Unité des chrétiens
https://unitedeschretiens.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=156

Juin 2016



La Bible en prison

 

13 octobre 2016 2016

30 juin 2016 / Paris

Les aumôneries de prisons protestante et catholique et l’Alliance biblique française ont présenté le 30 juin 2016, à la Fédération protestante de France le dernier [1]  fruit de leur collaboration : une édition de la Bible destinée aux détenus. L’édition, qui comporte plusieurs illustrations, commence par un cahier de 32 pages offrant un panel d’entrées aussi variées que possible  : thématiques, parcours de découverte…le tout adapté au public carcéral. L’édition, qui leur est exclusivement dédiée, ne sera pas disponible en librairie. Le père Jean-François Penhouet, aumônier national catholique des prisons et successeur de Vincent Leclair, a mis en lumière, dans sa présentation, l’opportunité et le défi œcuménique offerts par la prison. Ce lieu de privation de liberté ne peut pas ne pas suggérer des interrogations existentielles  : «  quand on est enfermé, on se pose forcément la question du sens de la vie  », a-t-il encore observé. Brice Deymié, aumônier national protestant, a confié que la crispation religieuse n’épargne pas les lieux pénitentiaires. La foi, au contraire, ne doit pas être vécue comme «  un nouvel enfermement  », mais une libération, véhiculée par la Bonne Nouvelle. C’est pourquoi, a-t-il conclu, «  offrir la Bible en prison est une manière de libérer la personne ». Une intervention filmée d’Anne Lécu, religieuse dominicaine et médecin à la prison de Fleury-Mérogis, qui vient de publier l’ouvrage Tu as couvert ma honte [2], a été également projetée durant la soirée œcuménique. (d’après protestants.org)

Photo : D.R.



[1En 2014, la collaboration œcuménique entre les aumôneries protestante et catholique, appuyée par l’Alliance biblique française avait fait paraître Paroles de liberté, parcours biblique pour la personne détenue, un ouvrage qui depuis a été largement traduit et diffusé.

[2«  Loin de le condamner ou de l’accuser, Dieu, au contraire, restaure l’homme qui ne craint pas de se tourner vers Lui. Il l’accueil avec tout ce qu’il est, clair ou obscur. En revêtant Adam d’une tunique de peau après la chute, Il recouvre sa honte  », Anne LÉCU, Tu as couvert ma honte, Paris, Cerf, 2016, quatrième de couverture.

 


« Ensemble pour l’Europe »

 

13 octobre 2016 2016

30 juin - 2 juillet 2016 / Munich

Mille sept cents membres de quelque deux cents mouvements chrétiens venus de trente-deux pays européens se sont retrouvés lors de la quatrième édition de la rencontre internationale « Ensemble pour l’Europe » à Munich du 30 juin au 2 juillet 2016. Animés par le « désir de porter […] les valeurs chrétiennes dans les difficultés où se débat l’Europe », les participants ont cheminé ensemble sur quatre grandes pistes, ayant servi de fil conducteur à l’événement : « l’unité est possible ; la réconciliation ouvre à l’avenir ; une culture de la relation et de la miséricorde », ainsi que « mission et avenir ». Des séances plénières matin et soir, dix-sept forums et dix-neuf tables rondes les après-midis ont permis l’approfondissement de ces sujets abordant des thèmes d’actualité, tels que les réfugiés et leur intégration, l’environnement, la crise économique ou encore le martyre chrétien.

Plus de cinq mille personnes - parmi lesquelles beaucoup de jeunes - se sont réunies au cœur de Munich le 2 juillet 2016 pour une grande manifestation, clôturant la rencontre, qui était retransmise en direct dans plus de sept mille points à travers le monde par un streaming. Un message s’ouvrant ainsi : « il n’y a pas d’alternative au vivre ensemble » a été rendu public lors de la séance conclusive. Les participants s’y sont engagés à « vivre l’Évangile de Jésus Christ » et à en témoigner « en paroles et en actes », tout en demandant « en particulier aux responsables des Églises de surmonter les divisions », puisque le souhait des chrétiens est de « vivre ensemble dans la réconciliation et en pleine communion ». Deux messages vidéo ont été projetés par la même occasion. Dans son intervention, le pape François a insisté sur le fait que le mouvement « Ensemble pour l’Europe » est « aujourd’hui […] plus nécessaire que jamais », en invitant les participants à faire de leurs maisons et communautés « des laboratoires de communion, d’amitié et de fraternité ». Le patriarche œcuménique Bartholomée a souhaité que face aux défis « susceptibles de nous diviser », les chrétiens non seulement se rencontrent, mais avant tout qu’ils se regardent « droits dans les yeux », pour y voir « la gloire de Dieu ». (d’après together4europe.org)

Photo : © together4europe.org
Un groupe musical de jeunes de différents pays a franchi la porte qui « ouvre au futur », symbolisant ainsi la volonté des participants d’y poursuivre le témoignage des valeurs enracinées dans l’Évangile.



