juin 2013 2013

16 mars

Marquant la fin de siècles de séparation entre Églises de la famille protestante, la Concorde de Leuenberg a été ratifiée au Centre de rencontres suisse de Leuenberg (près de Bâle) le 16 mars 1973, à la suite d’entretiens doctrinaux entre les Églises luthériennes et réformées en Europe. Sur la base de ce texte les Églises signataires reconnaissent mutuellement leurs ministères et se déclarent en communion de chaire et d’autel, tout en s’engageant pour un témoignage et un service communs. C’est ainsi que la Concorde est devenue le document fondateur de la Communion d’Églises protestantes en Europe (CÉPE), anciennement Communion ecclésiale de Leuenberg. Le 40e anniversaire de sa signature a été marqué par une série de célébrations et de publications dans toute l’Europe. (d’après leuenberg.eu)

Suite à des regroupements et à de nouveaux découpages territoriaux, on compte aujourd’hui 95 Églises (réformées, luthériennes, unies, vaudoises, moraves) membres de la CÉPE. En France, la création de l’Église protestante unie (qui rassemble désormais l’Église réformée de France et l’Église évangélique luthérienne de France), tout comme le rapprochement des Églises luthérienne et réformée au sein de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, sont des fruits de la Concorde de Leuenberg.



 


Disparition du pasteur Albert Greiner

 

18 juin 2013 2013

15 mars / Paris

Le pasteur Albert Greiner [Voir dans UDC n° 155.] est décédé le 15 mars 2013 dans sa 95e année. « Jeune pasteur au sortir de la guerre, il a apporté son dynamisme à l’Église luthérienne et permis l’ouverture de nouvelles paroisses. Il a participé au renouveau des études luthériennes et fondé Positions luthériennes, créé des outils de catéchèse, donné des cours. Homme de dialogue, il a œuvré à la réconciliation franco-allemande et entamé le rapprochement des Églises luthérienne et réformée. Pour beaucoup de jeunes pasteurs et de laïcs, il a été jusqu’à ses derniers jours un père spirituel ». (communiqué de l’Inspection luthérienne de Paris).

Étudiant à l’École normale supérieure, Albert Greiner avait fondé avec André Mandouze un des tout premiers groupes œcuméniques étudiants. À Lyon pendant la guerre, il avait participé à la Résistance aux côtés de catholiques et rencontré de nombreuses personnalités religieuses, en particulier l’abbé Paul Couturier. Après la guerre, pasteur à Saint Denis, puis pour la ville nouvelle de Massy alors en construction, il avait lancé partout des projets œcuméniques avec ses nombreux amis d’autres confessions ; élu inspecteur ecclésiastique de Paris en 1962, il avait pris aussi en charge les paroisses parisiennes de Saint Marcel et de la Trinité, continuant à mettre en place des initiatives œcuméniques avec le curé de Saint Jacques du Haut-Pas : études bibliques, échanges de chaire… Le pasteur Greiner avait été pendant une dizaine d’années membre du comité mixte de dialogue théologique catholique/luthéro-réformé, et du comité de rédaction d’Unité des Chrétiens. À l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de Luther (1983), il s’était dépensé sans compter pour faire connaitre le Réformateur, en particulier aux catholiques : conférences (souvent avec son ami le P. Daniel Olivier, assomptionniste, grand spécialiste de Luther), livres, articles…



 


Rome a un nouvel évêque

 

11 juillet 2014 2014

Le 13 mars 2013 le cardinal Jorge Mario Bergoglio a été élu nouvel évêque de Rome et a pris le nom de François. Alors que les catholiques découvraient le style de leur nouveau pape, le passé de Jorge Mario Bergoglio a été scruté, notamment son attitude à l’égard des autres confessions chrétiennes.

Déjouant tous les pronostics des vaticanistes, les cardinaux réunis en conclave ont donc choisi un archevêque sud-américain, jésuite. Signe du bon climat œcuménique général, des messages fraternels sont parvenus des responsables de toutes les familles ecclésiales, au niveau mondial ou national. Plusieurs avaient du reste fait le voyage pour assister à la messe d’intronisation du pape François le 19 mars, notamment pour la première fois le patriarche de Constantinople Bartholomée I [1] et le secrétaire général de l’Alliance évangélique mondiale Geoff Tunnicliffe.

Après la renonciation de Benoît XVI qui s’était déclaré trop âgé et trop fatigué pour poursuivre sa tâche, des commentateurs nombreux – sur le mode de la surprise ou de la critique – ont relevé l’âge du nouveau pape, le sociologue baptiste Sébastien Fath pointant par exemple une gérontocratie « désuète et usée dans sa ritualité » [2].

Alors que les catholiques découvraient le style de leur nouveau pape, le passé de Jorge Mario Bergoglio a été scruté, notamment son attitude à l’égard des autres confessions chrétiennes. C’est ainsi que la Fédération luthérienne mondiale a rappelé la participation active de l’archevêque de Buenos Aires aux célébrations marquant la signature de la Déclaration commune sur la justification. L’évêque Jean (Patriarcat de Moscou) a raconté que le cardinal Bergoglio participait chaque année à la liturgie de Noël – le 7 janvier selon le calendrier julien – dans la cathédrale orthodoxe de Buenos Aires. De son côté Greg Venables, évêque anglican d’Argentine, a souligné la qualité des relations qu’il entretenait avec Mgr Bergoglio, celui-ci ayant même émis des doutes sur la nécessité d’un Ordinariat pour les anciens anglicans devenus catholiques [3]. Le pape François étant issu d’Amérique latine, région du monde où les relations entre catholiques et évangéliques sont plus difficiles, les réactions des responsables évangéliques ont été particulièrement écoutées. Doug Birdsall, ancien directeur du Mouvement de Lausanne, a rappelé la méditation biblique de Jorge Mario Bergoglio lors d’un rassemblement évangélique à Buenos Aires en 2008, en n’hésitant pas à le comparer au célèbre évangéliste John Stott [4]. D’autres ont relevé qu’en octobre 2012, lors d’un rassemblement de catholiques et d’évangéliques dans la capitale argentine, l’archevêque s’était agenouillé pour recevoir la bénédiction de deux pasteurs [5].

Dans une Église du Christ blessée par tant de divisions multiséculaires, le pape François pourrait entendre comme son saint patron d’Assise, le Crucifié lui dire : « Va, François, et répare mon Église ».

Franck LEMAÎTRE



[1Bartholomée Ier avait assisté aux funérailles de Jean-Paul II en 2005, mais pas à la messe d’inauguration du pontificat de Benoît XVI.

[2blogdesebastienfath.hautetfort.com.

[3Anglican Communion News Service, 14/03/2013.

[4« Anglican Communion News Service, 14/03/2013.a Latin American and Catholic counterpart to John Stott ».

 


Une intronisation œcuménique

 

18 juin 2013 2013

12 mars / Le Caire

Élu le 15 janvier 2013 patriarche des coptes catholiques, Ibrahim Isaac Sidrak a été intronisé le 12 mars en la cathédrale de la Bienheureuse Vierge Marie à Madinat Nasr, près du Caire. Il succède au cardinal Antonios Naguib, qui a renoncé à son ministère pour raison de santé. Et, pour la première fois, un patriarche copte orthodoxe, le pape nouvellement élu Tawadros II [1], a participé à la cérémonie.

Les coptes catholiques, en Égypte et dans la diaspora, sont environ 250 000. Le nombre des coptes orthodoxes, difficile à évaluer avec précision pour des raisons politiques, varie selon les estimations entre 8 et 10 millions. La diaspora est estimée à 500 000 personnes (Amérique du Nord, Europe, Australie).



[1Lire UDC n° 169 p. 6.

 


Le baptême dans l’Esprit Saint

 

18 juin 2013 2013

7-10 mars / Sankt Niklausen (Suisse)

Du 7 au 10 mars 2013 s’est tenu en Suisse un colloque œcuménique international sur la question du baptême dans l’Esprit Saint. Organisées par la Communauté du Chemin Neuf, ces journées de réflexion ont rassemblé un auditoire nombreux autour de théologiens et de responsables d’Église, en présence notamment de Justin Welby, nouvel archevêque de Cantorbéry. L’expérience du baptême dans l’Esprit Saint est-elle destinée à tous les chrétiens ? ou constitue-t-elle une grâce spécifique dont bénéficient certains chrétiens, pentecôtistes et charismatiques ? Quel est son lien avec le baptême d’eau ? avec la confirmation ? Autant de questions qui ont traversé les interventions bibliques, théologiques et historiques du colloque. (www.colloquebes2013.chemin-neuf.org)



 


Proche-Orient : le COE compte une nouvelle Église membre

 

18 juin 2013 2013

7 mars / Bossey (Suisse)

Au terme de deux ans de pourparlers, le comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises a voté le 7 mars 2013 en faveur de l’adhésion de l’Église évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte. « L’ELCJHL se reconnaît largement dans les engagements du Conseil œcuménique des Églises », a déclaré l’évêque Munib A. Younan, qui est à la tête de l’ELCJHL, et par ailleurs président de la Fédération luthérienne mondiale. Il a souligné le soutien de son Église au Centre inter-Églises de Jérusalem, au Programme d’accompagnement œcuménique en Palestine et Israël et au Forum œcuménique Palestine Israël : « L’ELCJHL soutient ces engagements [...] parce qu’ils montrent aux gens qui vivent à Jérusalem, en Terre Sainte et en Jordanie que leurs sœurs et frères chrétiens du monde entier sont à leurs côtés, qu’ils les accompagnent dans leurs souffrances et dans leurs joies ».

L’ELCJHL, dont les origines remontent aux missions luthériennes en Terre Sainte au XIXe siècle, est constituée de paroisses à Amman, Jérusalem, Ramallah et dans la région de Bethléem. (d’après COE News, 7 mars)



 


Le Mouvement de Lausanne a un nouveau directeur

 

18 juin 2013 2013

1er mars / Londres

C’est un Américain d’origine coréenne, Michael Oh, qui a été nommé le 5 février 2013 directeur général du Mouvement de Lausanne, qui depuis 1974 fédère une large partie des Églises évangéliques dans le monde. Succédant à Douglas Birdsall, il a pris ses fonctions le 1er mars. Fondateur et président du Séminaire biblique du Christ à Nagoya, au Japon, âgé de 41 ans, le Dr Michael Oh travaille pour le Mouvement de Lausanne depuis 2004 ; il est membre de son Conseil d’administration depuis 2007. Pour Ram Gidoomal, président du Conseil d’administration du Mouvement, « Michael est un bâtisseur de ponts transculturels entre l’est et l’ouest et entre les générations. Il connaît bien l’ensemble du Mouvement et comprend la complexité de cet appel à le diriger. » (d’après le communiqué de presse du Mouvement de Lausanne)



 


Journée mondiale de prière

 

18 juin 2013 2013

1er mars

Le 1er mars 2013, dans plusieurs villes de France et dans 160 pays du monde, a été célébrée la Journée mondiale de prière [1], préparée cette année par les femmes françaises. À Cannes par exemple, où cette Journée était célébrée pour la 22e fois, ce sont les femmes de l’Action catholique, avec des protestantes et des anglicanes, qui ont préparé et animé ce temps fort, en présence du P. Bernard Pineau, curé de N.D. de Vie, de Mgr Jean Gautheron, curé de Saint Nicolas, et du pasteur Paolo Morlacchetti, de l’Église protestante unie de Cannes. « Aux jeux de scène, pour matérialiser l’accueil des étrangers dans notre pays, ont succédé des chants, des témoignages et de nombreuses prières. Chaque participant avait reçu en début de célébration un ruban coloré et tous furent invités à les nouer pour former une grande farandole des diversités. […] Avant de partager un pot amical et de prolonger ces échanges, les organisatrices présentèrent les six projets retenus cette année en France et dans les DOM-TOM, qui se partageront les dons reçus au cours de la célébration ». (d’après Les Nouvelles religieuses – diocèse de Nice, 22 mars)

À Paris, deux célébrations ont eu lieu, à l’église luthérienne suédoise et au temple baptiste de l’avenue du Maine. Là, la major Anne-Marie Cabanes, de l’Armée du Salut, a donné la prédication sur le thème de l’année : J’étais étranger et vous m’avez accueilli. Elle a fait ressortir que, pour tendre la main à l’étranger, il faut commencer par tendre la main à cette part de nous-mêmes qui est étrangère et vulnérable. Une chaleureuse collation réunissait ensuite les participant(e)s.



[1Lire UDC n° 169 p. 8 à 12.

 


La Journée mondiale de prière 2013

 

18 juin 2014 2014

Le 1er mars 2013, la Journée mondiale de prière a été préparée par des femmes françaises.

« J’étais étranger et vous m’avez accueilli »

Thème, visuel, destinataires des collectes… les choix opérés par des femmes françaises pour la Journée mondiale de prière 2013 sont ici commentés par Odile Leleu, laïque catholique, présidente de l’association française JMP et par Laurence Gangloff, pasteur de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, et présidente européenne

La Journée mondiale de prière (JMP) est une prière écrite et organisée par les femmes mais elle est ouverte à tous : hommes et femmes ! Depuis ses origines en 1812, la JMP est féminine, œcuménique et missionnaire. Mouvement mondial depuis 1928, elle est un lien d’unité entre les femmes du monde entier. Aujourd’hui, sa devise se résume en trois verbes : s’informer, prier, agir.

S’informer sur le pays rédacteur de la liturgie et découvrir ses problématiques. En mars prochain, la France invite le monde à prier avec elle. Pour la première fois depuis 1964, la France sera sous le feu des projecteurs. Le thème de la célébration repose sur l’affirmation de Jésus : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli », tirée de l’Évangile de Matthieu. Le processus rédactionnel a commencé en janvier 2010 pour se terminer en septembre 2011. La diffusion mondiale a commencé il y a plus d’un an, pour que les femmes puissent réfléchir au thème et se l’approprier… Chaque année, les femmes JMP sont invitées à s’informer sur le pays, à découvrir les défis politiques, religieux, écologiques… pour se préparer à prier.

Prier. La prière est le cœur de cette journée. Elle est vécue dans plus de 300 lieux en France et dans 180 pays dans le monde. C’est ainsi que, du lever du soleil jusqu’à son coucher, la prière devient universelle. Localement, chaque groupe méditera le thème, vivra peut-être des débats dans le dialogue et le respect de nos différences œcuméniques, remettra toutes les joies, peurs, souffrances au Dieu Père à qui nous faisons confiance, pour qu’il puisse en faire quelque chose avec nous.

Agir. Les chrétiennes de la JMP pensent fermement que la prière doit s’ouvrir à l’action. L’Ecclésiaste aurait pu le dire : « il y a un temps pour prier, il y a un temps pour travailler ». L’action en JMP se concrétise par une offrande soutenant des projets en faveur des femmes et des enfants, pour une meilleure éducation, pour la lutte contre le sida et contre la traite des femmes. En 2013, l’offrande de la JMP-France soutiendra le Collectif pour l’Accueil des Solliciteurs d’Asile à Strasbourg – CASAS – et le Mouvement du Nid, association de lutte pour un monde sans prostitution, parmi d’autres associations. L’offrande est importante dans la devise. L’agir devient personnel lorsque celui/celle qui vient de prier, change son regard ou fait des choix pour sa vie.

L’association JMP- France

En France, la JMP est une association, dont les statuts ont été déposés en 1988 au Tribunal de Strasbourg. Comme toute association, un conseil d’administration est élu. La présidente de la JMP-France est depuis 2009, Odile Leleu, laïque catholique. Chaque année, une assemblée générale se tient le troisième week-end d’octobre, dans une région différente de France.

La JMP, un mouvement mondial

Au niveau mondial, un Comité exécutif élu tous les cinq ans veille à la bonne marche du mouvement, avec une secrétaire et une trésorière. Le Bureau est à New York. Sept régions composent la JMP : Afrique, Amérique latine, Amérique du nord et Caraïbes, Asie, Europe, Moyen Orient et Pacifique.
En juin dernier, une rencontre internationale s’est tenue à New York. 324 déléguées se sont réunies pendant une semaine, représentant 110 pays différents. Une nouvelle présidente mondiale vient d’être élue, Corinna Harbig, une Allemande qui vit en Slovénie. Les présidentes européennes sont Laurence Gangloff, pasteur de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, et Emmanuelle Bauer du Luxembourg. Les thèmes et pays rédacteurs des prochaines années ont été désignés.

Le thème de l’année 2013

Pendant toute la semaine, le thème de la justice a été approfondi par les déléguées. Entre le thème choisi par les femmes de Malaisie pour la JMP 2012 – « Que règne la justice » – et celui de JMP 2013 retenu par la France – « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » – un lien peut être fait, avec les paroles du prophète Amos qui proclame au chapitre 5, verset 24 : « la justice abonde et est accessible à toutes et à tous ; la justice jaillit comme un torrent intarissable ». À partir des récits de migration dans notre propre vie, famille, relation, entourage, et dans la Bible… nous avons conclu que la question des migrations est un enjeu majeur pour la justice.

Nous retenons aussi que la JMP est la porte pour l’intégration des diverses communautés. Nous sommes appelées à vivre la rencontre, l’œcuménisme, la découverte de l’autre sans peur. Nous pourrions nous rapprocher des associations qui accueillent des immigrés, en particulier des femmes et des enfants, aller à leur rencontre pour comprendre leur travail et nous, en tant que JMP, servir de relais pour les faire connaître. Nous sommes invitées à mettre des mots sur une situation, pour comprendre et agir. Pour la célébration du 1er mars 2013, nous pourrions inviter des membres de ces associations.

Rendez-vous le vendredi 1er mars 2013

Une œuvre d’art inspirée par le thème nous invite à participer à la Journée mondiale de prière. L’artiste, Anne-Lise Hammann Jeannot, ne montre aucune figure humaine, aucun tumulte du monde actuel, aucun bruit dans ses œuvres. Au contraire, la révélation de la lumière, de son intensité, de sa profondeur et de sa présence, traduisent la force invisible des choses, dévoilent la trace du Vivant. L’œuvre nous questionne : et nous, où sommes-nous dans ce tableau ? Dans les couleurs sombres, portant nos fardeaux et nos souffrances ? Sommes-nous plutôt dans les zones chaudes, témoins d’espérance et de lumière ? Sommes-nous comme cette personne en gris que personne ne regarde ou ne prend en compte ? Quelle est notre prière ? Quelle est notre relation aux autres que Dieu met sur notre route ?

Pour les femmes, la relation est première. Notre foi est située dans le champ du relationnel, du quotidien, du gratuit et non dans le domaine de la production ou de la possession. Par la prière, nous affirmons que la source du bien est Dieu et que nous comptons sur lui comme il compte sur nous. La prière est au cœur de la vie personnelle, familiale, professionnelle, sociale et particulièrement dans nos engagements. C’est une responsabilité qui nous est confiée.

Le 1er mars 2013, des femmes chrétiennes du monde entier vont porter à Dieu les vies des femmes de France, des vies riches ou pauvres, unies ou désunies, vies de foi ou de questionnement, vies dans la paix ou dans l’injustice… mais aussi les vies des étrangers vivant en France.

Nous avons conscience que l’accueil de l’étranger n’est pas dissocié de l’accueil de toutes et de tous, quels que soient leurs états de vie. Tout est lié avec Dieu. Il saisit tout notre être, tous les êtres dans son projet en reconnaissant chacune, chacun par son nom. Osons une parole, un geste, un sourire pour découvrir un frère, une sœur en humanité, au nom de Dieu, notre Père.

Odile LELEU & Laurence GANGLOFF



 


Atout, un chœur œcuménique de jeunes

 

22 août 2013 2013

28 avril / Vevey (Suisse)

Au temple Saint Martin de Vevey, puis au temple de Lutry et enfin à l’église catholique de Renens, le chœur Atout, qui est composé de jeunes appartenant à diverses confessions chrétiennes, a interprété le Requiem de John Rutter, avec la collaboration de l’Agora Music Ensemble.



 


Syrie : enlèvement de deux évêques orthodoxes

 

22 août 2013 2013

23 avril / Damas

Dans un communiqué commun, le patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, et le patriarcat syriaque orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient ont annoncé le 23 avril l’enlèvement de Mgr Paul (Yazigi), métropolite d’Alep et d’Alexandrette pour les grec-orthodoxes d’Antioche, et Mgr Youhanna (Ibrahim), métropolite d’Alep pour les syriaques orthodoxes, qui revenaient d’une mission humanitaire menée ensemble.

Dans le monde entier, des protestations se sont immédiatement élevées de toutes les Églises pour demander la libération des deux évêques. En France, les co-présidents du Conseil d’Églises chrétiennes ont publié un message dans lequel ils condamnent « cet acte sans nom qui s’attaque à deux prélats connus pour leur ouverture et leur courage à rester proches de leurs fidèles dans les circonstances dramatiques et difficiles que traverse la Syrie ». « Nous souhaitons aussi, poursuit le message, exprimer notre solidarité et notre soutien à l’égard des chrétiens de Syrie, ainsi que de tous les Syriens actuellement dans la tourmente. Aussi, nous appelons le gouvernement français, ainsi que les instances européennes et internationales, à intervenir le plus rapidement possible pour obtenir leur libération. »

C’est le jour même où l’enlèvement était connu que les participants à une consultation du Forum chrétien mondial organisée à Amman (Jordanie) ont publié un Appel dans lequel ils reconnaissent que beaucoup souffrent au Moyen-Orient, quelle que soit leur « identité religieuse, ethnique, sociale et politique ». Ils appellent les institutions internationales et les Églises à « faire davantage d’efforts pour assurer la continuité de la présence chrétienne au Moyen-Orient en aidant et en encourageant les personnes à rester dans leur pays ». Les 21 responsables d’Églises qui participaient à cette consultation venaient des Églises orthodoxes, catholiques, protestantes et évangéliques de cette partie du monde.



 


Nuit des Témoins

 

20 juin 2013 2013

12 avril / Paris

La 5e édition de la Nuit des Témoins, organisée chaque année par l’Aide à l’Église en détresse, s’est terminée à la cathédrale Notre-Dame de Paris, après un colloque-débats à l’Assemblée nationale. Cette veillée, au cours de laquelle des témoignages directs ont été écoutés, a permis aux fidèles de se recueillir et de se mobiliser en faveur des chrétiens persécutés dans le monde. Une Nuit des Témoins a également eu lieu à Nantes, Metz, Caen et Lyon.



 


Christ et César – quelle parole publique des Églises ?

 

20 juin 2013 2013

9 avril / Paris

Le colloque annuel de l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris s’est intéressé en 2013 à la parole publique des Églises, que l’actualité récente avait mise sur la sellette à l’occasion de l’examen par le Parlement de la loi sur le mariage « pour tous ». Mais par delà ce contexte, le choix entre se taire ou parler s’est posé aux chrétiens à toutes les époques, depuis les premières persécutions. Des témoignages ont été donnés sur des médiations ou des prises de parole emblématiques de l’histoire récente, qui ont eu des résultats qui parfois dépassaient les espérances (chute du mur de Berlin en 1989, résolution du conflit en Nouvelle Calédonie en 1988) ; les intervenants se sont également penchés sur ce qu’en disait la Bible, sur les leçons à tirer du modèle byzantin d’articulation entre pouvoir civil et religieux, ou de celui inventé par les réformateurs. Des journalistes ont parlé de leur travail sur ce sujet assez particulier, pas toujours facile à traiter pour eux en raison notamment de particularismes de langage. La position catholique, celle des évangéliques et celle des Églises protestantes « historiques » sur la pertinence d’une prise de parole publique ecclésiale a été exposée – avant que, comme en 2012, trois jeunes théologiens catholique, protestant et orthodoxe tirent un bilan du colloque. Il est revenu à Mgr François Kalist, évêque de Limoges, membre du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, de conclure en émettant le vœu que la parole des Églises investisse davantage l’expression artistique et culturelle, et qu’elle soit plus souvent exprimée par les Églises ensemble.

Le 10 avril, Sa Béatitude Béchara Boutros Raï, patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, était venu plaider avec conviction, devant un public nombreux et chaleureux, pour que la présence chrétienne au Moyen Orient soit soutenue « par les pays amis », sans que soit encouragée l’émigration ; pour que soit favorisée une coexistence apaisée avec les musulmans, telle qu’elle est vécue au Liban (« c’est l’identité chrétienne et musulmane à la fois qui fait l’identité libanaise », a-t-il affirmé), et pour que soit contrée toute forme de fondamentalisme.



 


Rencontre entre le Pape et le président de l’Église protestante d’Allemagne

 

20 juin 2013 2013

8 avril / Vatican

Le pape François a reçu le 8 avril le président du Conseil de l’Église protestante d’Allemagne Nikolaus Schneider. Celui-ci a salué le choix par le nouveau pape du nom de François, « qui parle à tous les chrétiens ». La conversation s’est poursuivie sur l’unité des chrétiens, en particulier sur la valeur de l’œcuménisme des martyrs, à laquelle le pape accorde une particulière attention, en l’occurrence pour les martyrs protestants d’Allemagne à l’époque du national-socialisme. Pour le pape, le sang versé par les martyrs unit profondément les diverses confessions chrétiennes dans le témoignage commun rendu au Christ. Puis l’évêque Nikolaus Schneider a évoqué le 500e anniversaire de la Réforme en 2017, soulignant son importance pour l’Église protestante d’Allemagne. Le pape François a saisi l’occasion pour évoquer le discours de Benoît XVI au couvent des Augustins d’Erfurt, au cours de son voyage en Allemagne en 2011, dans lequel il avait évoqué « la passion profonde » de Luther pour la question de Dieu. « Une rencontre amicale et fraternelle », pour le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, qui assistait à l’entretien. (d’après Radio Vatican, 8 avril)



 


Un nouveau président pour l’ACAT

 

18 juin 2013 2013

7 avril / Paris

Au cours de son assemblée générale annuelle, l’ACAT a élu son 14e président, François Picart, prêtre de l’Oratoire. Après avoir été entre autres responsable de l’Amérique latine à la DCC (Délégation catholique pour la coopération), il est actuellement délégué à la tutelle des établissements scolaires de l’Oratoire et enseignant à l’Institut catholique de Paris. Le P. François Picart a été représentant de la FIACAT au Conseil de l’Europe entre 2002 et 2004. Il devient membre de l’ACAT et accède au Comité directeur en 2005. Élu par la suite au Bureau exécutif, il fait partie notamment de la commission Théologie, puis de la commission Torture qui produit le rapport annuel Un monde tortionnaire. Il est membre du comité de rédaction du Courrier de l’ACAT depuis 2009. Le nouveau président souligne dans un message que « tout comme le monde dans lequel nous vivons, les atteintes aux droits de l’homme prennent de nouvelles formes. C’est pourquoi l’ACAT vit, bouge, évolue sans cesse pour exercer sa vigilance et agir ». Il se dit « particulièrement attaché à ce que l’ACAT investisse de nouveaux champs d’action, comme par exemple les tortures commises par des personnes privées dans des États dont les gouvernements ne s’occupent pas de poursuivre les auteurs (par exemple les crimes d’honneur). » (d’après acatfrance.fr)



 


L’église suédoise de Paris a fêté ses cent ans

 

20 juin 2013 2013

7 avril / Paris

Située dans le XVIIe arrondissement de Paris, cette communauté paroissiale luthérienne (qui fait partie de l’Église évangélique luthérienne de Suède), dédiée à saint Anschaire, a été fondée en 1626. C’est le bâtiment actuel, dont la construction a été achevée en 1913, dont on a fêté le centenaire : la communauté s’est réunie le 7 avril pour une célébration festive autour de Mgr Sven-Bernhard Fast, évêque pour les Églises suédoises à l’étranger, en présence de l’inspecteur ecclésiastique français Jean-Frédéric Patrzynski, et de délégués de l’Église catholique.

Au temps de la révocation de l’Édit de Nantes, Louis XIV avait maintenu l’église luthérienne à Paris pour des raisons très prosaïques : il avait besoin de cuivre pour les toitures de Versailles et ce cuivre venait de Suède et était travaillé par des ouvriers suédois. La présence des artisans scandinaves permit ainsi la permanence de la tradition luthérienne de l’Église de Suède, apportant aux réformés français un appui non négligeable. Aujourd’hui, la paroisse luthérienne suédoise prend une part active à la vie œcuménique en France, en particulier dans le cadre de l’Association œcuménique Étoile-Champs Élysées, qui regroupe une grande majorité des communautés chrétiennes des VIIIe, XVIe et XVIIe arrondissements de la capitale. (d’après AP)



 


Décès d’Emilio Castro

 

18 juin 2013 2013

6 avril / Montevideo

Emilio Castro, pasteur de l’Église méthodiste d’Uruguay et ancien secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (1985-1992), est mort le 6 avril à Montevideo où il était né en 1927. Il avait fait une partie de ses études en Suisse, en particulier à Bâle où il avait suivi les cours de Karl Barth. D’abord pasteur à Montevideo, il fut nommé en 1965 secrétaire général de l’UNELAM, qui devait donner naissance en 1979 au Conseil des Églises d’Amérique latine (CLAI). Il était entré au service du Conseil œcuménique des Églises en devenant en 1973 directeur de sa commission Mission et Évangélisation. Élu secrétaire général en 1985, il avait eu à cœur d’en ouvrir les portes aux Églises évangéliques, et de faciliter la participation des Églises orthodoxes dans toutes les instances du Conseil, au moment de la chute des régimes communistes à l’est de l’Europe. Proche de la théologie de la libération, c’était un défenseur passionné des pauvres et de la paix, « dont on se souviendra pour son combat sans relâche pour unir la foi et la spiritualité chrétiennes à un engagement radical pour la justice ». (d’après l’hommage d’O. Fykse Tveit, secrétaire général du COE)

Emilio Castro avait été décoré de l’Ordre de Bernardo O’Higgins, la décoration la plus prestigieuse accordée par le gouvernement chilien à un étranger, pour sa défense des droits humains en Amérique latine dans les années 1970 et 1980, en particulier au Chili pendant la dictature d’Augusto Pinochet.



 


Le Prix Templeton à Mgr Desmond Tutu

 

18 juin 2013 2013

4 avril / Londres

C’est à Mgr Desmond Tutu qu’a été décerné le Prix Templeton 2013. Selon les termes du communiqué, ce prix récompense le travail « accompli sa vie durant afin de promouvoir les principes d’amour et de pardon, ce qui a aidé à libérer des peuples partout dans le monde ». La Fondation Templeton récompense chaque année une personnalité pour sa « contribution exceptionnelle à l’affirmation de la dimension spirituelle de l’existence ». « Quand vous êtes dans une foule et que l’on vous remarque dans cette foule, c’est souvent parce que vous êtes porté sur les épaules d’autres personnes. Je tiens à remercier tous les gens merveilleux qui m’ont accepté comme leur leader dans mon pays et j’accepte ce prix en leur nom », a dit l’archevêque (anglican) émérite du Cap, qui s’est battu toute sa vie contre l’apartheid et a déjà reçu le Prix Nobel de la Paix en 1984 pour son engagement. (d’après APIC, 4 avril)



 


Création d’un annuaire des institutions théologiques en ligne

 

18 juin 2013 2013

4 avril / Genève

Plus de 7000 institutions de formation en théologie du monde entier, de toutes confessions chrétiennes, sont recensées dans l’annuaire en ligne lancé le 4 avril par la Bibliothèque numérique internationale de théologie et d’œcuménisme (GlobeTheoLib), et ce nombre devrait grandir puisque les inscriptions restent ouvertes. Le but est d’encourager le partage des ressources documentaires, le dialogue et la collaboration dans la recherche entre ces diverses institutions. Ce nouvel instrument documentaire est l’une des réalisations préconisées par l’Étude mondiale sur la formation en théologie lancée par le Conseil œcuménique des Églises en 2011 – une première tentative pour dessiner un tableau complet des formations en théologie, officielles ou non : séminaires dépendants des Églises, écoles bibliques, facultés de théologie, instituts de formation à la mission etc. Cette étude manifeste la conscience au COE du rôle fondamental, pour la mission, de la formation en théologie. (d’après WCC News, 4 avril)



 


Mai, mois de l’Évangile

 

24 septembre 2013 2013

Mai / Montargis

Depuis 2005, les communautés catholique, protestante unie et évangélique Néhémie de Montargis s’unissent tout au long du mois de mai pour témoigner ensemble de ce qui les fait vivre. Avec, plus précisément, un triple objectif : aller à la rencontre de leurs concitoyens, en organisant des manifestations dans des espaces publics ; faire connaître la foi chrétienne, sur le thème cette année Des artistes visitent la Bible : concerts classiques/gospels, festival du film œcuménique, lecture publique d’un Évangile en entier ; enfin approfondir les relations entre les communautés chrétiennes. Pour le P. Xavier de Longcamp, « vivre la mission ensemble nous permet de ne pas être dans la confrontation théologique stérile : la simple mise en œuvre de nos idées d’évangélisation nous permet d’approfondir beaucoup notre connaissance mutuelle. […] Dans cette amitié-là aussi est la mission, nous en sommes persuadés. » (d’après Catholiques dans le Loiret, mai 2013)



 


Un film iranien primé par le Jury œcuménique

 

24 septembre 2013 2013

25 mai / Cannes

Le 40e Jury œcuménique du Festival de Cannes a attribué son prix au film Le passé de Asghar Farhadi. « Sous forme de thriller, le réalisateur montre la vie d’une famille recomposée où les secrets de chacun se révèlent peu à peu. Un film dense, profond, attachant qui illustre bien ce verset : “la vérité vous rendra libres” (Jn 8,32) ». Présidé par le pasteur Denyse Muller, vice-présidente d’Interfilm, le Jury a aussi décerné deux mentions spéciales aux films Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda du Japon et Miele de Valeria Golino d’Italie. Les six jurés sont nommés par les organisations internationales de cinéma (Interfilm pour les protestants, et Signis pour les catholiques). Ils voient trois à cinq films par jour, délibèrent en toute indépendance et choisissent un film pour ses qualités artistiques et les valeurs évangéliques qu’il révèle, telles que dignité humaine, solidarité, amour, réconciliation… Ils remettent un prix en compétition officielle, ils participent au culte, à la messe et à une célébration œcuménique. Au cœur de la cité et du Festival, qui est le plus grand événement médiatique mondial annuel, le Jury œcuménique assure une présence chrétienne et un témoignage œcuménique. (D’après Denyse Muller)



 


Un premier retweet primatial

 

24 septembre 2013 2013

24 mai / Cyberespace

Alors que les responsables d’Église utilisent de plus en plus les réseaux sociaux pour communiquer, une première œcuménique a eu lieu le 24 mai sur Twitter lorsque l’archevêque Justin Welby a « retweeté » à ses 10 000 « followers » un message du pape François. (twitter.com/lambethpalace)



 


Une nouvelle publication consacrée aux chrétiens d’Orient

 

24 septembre 2013 2013

23 mai / Paris

Destinée à tous ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance des chrétiens d’Orient sous l’angle de l’histoire, de la géopolitique et de la théologie, une nouvelle publication, annuelle, vient d’être créée par l’Œuvre d’Orient : Perspectives & Réflexions. « Nous souhaitons laisser la parole aux hommes de culture qui contribuent à la fécondité des Églises d’Orient » et « mettre en lumière les travaux de l’intelligence croyante chez nos frères orientaux » souligne Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre et de la publication. Le premier numéro, paru en avril, apporte un éclairage géopolitique sur l’actualité des chrétiens d’Orient, avec des contributions de Herman Teule, Christian Cannuyer, Antoine Fleyfel, Mouchir Aoun, Christian Lochon, Antoine Arjakovsky.



 


L’Expo Bible s’arrête dans le Val-de-Marne

 

24 septembre 2013 2013

21 mai / Créteil (94)

C’est le groupe œcuménique du département qui a pris l’initiative de faire venir à Créteil l’Expo Bible. Le jour de l’inauguration, « le préfet et le maire ont insisté, chacun à leur manière, sur la richesse de l’événement, sa dimension culturelle et sur l’importance de la dimension du "vivre ensemble" auquel nous sommes invités. L’inauguration s’est poursuivie dans la soirée à la grande synagogue de la ville où une table ronde à quatre voix, Regards croisés sur la Bible, nous invitait à une belle réflexion. […] Mgr Michel Santier devait, avec conviction, nous redire comment le concile Vatican II avait mis l’accent sur le fait que la Bible était d’abord l’histoire d’une alliance de Dieu avec l’homme. […] Le pasteur Eric Denimal, à travers des récits très concrets de la Bible, a montré au fil des mots comment la Bible rejoignait notre propre histoire d’êtres humains, et Jean-Marie Baldner, historien et enseignant, a fait découvrir comment, au travers de la littérature, de l’art, la Bible imprimait sa marque. » (d’après Sœur D. Devillers, Cap 94 n° 456)



 


Bach œcuménique

 

24 septembre 2013 2013

20 mai / Aix-en-Provence

Selon une tradition désormais bien établie, l’Académie Bach a interprété pendant le week-end de Pentecôte les cantates BWV 184 Lumière de joie désirée et BWV 173 Chair et sang élevés au temple de Lourmarin, pendant le culte de Pentecôte, et à l’église Saint Jean de Malte, au cours d’une « heure spirituelle œcuménique » qui faisait alterner méditations mystagogiques et chants de l’assemblée. L’orchestre d’instruments anciens (cordes, hautbois, basson, orgue) soutenait le chœur et les solistes de l’Académie. Un public nombreux a comme d’habitude été fidèle à ces rendez-vous.



 


Une coproduction catholique-réformée pour expliquer la Pentecôte

 

24 septembre 2013 2013

19 mai / Lausanne

Les Églises catholique et réformée du canton de Vaud ont célébré d’une manière originale le dixième anniversaire de la Constitution du canton, qui reconnaît la dimension spirituelle de la personne humaine et la contribution des Églises au lien social et à la transmission des valeurs fondamentales : un clip de quelques secondes, coproduit par les deux Églises, a été diffusé pendant quelques jours dans les salles de cinéma pour présenter le sens de la Pentecôte. Un film d’une minute et demie sur les sites internet des deux Églises complète cette démarche pédagogique œcuménique. « Cette création est une métaphore de la bonne nouvelle de la Pentecôte, Parole nous invitant à célébrer l’Esprit Saint qui nous rassemble par-delà nos différences », indiquent les deux Églises dans un communiqué. « Elle rappelle le rôle des Églises dans un quotidien de plus en plus marqué par la surabondance de l’information et de la communication. » Les Églises catholique et réformée avaient déjà, le dimanche 14 avril, fait sonner toutes les cloches des églises du canton pendant dix minutes pour fêter cet anniversaire. (d’après APIC, 17 mai)



 


L’unité des chrétiens célébrée par 60 000 personnes

 

24 septembre 2013 2013

18 mai / Djakarta

Pour la première fois l’Indonésie, qui compte la population musulmane la plus importante au monde, a accueilli une grande manifestation chrétienne qui a rassemblé 60 000 personnes. Sept traditions ecclésiales étaient représentées : catholique, évangélique, orthodoxe, pentecôtiste, baptiste, protestante, Armée du Salut. Il s’agissait d’exprimer la fraternité entre chrétiens et de souhaiter la bienvenue en Asie au Conseil œcuménique des Églises, qui tiendra sa Xe Assemblée en novembre, à Busan en Corée du Sud. C’est le Forum chrétien indonésien, qui a vu le jour au moment du deuxième rassemblement du Forum chrétien mondial organisé à Manado (Indonésie) en octobre 2011, qui était l’organisateur de la manifestation. Les participants ont d’ailleurs repris publiquement la déclaration d’engagement en cinq points rédigée lors de la rencontre de Manado. Le Pasteur Andreas Yewangoe, président de la Communion des Églises d’Indonésie, a rappelé que « l’unité des Églises n’est pas quelque chose qui se déclare ! Non, l’unité de l’Église n’est possible que parce que les chrétiens sont appelés à s’aimer les uns les autres. » (d’après La Lettre de Nouvelles du Forum chrétien mondial, 2013-2)



 


Le Chemin Neuf a 40 ans

 

24 septembre 2013 2013

18 mai / Rome

La communauté du Chemin Neuf a fêté ses 40 ans à l’occasion de la Pentecôte, dans la plupart des 27 pays où elle est implantée. C’est en effet en 1973 que la communauté, née d’un groupe de prière, s’installe au 49 montée du Chemin Neuf à Lyon. Très vite, cette communauté, qui s’inscrit dans la mouvance du Renouveau charismatique nouvellement arrivé en France, grandit et essaime. Dès 1983 elle s’installe au Congo. Elle compte aujourd’hui plus de 2000 membres sur les cinq continents, et anime 22 paroisses, 22 maisons d’accueil, 17 foyers étudiants, 11 abbayes et couvents. L’an dernier, la communauté s’est encore vu confier la chartreuse de Saragosse en Espagne, et un foyer d’étudiants à Manille. C’est la recherche d’unité qui est la marque du Chemin-Neuf : unité de la personne, unité des couples et des familles, mais aussi unité au sein de l’Église, et bien sûr entre chrétiens. Au Chemin Neuf cohabitent des familles, des célibataires, des religieux, de confession catholique, protestante, anglicane et orthodoxe.

Le 18 mai, veille de la Pentecôte, une émission vidéo en multiplex diffusée depuis Rome, a permis de faire revivre dans le monde entier, en direct ou en différé, ces 40 ans d’histoire. Le P. Laurent Fabre, membre fondateur, a pris la parole, une flashmob a été organisée pour la paix dans le monde à partir de séquences filmées dans différents pays, ainsi qu’une assemblée de prière en réseau, pour l’unité entre les Églises et entre les pays. (d’après chemin.neuf.fr et La Croix, 16 mai)



 


Le « Village de la fraternité » accueille l’unité chrétienne

 

24 septembre 2013 2013

18 mai / Lille

Installées pour les trois jours de la Pentecôte autour de la cathédrale de Lille, les tentes qui formaient le Village de la fraternité, qui présentaient les différents mouvements et associations actifs dans le diocèse, ont attiré des représentants des Églises protestantes, orthodoxes, anglicane et évangéliques. Mais ce qui, de l’avis de beaucoup, a le plus marqué, c’est le jeu scénique sur Paul Couturier que le Chemin Neuf a mis en scène sur le parvis de la cathédrale. Joué le samedi et le dimanche, chaque fois suivi d’un verre de l’amitié servi dans une ambiance très festive, ce spectacle très évocateur aura favorisé les questionnements et l’ouverture à d’autres façons d’être chrétien.



 


L’Édit de Milan a 1700 ans

 

24 septembre 2013 2013

15 mai / Milan

La visite du patriarche Bartholomée de Constantinople les 15 et 16 mai constituait le point central des commémorations inaugurées le 6 décembre 2012 par le diocèse de Milan en l’honneur du 1700e anniversaire de la promulgation en 313 de l’Édit de Milan, par les empereurs Constantin d’Occident et Licinius d’Orient. Le 15 mai, le patriarche et le cardinal Angelo Scola, archevêque de la capitale lombarde, ont dialogué en public sur le thème de la liberté religieuse, dont l’Édit de Milan est sans doute la première proclamation. Le 16 mai, ils ont présidé une célébration œcuménique et vénéré ensemble les reliques de saint Ambroise et des saints Gervais et Protais, dans la crypte de la cathédrale. L’encyclique publiée à cette occasion par le patriarche Bartholomée et les membres du Saint Synode de l’Église de Constantinople note que, 1700 ans après l’Édit de 313, les persécutions de croyants sont toujours d’actualité : « Nous exprimons notre préoccupation, angoisse et protestation face aux persécutions qui sévissent encore partout sur terre, surtout récemment à l’encontre des populations chrétiennes du Moyen-Orient ». Le 15 mai, le pape François a adressé un message à l’archevêque de Milan, rappelant que l’Édit de tolérance de 313 « ouvrit la voie à la diffusion de l’Évangile et contribua de façon décisive à faire naître la civilisation européenne… Puisse, aujourd’hui comme hier, le témoignage des chrétiens d’Orient et d’Occident, soutenus par l’Esprit du Ressuscité, favoriser la diffusion en Europe et dans le monde du message du salut. Puissent également les pouvoirs publics garantir le droit à l’expression de la foi et reconnaître la contribution que le christianisme continue d’apporter à la culture et à la société ».