 


La réaction des Églises au sujet de Brexit

 

13 octobre 2016 2016

24 juin 2016 / Londres

Le 23 juin 2016, au Royaume-Uni, 51,9 % des participants au référendum se sont prononcés en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne. Ce vote n’a pas laissé indifférentes les Églises chrétiennes. Ainsi, le 24 juin 2016 dans une déclaration conjointe, les archevêques anglicans des deux provinces de l’Église d’Angleterre - de Canterbury, Justin Welby et d’York, John Sentamu - ont appelé à l’unité tous les citoyens ayant participé au référendum. « Nous devons rester accueillants et compatissants, bâtir des ponts et non des barrières », ont-ils affirmé, en conseillant à leurs fidèles de « rassurer » en particulier, les personnes, venues d’Outre-Manche, vivant et travaillant sur l’île. Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a souhaité que dans ce processus « les plus vulnérables soient supportés et protégés, en particulier ceux qui sont des cibles faciles pour des trafiquants sans scrupules d’êtres humains ».

Le pape François, dans l’avion le ramenant d’Arménie, a également commenté le Brexit. L’évêque de Rome, qui s’est vu décerner le 6 mai 2016 la plus haute et la plus ancienne distinction réservée aux personnes ayant œuvré pour l’unification européenne - le prix Charlemagne - a appelé les pays membres à la « créativité ». Il leur a notamment suggéré d’élaborer « une autre forme d’union », qui n’exclura pas une « saine désunion » leur offrant plus d’indépendance et de liberté. (d’après anglicannews.org, la Croix, karlspreis.de et w2.vatican.va)

Photo : D.R.



 


Le pape François se rend en Arménie

 

13 octobre 2016 2016

24-26 juin 2016 / Arménie

Sur invitation du catholicos suprême de tous les Arméniens Karekin II, le pape François a effectué une visite apostolique en Arménie du 24 au 26 juin 2016. Prière œcuménique sur la place de la République à Yerevan, recueillement au mémorial de Tsitsernakaberd, dédié aux innocentes victimes du peuple arménien, divine liturgie dans la cathédrale arménienne, messe catholique à Gyumri, la deuxième ville du pays ainsi que réception au palais présidentiel ont constitué les points forts de la visite au cours de laquelle une déclaration commune a été signée. En rendant « grâce » pour la « proximité continuelle et croissante dans la foi et dans l’amour » entre les deux Églises, les deux prélats ont fustigé à nouveau, « toute forme de discrimination et de violence », notamment au Moyen-Orient où « souffrir pour sa propre croyance religieuse est devenu une réalité quotidienne ». Ils se sont adressés aux dirigeants des nations, leur rappelant que les peuples opprimés « ont un besoin urgent de pain, et non pas d’armes », en demandant en particulier une résolution pacifique du conflit au Nagorno-Karabakh.

Selon les prélats, le dialogue entre les deux Églises est entré dans « une nouvelle phase ». La collaboration sera « plus profonde et plus résolue, non seulement dans le domaine de la théologie, mais aussi dans la prière ». Elle intensifiera une « coopération active au niveau des communautés locales ». Face à la sécularisation et à « une vision désacralisée et matérialiste de l’homme et de la famille humaine », les hiérarques ont encouragé leurs fidèles à la « promotion des valeurs chrétiennes dans la société ». (d’après w2.vatican.va et armenianchurch.org)

Photo : © armenianchurch.org



 


Un attentat contre le patriarche syriaque Ignace Éphrem II fait trois morts

 

13 octobre 2016 2016

19 juin 2016 / Quamishli (Syrie)

Dimanche 19 juin 2016, un attentat meurtrier a été perpétré en Syrie devant l’église Saint-Gabriel de Quamishli, alors que de nombreux fidèles y étaient réunis pour la liturgie de Pentecôte, présidée par le patriarche syriaque orthodoxe Ignace Éphrem II Karim. Il venait également à l’occasion d’une commémoration du centenaire du génocide des chrétiens assyriens, connu sous le nom de « Seyfo » [1]. Arrêté par les surveillants, le kamikaze, déguisé en prêtre, n’a pu pénétrer au sein de l’assemblée. Il a toutefois déclenché la bombe, qu’il portait sur lui, à l’entrée de l’église en tuant trois surveillants et en blessant grièvement cinq autres.
Dans un communiqué, daté du 22 juin 2016, la Conférence des Églises européennes se dit « profondément attristée » par cet attentat qui a « visé le patriarche ». Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, Olav Fyksé Tveit, a également fustigé « l’idéologie », qui a alimenté cet « acte de terreur et de violence à l’encontre des communautés chrétiennes ». Le secrétaire général de la Conférence chrétienne d’Asie Matthew Georges Chunakara a déploré, pour sa part, la série de « cinq attentats à la bombe, visant la minorité assyrienne en Syrie […] durant les six derniers mois ». (d’après ceceurope.org, oikoumene.org, anglicannews.org et globalministries.org)

Photo : © George Abdelmassih
Le patriarche Ignace Éphrem II Karim.