Les 17 et 18 mai, le Patriarcat de Constantinople organisait à Istanbul, en collaboration avec le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCÉE), un séminaire pour marquer cet anniversaire. Ce fut l’occasion pour les délégués de l’une et l’autre Église de rappeler que « la liberté religieuse est un fondement précieux » et qu’« Église et État sont dans des rapports d’indépendance et d’autonomie, ce qui ne doit pas empêcher leur coopération pour promouvoir un ordre social basé sur la justice ». De nombreuses autres manifestations sont organisées tout au long de l’année en Europe : symposium en Roumanie, concert en Serbie en présence du président de la république et du patriarche Irénée, etc. (d’après Infocatho, 8 mai ; VIS, 16 mai ; APIC, 21 mai)

L’Édit de Milan a permis à chacun d’ « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel », ce qui autorisait en particulier les chrétiens à se soustraire à l’obligation de vénérer l’empereur comme un dieu, et a entraîné l’arrêt des persécutions.



 


Naissance de l’Église protestante unie de France

 

11 juillet 2014 2014

Le samedi 11 mai les membres du premier Synode national et de nombreux invités étaient rassemblés au Grand temple de Lyon pour célébrer la naissance de l’Église protestante unie de France.

Le samedi 11 mai les membres du premier Synode national et de nombreux invités étaient rassemblés au Grand temple de Lyon pour célébrer la naissance de l’Église protestante unie de France. On lira ci-après des extraits du discours inaugural du pasteur Laurent Schlumberger – premier président du Conseil de l’ÉPUdF – ainsi que les allocutions d’autres responsables d’Église.

L’Église protestante unie est un fruit du mouvement œcuménique

En 1910, la conférence d’Édimbourg a appelé à mettre au premier plan la mission de l’Église et à relativiser du même coup les identités confessionnelles. En 1934, la déclaration de Barmen a uni des luthériens et des réformés pour affirmer l’autorité ultime du seul Jésus Christ, face à l’idolâtrie nazie ; avec la sève de l’Église confessante, elle a irrigué tout le protestantisme d’après-guerre, notamment en France. En 1948, la fondation du Conseil œcuménique a placé la recherche de l’unité visible au cœur de la vie des Églises. En 1962, le concile Vatican II a montré combien l’espérance œcuménique pouvait rencontrer d’échos au sein de l’Église la plus importante et la transformer, alors que beaucoup la pensaient immobile et immuable. En 1973, la Concorde de Leuenberg a proposé un modèle d’unité fondé non plus sur l’uniformité et la méfiance à l’égard des originalités, mais au contraire sur la diversité réconciliée. […]

Les métamorphoses du protestantisme

Depuis son apparition et pendant cinq siècles, être protestant en France, ce fut ne pas être catholique. Les protestants ont constitué une sorte d’alternative ultra-minoritaire au culte dominant. C’était pour leur malheur, en période de persécutions. C’était pour leur fierté, quand ils étaient identifiés du côté du progrès, de la République ou de la laïcité. Et ce fut une ressource identitaire inépuisable et, au fond, confortable : le protestantisme vivait en quelque sorte appuyé contre le catholicisme. Il a donc développé une manière d’être Église adaptée à ce contexte. Il s’est compris comme un petit troupeau, pour reprendre une image biblique. Un petit troupeau se serrant les coudes, tissant des solidarités internes fortes, aimant les marqueurs discrets et perceptibles par les seuls initiés, vérifiant régulièrement sa fidélité. Cette manière d’être Église, pertinente alors, lui a permis de traverser les épreuves et les siècles. Mais ce monde a changé. Et même, il a disparu. Les institutions religieuses sont désormais marginales, les convictions sont individualisées, les affiliations sont fluctuantes. Depuis 2008, les personnes agnostiques et athées déclarées sont majoritaires en France. Le catholicisme, bien sûr, mais aussi l’ensemble cumulé des cultes est de plus en plus minoritaire. Le protestantisme français ne peut donc plus exister en s’appuyant contre un autre culte. Il ne faut pas s’en désoler. C’est ainsi. Et c’est sans doute la chance de trouver une nouvelle manière d’être Église, pertinente dans ce monde-ci. C’est notre grand défi, pour cette génération : intégrer ce renversement complet de ce que nous avons longtemps été, pour être fidèles aujourd’hui et demain à l’Évangile que nous avons reçu, à notre manière de le comprendre et de le partager. Il s’agit, pour notre protestantisme, de passer de la connivence au partage, de l’entre-soi à la rencontre, d’une Église qui se serre les coudes à une Église qui ouvre ses bras. D’une Église de membres à une Église de témoins. Cette mutation n’est pas à venir, elle est en cours, nous y sommes déjà engagés. De multiples signes le montrent, par exemple dans bien des paroisses qui osent des projets hors les murs, dans le recrutement plus diversifié des responsables locaux, dans les étudiants de nos facultés de théologie venus des horizons les plus variés, dans la volonté de renforcer les liens avec les associations et mouvements d’origine protestante. […]

En route vers 2017

« Protester pour Dieu, protester pour l’Homme. Quelles sont nos thèses pour l’Évangile aujourd’hui ? » Dans la perspective des 500 ans de la Réforme, nous nous inspirerons de Martin Luther pour nous interroger, tous ensemble et le plus largement possible : quelles sont nos « thèses », c’est-à-dire nos convictions engagées, pour l’Évangile aujourd’hui ? Loin de nous contenter de répéter ce que nos pères dans la foi nous ont transmis, comment nous approprions-nous l’Évangile que nous avons reçu et qui nous fait vivre ? Personnellement et collectivement, quels sont nos mots pour le goûter, le célébrer, le partager ? Comment le manifesterons-nous ?

Pasteur Laurent SCHLUMBERGER

Message du frère Alois, prieur de la Communauté de Taizé

Vous vous embarquez ensemble pour témoigner par votre unité de l’amour du Christ. C’est un grand jour, un jour de joie. Vous naviguiez sur deux barques différentes, vous avez réfléchi ensemble, dialogué, pris des décisions. Et vous êtes maintenant montés sur une seule barque commune. Chacun doit laisser certains bagages sur la rive. N’alourdissez pas la barque, ne prenez avec vous que le nécessaire. Ce n’est pas moi qui vous donne ce conseil, c’est le Christ qui demande cela à ses disciples lorsqu’il les envoie dans le monde. Et l’unique nécessaire, n’est-ce pas la présence du Christ ? Dans les tempêtes que votre barque commune devra peut-être traverser, ne cessez pas d’écouter la voix du Christ. Inlassablement il vous dira : « Ayez confiance ! » Oui, nous devons apprendre toujours à nouveau à vivre de la confiance qu’il nous fait et à lui donner la nôtre. Cela implique d’accepter nos vulnérabilités et de construire avec elles. Par votre confiance, vous pourrez renouveler une des lignes de force de la foi chrétienne que vous avez toujours su souligner dans vos traditions : l’amour de Dieu pour les humains est premier. Par là vous rendrez un service à tous les chrétiens. Et non seulement aux chrétiens, mais aux femmes, aux hommes et aux enfants qui ressentent, parfois obscurément, que l’être humain a besoin de confiance comme du pain quotidien. Votre unité manifeste qu’aujourd’hui, nous ne pouvons plus témoigner du Christ séparément. Quand nos voix ne sont pas unies, le message de l’Évangile, le message de l’amour de Dieu, est rendu inaudible. La vision de votre barque devenue commune nourrit un rêve. C’est le rêve que, dans un avenir proche, les diverses familles chrétiennes encore plus largement se retrouvent ensemble dans l’amour et selon la vérité, et qu’ensemble nous puissions tous monter dans une barque unique, celle de l’unité visible de tous les chrétiens. Chacun apportera le meilleur de sa tradition. Chacun acceptera de laisser en arrière ce qui est secondaire. L’unité visible, non pas pour être plus forts face à un monde qui serait hostile. L’unité, simplement pour être conséquents avec notre foi dans le Dieu un, qui est communion trinitaire et donc source de paix pour une humanité unie dans la diversité.

Salutations d’Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises

Comme votre nouvelle Église est un fruit, une moisson des travaux œcuméniques passés, je tiens à vous encourager à demeurer généreux en assumant votre rôle œcuménique tant au niveau local que national, dans ce paysage œcuménique qui est parfois si complexe. Ce n’est que le début d’une grande histoire du témoignage que vous rendez à Jésus Christ depuis votre contexte d’Église minoritaire engagée dans l’œcuménisme. La façon dont ici, en France, les chrétiens – évangéliques, catholiques romains, luthéro-réformés, orthodoxes, pentecôtistes – parviennent à travailler ensemble en transcendant les différentes confessions peut aussi inspirer et mobiliser les chrétiens dans d’autres parties du monde. Le fait que votre Église – désormais unie – ait été si bien représentée lors de nombreuses réunions œcuméniques, y compris par des laïcs et des femmes, est selon moi très encourageant. J’espère qu’avec le temps, d’autres dénominations manifesteront leur volonté de rejoindre votre Église unie. C’est pourquoi je vous encourage à investir dans notre avenir œcuménique commun. Aucune confession ne saurait être à elle seule l’Église du Christ.

Discours du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

Pour nous, catholiques, et sans doute pour les baptisés des autres Églises chrétiennes, votre décision provoque à la fois envie et admiration. Nous voulons dire merci pour ce que votre geste a de stimulant, un merci qui s’adresse à vous, bien sûr, puisque vous en êtes les artisans, et une action de grâce qui monte vers Dieu car nous regardons tous cette belle étape sur le chemin de l’unité comme un fruit de sa grâce. L’événement de ce jour étonne et réveille tout le monde.

La fécondité et le rayonnement de cet acte dépasseront certainement nos frontières. Je ne peux m’empêcher de penser par exemple aux Églises malgaches, puisque j’ai eu l’honneur de servir le Seigneur dans cette grande île pendant quatre ans, et je devine l’impact profond que peut avoir votre décision, mûrement réfléchie et préparée, sur l’Église luthérienne (FLM) et l’Église réformée (FJKM) de Madagascar.

Allocution du métropolite Emmanuel, président de la KEK (Conférence des Églises européennes)

« Voici, j’ai fait toutes choses nouvelles » (Ap 21,5). L’avènement d’une Église protestante unie de France est, à mon sens, de ces choses nouvelles marquées d’une empreinte divine. Il s’agit du fruit d’une relecture de la tradition protestante, capable de dépasser ses antagonismes historiques, qui aujourd’hui manifeste la mission d’unité et de témoignage que nous rendons au monde. Permettez-moi de souhaiter à l’Église protestante unie de France qu’elle continue à manifester le désir de la recherche d’unité que nous avons en commun. C’est un événement majeur dans l’histoire de l’œcuménisme en France. J’espère qu’elle sera un moteur pour les autres dialogues bilatéraux.



 


Le pape François reçoit le pape Tawadros

 

24 septembre 2013 2013

10 mai / Vatican

Le 10 mai le pape François a reçu le pape des coptes Tawadros II : c’était la première rencontre entre les chefs des deux Églises depuis celle qui, en 1973, avait mis un terme au multiséculaire rejet réciproque par un baiser de paix qu’avaient échangé Paul VI et Chenouda III. Le pape Tawadros avait choisi de faire à Rome son premier voyage à l’étranger depuis son élection en novembre 2012. Dans un discours chaleureux, il a proposé que le 10 mai devienne une journée de « célébration de l’amour fraternel entre coptes et catholiques », en souvenir de cette rencontre qu’il a qualifiée « d’historique ». Pour le pape François, la visite de Tawadros « renforce les liens d’amitié et de fraternité unissant le Siège de Pierre et celui de Marc, héritier d’un inestimable patrimoine de saints et de martyrs, de théologiens et de grands disciples du Christ qui de génération en génération ont témoigné de l’Évangile, souvent dans un contexte difficile. » La déclaration christologique signée en 1973 a constitué « une pierre milliaire du cheminement œcuménique » et la base du travail de « la commission pour le dialogue entre les deux Églises, qui a donné de bons résultats et préparé le terrain » à un dialogue plus large de l’Église catholique avec les Églises orthodoxes d’Orient. Dans la déclaration commune de 1973, a ajouté François, « nos Églises ont reconnu, dans la ligne de leurs respectives traditions apostoliques, confesser une foi unique en un Dieu Un et Trine, dans la divinité du Fils unique incarné de Dieu..., reconnaître un Dieu parfait en vertu de sa divinité et un homme parfait en vertu de son humanité ». Puis le pape François a remercié son hôte de l’attention qu’il porte à l’Église copte catholique : rappelons que le pape copte avait assisté à l’intronisation, en mars dernier, du nouveau patriarche copte catholique, un geste sans précédent . Il s’est aussi réjoui de la création, activement voulue par Tawadros II, d’un Conseil national d’Églises chrétiennes en Égypte. (d’après VIS et APIC, 10 mai)



 


Congrès baptiste : Vivre ensemble dans l’espérance

 

24 septembre 2013 2013

9 mai / Roubaix

Réunis en congrès annuel du 9 au 11 mai sur le thème de l’espérance, les délégués des Églises évangéliques baptistes de France ont adopté trois vœux qui concernent la lutte contre la corruption, la fin de vie et l’enseignement de la théorie du genre à l’école primaire, vœux présentés simultanément au synode de l’Union des Églises évangéliques libres réuni à Orléans.

Dans un autre vœu concernant la naissance de l’Église protestante unie de France, « le nouveau dynamisme que cette union apporte au paysage du protestantisme français » a été accueilli « avec joie ». Rappelant par ailleurs que « vivre ensemble dans l’espérance doit toujours mieux s’incarner dans le souci “de la veuve et de l’orphelin” », un autre vœu invitait les Églises baptistes « à se rapprocher des autres chrétiens dans leur action sociale » et saluait particulièrement la démarche Diaconia 2013 de l’Église catholique en France qui rassemblait plus de 15 000 personnes à Lourdes à la même période. Enfin, le communiqué final notait que « certainement pour la première fois, le Congrès a salué l’action d’un pape catholique en soulignant les “premiers gestes du pape François vers une plus grande simplicité et solidarité” ». Jean Dupupet a été renouvelé dans son mandat de président du Conseil de la Fédération, et le pasteur Pierre de Mareüil a été élu président de l’ABEJ-Fédération nationale, « bras armé de la Fédération baptiste en matière d’action sociale ». (d’après le communiqué de la FÉÉB)



 


Premier synode de l’Église protestante unie de France

 

24 septembre 2013 2013

9 mai / Lyon

Au terme d’un processus de cinq ans, qui n’a pas généré de nouvelles scissions – toutes les Églises locales luthériennes et réformées ayant adhéré à l’Union nationale –, l’Église réformée de France et l’Église évangélique luthérienne de France se sont unies pour devenir l’Église protestante unie de France - Communion luthérienne et réformée. Le premier synode national commun de la nouvelle entité, qui s’est tenu à Lyon du 9 au 11 mai, a marqué sa naissance officielle [1]. Un projet de liturgie d’ordination-reconnaissance de ministère a été discuté, sans qu’il soit nécessaire de recourir à un examen « en collèges confessionnels distincts », comme le prévoit la Constitution de l’ÉPUdF (article 16, §9) « pour toute question qui touche à l’identité de l’une ou l’autre des deux confessions ». Ce texte liturgique sera utilisé ad experimentum jusqu’au synode de 2017.



[1Lire UDC n° 171

 


ARCIC III : une première rencontre dans l’hémisphère sud

 

24 septembre 2013 2013

8 mai / Rio de Janeiro

Du 29 avril au 7 mai, les membres catholiques et anglicans de la commission internationale de dialogue ARCIC se sont retrouvés pendant une dizaine de jours à Rio de Janeiro. Réunis pour la première fois dans l’hémisphère sud pour cette 3e rencontre de la 3e phase, sous la présidence conjointe de l’évêque anglican de Guildford Christopher Hill et de l’archevêque catholique de Birmingham Bernard Longley. Ils ont réfléchi à « l’Église comme communion, au plan local et au plan universel, et à la façon dont l’Église locale et l’Église universelle en communion parviennent à définir un enseignement moral juste ». Le communiqué final du 8 mai note que des progrès ont été faits en vue de la rédaction d’une déclaration commune à ce sujet. La commission a rencontré des membres de la commission ARC brésilienne, et « se réjouit de ce que les deux Communions ecclésiales [au Brésil] cherchent des moyens concrets pour partager documents et discussions au sujet du travail de la commission internationale ». (d’après Radio Vatican, 8 mai)



 


Retour à Dieu du P. Christian Forster, ancien secrétaire de la Commission catholique pour l’unité

 

24 septembre 2013 2013

30 avril / Dijon

Prêtre du diocèse de Dijon, curé de la paroisse Saint Michel, vicaire épiscopal, le P. Christian Forster est mort le 23 avril 2013, après un long combat contre la maladie, et ses obsèques ont été célébrées dans sa paroisse le 30 avril. Né en 1942, il fait des études de physique-chimie avant d’entrer au séminaire, d’être ordonné prêtre (en 1971), d’enseigner puis de diriger le Grand Séminaire de Dijon. En 1977, il soutient une thèse sur la Passion selon saint Jean à Strasbourg. Curé de la cathédrale de Dijon entre 1991 et 1997, il est ensuite nommé secrétaire national de la Commission pour l’unité des chrétiens de la Conférence des évêques de France, et devient à ce titre rédacteur en chef de la revue Unité des Chrétiens. À l’issue de deux mandats, le P. Forster retourne dans son diocèse de Dijon, où il reprend, presque jusqu’à la fin de sa vie, à côté de ses responsabilités paroissiales et diocésaines, un apostolat qui lui tenait particulièrement à cœur et rencontrait un grand succès : l’enseignement de la Bible à l’Université pour tous de Dijon. Pour la Fédération protestante de France, « le père Christian Forster a été un partenaire privilégié pendant des années lorsque, directeur du Service pour l’unité des chrétiens de la Conférence épiscopale catholique, il participait à bien des échanges et rencontres de nos Églises, et pouvait nous interpeller vigoureusement, en homme de dialogue franc et fraternel qu’il savait être ».



 


« Nous ne devons pas avoir peur de la rencontre »

 

1er octobre 2013 2013

28 juin / Vatican

Une délégation du Patriarcat de Constantinople – emmenée cette année par le métropolite Jean de Pergame – a participé à la célébration de la fête des saints Pierre et Paul, patrons de l’Église de Rome, le 29 juin. Au cours de l’Angélus de ce jour, le pape a prié avec la foule pour le patriarche Bartholomée.

Recevant la délégation orthodoxe, le pape François a salué « la contribution fondamentale à la recherche de la pleine communion entre catholiques et orthodoxes […] offerte par la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique ». Évoquant son thème de travail (la relation entre primauté et synodalité), le pape a souligné qu’il ne s’agit pas d’un simple exercice théorique, mais que l’enjeu est de « connaître à fond les traditions les uns des autres pour les comprendre et, parfois aussi pour apprendre d’elles ». « Je fais référence par exemple à la réflexion de l’Église catholique sur le sens de la collégialité épiscopale, et à la tradition de la synodalité, si typique dans l’Église orthodoxe. J’ai confiance qu’un effort de réflexion commune si complexe et laborieux donnera des fruits en son temps. » Répondant par l’encouragement aux difficultés rencontrées ces derniers temps par la Commission, le pape a ajouté : « Il m’est réconfortant de savoir que catholiques et orthodoxes partagent la même conception du dialogue qui ne cherche pas un minimalisme théologique sur la base duquel on peut arriver à un compromis, mais qu’il se fonde plutôt sur l’approfondissement de l’unique vérité que le Christ a donnée à son Église et que nous ne cessons jamais de mieux comprendre, mus par l’Esprit Saint. Pour cela nous ne devons pas avoir peur de la rencontre et du vrai dialogue. Celui-ci ne nous éloigne pas de la vérité ; à travers un échange de dons, il nous conduit plutôt, sous la conduite de l’Esprit de Vérité, à toute la vérité (cf. Jn 16,13). »



 


Un spécialiste anglican des Évangiles reçoit le Prix Ratzinger

 

1er octobre 2013 2013

26 juin / Vatican

C’est à un exégète anglican, Richard Burridge, doyen du King’s College de Londres, qu’a été attribué le prix Ratzinger 2013, pour ses travaux sur les Évangiles. Il le partage avec un laïc catholique allemand, Christian Schaller, vice-directeur de l’Institut Benoît XVI de Ratisbonne. Richard Burridge est le premier non-catholique à recevoir ce prix créé en 2010. Doté au moyen des droits d’auteur des livres de Benoît XVI, il sera remis en octobre à Rome lors d’un symposium consacré au Jésus de Nazareth du pape émérite. (d’après APIC, 26 juin)



 


8e Nuit des Veilleurs

 

1er octobre 2013 2013

22 juin

Comme chaque année et pour la 8e fois, à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, des chrétiens dans le monde entier ont soutenu par leurs prières ceux qui souffrent aux mains des bourreaux. Le thème de cette année était : La nuit comme le jour est lumière (Ps 139,12). « Les prisonniers ou torturés ont souvent l’impression d’être dans un tunnel noir et ne perçoivent aucune lueur leur permettant d’en sortir », dit le document de présentation de l’ACAT. « Mais avec la résurrection du Christ, le jour a jailli de la nuit, à jamais. » En France particulièrement, plus de 250 veillées ont eu lieu dans la nuit du 22 au 23 juin, afin de soutenir par la prière dix victimes de tortures et d’envoyer des messages de soutien à leurs familles et à leurs avocats.