[1Le terme « seyfo » signifie « épée » ou « sabre » en syriaque. Il désigne le déplacement de force et le massacre de la population assyrienne – appartenant aux Églises syrienne, assyrienne et chaldéenne – du nord de l’Irak actuel, du sud-est de la Turquie et du nord-ouest de l’Iran par les forces ottomanes et kurdes autour de 1915.

 


Une délégation de la Communion mondiale des Églises réformées rencontre le pape François

 

21 octobre 2016 2016

10 juin / Vatican

Une délégation de la Communion mondiale des Églises réformées [CMER] a rendu visite au pape François le 10 juin 2016. Le pasteur Christopher Ferguson, secrétaire général de la CMER, a placé la rencontre sous le signe « de la joie et de l’urgence » : joie, pour « la main tendue à l’Église vaudoise » , ainsi que pour tous « les autres signes de part et d’autre qui contribuent à surmonter les divisions par la repentance et le dialogue » mais aussi urgence, en raison de la « scandaleuse réalité des injustices écologiques, économiques, sociales […] ainsi que de la spirale de la violence militaire ». Des domaines dans lesquels les deux partenaires œcuméniques peuvent largement collaborer, en approfondissant notamment les questions de « l’économie de la vie », et de « l’entrepreneuriat vertueux » grâce aux deux documents convergents – la Confession d’Accra et l’encyclique Laudato Si’- publiés sur ces sujets.

Le pape François a souhaité, pour sa part, que face à la « désertification spirituelle », les chrétiens soient des « ‘amphores’ qui désaltèrent avec l’espérance, des présences en mesure d’inspirer la fraternité ». Selon lui, il « n’est pas possible » de propager la foi en vivant « en groupes fermés et séparés dans une sorte de fausse autonomie et d’immanentisme communautaire », relevant du « consumérisme spirituel ». Il a tenu à saluer en particulier la quatrième phase du dialogue théologique entre les deux instances sur le thème : « La justification et la sacramentalité : la communauté chrétienne comme opératrice de justice ». (d’après wcrc.ch et w2.vatican.va)

Photo : © L’Osservatore Romano



 


Le Coran est récité dans l’Église Sainte-Sophie durant le Ramadan

 

13 octobre 2016 2016

Juin – juillet 2016 / Istanbul

Pendant le mois du Ramadan, le Coran a été récité par différents imams dans la basilique phare de l’Orient chrétien Sainte-Sophie de Constantinople, érigée au VIe siècle à l’entrée du détroit du Bosphore et de la Corne d’or à Istanbul. La prière matinale, avant le jeûne, qui s’y effectuait, était retransmise sur la chaîne télévision de l’État turc TRT Diyanet. Cette initiative est une première depuis que le monument historique, inscrit en 1985 au patrimoine mondial de l’UNESCO, est devenu musée en 1935. « Nous respectons la plus grande fête de l’Islam. Nous respectons leur foi, mais nous demandons qu’on respecte la nôtre ainsi que les lieux de prière de nos ancêtres », a déclaré le patriarche œcuménique Bartolomée le 7 juillet 2016 à l’issue de la divine liturgie célébrée pour la fête patronale de l’église Saint Cyriaque à Constantinople. Il a également rappelé qu’« un pays démocratique comme la Turquie » doit « respecter et honorer » cet héritage au lieu d’« outrager une partie, fût-elle, minime de ses citoyens ».

La basilique est « un musée ouvert à tous », appartenant à « l’héritage historique de l’humanité » a déclaré le Conseil d’Églises chrétiennes en France encore le 23 mai 2014, dans une lettre adressée à Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, et rédigée après les déclarations du Premier ministre turc de l’époque et actuel président Recep Tayyip Erdoğan au sujet de la reconversion de la cathédrale chrétienne en mosquée, un sort qui n’a pas épargné les églises de Nicée et Trébizonde . (d’après hurriyetdailynews.com et orthodoxie.com)

Photo : © hurriyetdailynews.com
Un muezzin appelle les musulmans à la prière depuis la cathédrale chrétienne.



 


Conception et développement : bonnenouvelle.fr

https://unitedeschretiens.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=156


Document