Au fil des années, la Nuit des Veilleurs connait une augmentation constante du nombre d’événements organisés. Appelés à rester vigilants en priant, les chrétiens veulent « porter ensemble l’espoir d’un monde débarrassé de toute forme de torture ; pour que l’ombre devienne lumière, la mort résurrection et l’emprisonnement liberté pour ceux qui sont torturés ». (d’après le site nuitdesveilleurs.com)



 


Du conflit à la communion, en vue d’une célébration œcuménique en 2017

 

1er octobre 2013 2013

17 juin / Vatican-Genève

Le document de la Commission internationale de dialogue entre l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale a été rendu public le 17 juin. Il retrace l’histoire de la Réforme et des relations douloureuses entre catholiques et luthériens, pour préparer des célébrations communes du 500e anniversaire de la Réforme [1]. Une commission formée de spécialistes des deux traditions a également été créée pour établir les textes des liturgies qui seront utilisées lors des commémorations de 2017.

Par ailleurs, Mgr William Kenney, évêque auxiliaire catholique de Birmingham, a été désigné co-président de la Commission internationale luthéro-catholique, en remplacement de Mgr Gerhard Ludwig Müller, nommé à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi ; du côté luthérien, l’évêque finlandais Eero Huovinen, évêque émérite d’Helsinki, reste co-président. (lire UDC n° 171)



[1Lire UDC n° 168

 


L’archevêque de Cantorbéry rend visite au pape François

 

1er octobre 2013 2013

14 juin / Vatican

Lee pape François a reçu pour la première fois le 14 juin le nouvel archevêque de Cantorbéry, qui a pris lui aussi ses fonctions en mars dernier. L’archevêque catholique de Westminster, Mgr Vincent Nichols, accompagnait à Rome le primat anglican. Estimant partager « bien des idées » sur les questions sociales avec Justin Welby, le pape a souligné leur souci commun de « donner voix au cri des pauvres afin qu’ils ne soient pas abandonnés aux lois d’une économie qui semble parfois considérer l’homme uniquement comme un consommateur ». Le pape François a également remercié l’Église d’Angleterre « pour l’effort sincère qu’elle a fait » pour comprendre les raisons qui ont conduit Benoît XVI à créer l’Ordinariat pour des groupes d’anglicans ayant demandé à être reçus dans l’Église catholique.

De son côté, Justin Welby, qui portait l’anneau épiscopal offert à l’archevêque Ramsey par Paul VI, a reconnu que le chemin vers l’unité était « éprouvant ». Il a aussi relevé « des différences » dans la manière de témoigner de la foi chrétienne face aux « défis de la société moderne ». Mais il a également affirmé sa proximité de vues avec François en lançant un appel en faveur des exclus et des opprimés : « Au moment même où nous parlons, nos frères et sœurs en Christ souffrent terriblement de la violence, de l’oppression, de la guerre, de la mauvaise gouvernance et de systèmes économiques injustes. Si nous ne sommes pas leurs avocats au nom du Christ, qui le sera ? » (d’après L’Osservatore romano, 20 juin, ACNS, 14 juin et VIS, 14 juin)



 


Conseil de la FLM : autonomie et communion

 

1er octobre 2013 2013

13 juin / Genève

Lors de son Conseil annuel, qui s’est tenu à Genève du 13 au 18 juin, la Fédération luthérienne mondiale a discuté un texte intitulé Affirmer le don de la communion dans un monde fragmenté. Celui-ci réfléchit aux conséquences pour la communion ecclésiale de la rupture récente de relations entre trois des Églises membres : comment concilier l’autonomie de décision des Églises avec leur engagement à vivre et agir en communion avec les autres ? Depuis son assemblée générale en février dernier, l’Église évangélique éthiopienne Mekane Jesus a coupé toutes relations avec l’Église de Suède et avec l’Église évangélique luthérienne en Amérique, à la suite de leur décision d’ouvrir la possibilité du mariage et de l’ordination aux personnes homosexuelles.



 


Le P. Matthew Harrison chanoine de la pro-cathédrale de Malte

 

30 septembre 2013 2013

12 juin / Diocèse anglican en Europe

Recteur de la paroisse saint George à Paris, délégué anglican à l’œcuménisme pour la région Île-de-France, et membre du comité de rédaction d’Unité des Chrétiens, le P. Matthew Harrison a été nommé chanoine du chapitre de la pro-cathédrale de Malte, l’une des trois cathédrales du Diocèse en Europe de l’Église d’Angleterre. Le premier titulaire de la « stalle John Henry Newman », tout juste créée, est un fin connaisseur de l’œuvre du célèbre ecclésiastique anglais du XIXe siècle. Il a été intronisé au cours du synode de l’Archidiaconé de France le 12 juin.

À la fin de juin, le Vénérable Ken Letts, qui a longtemps été archidiacre pour la France du Diocèse en Europe a quitté sa paroisse de Nice pour prendre sa retraite en Australie. Il était membre du CÉCEF et co-président du comité mixte de dialogue anglican-catholique (French ARC). La célébration œcuménique qui a marqué la fin de son ministère en France a permis de mesurer combien le P. Ken Letts était estimé et apprécié pour ses qualités humaines et spirituelles.



 


L’Église chaldéenne et l’unité de l’Église d’Orient

 

30 septembre 2013 2013

10 juin / Bagdad

Du 5 au 10 juin un synode de l’Église chaldéenne a réuni pour la première fois les évêques autour de leur nouveau patriarche, Louis Raphaël Ier Sako, élu en janvier 2013. Dans le communiqué final, les évêques chaldéens invoquent « la reprise du chemin œcuménique avec toutes les autres Églises et communautés chrétiennes, à commencer par l’Église assyrienne, avec laquelle ils espèrent voir rétablie “l’unité de l’Église d’Orient” ». (d’après Fides, 11 juin)

L’Église catholique a signé avec l’Église assyrienne deux déclarations importantes, en 1994 sur la christologie, et en 2000 sur la reconnaissance de l’anaphore d’Addaï et Mari, qui laissent espérer d’autres rapprochements avec l’Église catholique chaldéenne.



 


Appel conjoint contre la faim dans le monde

 

30 septembre 2013 2013

8 juin / Londres

Lors d’une célébration œcuménique à Londres, l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby et l’archevêque catholique de Westminster Vincent Nichols ont lancé ensemble un appel aux dirigeants du G8 qui devaient se réunir les 17 et 18 juin en Irlande du Nord : « Le fait que des millions de gens souffrent chaque jour de la faim relève de notre responsabilité à tous », a déclaré Mgr Nichols, appelant les principales puissances économiques de la planète « à s’attaquer de façon sérieuse aux causes profondes de cette injustice » qu’est la malnutrition de populations entières. Dans un message vidéo aux participants, l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby a déclaré que « le G8 est le centre des ressources financières et du pouvoir, à de nombreux niveaux. Beaucoup de ses membres commencent à utiliser de façon plus sérieuse leur pouvoir pour le bien de tous… Mais il est important que nous leur fassions voir les besoins de la communauté mondiale à laquelle nous appartenons, au sein de laquelle nous sommes tous interdépendants. » (d’après APIC, 10 juin)



 


Le pape dénonce le génocide arménien

 

24 septembre 2013 2013

3 juin / Rome

À l’occasion d’une rencontre avec le patriarche de Cilicie des Arméniens catholiques le 3 juin, Nersès Bédros XIX, le pape François a qualifié le massacre des Arméniens en 1915 de « premier génocide du XXe siècle ». Il a également exprimé son intention de se rendre à Erevan en 2015 : une déclaration et un projet de voyage qui pourraient favoriser des rapprochements avec l’Église apostolique arménienne.



 


8e week-end du Réseau Jeunes Chrétiens Ensemble

 

24 septembre 2013 2013

1er juin / Lyon

52 participants de toute la France (entre 20 et 40 ans) se sont retrouvés à Lyon pour un week-end œcuménique. Sur le thème de la prière sont notamment intervenus le frère Elie Ayroulet, prêtre catholique et professeur de patrologie, la bibliste protestante Nicole Fabre, l’iconographe orthodoxe Barbara Vaux, la bibliste orthodoxe Sandrine Caneri, Antoine et Laure Arjakovsky et le pasteur Xavier Langlois. Ce week-end auquel avait pris part le P. Ivan Karageorgiev, co-secrétaire du CÉCEF, a été ponctué de temps de prière, vécus tous ensemble, dans différentes traditions (un culte protestant, les vêpres catholiques, une initiation à la prière du cœur dans la tradition orthodoxe, la liturgie dominicale gréco-catholique). Des temps de convivialité ont développé une confiance réciproque, permettant à chacun de mieux connaître les richesses des traditions occidentale et orientale. (d’après E. de Larambergue)



 


Un bateau pour des célébrations œcuméniques

 

1er octobre 2013 2013

28 juillet / Überlingen

Chaque dimanche du 28 juillet au 18 août, les Églises catholique et réformée des bords du lac de Constance ont proposé aux chrétiens de la région de participer à une célébration œcuménique sur un bateau. Le « Grossherzog Ludwig » naviguait sur le lac pendant deux heures, tandis que les 200 passagers – touristes ou habitants du lieu – participaient à la rencontre de prière. Les Églises chrétiennes de la région ont lancé cette initiative dans le cadre d’un projet commun de pastorale du tourisme qui doit durer trois ans. (d’après APIC, 4 août)



 


Un rapport catholique-protestant sur la liberté religieuse

 

1er octobre 2013 2013

1er juillet / Berlin

Pour la première fois, les protestants et les catholiques d’Allemagne ont rédigé ensemble un Rapport œcuménique sur la liberté religieuse des chrétiens dans le monde. Le vice-président du conseil de l’Église protestante en Allemagne [EKD], l’évêque Martin Schindehütte, et le président de la commission pour l’Église universelle de la conférence épiscopale catholique allemande, l’archevêque Ludwig Schick, l’ont présenté à la presse le 1er juillet. Pour Mgr Schick, « cette injustice qui fait que les chrétiens souffrent pour leur foi n’est pas une question confessionnelle. Nous voulons, a-t-il ajouté, parler d’une seule voix. » Les deux Églises mènent déjà des actions régulières pour dénoncer les atteintes aux libertés des chrétiens ; mais avec ce premier rapport elles ont voulu aller plus loin, en sensibilisant la société et le monde politique. Après un tableau d’ensemble, la situation est décrite pays par pays, et une analyse des tendances récentes termine l’ouvrage. Le rapport se focalise sur la situation des chrétiens, mais ne revendique pas un droit particulier pour les chrétiens mais « un droit de tous les hommes à la liberté religieuse » : « pour les Églises chrétiennes, il n’y a pas d’alternative à la défense de la liberté religieuse pour tous et en tous lieux » a affirmé l’évêque Schindehütte. (www.dbk.de & www.ekd.de).



 


Des JMJ partagées par d’autres jeunes chrétiens

 

1er octobre 2013 2013

23 juillet : Rio de Janeiro

Les dernières Journées mondiales de la jeunesse, qui ont eu lieu à Rio de Janeiro du 23 au 29 juillet sur le thème Allez ! de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19), ont vu la participation d’un groupe de jeunes anglicans venus du Brésil, d’Europe, d’Afrique et d’Australie. Deux prêtres anglicans du diocèse de Rio, avec le soutien du primat de la province anglicane du Brésil, avaient en effet organisé une Rencontre mondiale de jeunes anglicans, en même temps que les JMJ catholiques. En plus de son programme spécifique qui comprenait la visite de paroisses anglicanes (dont la cathédrale du Rédempteur à Tijuca et la paroisse de la célèbre Cité de Dieu), le groupe anglican a pris part à une catéchèse œcuménique, et a participé aux moments forts des JMJ : messe d’ouverture, chemin de croix, veillée et messe de clôture sur la plage de Copacabana.

Par ailleurs, la Tente des Jeunes a demandé et accueilli le concours du Réseau œcuménique jeunes du Brésil, membre de l’Alliance ACT (Conseil œcuménique des Églises), qui travaille, dans une collaboration entre jeunes de diverses confessions, à éradiquer l’intolérance et la violence, en particulier raciales et religieuses, et à établir la justice et la paix.

Pendant que se déroulaient ces JMJ au Brésil, 2000 jeunes baptistes se sont retrouvés à Singapour, à l’invitation de l’Alliance baptiste mondiale et du Conseil œcuménique des Églises, pour préparer l’Assemblée qui aura lieu en Corée du Sud en novembre prochain. Pour le COE, cette rencontre se voulait « en pleine communion et syntonie avec les JMJ de Rio, en particulier en ce qui concerne les thèmes centraux de l’Assemblée qui sont la justice et la paix, ainsi que la contribution que les jeunes générations peuvent apporter dans ce domaine. » (d’après Fides, 26 juillet, ACNS, 26 et 30 juillet, WCC News, 29 juillet, et ieab, 2 août)

Au cours de son séjour au Brésil le pape François a pu saluer des représentants d’autres confessions chrétiennes au théâtre municipal de Rio. Lors de sa visite à la favela de Varginha, l’une des plus déshéritées de Rio, une Église pentecôtiste (Assemblée de Dieu) du quartier avait ouvert ses portes pour permettre aux visiteurs de se désaltérer et de se reposer. (d’après Zenit, 25 juillet, et La Croix, 26 juillet)



 


International Ecumenical Fellowship : 42e Congrès international

 

1er octobre 2013 2013

22 juillet / Avila

C’est au centre international thérésien d’Avila que l’association International Ecumenical Fellowship a tenu du 22 au 29 juillet son 42e Congrès, sur le thème Pierres vivantes du temple de Dieu (1 P 2,5). Conférences, groupes de réflexion, liturgies dans les différentes traditions chrétiennes et visites culturelles se sont succédé pendant cette semaine. C’était le premier Congrès présidé par le français René Lefèvre, nouveau président international de l’IEF.



 


Session œcuménique Bible en montagne

 

1er octobre 2013 2013

14 juillet / Vars (Hautes-Alpes)

Du 14 au 19 juillet, l’Église protestante unie de Freissinières-Briançon-Queyras et le secteur paroissial catholique de Guillestrois organisaient pour la seconde fois « cinq journées d’étude à vocation œcuménique » à Vars Sainte Marie. 35 personnes ont ainsi pu étudier les Actes des Apôtres, entre deux balades dans la montagne du Queyras avoisinante, avec l’aide du pasteur Hans Lung, animateur biblique de l’Église protestante unie de France et le frère dominicain Dominique Cerbelaud (abbaye de Boscodon). Des temps de prière, soirées contes et cinéma complétaient le programme.



 


Modification des normes régissant les ordinariats personnels

 

23 décembre 2013 2013

9 juillet / Angleterre

Le pape François a approuvé « une modification importante des normes complémentaires qui régissent la vie des ordinariats personnels établis sous les auspices » de la constitution apostolique Anglicanorum coetibus, a annoncé le 9 juillet l’ordinariat personnel Notre-Dame de Walsingham, qui rassemble d’anciens anglicans d’Angleterre et du Pays de Galles. L’article 5 des Normes complémentaires annexées à Anglicanorum coetibus soulignait que « ceux qui ont été antérieurement baptisés en tant que catholiques hors de l’ordinariat, ne peuvent pas, de manière générale, y être admis – sauf s’ils sont membres d’une famille appartenant à l’ordinariat ». Or, selon l’ordinariat Notre-Dame de Walsingham, le pape François a, le 31 mai, modifié cet article 5 en précisant que si « une personne qui a été baptisée dans l’Église catholique mais qui n’a pas reçu tous les sacrements de l’initiation, retourne à la foi et à la pratique de l’Église à la suite de la mission évangélisatrice d’un ordinariat, elle peut être admise comme membre de cet ordinariat et y recevoir le sacrement de la confirmation, ou le sacrement de l’eucharistie, ou les deux ». « Cela confirme la place des ordinariats personnels au sein de la mission de l’Église catholique au sens large, non pas simplement comme une juridiction pour des fidèles de tradition anglicane, mais comme des contributeurs à la tâche urgente de la nouvelle évangélisation », se félicite l’ordinariat. Il n’est toutefois pas possible pour un catholique ayant déjà reçu le sacrement de confirmation de passer de son diocèse à un ordinariat personnel anglican. Les catholiques ne peuvent donc pas devenir membres d’un ordinariat personnel « pour des raisons purement subjectives ou selon des préférences personnelles ». (d’après ordinariate.org.uk)



 


L’assemblée de la KEK à Budapest

 

11 juillet 2014 2014

La 14e assemblée générale de la Conférence des Églises européennes a adopté une nouvelle constitution.

Budapest, dimanche 7 juillet 2013, tard dans la soirée… les 220 délégués de la 14e assemblée générale de la Conférence des Églises européennes (KEK) adoptent, à l’issue de quatre ans de travaux préparatoires depuis la dernière assemblée à Lyon et de cinq journées de délibérations intenses, la nouvelle constitution de cette institution, avec une très large majorité.

Née en contexte de guerre froide du désir de plusieurs Églises d’Europe de créer une plateforme œcuménique leur permettant de devenir des instruments de paix et de meilleure compréhension réciproque, la KEK avait tenu sa toute première assemblée en 1959. Depuis, même si le contexte politique, religieux et socio-économique a considérablement évolué en Europe (comprise dans le sens géographique de la Méditerranée à l’Oural et non de la seule Union Européenne), les Églises membres de la KEK veulent rester fidèles à la mission qu’elles se sont donnée dans ce cadre, énoncée ainsi dans le préambule de la nouvelle constitution : « La Conférence cherche à aider les Églises européennes à partager leur vie spirituelle, à fortifier leur témoignage et service communs et à promouvoir l’unité de l’Église et la paix dans ce monde. »

La 14e assemblée générale de la KEK s’est donc consacrée à l’adoption d’une nouvelle constitution afin de mener à bien cette mission dans les décennies à venir. Cette nouvelle constitution, pour reprendre une image employée dans le message final de l’assemblée, ressemble à l’outre dans la parabole de Jésus : par cette constitution, le vin nouveau a été mis dans des outres neuves et ainsi, le vin comme les outres se conservent (Mt 9,17).

Parmi les changements les plus visibles de cette restructuration : le resserrement du nombre de membres du conseil de direction de 40 à 20 ainsi que du nombre de délégués lors des assemblées générales, le déplacement du secrétariat de Genève à Bruxelles, un suivi plus encadré encore des finances, l’élection du président par l’assemblée générale directement, la réorganisation des commissions (notamment « Église et Société »), afin de mieux les intégrer.

Voter ce texte, même avec la centaine d’amendements adoptés, n’est toutefois pas la fin du débat : reste à voir comment le nouveau conseil de direction et le secrétaire général Guy Liagre vont mettre en œuvre cette constitution, devant veiller notamment à la représentativité de tous. Des quotas imposant un certain nombre de jeunes, de laïcs et de femmes dans les instances seront intégrés dans le règlement intérieur, mais non dans la constitution, comme le souhaitaient certains (reflet de l’intensité des débats, cette décision ne l’a emporté que d’une seule voix). Le conseil de direction avec son nouveau président, l’évêque anglican Christopher Hill, devra particulièrement rester vigilant dans l’écoute des Églises dites « minoritaires » (minoritaires dans leur pays, comme les protestants en France), dans l’intégration des associations œcuméniques travaillant avec la KEK, et surtout, permettre à la KEK de rester une plateforme œcuménique dynamique, moteur pour l’ensemble de la vie œcuménique en Europe.

À cette fin, la Conférence a également voté un texte d’orientation (une road-map) précisant les priorités pour les années à venir, notamment pour le travail du secrétaire général. On retiendra particulièrement le désir de renforcer la collaboration avec le Conseil œcuménique des Églises et le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE). Il faut en effet rappeler que la KEK, si elle rassemble une large palette de la diversité chrétienne confessionnelle d’Europe (anglicanisme, vieux-catholicisme, protestantisme dans sa diversité – avec des réformés, luthériens, baptistes, méthodistes –, et orthodoxie – tant orientale qu’occidentale) ne comprend pas l’Église catholique romaine de par le choix de cette dernière. Toutefois, les liens entre la KEK et le CCEE témoignent d’une belle vitalité comme l’avait attesté la signature ensemble de la Charte œcuménique en 2001.

Si la plus grande partie du programme de la 14e assemblée a dû être consacrée à ces changements structurels profonds, d’autres aspects méritent aussi d’être rapportés : outre les 220 délégués des Églises, ce sont en tout 470 participants qui ont partagé une semaine intense de réflexions, débats, temps de prière. Le thème de l’assemblée générale, reprenant une parole d’Ananias pour Paul, « et maintenant pourquoi attendre encore » (Ac 22,16) a résonné à travers les chants, les études bibliques, les échanges, incitant chacune/chacun à ne plus attendre, mais à se mettre en marche sur la route du pèlerinage œcuménique.

Pour terminer par une note plus personnelle, il me faut évoquer la joie des rencontres que permet une telle assemblée et la chance de pouvoir ainsi « élargir l’espace de sa tente » : rencontres des autres Français de diverses confessions, rencontres d’autres baptistes européens, rencontres d’autres chrétiens, notamment toute la diversité orthodoxe. Mais l’assemblée de la KEK, ce sont aussi quelques échardes, des réalités plus douloureuses qu’on emporte avec soi comme autant de sujets de réflexion et de prières. J’en citerai deux : d’abord l’absence de mes frères et sœurs catholiques : étant habitué, dans notre contexte français à principalement dialoguer et œuvrer avec les catholiques, j’avoue que leur (quasi) absence à la KEK m’est pénible. Le projet de la KEK d’organiser un nouveau rassemblement œcuménique avant la fin de la décennie (comme à Sibiu en 2007) pourrait contribuer à rapprocher tous les chrétiens d’Europe en vue d’un témoignage commun. La deuxième écharde fut les temps de prière du matin, animés chaque jour par une confession différente, où mes convictions baptistes, plus largement protestantes évangéliques, ont parfois été heurtées de plein front, sans ménagement de nos différences. C’est sans doute un chantier bien plus large que celui de la KEK que de réussir à vivre ensemble la tension mais aussi la beauté des spécificités de nos spiritualités. En tous cas cette 14e assemblée générale de la KEK a sans nul doute constitué un beau jalon sur cette route vers l’unité visible et le témoignage commun.

Valérie DUVAL-POUJOL
Déléguée de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France



 


La Nuit des Églises s’ouvre aux temples protestants

 

1er octobre 2013 2013

6 juillet

La 3e édition de la Nuit des Églises, organisée comme les précédentes par Narthex, la revue en ligne du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (Conférence épiscopale catholique en France), a connu une innovation : pour la première fois, deux paroisses de l’Église protestante unie ont participé à cette opération. Ainsi, aux Sables d’Olonne (Vendée) et à Eynesse (Gironde), les portes des temples sont restées ouvertes jusqu’à minuit, et une exposition, des lectures de la Bible et des visites guidées – occasion d’expliquer ce qu’est le protestantisme – étaient proposées aux visiteurs.

660 églises ont participé cette année à l’événement ; avec deux idées force : ouvrir, ne serait-ce qu’une fois dans l’année, des édifices chrétiens qui sont le plus souvent fermés, et s’adresser en priorité aux habitants qui ne connaissent pas forcément l’église de leur quartier. L’évènement permet aussi, précise le site de Narthex, « à partir d’une initiative clairement ecclésiale, d’engager des partenariats féconds avec les collectivités locales et le monde culturel ». (d’après narthex.fr)



 


1ère Assemblée commune anglicane-luthérienne au Canada

 

1er octobre 2013 2013

3 juillet / Ottawa

Les anglicans et les luthériens canadiens ont tenu à Ottawa leur première Assemblée commune du 3 au 7 juillet. Ces deux Églises ont en effet signé une déclaration de pleine communion en 2001 ; depuis ils ont multiplié les collaborations et des paroisses rassemblent désormais des fidèles des deux dénominations, même si la plupart conservent leurs spécificités. Sur le thème Ensemble pour l’amour du monde, les 800 délégués se sont penchés sur des questions de justice sociale. Une Déclaration commune appelant à s’engager aux côtés des SDF, des mal-logés et pour une extraction des ressources naturelles respectueuse de l’environnement et des conditions de vie des Nations Premières a été adressée à toutes les paroisses anglicanes et luthériennes, mais aussi au gouvernement canadien. L’Église anglicane du Canada compte plus de 500 000 fidèles, l’Église évangélique luthérienne au Canada en compte environ 145 000. (d’après jointassembly.ca)



 


L’œcuménisme des communautés religieuses

 

23 décembre 2013 2013

23 août / Tynieć (Pologne)

Le XVIIIe Congrès interconfessionnel et international des religieux(ses) s’est tenu en Pologne du 23 au 28 août au monastère bénédictin de Tynieć, à l’invitation de son comité présidé par le frère Nicolas Stebbing de l’Église anglicane. « Celui-ci rappelait la nécessité d’un œcuménisme de base : prier et vivre ensemble. Le thème volontairement très large était Chercher l’unité en Jésus au bord de la Vistule, insistant sur une recherche de l’unité qui soit incarnée dans le monde d’aujourd’hui. Sœur Paraskeva Sandu, moniale orthodoxe roumaine et le frère bénédictin Robert Sevensky (du monastère anglican de Holy Cross près de New York), traitèrent la question : “de quelle manière pouvons-nous vivre les valeurs de la vie religieuse avec nos contemporains ?” Une seconde question fut introduite par la visite bouleversante du camp d’Auschwitz-Birkenau : “de quelle manière affronter le passé en vérité pour entrer dans le travail et la grâce du pardon ?” Frère Michel Mallèvre, dominicain, ouvrit la réflexion en faisant l’état du dialogue judéo-chrétien dans une perspective œcuménique. Une réflexion sur le travail de pardon par Sœur Gabriele Funkschmitt, bénédictine, et des témoignages nous amenèrent à une démarche concrète. Seule la confiance, l’amitié et la prière partagée ont permis ces pardons, petits pas sur le chemin de l’unité. Frère Thomas Dürr, luthérien, conclut avec la prière de Bonhoeffer : “donne-nous d’entendre la plénitude sonore du monde invisible, le cantique de louange de tous les enfants de Dieu”. » (d’après Sœur Thérèse du monastère dominicain de Langeac)



 


Le pape François parle de la collégialité épiscopale

 

23 décembre 2013 2013

19 août / Vatican

En août, le pape François a accordé trois longs entretiens au P. Antonio Spadaro, directeur de la revue des jésuites italiens Civiltà Cattolica. Le P. Spadaro représentait l’ensemble des revues culturelles jésuites européennes et américaines, dont les responsables avaient préparé un certain nombre de questions. L’une d’elles concernait l’articulation entre primauté et synodalité dans l’Église. Le pape y a répondu ainsi : « On doit marcher ensemble : les personnes (la gente), les évêques et le pape. La synodalité se vit à différents niveaux. Il est peut-être temps de changer la manière de faire du Synode, car celle qui est pratiquée actuellement me paraît statique. Cela pourra aussi avoir une valeur œcuménique, tout particulièrement avec nos frères orthodoxes. D’eux, nous pouvons apprendre davantage sur le sens de la collégialité épiscopale et sur la tradition de la synodalité. L’effort de réflexion commune, qui prend en considération la manière dont l’Église était gouvernée dans les premiers siècles, avant la rupture entre l’Orient et l’Occident, portera du fruit en son temps. Ceci est important pour les relations œcuméniques : non seulement mieux se connaître, mais aussi reconnaître ce que l’Esprit a semé dans l’autre comme un don qui nous est aussi destiné. Je veux poursuivre la réflexion sur la manière d’exercer le primat de Pierre, déjà initiée en 2007 par la Commission mixte, ce qui a conduit à la signature du Document de Ravenne. Il faut continuer dans cette voie. » Sur l’avenir de l’unité de l’Église, le pape François précise : « Nous devons cheminer unis dans les différences : il n’y a pas d’autre chemin pour nous unir. C’est le chemin de Jésus. » (trad. François Euvé et Antoine Nicq)



 


Le Prix du Jury œcuménique à Short Term 12

 

23 décembre 2013 2013

18 août / Locarno (Suisse)

C’est le réalisateur américain Destin Cretton qui a été primé au festival du film de Locarno par le Jury œcuménique, réuni sous la présidence de Daria Pezzoli-Olgiati (Suisse). Le film Short Term 12 décrit la vie d’un internat pour adolescents à l’histoire familiale difficile. Il traite « le traumatisme dans un style direct qui met en évidence l’engagement et la solidarité entre les éducateurs et les jeunes. Grâce à une relation forte avec l’une des adolescentes, le personnage principal, Grace, trouve la force de comprendre son passé en s’ouvrant au futur au-delà de la violence subie », explique le jury du Prix. Ce sont les Églises réformées et l’Église catholique en Suisse qui dotent le Prix, destiné à financer la distribution du film. (d’après kirchen.ch/filmjury)



 


Disparition du frère Jeffrey Gros

 

23 décembre 2013 2013

13 août / Chicago

Jeffrey Gros était frère des Écoles chrétiennes. Il est mort à Chicago, le 13 octobre, à 75 ans, après une vie consacrée à l’enseignement et à l’œcuménisme. Il fut ainsi pendant dix ans directeur de la commission Foi et Constitution du Conseil national des Églises chrétiennes aux États-Unis, et directeur adjoint du Secrétariat pour les questions œcuméniques et inter-religieuses de la Conférence des évêques catholiques. Il avait été également professeur de théologie œcuménique au Séminaire de Memphis. Antonio Kireopoulos, secrétaire général adjoint de la commission Foi et Constitution du Conseil national des Églises a salué en Jeffrey Gros « un modèle d’engagement œcuménique, et un exemple à la fois pour ses contemporains et les générations futures ». (d’après America)



 


Le dialogue luthéro-catholique centré sur le baptême

 

26 décembre 2013 2013

12 août / Kyoto

Après la publication en juin dernier du document Du conflit à la communion, rédigé dans la perspective du 500e anniversaire de la Réforme, la Commission internationale de dialogue luthéro-catholique a poursuivi ses travaux lors de la rencontre de la commission qui a eu lieu du 12 au 20 août à Kyoto. Cette phase du dialogue initiée en 2009 est consacrée au baptême (Baptême et communion grandissante : quelle communion ecclésiale naît du baptême ?), un thème voisin de celui du dialogue trilatéral mené en parallèle par les luthériens et les catholiques avec les mennonites : Baptême et intégration dans le Corps du Christ, l’Église. (d’après le communiqué de la rencontre de Kyoto, lutheranworld.org)



 


Métropolite Hilarion : ne pas gommer les divergences entre chrétiens

 

26 décembre 2013 2013

4 août / Moscou

Dans une interview accordée le 4 août à l’agence de presse catholique allemande KNA, le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, estime que « lorsque nous faisons simplement comme si nous n’avions pas de divergences
ou bien qu’il n’y en aurait que peu, quand nous essayons de représenter les traditions théologiques de nos Églises comme étant rapprochées au maximum, nous nous trompons ! » Le métropolite
Hilarion demande que, dans le dialogue théologique avec l’Église catholique, les divergences soient nommées avec précision et que les deux Églises s’aident mutuellement à comprendre la logique de l’évolution de leurs traditions théologiques, estimant très peu probable que l’Église orthodoxe ou l’Église catholique abandonnent leurs traditions. Il note cependant une « dynamique positive » dans
les relations entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe depuis le pontificat de Benoît XVI (2005-2013), sous lequel elles se sont considérablement améliorées, et ont vu toute une série d’accords signés. Par ailleurs, le métropolite Hilarion a le sentiment que « le pape François considère l’Église orthodoxe russe avec amour
et respect » et que « nous allons trouver un langage commun dans nos relations ». À plusieurs reprises cette année, Mgr Hilarion a dit espérer le développement de la collaboration orthodoxe-catholique
sous le pontificat du nouveau pape François, en particulier dans les
domaines de la défense des valeurs chrétiennes dans la société, de l’action sociale et de la défense des chrétiens persécutés dans le monde. (d’après APIC, 4 août)



 


L’Armée du Salut a élu son 20e général

 

23 décembre 2013 2013

3 août / Londres

Les 117 membres du Haut-Conseil de l’Armée du Salut réunis à Londres le 3 août ont élu leur nouveau responsable international, le général André Cox. Il prend la suite de Linda Bond, qui était à la tête de l’Armée du Salut depuis janvier 2011 [1], et qui s’est retirée le 13 juin dernier avant la fin de son mandat. L’épouse d’André Cox, Silvia, est responsable des ministères féminins de l’Armée du Salut, qui est à la fois une Église et une organisation caritative comptant dans le monde plus de 1 500 000 membres. (d’après salvationarmy.org)



[1Lire UDC n° 163, p. 27.

 


Protestants en fête

 

21 août 2017 2017

27 septembre / Paris

L’espérance pour tous, portée dans la foi et par le service : c’est avec ce fil conducteur qu’a eu lieu les 27, 28 et 29 septembre le rassemblement Protestants en fête, organisé par la Fédération protestante de France, le deuxième après celui de Strasbourg en 2009. Dans un Manifeste pour l’espérance proposé à la signature depuis le printemps, il était rappelé que, pour les croyants, il n’y a pas d’espérance sans confiance : « Celui qui reçoit le Christ reçoit en même temps des frères et des sœurs à l’échelle du monde. Nous appelons donc les chrétiens à donner à leur espérance le visage du Christ des Béatitudes ».

Pendant trois jours, les protestants venus de toute la France et de pays voisins ont investi plus de cinquante lieux de culte dans Paris et différents points stratégiques : la place du Palais Royal avec le Village des Solidarités, le parvis de la gare de Lyon avec le Village Jeunesse, la place de la Bastille pour une lecture de la Bible en continu ; au parc de Bercy était installé le Village des Églises et institutions, où se trouvaient par exemple le stand de l’AFFMIC (Association française des foyers mixtes interconfessionnels chrétiens) ou celui du Défi Michée [1]. La Tente des communautés, animée par des diaconesses, accueillait des temps de prière et de célébration. Concerts, conférences, tables rondes, ateliers, expositions étaient organisés,souvent dans la collaboration entre plusieurs Églises et institutions, l’un des buts de la manifestation étant de créer du lien entre les différentes familles qui composent le protestantisme.

À la faveur d’un accord entre les responsables des émissions chrétiennes sur France 2, le culte – musicalement et liturgiquement très soigné – était retransmis en direct depuis le Palais omnisports de Bercy. On pouvait y noter la présence des responsables du Conseil national des évangéliques de France et celle du cardinal André Vingt-Trois.

L’œcuménisme était aussi au rendez-vous de Protestants en fête avec une table ronde organisée à l’Institut catholique par le Service des relations œcuméniques de la FPF et animée par Valérie Duval-Poujol, présidente de la commission œcuménique. Le P. Michel Mallèvre, directeur du Centre Istina, la pasteure Nicole Fabre, aumônier des hôpitaux, et le pasteur Étienne Lhermenault, président du Conseil national des évangéliques de France, ont échangé sur Les relations entre chrétiens pour le XXI e siècle : fête ou défaite de la diversité ? dans une salle bondée. Le prochain rassemblement Protestants en fête aura lieu à Lyon en 2017, et marquera le 500e anniversaire de la Réforme.



[1Le Défi Michée est un mouvement mondial lancé par l’Alliance évangélique mondiale et un réseau international d’ONG appelant les chrétiens à se mobiliser en faveur de la justice et de la miséricorde envers les plus pauvres et les plus vulnérables.

 


Visite à François de Jean X d’Antioche

 

26 décembre 2013 2013

26 septembre / Vatican

Jean X, primat de l’Église grecque-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, a effectué une première visite à Rome et au Vatican du 26 septembre au 1er octobre. Le patriarche désirait « joindre la voix de l’Église antiochienne à la voix du Siège apostolique dans l’appel à adopter le dialogue comme seul moyen pour résoudre
les problèmes que traversent les pays du Moyen-Orient, et pour instaurer en ces pays les fondements de la paix et de la coexistence ». « Nous avons parlé de la présence des chrétiens au Moyen-
Orient : c’est une question très importante en ce moment, parce que beaucoup quittent la Syrie, le Liban, pour d’autres pays. Nous ne pouvons pas accepter un Moyen-Orient sans le visage du Christ », a expliqué le patriarche au micro de Radio Vatican. Les échanges ont aussi porté sur l’unité des chrétiens : « J’ai exprimé tout mon amour
fraternel à Sa Sainteté et tout l’amour de notre Église d’Antioche, de l’Église orthodoxe, envers l’Église catholique. Dans le dialogue entre les orthodoxes et l’Église catholique, nous voulons faire tout notre possible », a ajouté le patriarche. (d’après le communiqué du
Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche, 1er octobre, et Zenit, 29 septembre).



 


Élection de femmes évêques dans la Communion anglicane

 

26 décembre 2013 2013

25 septembre / Nandyal (Inde)

L’Église de l’Inde du Sud a pour la première fois le 25 septembre élu
évêque une femme, la Rev. Eggoni Pushpa Lalitha, qui prend la responsabilité du diocèse de Nandyal (dans l’état d’Andhra Pradesh). Fondée en 1947, l’Église de l’Inde du Sud est née de l’union d’Églises de traditions anglicane, méthodiste, congrégationaliste et presbytérienne. Elle est aujourd’hui membre de la Communion anglicane et rassemble plus de quatre millions de fidèles. Quelques jours auparavant, l’Église anglicane d’Irlande élisait aussi pour la première fois une femme évêque, Patricia Storey, pour le diocèse
de Meath et Kildare. L’Église (anglicane) du Pays de Galles a de son côté adopté, le 12 septembre, le principe de la consécration de femmes évêques, cinq ans après l’échec d’une première tentative.

Par ailleurs, trois femmes ont été élues à la Chambre des évêques de
l’Église d’Angleterre, a annoncé le 26 septembre le Palais de Lambeth. Nicola Sullivan, archidiacre de Wells, Vivienne Faull, doyenne de la cathédrale de York, et Rachel Treweek, archidiacre de Hackney, participeront aux débats de la Chambre des évêques dès le 1er décembre. Le 7 février de cette année, les représentants des évêques avaient décidé l’intégration de femmes occupant des fonctions de responsabilité dans le clergé. L’Église d’Angleterre a rejeté en novembre 2012 le principe de la consécration de femmes évêques, mais le nouvel archevêque de Cantorbéry
Justin Welby, qui y est favorable, a relancé la procédure. (d’après APIC, 27 septembre)



 


Catéchèse œcuménique pour les enfants

 

26 décembre 2013 2013

25 septembre / Saint Étienne

Tous les mercredis matins, les enfants de Saint-Étienne sont invités
à participer à un catéchisme ouvert aux jeunes catholiques et protestants et notamment aux enfants de couples mixtes, pour étudier ensemble le message biblique et découvrir ce qui unit
et ce qui sépare les chrétiens, dans le respect mutuel. Cette année est
consacrée aux femmes dans la Bible. Par ailleurs, les familles sont invitées à participer tout au long de l’année à des célébrations, dans l’une ou l’autre Église. (d’après le site du diocèse de Saint-Étienne) Par ailleurs, une journée sur le thème Peut-on parler d’une catéchèse
œcuménique
 ? a été organisée à La Rochelle le 12 octobre. Des représentants des Églises locales – catholique, protestante unie de France et orthodoxe – sont intervenus pour répondre aux interrogations, à partir des expériences vécues dans le département et d’autres lieux. (d’après OEcuménisme 17)



 


1er Synode général de l’Église apostolique arménienne depuis six cents ans

 

4 janvier 2014 2014

24 septembre / Etchmiadzine

Le patriarche suprême et catholicos de tous les arméniens Karékine II et le catholicos de la Grande Maison de Cilicie Aram I er ont présidé au siège patriarcal d’Etchmiadzine, près de Erevan, le premier Synode tenu par l’Église apostolique arménienne depuis six cents ans. Ce Synode, qui a rassemblé 62 évêques, a traité du rétablissement de la tradition de canonisation dans l’Église apostolique arménienne, et plus particulièrement de la canonisation, collective ou non, des victimes du génocide arménien. Le Synode a aussi évoqué les travaux de la commission de liturgie sur le sacrement du baptême, et sur la langue liturgique. Sur toutes ces questions, des études complémentaires ont été demandées. Instruction religieuse, mission éducative de l’Église, préservation de l’identité arménienne ont aussi été étudiés par le Synode, qui se réunira à nouveau dès l’automne 2014.



 


85 morts dans l’attaque d’une église anglicane au Pakistan

 

26 décembre 2013 2013

22 septembre / Peshawar (Pakistan)

Un attentat a fait 85 victimes à l’église anglicane de Tous les Saints de
Peshawar le 22 septembre, où une foule de quelque 600 chrétiens se pressait à la sortie du service dominical. (d’après Églises d’Asie, 23 septembre) Cet attentat particulièrement meurtrier s’inscrit dans la suite de nombreux attentats visant l’une ou l’autre Église chrétienne au Pakistan depuis une dizaine d’années.



 


Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

 

26 décembre 2013 2013

22 septembre

Du 22 au 28 septembre le Forum œcuménique Palestine Israël (du
Conseil œcuménique des Églises) appelait les Églises membres, les grandes associations confessionnelles (Pax Christi International, Christian Aid…) et la société civile dans son ensemble, à prier, à former à ces problèmes et à s’efforcer de convaincre les pouvoirs politiques, afin que cesse l’occupation illégale en territoire palestinien, et qu’un avenir de paix soit proposé aux peuples de Palestine et d’Israël. Le thème de cette année – Jérusalem, cité de justice et de paix – est issu du
Document Kairos signé par tous les responsables chrétiens de Palestine en 2009 [1].



[1Lire UDC n° 158, p. 35.

 


Rencontre catholique-orthodoxe

 

26 décembre 2013 2013

21 septembre / Solesmes

Organisée conjointement par l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes et la
Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient, une rencontre catholique-orthodoxe, présidée par Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, et le métropolite Joseph Pop, du patriarcat de Bucarest, a rassemblé une centaine de personnes à la grande marbrerie de Solesmes le 21 septembre. Un message du cardinal Kurt Koch, président du
Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, replaçait cette journée dans la perspective de la rencontre historique entre Paul VI et Athénagoras Ier à Jérusalem. Le P. Patrice Mahieu, moine de Solesmes, rappela dans son intervention les principes catholiques de l’œcuménisme tels qu’ils se dégagent de
Unitatis Redintegratio, et Michel Stavrou, professeur à l’Institut Saint-Serge, a exposé les étapes de l’engagement œcuménique
orthodoxe. Diacre de l’Église orthodoxe russe, Vladimir Mutin a présenté les Principes fondamentaux régissant les relations de l’Église orthodoxe russe avec l’hétérodoxie.

L’après-midi fut consacré, sous la présidence de Mgr Nasser Gemayel, évêque maronite de l’éparchie Notre-Dame du Liban à Paris, au dialogue œcuménique au sein du patriarcat d’Antioche et au Moyen-Orient, en particulier au projet de Mgr Élie Zoghby, archevêque grec-catholique de Baalbek, d’unification des deux patriarcats grec-orthodoxe et grec-catholique. (d’après fr. Patrice Mahieu)



 


Modification des horaires de France Culture : le CÉCEF proteste

 

24 décembre 2013 2013

20 septembre / Paris

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France a envoyé le 20 septembre une lettre de protestation au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, dans laquelle sont exprimés « son étonnement et sa
réprobation » devant la modification, sans préavis ni concertation, de l’horaire des émissions religieuses du dimanche matin sur France Culture : « La situation nouvellement créée pose en effet la question de la juste place de ces émissions dans le cadre du service public. D’une part, cette prise de décision unilatérale a été mise en œuvre
dès la rentrée de septembre sans aucune concertation préalable avec les partenaires religieux directement concernés, notamment
orthodoxes et protestants. Par ailleurs la Convention notifiant l’horaire de 8h30 signée l’an dernier (art. 3.3 et 15) par France Culture et la Fédération protestante de France pour son Service protestant a été remise en cause sans aucune argumentation. » Le président O. Schrameck a répondu le 7 novembre que « France Culture a décidé de rétablir les horaires d’origine à compter du 5 janvier 2014 ».



 


Église chaldéenne : invitation au dialogue

 

24 décembre 2013 2013

15 septembre / Bagdad

Le patriarche de Babylone des chaldéens Louis Raphaël 1er Sako a écrit une lettre au patriarche de l’Église assyrienne de l’Orient à l’occasion de son anniversaire, le 15 septembre, dans laquelle il lui adresse une invitation officielle à débuter un dialogue afin de restaurer la pleine communion entre leurs deux Églises : « Je profite de cette occasion pour exprimer le désir de l’Église chaldéenne en ce qui concerne la mise en place d’un dialogue pour l’unité, qui est le désir de Jésus. Le début de ce dialogue est aujourd’hui urgent, face aux grands défis qui menacent notre survie. Sans unité, nous n’avons point d’avenir. […] Je mets avec confiance ce désir sincère entre les mains de votre sainteté. » Le patriarche de l’Église assyrienne de l’Orient Dinka IV a répondu favorablement le 3 octobre à cette invite : « Nous nous réjouissons de votre bonne volonté en ce qui concerne le renouvellement du dialogue avec vous en vue de l’unité. Nous aussi sommes d’accord et vous soutenons dans cette bonne intention de nous rapprocher les uns des autres comme des frères dans le Christ, et comme fils et filles d’une même nation. Ceci a constitué l’intention de l’Église assyrienne par le passé et maintenant, et il en sera de même à l’avenir. » En 1994, le dialogue entre l’Église assyrienne de l’Orient et l’Église catholique a conduit à la signature d’une Déclaration christologique commune, par laquelle les
deux Églises ont reconnu partager la même foi en Jésus Christ et dans le mystère de l’Incarnation [1]. (d’après Fides, 16 septembre et 8 octobre)



 


Le Jeûne fédéral célébré ensemble par les chrétiens

 

24 décembre 2013 2013

15 septembre / Suisse

Le Jeûne fédéral est une institution en Suisse : par décision de la Diète fédérale en 1832, cette journée « d’action de grâces, de pénitence et de prière pour toute la Confédération suisse » est
fixée au 3e dimanche de septembre. 136 parlementaires ont signé cette année un Appel à la population suisse, demandant d’être « reconnaissants pour la liberté, la paix, la stabilité », de « faire pénitence pour nos fautes personnelles et collectives » et de « prier pour la protection de la paix, en Suisse et dans le monde ». La Communauté de travail des Églises chrétiennes de Suisse avait
organisé une célébration œcuménique à Berne, qui a rassemblé plus de 500 chrétiens de toutes dénominations, venus de tous les cantons du pays. Une déclaration d’engagement personnel a été lue par laquelle les chrétiens présents disent vouloir se consacrer au
service de Dieu et de leur prochain. « Nous vivons deux premières, a relevé la pasteure Rita Famos, présidente de la Communauté de travail des Églises chrétiennes de Suisse. Pour la première
fois, la Fête fédérale d’action de grâces se vit au plan national, et pas seulement au niveau des communautés locales ou cantonales. Pour la première fois elle rassemble un aussi grand nombre de confessions chrétiennes, protestantes, évangéliques, catholique et orthodoxe.
Nous voulons nous laisser inspirer par le Dieu créateur et sauveur et faire grandir la communion entre nous ». (d’après agck.ch et APIC, 15 septembre)



 


Disparition d’un artisan du renouveau des Églises chrétiennes au Moyen-Orient

 

24 décembre 2013 2013

10 septembre / Beyrouth

Décédé le 10 septembre, Albert Laham était l’un des fondateurs de
Syndesmos, la Fédération internationale des mouvements de jeunesse
orthodoxe, fer de lance du renouveau des Églises orthodoxes au Moyen-Orient après la Seconde Guerre mondiale. Toute sa vie, ce laïc libanais se dévoua à son Église d’Antioche et à toutes les Églises orthodoxes et notamment à leur jeunesse, qu’il contribua à éduquer, à responsabiliser, à unir. Il avait aussi à cœur la réconciliation de tous les chrétiens et avait fondé au Liban le premier groupe de dialogue œcuménique, le groupe Saint Irénée. (d’après mjoa.org)



 


Journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie

 

24 décembre 2013 2013

7 septembre / Vatican

À l’appel du pape François, plus de 70 000 fidèles se sont réunis place
Saint Pierre pour prier pour la paix en Syrie, le samedi 7 septembre, alors que les États-Unis et la France menaçaient d’intervenir militairement dans le pays. Le pape avait invité les catholiques et
tous les hommes de bonne volonté, à prier et à jeûner pour la paix ce jour-là. Sur le parvis, à côté d’un grand nombre de cardinaux et d’évêques, d’autres personnalités religieuses avaient pris place,
notamment des prêtres orthodoxes ainsi que plusieurs imams. Le grand mufti de Syrie, Ahmad Badreddin Hassou, qui avait initialement annoncé sa venue, a présidé à Damas un moment de prière à la mosquée des Omeyyades, en présence de responsables des diverses
familles musulmanes, et de responsables juifs et chrétiens. Pour sa
part, le patriarche de Constantinople a fait savoir qu’il accueillait volontiers l’appel de son « frère François » au jeûne et à la prière pour la paix, demandant aux chefs d’État et de gouvernement réunis à Saint-Pétersbourg dans le cadre du G20 de favoriser une solution négociée du conflit syrien. En Inde et dans divers pays africains l’appel a rencontré un large écho chez les chrétiens de diverses confessions, souvent rejoints par des musulmans ou des hindouistes. Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises le pasteur Olav Fykse
Tveit s’y est associé également. (d’après Fides et APIC, 7 septembre)

En France aussi on a relevé plusieurs initiatives œcuméniques locales :
à Rodez le pasteur Luc Serrano, de l’Église protestante unie du Rouergue, a participé à un temps de recueillement sur le parvis de la cathédrale aux côtés de l’évêque du diocèse, Mgr François Fonlupt, et d’un représentant de la communauté musulmane de Rodez, en
communion avec toutes les victimes de la tragédie syrienne.



 


Le pape François a reçu le catholicos malankar orthodoxe

 

24 décembre 2013 2013

5 septembre / Vatican

Le pape François a reçu le 5 septembre Sa Sainteté Moran Baselios
Marthoma Paulose II, catholicos des malankars orthodoxes d’Inde. En visite pastorale chez ses fidèles en Europe, il était venu se recueillir sur la tombe de saint Pierre. Le pape a rappelé que l’Église malankare est née du témoignage que l’apôtre Thomas a rendu au Christ jusqu’au martyre, et que « la fraternité apostolique qui unissait les
premiers disciples de l’Évangile unit toujours nos Églises ». Il a évoqué les relations inter-ecclésiales tissées depuis une trentaine d’années, les rencontres en 1983 à Rome, et en 1986 en Inde, de Jean-Paul II avec le précédent catholicos, ainsi que l’institution d’une commission
bilatérale de dialogue qui a permis la signature de l’Accord doctrinal
sur la christologie en 1990. Il a poursuivi en notant que cette commission continue son travail précieux « en vue d’accomplir des pas significatifs sur des questions telles que l’usage commun d’édifices de culte et de cimetières, le partage de ressources spirituelles et même liturgiques dans des situations pastorales spécifiques, et sur la nécessité d’identifier des formes nouvelles de collaboration face aux défis sociaux et religieux croissants ». L’Église malankare orthodoxe syrienne, qui compte quelque 2,5 millions de fidèles, est autocéphale et doit être distinguée de l’Église syro-malankare orthodoxe, dont elle s’est séparée en 1975. (d’après VIS, 1er et 5 septembre)



 


Les âges de la vie spirituelle

 

24 décembre 2013 2013

4 septembre / Bose (Italie)

Le XXIe colloque œcuménique international de piritualité orthodoxe organisé au monastère de Bose, en collaboration avec les Églises orthodoxes, s’est attaché à la question de la maturation
spirituelle. Le communiqué final précise que le colloque « a voulu se
mettre à l’écoute de la sagesse des Pères, pour offrir un espace de réflexion sur le thème de la maturation spirituelle à travers les crises de passage entre les âges de la vie, dans la certitude que la imension
spirituelle est essentielle pour une authentique maturation humaine. […] Dans son message d’ouverture Enzo Bianchi, prieur de Bose, a expliqué le sens du thème du colloque, qui amène à méditer “sur le signe que le passage du temps laisse dans notre corps, dans notre esprit, dans notre cœur, mais aussi dans notre vie spirituelle”. Le livre
de Paul Evdokimov Les âges de la vie spirituelle (Paris, 1964) a inspiré le choix du thème. Les pages du fameux théologien orthodoxe russe révèlent le visage d’une sainteté capable d’entrer en contact avec Dieu et avec l’humanité, “dépositaire de la philanthropie divine” (Grégoire de Nazianze). » (d’après le communiqué final, 9 septembre) Après quatre jours intenses de rencontres et de dialogue, les participants de toutes les confessions présentes ont terminé leurs travaux le 7 septembre par une prière pour la paix dans l’église monastique de Bose, répondant ainsi à l’appel de l’évêque de Rome.



 


Moyen-Orient : la parole aux chrétiens

 

24 décembre 2013 2013

3 septembre / Amman

À l’initiative du roi Abdallah II de Jordanie, un colloque intitulé Les
défis des chrétiens arabes
, a permis à l’ensemble des représentants des diverses communautés chrétiennes au Moyen-Orient de bénéficier d’une tribune médiatique sans précédent dans le monde arabe : près de 70 patriarches et responsables des différentes Églises présentes dans cette région du monde, le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, et des responsables de communautés musulmanes, se sont retrouvés dans la capitale jordanienne les 3 et 4 septembre. Pour le patriarche orthodoxe Théophile III de Jérusalem
et de toute la Palestine, la coexistence est « l’essence de la vie dans la région ». Il a insisté sur le fait que les chrétiens arabes étaient natifs de cette partie du monde, et que la menace ne venait pas de la diversité mais de la violence et de l’extrémisme, et des tentatives de porter atteinte à la liberté de culte. À l’ouverture de la conférence, le prince de Jordanie Ghazi ben Mohammed, premier conseiller du roi Abdullah pour les affaires religieuses et culturelles, avait souligné l’apport des chrétiens dans la région : « Au cours des treize siècles
passés, nous, Arabes musulmans et Arabes chrétiens, nous avons constitué une seule communauté indivise. […] Il est impossible d’exprimer ici le rôle immense qu’ont joué à tous les niveaux et dans tous les domaines les Arabes chrétiens dans la construction
de nos pays et leur participation à notre défense contre tous ceux qui nous ont attaqués. » (d’après Radio Vatican, 5 septembre)



 


Un Temps pour la Création

 

23 décembre 2013 2013

1er septembre

Recommandé par le 3e Rassemblement œcuménique européen à Sibiu, le temps de prière pour la sauvegarde de la Création est marqué un peu partout en Europe et dans le monde. Le Message aux communautés chrétiennes publié en 2012 par le Conseil d’Églises chrétiennes en France à l’occasion de ses vingt-cinq ans, qui précisait les chantiers œcuméniques pour les années à venir, soulignait l’importance de cet engagement et appelait les chrétiens à organiser « localement une journée annuelle de réflexion et de prière en faveur de modes de vie respectueux de l’environnement et des rapports humains ».

À Amiens, comme chaque année le 2e dimanche de septembre, a eu lieu la Fête au bord de l’eau qui reconstitue au bord de la Somme un marché traditionnel alimenté par les produits des célèbres hortillonnages, quartier de la ville composé de jardins flottants et de canaux. Depuis plusieurs années, une célébration œcuménique est préparée par sept communautés chrétiennes de la ville et du département de la Somme. En lien avec le Temps pour la Création, des Hortillons viennent y présenter leurs produits et offrir des brioches à la fin de la cérémonie. Cette année, le thème portait sur les problèmes liés à l’eau, en lien avec le Réseau œcuménique de l’eau (Conseil œcuménique des Églises). (d’après Gabriel Campagne)

À Besançon, « en déplaçant cette année à l’Escale Jeunes la désormais traditionnelle fête de la Création, les organisateurs ont voulu montrer que le souci chrétien de l’environnement était aussi l’affaire des générations montantes. […] La contemplation d’une tapisserie d’Haïti représentant le Christ au cœur de la Création partagée entre péché et grâce, entre violence et pardon, entre pureté et souillure, a été accompagnée d’un commentaire qui montrait le décalage entre l’ordre parfait de la Genèse et l’état du monde présent. […] Pour finir, l’assemblée a été invitée à lire ensemble l’engagement œcuménique signé à Strasbourg en 2001 avant de se tourner avec confiance vers le Père Créateur. » (d’après P. Rougeot, Église de Besançon, 20 octobre)

Dans la Sarthe, à Laval, Mayenne, Saint Fraimbault et Évron, des célébrations œcuméniques ont eu lieu pour la Journée mondiale de l’eau, le 4 octobre, avec une évocation de François d’Assise, chantre de la Création, sur des versets de psaumes choisis parce qu’ils parlent de l’eau sous toutes ses formes : eaux du chaos primitif, mer, pluie, rosée, fleuves…. À la fin les participants s’engageaient à travailler à la protection de la Création, personnellement et collectivement, en lisant eux aussi tous ensemble à voix haute l’article 9 de la Charte œcuménique européenne.



 


Cathédrale de Lausanne : l’œcuménisme du peuple de Dieu

 

24 décembre 2013 2013

1er septembre / Lausanne

Le dixième anniversaire de la Communauté de travail des Églises chrétiennes dans le canton de Vaud [1] a été fêté le 1er septembre 2013 au cours d’une célébration qui a rempli la cathédrale de Lausanne. Organisée par la CECCV, le Conseil d’Églises chrétiennes en Suisse
et le Conseil œcuménique des Églises, la célébration a été marquée par trois temps forts : d’abord le lancement d’un concours sur deux thèmes (Unité de l’Église - unité de l’humanité et Beauté de Dieu -
beauté du monde
), et sous deux formes : l’une musicale, avec la composition d’un cantique, et l’autre picturale ; ensuite la remise
du Label OEcumenica [2] pour l’année 2013 aux émissions religieuses de la RTS (Radio Télévision suisse francophone) et à l’Atelier œcuménique de théologie de Genève [3] ; et enfin l’envoi, par la prière et la bénédiction, des délégués à l’Assemblée du Conseil œcuménique des Églises à Busan. Une chorale œcuménique formée
pour l’occasion, avec un orchestre, un groupe de danse et des chants de l’Église orthodoxe érythréenne a donné à cette célébration un caractère festif et coloré. Plus d’une vingtaine de personnalités,
représentant les Églises, le monde politique et économique, sont intervenues. (d’après ceccv.ch)



[1Créée en 2003, la CECCV rassemble vingt Églises chrétiennes de toutes confessions dans le canton de Vaud.

[2« Le label distingue des projets oecuméniques réalisés par des particuliers, des paroisses, des communautés
religieuses ou des organisations ecclésiastiques. (www.agck.ch) »

 


L’assemblée du Conseil oecuménique des Églises à Busan

 

11 juillet 2014 2014

Théologien réformé et journaliste, Stephen Brown analyse les enjeux de ce rassemblement.

Théologien réformé et journaliste, Stephen Brown a participé aux travaux de l’assemblée du Conseil œcuménique des Églises
à Busan. Il analyse les enjeux de ce rassemblement.

C’est à Busan – une métropole de plus de 3,5 millions d’habitants sur la côte sud de la Corée – qu’a été organisée à la fin d’octobre 2013 la 10e assemblée du Conseil œcuménique des Églises, avec plus de 3 000 participants réunis sur le thème « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix ». Une thématique particulièrement bien choisie pour un rassemblement qui se tenait dans la péninsule coréenne, coupée politiquement en deux, menacée en permanence par le nucléaire civil et militaire. De nombreux participants ont du reste pris part à un pèlerinage pour la paix dans la zone démilitarisée qui sépare le nord et le sud de la Corée : au chant des hymnes, ils ont placé des messages et des prières pour la paix sur les barbelés de la ligne de démarcation.

Avec 345 Églises membres, le COE rassemble plus de 500 millions de chrétiens – protestants, orthodoxes, anglicans et membres d’autres confessions encore –, issus de plus de 110 pays. Si elle n’en est pas membre, l’Église catholique collabore avec le COE dans plusieurs domaines. En sont également absentes les nombreuses Églises évangéliques, pentecôtistes ou « non-dénominationnelles » à la
croissance rapide qu’on trouve en maints pays de l’hémisphère sud,
et notamment en Corée.

Pour la deuxième fois en trente ans, le COE avait placé le thème
de la « vie » au coeur de sa réflexion pour une de ses assemblées. Déjà en 1983 l’assemblée de Vancouver avait pour thème « Jésus Christ, vie du monde » : une manière de souligner la victoire de la vie sur la mort, et d’appeler les Églises à lutter, avec autorité, contre toutes les formes de violence et de destruction, contre toute exploitation de la nature, contre la pauvreté et la faim dans le monde. À l’époque de l’assemblée de Vancouver, le mouvement œcuménique – et le COE en particulier – était perçu comme une force morale capable d’initier des changements sociétaux. À Busan, le thème de l’assemblée était formulé comme une prière au Dieu de la vie, qui peut nous
conduire à la justice et à la paix. Il s’agissait moins pour l’assemblée de « parler de telle manière que le monde [...] doive entendre la Parole de la Paix » [1], mais plutôt, comme le message final le précisait, d’inviter « tous les peuples de bonne volonté à mettre les dons reçus de Dieu au service d’actions qui transforment le monde ». Dans cette perspective, il a été proposé que la période de huit années qui va s’écouler jusqu’à la prochaine assemblée soit vécue comme un « pèlerinage de justice et de paix ». Comme l’a recommandé le Comité d’orientation, « nous voulons cheminer ensemble, tels des pèlerins, en connaissant nos
fragilités et en les respectant, en nous offrant les uns aux autres
l’hospitalité et la confiance, en nous écoutant mutuellement, prêts
à prendre des risques tandis que nous discernerons ensemble là où
nous sommes conduits ». Une telle compréhension de l’hospitalité
œcuménique est à la racine de tout engagement dans la coopération et le dialogue avec d’autres religions et dans les relations que le COE
souhaite entretenir avec les courants du christianisme mondial qui n’en
sont pas membres. Présentée à Busan, une des réussites les plus
remarquables de ces dernières années est le document commun au COE, à l’Église catholique (en son Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux) et à l’Alliance évangélique mondiale, intitulé « Le témoignage chrétien dans un monde multireligieux. Recommandations de conduite » [2].

Dans le message qu’il a adressé aux participants, le président de la Commission théologique de l’Alliance évangélique mondiale, Thomas Schirrmacher, s’est réjoui de cette déclaration commune qui montre que le COE et l’AÉM sont désormais capables « de promouvoir l’unité des chrétiens dans le monde, plutôt que donner la priorité à leurs propres institutions » ; des propos qui, aux dires de nombreux observateurs, auraient été inimaginables il y a encore vingt ans.

Toutefois, comme le note la Déclaration sur l’unité de l’assemblée, alors que persistent des divisions entre Églises, comme par exemple leur incapacité à se réunir autour de la table eucharistique, « de nouvelles problématiques naissent, qui constituent de sérieux défis en créant de nouvelles divisions au sein des Églises et entre elles ». Ces problèmes, est-il encore écrit, « doivent être discutés dans la communion des Églises pour discerner à quel consensus parvenir ».

De telles divisions sont apparues clairement lors de l’intervention du métropolite Hilarion de Volokolamsk, responsable du Département des
relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Au cours d’une réunion plénière, il a pointé la sécularisation croissante en Europe de l’ouest, dénonçant que des unions homosexuelles puissent être reconnues comme « une des formes du mariage » et que certaines communautés chrétiennes se soient « depuis longtemps engagées dans la voie de la révision de la doctrine morale afin de l’adapter aux tendances actuelles ».

Dans ses décisions finales, l’assemblée a demandé que « les
questions séparatrices » soient discutées dans les dialogues
bilatéraux et au sein du COE, en recommandant que ce dernier soit
« l’espace protégé » où puissent être abordés les points de divergence.

Avec plus de 3 000 participants – les délégués des Églises, des
conseillers, des observateurs et des chrétiens de Corée –, avec six
matinées thématiques, avec un grand choix de carrefours dans le
Madang (un espace de discussion qui empruntait son nom aux
cours intérieures des maisons traditionnelles coréennes), le rassemblement de Busan ressemblait parfois davantage à un Kirchentag allemand qu’à une assemblée délibérative.

Il ne faut toutefois pas minorer l’importance des 21 « conversations
œcuméniques » (des groupes de travail dans lesquels les délégués
ont pu discuter, à quatre reprises, de sujets très variés tels que le
nouveau paysage œcuménique, le texte de convergence de Foi et
Constitution intitulé « L’Église. Vers une vision commune », la
mission et l’évangélisation, la place des hommes et des femmes
en Église, la justice en économie ou dans l’écologie, l’identité
chrétienne dans un monde multireligieux, l’enseignement de la théologie et la formation à l’œcuménisme, les engagements
pour la justice et la paix…

Le groupe de travail consacré au document sur l’Église et aux
questions ecclésiologiques a rappelé que les Églises et les instances
œcuméniques doivent envoyer leurs réactions à ce document avant
décembre 2015 en demandant que le texte de Foi et Constitution soit
utilisé « dans les futurs dialogues théologiques bilatéraux et multilatéraux et dans les cours de formation œcuménique ». Dans
les chantiers confiés au COE pour les prochaines années, la formation œcuménique est du reste mentionnée comme domaine clé, au même titre que la réflexion sur l’unité et la mission ou le témoignage commun et la diaconie.

Dans son rapport à l’assemblée, le secrétaire général Olav Fykse Tveit
a mentionné le projet d’organiser une Conférence mondiale de Foi
et Constitution en 2017, alors qu’il n’y en a pas eu depuis 1993 ;
ce serait donc la troisième depuis 1963. « Une telle conférence
mondiale sur le renouveau », a-t-il lancé, « constituera une manière appropriée de célébrer le 500e anniversaire de la Réforme, tout en intégrant la recherche de l’unité et les travaux en cours sur l’ecclésiologie et la mission dans une étude sur la vie des Églises
membres ».

Parmi les nombreuses déclarations publiques sur des sujets variés, on remarquera celle que l’assemblée a votée à propos de la présence des communautés chrétiennes au Moyen-Orient et de leur témoignage. On y recommande un soutien aux chrétiens qui sont
citoyens à part entière de ces pays depuis l’époque apostolique.
Il est également demandé de renforcer l’aide humanitaire en Syrie, en insistant pour que les gouvernements autorisent le plein accès à l’aide humanitaire et que l’usage de moyens pacifiques soit préféré pour mettre un terme aux violences. Cette déclaration qualifie toutefois les changements politiques en cours dans cette région de « processus irréversibles » en demandant aux chrétiens et aux autres de « construire des sociétés civiles démocratiques, basées sur le
respect de la loi, la justice sociale et les droits humains, y compris
la liberté religieuse et la liberté de conscience ».

« Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix » : dans des
pays comme la Syrie, la prière de l’assemblée n’est pas qu’un vœu
pieux, mais une question de vie ou de mort ; et pour tous les chrétiens
engagés dans le mouvement œcuménique un appel à se montrer
solidaires, en y mettant le prix.

Stephen Brown
traduit de l’anglais
par Franck Lemaître



[1Dietrich Bonhoeffer, « L’Église et le monde des
peuples ». Allocution à la Conférence œcuménique de Fanö, 1934, in Textes choisis, Genève, Labor et Fides, 1970, p. 188.

[2Les documents mentionnés dans cet article peuvent être consultés sur le site internet du COE www.oikoumene.org, ou sur unitedeschretiens.fr.

 


Busan : les documents d’une assemblée

 

11 juillet 2014 2014

Quelques exemples de textes, de nature très différente, de l’assemblée du Conseil œcuménique des Églises à Busan.

Pour se faire une idée précise d’une assemblée du Conseil œcuménique des Églises, la documentation à lire est
abondante. Ci-après on trouvera quelques exemples de textes, de nature très différente.

Des documents de groupes de travail rédigés au préalable, que l’assemblée « reçoit ».

- Commission Foi et Constitution : L’Église. Vers une vision commun.

- Commission Mission et évangélisation : Ensemble vers la vie. Mission et évangélisation dans des contextes en évolution.

- Groupe d’accompagnement sur la formation théologique œcuménique : La formation de responsables dans une chrétienté mondiale en mutation.

- Conseil œcuménique des Églises – Conseil pontifical pour le dialogue
interreligieux – Alliance évangélique mondiale, Le témoignage chrétien dans un monde multireligieux. Recommandations de conduite.

- Groupe mixte de travail entre l’Église catholique romaine et le COE,
Neuvième rapport (2007-2012).

- Groupe mixte consultatif du COE et des Églises pentecôtistes, Rapport.

- Commission mixte consultative des Communions chrétiennes mondiales et du COE, Rapport.

Les rapports des responsables du COE, présentés à l’assemblée.

- Le rapport du président du Comité central, le pasteur Walter Altmann.

- Le rapport du secrétaire général, le pasteur Olav Fykse Tveit.

- Le bilan des comptes du COE par le modérateur du Comité des finances.

Des allocutions prononcées pendant l’assemblée.

- Les salutations de responsables d’Églises, ou d’autres organismes :
messages du pape François lu par le cardinal Kurt Koch, du patriarche Bartholomée (Patriarcat oecuménique), du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Discours de Justin Welby, archevêque de Cantorbéry ; de l’évêque Munib Younan (Fédération luthérienne mondiale) ; du Dr Prince Guneratnam (Conférence pentecôtiste mondiale) ; du Métropolite Hilarion (Patriarcat de Moscou) ; de Michael Oh (Comité de Lausanne) ; du pasteur Larry Miller (secrétaire du Forum chrétien mondial)…

- Des prédications : celle du [patriarche Karékine II>doc533], catholicos de l’Église apostolique arménienne pour le culte d’ouverture ; celle de Michael Lapsley, prêtre anglican, pour la célébration finale.

- Des interventions pendant les réunions plénières ou dans les ateliers
thématiques, par exemple l’exposé du frère Alois dans une « conversation » sur les reconfigurations du mouvement œcuménique.

Des textes discutés et votés pendant l’assemblée.

- Le message final.

- Une déclaration sur l’unité.

- Les orientations pour le travail du COE.

- Les déclarations publiques (sur des sujets de société) : sur les droits des apatrides ; sur la politisation de la religion et les droits des minorités religieuses ; sur la réunification de la péninsule coréenne ; sur la situation au Soudan du Sud ; sur le centième anniversaire du génocide arménien ; sur la levée des sanctions économiques à Cuba ; sur la présence des chrétiens au Moyen-Orient…


Pour en savoir plus :
Le « livre de références » rassemble des documents qui ont été rédigés par différents départements du COE pendant les sept dernières années ainsi que des textes qui seront discutés en assemblée.



 


Décès de Soeur Minke, ancienne prieure de Grandchamp

 

27 décembre 2013 2013

26 octobre / Neuchâtel

Née aux Pays-Bas, sœur Minke de Vries, prieure de la communauté
de Grandchamp (Suisse) de 1970 à 1999, est décédée le 19 octobre à l’âge de 84 ans. De tradition protestante, cette communauté d’inspiration monastique très ouverte à l’œcuménisme est reconnue par l’Église réformée évangélique du Canton de Neuchâtel. Sœur Minke avait un grand souci de la réconciliation des Églises et avait organisé de nombreuses rencontres œcuméniques à Grandchamp. Elle avait participé à plusieurs rencontres de l’EIIR (Rencontres internationales et interconfessionnelles de religieux et religieuses) et avait été élue membre de son comité organisateur. En 1995 le pape Jean-Paul II
lui avait confié l’écriture des textes du Chemin de croix du Vendredi
Saint, à Rome. (d’après EIIR news et APIC, 26 octobre)



 


Retour à Dieu de Mgr Gabriel de Comane

 

27 décembre 2013 2013

26 octobre / Maastricht (Pays-Bas)

« Élu à la tête de l’Archevêché des Églises orthodoxes russes en
Europe occidentale (Exarchat du Patriarcat œcuménique) en 2003,
décédé le 26 octobre à Maastricht, l’archevêque Gabriel de Comane
a été l’évêque diocésain de l’Archevêché jusqu’en janvier 2013, date à laquelle il avait demandé sa mise en retraite pour raison de santé. Au-delà de tout, mais aussi de son courage à affronter la maladie
avec discernement et joie, ce qui restera dans la conscience et la
mémoire de l’Église, ici et maintenant, c’est l’image du Bon Pasteur
qui a su toujours donner de sa personne avec vivacité, élan, émotion et convivialité, pour que la parole de l’Évangile soit écoutée et entendue avec joie dans la société d’aujourd’hui. » (Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France). Mgr Gabriel était aussi recteur de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, rue Daru à Paris, et recteur de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge.



 


« Les nombreux pas accomplis entre luthériens et catholiques… »

 

27 décembre 2013 2013

21 octobre / Vatican

Le pape François a reçu le 21 octobre une délégation de la Fédération
luthérienne mondiale, en même temps que les membres de la Commission de dialogue théologique luthéro-catholique. À l’approche du 500e anniversaire de la Réforme, le pape a remercié le Seigneur « pour les nombreux pas accomplis entre luthériens et catholiques ces dernières décennies, non seulement dans le dialogue théologique, mais aussi dans une collaboration fraternelle dans de nombreux domaines pastoraux et surtout dans l’engagement à progresser dans l’œcuménisme spirituel ». Le pape a invité les fidèles des deux confessions à « faire l’effort de discuter de la réalité historique de la Réforme, de ses conséquences et des réponses qui lui ont été données. Catholiques et luthériens peuvent se demander pardon pour le mal fait les uns aux autres et pour les fautes commises
devant Dieu, et se réjouir ensemble de cette nostalgie d’unité
que le Seigneur a réveillée dans nos cœurs et qui nous fait regarder en avant avec espérance. […] Je suis certain que nous saurons faire
avancer notre chemin de dialogue et de communion, en réfléchissant
sur les questions fondamentales, ainsi que sur les divergences qui
surgissent dans le domaine anthropologique et éthique » a poursuivi
le pape. (d’après VIS, 21 octobre)



 


Vêpres orthodoxes à Notre-Dame

 

27 décembre 2013 2013

20 octobre / Paris

Le 20 octobre 2013, le métropolite Emmanuel, exarque du
patriarche de Constantinople en France et président de l’Assemblée
des évêques orthodoxes, a célébré comme chaque année à la cathédrale Notre-Dame de Paris des vêpres orthodoxes à la mémoire de saint Denis l’Aréopagite et de saint Denis, premier évêque de Paris. Deux chorales accompagnaient la célébration : celle de la cathédrale grecque orthodoxe Saint-Étienne et le choeur du Séminaire orthodoxe russe d’Épinay-sous-Sénart. Les orthodoxes étaient accueillis à la cathédrale Notre-Dame par Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris. (d’après seminaria.fr)



 


10e Assemblée du Conseil œcuménique des Églises

 

18 juin 2014 2014

Elle s’est tenue à Busan (Corée du Sud) du 30 octobre au 8 novembre 2013, sur le thème : « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix ».

La Dixième Assemblée du Conseil œcuménique des Églises se déroule à Busan (Corée du Sud) du 30 octobre au 8 novembre 2013.

Organe directeur du COE, l’assemblée se tient tous les sept ans environ, avec pour mandat
- de passer en revue les réalisations des différents départements,
- de fixer les orientations futures du Conseil,
- d’élire les présidents et le Comité central qui superviseront les activités du Conseil jusqu’à l’Assemblée suivante,
- de faire des déclarations publiques au nom des Églises membres.

L’assemblée constitue par ailleurs un moment privilégié de rencontre fraternelle, de réflexion commune et de prière pour les délégués des Églises ainsi que pour des observateurs d’autres instances ecclésiales.
À ce jour l’Assemblée du COE reste la réunion la plus vaste et la plus diverse de délégués d’Églises ayant voix délibérative.

L’Assemblée fondatrice du COE a eu lieu à Amsterdam (Pays-Bas) en 1948. Depuis, des assemblées se sont tenues à Evanston (États-Unis), en 1954 ; New Delhi (Inde), en 1961 ; Uppsala (Suède), en 1968 ; Nairobi (Kenya), en 1975 ; Vancouver (Canada), en 1983 ; Canberra (Australie), en 1991 ; Harare (Zimbabwe), en 1998 ; et Porto Alegre (Brésil), en 2006. C’est donc la première fois que l’Assemblée du COE se réunit en Extrême Orient.

Le thème retenu pour l’Assemblée 2014 est « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix ».

Aujourd’hui le COE compte environ 350 Églises (anglicanes, orthodoxes et protestantes), rassemblant 500 millions de chrétiens dans 110 pays.

Même si l’Église catholique n’est pas membre du Conseil œcuménique des Églises, il y a de nombreuses occasions de collaboration, notamment entre la Commission Mission et Évangélisation du COE et plusieurs dicastères romains (sur la question des migrations par exemple), dans la Commission internationale de préparation de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, dans un Groupe mixte de travail entre le COE et le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Des catholiques sont membres à part entière de la Commission Foi et Constitution, le département théologique du COE.

Pour en savoir plus :
Le « livre de références » rassemble des documents qui ont été rédigés par différents départements du COE pendant les sept dernières années ainsi que des textes qui seront discutés en assemblée.



 


Des chrétiens venus de France à l’Assemblée du COE

 

19 octobre 2013 2013


A des titres divers, une dizaine de chrétiens venus de France sont présents à Busan.

Au départ de la France, une dizaine de chrétiens sont présents à Busan, à des titres divers.

1. Des délégués d’Eglise (avec droit de vote)
- Laurent Schlumberger, président de l’Église protestante unie de France (EPUdF) ;
- Jean-François Collange, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) et président de l’Eglise protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine (EPCAAL) ;
- Christian Krieger, président de l’Eglise protestante réformée d’Alsace et de Lorraine (EPRAL) et vice-président de l’UEPAL ;
- Dina Rajohns, pasteure à Chartres, déléguée de l’EPUdF ;
- Anne-Sophie Guerrier, pasteure de la paroisse de Pfulgriesheim, déléguée EPCAAL ;
- Frédéric Chavel, pasteur de la paroisse St Jean à Paris, délégué de l’EPUdF.

2. Des « représentants délégués »
- François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF) ;
- Célestin Kiki, secrétaire général de la CEVAA (Communauté d’Eglises en mission) ;
- Larry Miller, secrétaire général du Forum chrétien mondial ;
- Stephen Brown, responsable du programme GlobeTheoLib (bibliothèque virtuelle de théologie et d’œcuménisme, basée à Genève).

3. Des conseillers de délégation
- Claire Sixt Gateuille, pasteure chargée des relations internationales de l’EPUdF ;
- Jane Stranz, pasteure responsable du Service des relations œcuméniques à la FPF.

Il y a également une membre sortante du Comité central du COE :
- Marie-Christine Michau, membre de l’EPUdF, pays de Montbéliard.

4. Des media
- Claire Lesegretain, pour le quotidien La Croix ;
- Michel Mallèvre, dominicain, pour la revue Istina, dont il est le directeur ;
- Franck Lemaître, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens pour la Conférence épiscopale catholique française, pour la revue Unité des Chrétiens.



 


Vatican II et l’Église orthodoxe

 

27 décembre 2013 2013

17 octobre / Chambésy (Suisse)

« Un colloque ayant pour thème Vatican II et l’Église orthodoxe a été
organisé par l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe, en
collaboration avec la faculté de théologie de l’Université de Fribourg, les 17 et 18 octobre, au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à
Chambésy. Faisant partie d’un grand nombre de célébrations organisées à l’occasion du cinquantenaire de la convocation de ce concile majeur de l’Église catholique romaine, qui fut déterminant pour sa vie interne et ses relations avec les autres Églises et le monde, ce colloque était le premier
à étudier la contribution particulière et l’influence des théologiens
orthodoxes et à mesurer son importance pour le rapprochement entre
les deux Églises. » (compte rendu de l’Institut d’études supérieures en
théologie orthodoxe)



 


Officialisation du jumelage Cantorbéry-Arras

 

27 décembre 2013 2013

14 octobre / Cantorbéry

Au cours d’une session consacrée à Diaconie et œcuménisme qui rassemblait des délégations venues de divers pays d’Europe, un accord formel de partenariat a été signé, qui engage les deux diocèses à coopérer dans tous les domaines possibles pour s’enrichir mutuellement
dans la fraternité. (d’après Église d’Arras, 15 novembre). La signature de cet accord officialise le jumelage qui existe déjà depuis une trentaine d’années entre ces deux diocèses, catholique et anglican, de part et d’autre de la Manche.



 


Une femme à la tête de l’Église de Suède

 

27 décembre 2013 2013

15 octobre / Suède

C’est l’évêque Antje Jackelén qui a été élue le 15 octobre archevêque
de l’Église (luthérienne) de Suède. C’est la première fois qu’une femme
se trouve à la tête de cette Église, où elle succède à Anders Wejryd.
Évêque de Lund depuis 2007, Antje Jackelén a été élue archevêque à
55,9% des suffrages par les 325 ecclésiastiques qui composent le collège
électoral. Des femmes sont ordonnées prêtres dans l’Église de Suède
depuis 1960. Depuis 2000, elle n’est plus Église d’État.



 


La Bible en continu

 

27 décembre 2013 2013

13 octobre / Tournai (Belgique)

« Une lecture de la Bible en continu, jour et nuit, de la Genèse à
l’Apocalypse. Une œuvre collective avec les chrétiens et les hommes de
bonne volonté, une annonce nouvelle de la Parole de Dieu ». Ouverte
à tous, préparée avec l’Église catholique, l’Église orthodoxe, l’Église
réformée et l’Église baptiste, « cette lecture œcuménique nous rappelle
que nous croyons en un seul Dieu et Père, en un seul Seigneur et Sauveur, en un seul Esprit. Nous partageons une seule foi ! » dit le document de présentation de ce « pari fou », qui a eu lieu à Tournai, en l’église Saint Quentin sur la Grand’Place, du dimanche 13 octobre à 17h au samedi 19 octobre à 11h. La lecture était faite à partir de la Traduction
œcuménique de la Bible.



 


Un SpeedDating œcuménique

 

27 décembre 2013 2013

12 octobre / Hambourg

Une expérience originale a été organisée le 12 octobre par la communauté œcuménique dans la grande ville portuaire allemande : les Églises baptiste, catholique, mennonite, orthodoxe et protestante de la ville ont monté une journée autour d’une heure de SpeedDating, qui a permis à des membres d’Églises différentes qui ne se connaissaient pas, de se rencontrer et de se parler. La journée s’est terminée par une célébration œcuménique.



 


Restitution des propriétés du Monastère Mor Gabriel

 

27 décembre 2013 2013

9 octobre / Ankara

L’Assemblée des fondations, qui en Turquie gère les biens des communautés religieuses minoritaires reconnues, a décidé que les terres du monastère Mor Gabriel devaient être restituées à la communauté chrétienne syro-orthodoxe. L’an dernier, la Cour Suprême de Turquie avait pourtant repoussé le recours engagé par la fondation syro-orthodoxe. Le monastère Mor Gabriel, fondé en 397, qui se trouve sur le haut plateau de Tur Abdin, dans l’est de la Turquie, est l’un des plus anciens monastères au monde encore en activité. Par ailleurs, la communauté syro-orthodoxe s’est vu reconnaître récemment par le gouvernement turc le droit d’ouvrir des écoles où l’enseignement sera dispensé dans sa langue maternelle. (d’après Fides, 9 octobre)



 


Lancement officiel de la préparation du Jubilé de la Réforme

 

27 décembre 2013 2013

6 octobre / Zurich

C’est par un Congrès international, organisé à Zurich du 6 au
9 octobre, par la Fédération des Églises protestantes de Suisse et
l’Église protestante en Allemagne (EKD), que la préparation du Jubilé
des 500 ans de la Réforme (2017) a été officiellement ouverte. Près de
240 participants venus de 35 pays et des cinq continents ont discuté de la signification de la Réforme pour l’Église et la société, et des perspectives apportées par le Jubilé. Parmi eux, Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry jusqu’en mars 2013, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, et l’évêque Margot Kässmann, ambassadrice de l’EKD pour le Jubilé. C’est la première fois que les Églises protestantes en Europe veulent célébrer ensemble le Jubilé de la Réforme. « Après des siècles d’existence en parallèle, et souvent aussi de confrontation, les Églises issues de la Réforme se savent aujourd’hui appelées et obligées au témoignage et au service communs dans le monde », a
déclaré l’évêque Nikolaus Schneider, président du Conseil de l’EKD. Pour le cardinal Koch, « nous avons, des deux côtés, toutes les raisons d’élever des plaintes ou de faire pénitence pour les malentendus, les malveillances et les blessures que nous nous sommes infligés mutuellement au cours des cinq siècles passés. À
partir de la pénitence pour les souffrances historiques et de la joie de la communion œcuménique atteinte aujourd’hui, surgit l’espérance que
la commémoration commune de la Réformation nous offre la possibilité
de faire de nouveaux pas vers l’unité tant attendue et de ne pas en rester simplement à l’unité atteinte ». (d’après APIC, 6 et 10 octobre)



 


Le drame des chrétiens d’Orissa

 

27 décembre 2013 2013

1er octobre / Phulbani (Inde)

Le 1er octobre, le tribunal du district de Phulbani, dans l’État d’Orissa, a condamné huit personnes, dont sept chrétiens protestants, à l’emprisonnement à vie pour l’assassinat du leader hindou Swami Laxmanananda Saraswati, à l’origine des pogroms antichrétiens de 2008 [1]. Le verdict a bouleversé la communauté chrétienne de l’Orissa, protestante
comme catholique, qui se bat toujours pour que soient reconnues
les violences dont elle a été victime, qui perdurent encore aujourd’hui.
L’assassinat le 23 août 2008 du swami Laxmanananda Saraswati et de
quatre de ses disciples, revendiqué deux fois par un groupe maoïste,
avait été le déclencheur des violences antichrétiennes qui avaient
déferlé sur le district du Kandhamal pour s’étendre ensuite à l’ensemble de l’Orissa, puis à d’autres États de l’Inde. À ce jour, le bilan des pogroms est estimé à plus de 120 morts, près de 60 000 personnes déplacées, et des milliers d’habitations, de lieux de culte et d’institutions détruits : des chiffres largement sous-estimés selon les associations des droits de l’homme. Le 30 octobre, 54 hindouistes
jugés pour leur implication dans les violences antichrétiennes de Noël 2007 au Kandhamal ont été relaxés par un tribunal de l’Orissa. Pour Sajan George, président du Global Council of Indian Christians, les hindouistes poursuivent, avec la complicité des autorités, « leur programme de destruction totale des communautés chrétiennes. » (d’après Églises d’Asie, 4 et 30 octobre)



[1Lire UDC n° 153, p. 33.

 


Appel pour le peuple syrien

 

27 décembre 2013 2013

1er octobre / Paris

Onze associations, catholiques, protestante et musulmane, sont
à l’origine d’un Appel lancé le 1er octobre pour le peuple syrien victime de la guerre civile : Pax Christi France, Justice et Paix, l’OEuvre d’Orient, le Défap - service protestant de la mission, la Conférence des religieux et religieuses de France, le CCFD-Terre Solidaire, le Secours catholique - Caritas France, le Secours islamique France, l’Action chrétienne en Orient, l’Ordre de Malte - France,
Chrétiens de la Méditerranée. Le Bureau international catholique de
l’enfance (BICE) et M. Mohammed Moussaoui (président d’honneur du
Conseil français du culte musulman) ont souhaité s’y associer. L’Appel a
pour but de « dire au peuple syrien que nous sommes à ses côtés dans son malheur. Être à ses côtés n’est pas seulement une posture morale dont notre distance géographique limite le contenu et la portée, mais c’est aussi dire clairement que nous n’acceptons pas l’inhumanité dont il est victime. » Une délégation des associations signataires s’est rendue en Jordanie et au Liban du 7 au 11 octobre pour apporter aux réfugiés dans les camps et aux autorités religieuses des pays visités ce message de soutien et d’espérance.



 


36e Rencontre européenne de Taizé

 

24 juin 2014 2014

28 décembre 2013 / Strasbourg

Au lendemain de la 36e Rencontre européenne de Taizé, qui a réuni à Strasbourg, entre le 28 décembre et le 1er janvier, 30 000 jeunes de différentes confessions chrétiennes, le prieur de la communauté, Frère Alois, a lancé un appel en faveur de la construction européenne : « on vit l’Europe comme si c’était quelque chose de tout à fait normal. Mais, en réalité, l’Europe est un miracle fondé sur la réconciliation franco-allemande », dont la ville de Strasbourg est un symbole. « Beaucoup de familles qui accueillent aujourd’hui des pèlerins », a souligné Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, « ont le souvenir d’avoir été chassées de chez elles pendant la guerre, et d’avoir été hébergées dans le reste de la France ». Cette mémoire vivante du passé explique, sans doute, l’accueil chaleureux que les habitants ont offert aux pèlerins dans ce « pèlerinage de confiance », qui est également passé par le parlement européen. En rappelant l’importance du vote de mai 2014, les députés ont salué les jeunes en les qualifiant d’« ambassadeurs d’Europe ». Encouragée par le Conseil d’Églises chrétiennes en France, cette rencontre avait été préparée de concert par les catholiques, les orthodoxes et les protestants d’Alsace et du pays de Bade en Allemagne. Pour l’évêque protestant Ulrich Fischer ce rassemblement montrait combien le vivre-ensemble en Europe ne relève pas seulement de l’économie ou de la politique, mais qu’il a aussi une dimension spirituelle.

Les Églises, d’après le frère Alois, ont aussi un rôle à jouer dans la construction d’une « conscience européenne », en particulier chez les jeunes : en effet, les chrétiens étant unis au-delà des frontières, ils pourraient « beaucoup plus encore créer des occasions, des rencontres », qui sont vitales pour l’Europe car, d’après le prieur, « sans les rencontres de personne à personne, l’Europe ne peut pas se construire ».

C’est précisément au cœur de l’Europe, à Prague qu’aura lieu la prochaine Rencontre européenne de jeunes, du 29 décembre 2014 au 2 janvier 2015.

(d’après www.taize.fr ; www.diocese-alsace.fr ; Radio Notre Dame)

Photo : © Communauté de Taizé



 


Le pape Tawadros II en faveur d’une date de Pâques commune

 

24 juin 2014 2014

23 décembre 2013 / Berlin

À l’occasion d’une visite en Allemagne du 18 au 23 décembre, le pape copte orthodoxe Tawadros II qui est primat de la plus importante Église du Proche-Orient, a plaidé en faveur d’une date de Pâques commune pour tous les chrétiens. En octobre 2012, le Patriarcat latin de Jérusalem avait annoncé que les catholiques latins de Terre Sainte célébreraient désormais Pâques selon le calendrier julien en vigueur dans la plupart des Églises orientales. Le 23 décembre, lors de son entretien avec le cardinal Rainer Woelki à l’archevêché de Berlin, Tawadros II a déclaré qu’il entendait mettre la question à l’ordre du jour lors d’une prochaine rencontre avec les représentants de l’Église catholique.

(d’après blogcopte.fr)

Photo : © Œuvre d’Orient



 


Message de Noël du CÉCEF

 

24 juin 2014 2014

19 décembre 2013 / Paris

C’est un message centré sur la Parole de vie venue faire route avec l’humanité que le Conseil d’Églises chrétiennes en France a publié le 19 décembre 2013. Cosigné par les trois coprésidents du CÉCEF – le pasteur François Clavairoly, le métropolite Emmanuel et Mgr Georges Pontier – ce message de Noël souligne le fait que la Parole de vie « est en contraste complet avec les flots de mots qui nous submergent : des paroles qui ne donnent ni vie, ni sens, ni avenir ». Au contraire la Parole de vie « gémit pour la paix avec les réfugiés syriens, […] elle chuchote le réconfort et la réconciliation […] en Centrafrique, en Irak, en République démocratique du Congo, en Égypte… ». Voici pourquoi, conclut le message, les chrétiens doivent annoncer ensemble cette Parole de vie, car « une espérance nous est offerte, un avenir nous est ouvert, un Sauveur nous est donné ».

(d’après cecef.fr)

Photo : D.R.



 


Remise d’une relique de saint Vigor le Grand

 

24 juin 2014 2014

14 décembre 2013 / Saint-Vigor le Grand (Calvados)

L’évêque catholique de Bayeux et Lisieux, Mgr Jean-Claude Boulanger, assisté par l’archiprêtre Laurent Berthout, curé de la cathédrale Saint-Vigor le Grand, a remis une relique de saint Vigor (évêque de Bayeux du VIe siècle) à la communauté orthodoxe de Colombelles. Le don de la relique a eu lieu le 14 décembre 2013 lors de l’office des vêpres célébré dans cette cathédrale, en présence de membres du clergé catholique, des moniales bénédictines du monastère Sainte-Trinité de Bayeux, de fidèles catholiques et du maire de Saint-Vigor-le-Grand, Benoît Ferrut. La chorale orthodoxe de la paroisse de Colombelles a accompagné la réception et translation de la relique avec le tropaire dédié au saint. Le père Pierre Argouet, recteur de la paroisse Saint-Serge et Saint-Vigor, a invité tous les fidèles à la paroisse de Colombelles le 1er février pour un office d’intercession et de vénération, suivi d’une rencontre fraternelle.

(d’après orthodoxie.com)

Photo : orthodoxie.com



 


Des responsables d’Églises chrétiennes arrêtés

 

24 juin 2014 2014

11 décembre 2013 / New Delhi

L’archevêque catholique de Delhi Anil Couto, l’évêque anglican Alwan Masih, secrétaire général de l’Église de l’Inde du Nord, le pasteur presbytérien Roger Gaikwad, et le pasteur Vijayesh Lal, responsable de l’Evangelical Fellowship of India, ainsi que le secrétaire général du Conseil chrétien panindien John Dayal ont été arrêtés par la police le 11 décembre à Delhi. Ils prenaient part à une marche pacifique dans la capitale indienne en faveur de l’égalité des droits pour les dalits (chrétiens et musulmans), co-organisée par le Conseil national des Églises chrétiennes en Inde, la Conférence des évêques catholiques d’Inde et le Conseil national des dalits chrétiens. Lorsque les manifestants se sont dirigés vers le Parlement, la police est intervenue avec force, faisant usage de canons à eau et de bâtons pour les disperser. Elle a arrêté les responsables des Églises, avant de les relâcher quelques heures plus tard.

Les dalits (littéralement « les écrasés ») sont exclus du système des castes en raison de l’impureté attachée traditionnellement à leur statut. Ils souffrent toujours d’une forte discrimination allant jusqu’à l’interdiction d’accès à l’eau potable. Les manifestants demandaient l’abolition de la disposition spéciale (le Presidential Order de 1950) qui exclut les dalits non hindous des mesures de discrimination positive (les Scheduled Castes) facilitant l’intégration sociale des ex-intouchables.

Parmi les quelque 25 millions de chrétiens en Inde, 70% seraient des dalits. Cependant, ce chiffre reste sous-évalué car des dalits chrétiens se déclarent officiellement hindous, par crainte de perdre leur emploi ou d’être persécutés.

(d’après EDA)

Photo : © ucanews



 


Hommages unanimes à Nelson Mandela

 

24 juin 2014 2014

5 décembre 2013 / Afrique du Sud

5 décembre 2013 / Afrique du Sud

Le premier président noir d’Afrique du Sud s’est éteint le 5 décembre 2013, à 95 ans. Sa personnalité a été unanimement saluée par les responsables chrétiens.

Après vingt-sept ans de détention, sa lutte sans répit, mais aussi sans violence, contre l’oppression de l’apartheid aura été celle, souligne le président de la Fédération protestante de France le pasteur François Clavairoly « de tous ceux qui combattent contre l’injustice et la violence, y compris, parfois, et avec courage, au nom de l’Évangile ».

D’après le patriarche Cyrille de Moscou, ce combat a fait de lui « le leader et le symbole de la lutte pour les droits et la dignité de la personne humaine ». Nelson Mandela qui avait reçu le prix Nobel de la paix est devenu, selon l’expression d’un autre titulaire de ce prix, l’archevêque anglican Desmond Tutu, « l’icône mondiale de la réconciliation » ; une réconciliation qui est, comme l’affirmait Nelson Mandela en 1994 au cours de la conférence annuelle de l’Église méthodiste d’Afrique du Sud, « un processus spirituel qui requiert autre chose qu’un simple cadre légal. Il faut qu’elle ait lieu dans le cœur et dans l’esprit des individus ». Dans un message à la famille de Nelson Mandela, les évêques sud-africains ont exprimé la gratitude de l’Église catholique en Afrique du Sud au leader « pour son sacrifice offert pour tous les peuples d’Afrique du Sud » et pour la façon dont « il nous a guidés sur la voie de la réconciliation ».

(d’après protestants.org, mospat.ru, www.la-croix.com)

Photo : D.R.



 


Un professeur de l’ISÉO à la tête de l’Archevêché russe en Europe occidentale

 

24 juin 2014 2014

5 décembre 2013 / Paris

L’archimandrite Job (Getcha), professeur à l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris, [ISÉO] a été élu lors de l’assemblée diocésaine clérico-laïque, du 1er novembre 2013, à la tête de l’Archevêché russe en Europe occidentale. Le 2 novembre, le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a procédé à son élection canonique et l’a élevé au rang d’archevêque de Telmessos. Son ordination épiscopale a eu lieu le 30 novembre au Phanar (Istanbul) lors de la liturgie pontificale présidée par le patriarche œcuménique Bartholomée. Le pasteur Jacques-Noël Pérès, directeur de l’ISÉO, était présent à l’office auquel assistait également une délégation catholique venue pour la fête du saint apôtre André – le patron du Patriarcat œcuménique – et conduite par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens.

L’intronisation a eu lieu le 5 décembre dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris en présence de nombreux représentants d’autres confessions. Dans son discours, Mgr Job a réaffirmé l’engagement œcuménique de l’exarchat qui a, « dès le commencement sous l’inspiration du métropolite Euloge… su témoigner de l’Orthodoxie en Europe occidentale et être ouvert aux autres Églises chrétiennes dans un dialogue de vérité ».

Auteur de plusieurs ouvrages et articles dans le domaine de la théologie liturgique, Mgr Job a été doyen de l’Institut Saint-Serge de 2005 à 2007. Il enseigne, par ailleurs, à l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe à Chambésy (Genève).

L’assemblée des évêques orthodoxes en France connaît donc un renouvellement, puisqu’elle accueille également deux autres nouveaux membres : Mgr Ignatios, le nouveau métropolite de l’Archevêché antiochien qui succède à Mgr Jean (devenu patriarche d’Antioche) et Mgr Anthony, métropolite bulgare de l’Europe occidentale et centrale succédant à Mgr Siméon, qui a démissionné pour des raisons de santé. (d’après exarchat.org et aeof.fr)

Photo : © exarchat.org.



 


La joie de l’Évangile

 

24 juin 2014 2014

26 novembre 2013 / Vatican

Dans sa première exhortation apostolique Evangelii gaudium (La joie de l’Évangile), rendue publique le 26 novembre 2013, le pape François aborde la question œcuménique d’une manière substantielle. En se basant sur son expérience personnelle, il souligne que dans les relations avec les chrétiens d’autres confessions il s’agit avant tout de pérégriner ensemble et de « confier son cœur au compagnon de route, sans méfiance » (n° 244). Pour entendre et répondre à la prière de Jésus qui demande à Son Père « que tous soient un » (Jn 17,21) le pape François indique deux pistes. Il s’agit, d’une part, de croire en « la libre et généreuse action de l’Esprit » et ainsi de reconnaître et de « recueillir ce que l’Esprit a semé » dans les différentes communautés chrétiennes « comme don aussi pour nous » (n° 246). D’autre part, d’entreprendre des « conversions ecclésiales », puisque l’engagement pour l’unité « ne peut être pure diplomatie, ni un accomplissement forcé » (n° 246). Il mentionne en particulier une « conversion de la papauté », qui aura comme objectif de rendre ce ministère « davantage fidèle à la signification que Jésus Christ entend lui donner » en corrigeant par exemple « une excessive centralisation » (n° 32). Refusant l’uniformité monolithique, le pape affirme que seul l’Esprit Saint a le pouvoir de « susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, réaliser l’unité » (n° 131).

Photo : D.R.



 


Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux

 

24 juin 2014 2014

19 novembre 2013 / Paris

Le 19 novembre 2013, l’association Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux a organisé sa réunion annuelle à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Fondée en France en l’an 2000, cette association a pour objectif de favoriser l’échange et le dialogue pratique entre chrétiens orthodoxes chalcédoniens (acceptant pleinement les formulations du IVe concile œcuménique du Chalcédoine en 451) et orthodoxes orientaux ou préchalcédoniens (arméniens, coptes, éthiopiens, syriaques). Christine Chaillot, fondatrice de cette association, a donné une conférence intitulée « Rôle des images et vénération des icônes dans les Églises orthodoxes orientales », en s’appuyant sur le livre qu’elle avait publié en 1993 sous le même titre. Dans son exposé, elle a rappelé qu’il existe un accord fondamental entre les deux familles d’Églises concernant la vénération des icônes et le 7e concile œcuménique, exprimé d’ailleurs par une déclaration commune de la commission mixte de dialogue théologique officiel (Chambésy, 1990).

Dans une lettre envoyée à l’assemblée le père Boris Bobrinskoy, président de l’association, a rappelé les souffrances des chrétiens du Moyen-Orient. Il a également mentionné les rencontres entre les délégués des deux familles d’Églises à l’occasion de l’assemblée du Conseil œcuménique des Églises à Busan (République de Corée) entre le 30 octobre et le 8 novembre.

Le doyen de l’Institut Saint-Serge, le père Nicolas Ozoline, professeur d’iconologie, a également pris part à la rencontre. Il a souligné que l’argumentation christologique est à la base de la vénération des images, tout en précisant « qu’on ne peut pas être monophysite au sens technique du terme et en même temps vénérer une icône du Christ ».

Photo : D.R.



 


Réunion du Groupe Saint-Irénée

 

24 juin 2014 2014

13-17 novembre 2013/ Thessalonique (Grèce)

Le Groupe de travail catholique-orthodoxe Saint-Irénée, qui se compose de 26 théologiens (13 orthodoxes et 13 catholiques), s’est réuni pour sa dixième session à Thessalonique (Grèce) du 13 au 17 novembre 2013. Cette session a été présidée par l’évêque de Magdebourg Gerhard Feige (la coprésidence orthodoxe était vacante du fait de l’élection comme patriarche d’Antioche du métropolite Jean). Les participants ont discuté de rapports entre histoire et théologie, de la conciliarité, de la primauté dans la théologie moderne, plus spécifiquement dans la pensée d’Yves Congar et d’Olivier Clément, et des réactions orthodoxes au concile Vatican II.

Sur le rapport entre histoire et théologie, le groupe rappelle que même les dogmes – ces « énoncés doctrinaux qui obligent l’Église » – sont « historiquement conditionnés car ils répondent à des défis historiques spécifiques ».

Concernant la conciliarité et la primauté, le groupe constate « qu’en Orient l’ecclésiologie a pris un cours surtout conciliaire et en Occident un cours surtout primatial », tout en ajoutant que ces modèles « ne sont pas nécessairement exclusifs l’un de l’autre et peuvent coexister dans une tension créatrice ». Par ailleurs, les orthodoxes ont accueilli de manière générale le concile Vatican II « comme un pas positif vers la conciliarité ».

C’est à Malte en novembre 2014 que se tiendra la prochaine session du Groupe Saint-Irénée, qui aura désormais comme coprésident orthodoxe l’archevêque Job (Getcha), déjà membre du groupe.

(d’après le compte rendu du frère Hervé Legrand, o.p.)

Photo : D.R.



 


Assemblée plénière du CECÉF : les chrétiens d’Égypte

 

24 juin 2014 2014

13 novembre 2013 / Paris

Lors de son assemblée plénière du 13 novembre 2013 à la Métropole orthodoxe grecque, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a reçu trois responsables religieux qui ont exposé la situation des chrétiens d’Égypte.

Mgr Louka, évêque copte orthodoxe pour les communautés en Suisse et dans le sud de la France, a souligné que la situation difficile des chrétiens d’Égypte n’est pas nouvelle. D’après lui la persécution de ces chrétiens ne diminue pas leur foi mais la renforce. De son côté, le père Hani Bakhoum Kiroulos, secrétaire du patriarche copte catholique, a détaillé dans son exposé les crises par lesquelles est passé le pays, tout en soulignant que des perspectives nouvelles s’ouvraient. « Dans le passé récent », a-t-il dit, « on avait tendance à considérer les chrétiens comme des étrangers, ou comme des citoyens de seconde classe ». Cependant dans les événements réents qui ont frappé l’Égypte, ils ont montré qu’ils « aiment vraiment leur pays », et que « les chrétiens et les musulmans, ensemble, ne sont qu’un seul peuple ». Il a salué la création du Conseil des Églises d’Égypte, qui a vu le jour le 18 février 2013, en précisant que l’œcuménisme est « crucial » pour les chrétiens d’Égypte aujourd’hui. Pour sa part, le pasteur Mathieu Busch de l’Action chrétienne en Orient a également insisté sur la complexité de la situation actuelle en Égypte entre le soulagement des chrétiens après la destitution de Mohamed Morsi et le désir des communautés chrétiennes de vivre au quotidien dans une paix durable avec leurs concitoyens.

Le CÉCEF a proposé les chrétiens d’Égypte comme destinataires des offrandes de la Semaine pour l’unité chrétienne 2014.

Photo (L’évêque copte orthodoxe Louka) : © eglisecopte.ch



 


Message des évêques anglicans et vieux-catholiques en Europe

 

24 juin 2014 2014

7 novembre 2013

Le 7 novembre 2013, Mgr David Hamid – évêque auxiliaire pour le diocèse en Europe de l’Église d’Angleterre – a fait part d’une décision importante prise à l’occasion de l’assemblée de la Conférence des Églises européennes, qui s’est tenue à Budapest entre le 3 et le 8 juillet 2013 : il a en effet été formellement reconnu qu’au sein de la KEK les Églises anglicanes et vieilles-catholiques seraient désormais considérées comme formant une seule et même famille, avec une même identité à la fois catholique et réformée.

Cette décision s’enracine sur l’Accord de Bonn qui a autorisé dès 1931 l’intercommunion entre les fidèles de la Communion anglicane et ceux des Églises vieilles-catholiques de l’Union d’Utrecht. Aujourd’hui une Commission internationale de coordination anglicane/vieille-catholique encourage les initiatives pour incarner cet accord.

Ce communiqué publié au nom des évêques anglicans et vieux-catholiques d’Europe a symboliquement été rendu public à l’occasion de la fête de saint Willibrord, premier archevêque d’Utrecht, venu d’Angleterre au VIIe siècle.

Mgr David Hamid, tout en rendant grâce pour la communion sacramentelle existante, a souligné qu’elle « doit être rendue visible » dans une proclamation commune de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

(d’après anglicannews.org)

Photo : © Peter Feenstra



 


« Paix aux Grands Lacs » : une initiative des Églises catholique et anglicane

 

24 juin 2014 2014

5 novembre 2013 / Afrique centrale

« Paix aux Grands Lacs » est une initiative conjointe des conférences épiscopales catholiques de l’Afrique centrale et des évêques de la Province anglicane du Congo, du Burundi et du Rwanda – les trois pays de la région des Grands Lacs. Ouverte aux autres confessions religieuses, cette campagne œcuménique pour la paix a lieu du 1er décembre 2013 au 1er décembre 2014. Mgr Fridolin Ambongo, coordinateur de l’initiative, rappelle dans un communiqué du 5 novembre 2013 « qu’une paix obtenue au bout du canon ou par des tractations diplomatiques n’est pas suffisante ». Il souligne au contraire qu’il faut « un processus de guérison et de pacification des cœurs blessés en vue de l’émergence d’une véritable culture de paix ». Voici pourquoi le programme, en développant le partenariat entre l’Église catholique et l’Église anglicane, a pour objectif principal de témoigner de Jésus Christ – le Prince de la paix – et d’aider ainsi les populations à fraterniser davantage.

(d’après cenco.cd)

Photo : D.R.



 


Prière œcuménique dans les cimetières militaires

 

24 juin 2014 2014

2 novembre 2013 / Normandie

Pour promouvoir une spiritualité de la paix et rendre hommage aux victimes à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, une équipe œcuménique composée d’anglicans, d’orthodoxes, de protestants et de catholiques des trois diocèses bas-normands – Coutances et Avranches, Bayeux-Lisieux et Séez (Calvados, Manche et Orne) – a conçu le déroulement pour un temps de prière. En effet, 14 000 civils ont péri dans les différents bombardements effectués du 6 juin au 26 juillet 1944. Ces bombardements ont aussi provoqué sur le sol normand la mort de 37 000 militaires des forces alliées ainsi que celle de 80 000 soldats allemands. L’hommage s’est concrétisé, le 2 novembre, par la présence des communautés paroissiales dans tous les cimetières militaires et carrés des victimes civiles.

(d’après le communiqué du diocèse de Coutances et Avranches)

Photo : D.R.



 


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