Unité des chrétiens
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Avril 2017



Voyage œcuménique sur les pas de Luther

 

15 septembre 2017 2017

23-30 avril 2017 / Allemagne

Trente-huit catholiques et protestants à part égale, du pays d’Aix et de la région parisienne, ont participé du 23 au 30 avril 2017 à un voyage œcuménique « sur les pas de Luther » en Allemagne [1]. Commémorant le cinquième centenaire de la Réforme, le groupe s’est rendu dans plusieurs villes emblématiques pour l’œuvre du Réformateur : Wittenberg, où il étudia la théologie puis enseigna et placarda le 31 octobre 1517 ses « 95 Thèses » sur la porte de l’église du château, Eisleben et Mansfeld où il naquit en 1483 et mourut en 1546, Erfurt où il commença ses études universitaires avant de décider brusquement d’entrer à 22 ans au couvent des Augustins. À Leipzig, commune marquée par sa fameuse disputatio théologique avec Jean Eck, le groupe assista à un concert du Thomanerchor, accompagné d’une homélie spirituelle à Thomaskirche, où Bach fut Cantor pendant 23 ans et à une messe à l’église de la Trinité. Ce voyage œcuménique a généré de nombreuses rencontres fraternelles à chacune de ses étapes. (d’après Pascale Cougard)

Photo : D.R.
Visite de l’église Thomaskirche, Leipzig.



[1Un voyage conçu par le pasteur Gille Daudé, Marie-Jeanne Coutagne et Pascale Cougard et préparé avec Fabien Meinel, directeur du Centre franco-allemand d’Aix, l’agence DER Deutsches Reisebüro de Leipzig, ainsi qu’Helena Vicario, Sabine Sauval et le père Rober Aliger.

 


« Protestants, catholiques, ce qui nous sépare encore »

 

24 avril 2017 2017

18 avril 2017 / Paris

Le 18 avril 2017, une conférence – rencontre au sujet du livre Protestants, catholiques, ce qui nous sépare encore, coécrit par le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France [FPF] et le père Michel Kubler, théologien, directeur du Centre œcuménique Saint Pierre – Saint Andrée à Bucarest et ancien rédacteur en chef du journal La Croix, avec le concours du journaliste Loup Besmond de Senneville, s’est tenue au siège de la FPF. En présence des trois protagonistes et d’un auditoire œcuménique, les principaux sujets du document de plus de 270 pages, édité chez Bayard en février 2017 à l’occasion du cinquième centenaire de la Réforme, ont été évoqués, à commencer par l’Écriture et la grâce. Aux yeux des deux membres du Groupe des Dombes, les accords théologiques entre les deux familles d’Églises, notamment celui sur l’Église et justification : la compréhension de l’Église à la lumière de la doctrine de la justification, cosignés en 1994 par l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, ont constitué des étapes considérables dans leurs rapprochements. Cependant, d’après le père Kubler « si un siècle auparavant la doctrine nous séparait, alors que l’action nous unissait », aujourd’hui, « c’est plutôt l’inverse », notamment dans le domaine de « la morale ». Selon le pasteur Clavairoly, « les nouveaux clivages » posent les mêmes questions qu’au XVIe siècle, à savoir « qui assume l’autorité » pour autoriser telle ou telle affirmation dogmatique ou éthique. Un débat qu’on ne peut pas comprendre, ni approfondir, sans tenir compte de la compréhension de l’Église, elle-même, comme « sacrement du salut » ou « signe et moyen du salut » (concile Vatican II) ou comme servante, occupante une place « seconde » à l’égard du point de départ de toute théologie protestante : la justification en Christ.

Afin de pouvoir continuer le chemin de réconciliation, les auteurs ont proposé comme antidote à la « réaffirmation convictionnelle », consistant à être « plus protestant que les protestants ou plus catholique que les catholiques », « l’œcuménisme de l’engagement ». Celui-ci doit tendre vers « une forme d’unité visible », sans pour autant renoncer « à avancer sur des questions difficiles ». « L’œcuménisme des martyrs » ou l’exemple de ces précurseurs de l’unité, qui « osent » témoigner du Christ aujourd’hui « à temps et à contre temps » au prix de leur vie, peut se révéler d’une grande aide dans cette démarche.

Photo : © I.K.



 


Rassemblement œcuménique de Pâques à La Défense

 

21 avril 2017 2017

16 avril 2017 / La Défense

Le 16 avril 2017, en raison de la concordance des calendriers juliens et grégoriens suivis respectivement par les Églises orientales et occidentales, des proclamations œcuméniques de la résurrection du Christ ont eu lieu en plusieurs endroits en France (Aix-en-Provence, Angers, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Celles, Chambéry-Montagnole, Dijon, Dunkerque, Épinal, Gap, Lille, Lyon, Nantes, Orléans, Marseille, Monaco, Royan, Saint-Étienne…). Ainsi, de nombreux chrétiens de différentes confessions se sont réunis sur le parvis du quartier d’affaires de la Défense de Paris, à 7h30, pour « témoigner ensemble du cœur de notre foi », selon le père Serge Sollogoub délégué orthodoxe à l’œcuménisme pour Paris et Île de France ou pour annoncer à l’humanité « que Dieu n’a pas abandonné le monde malgré tout ce que nous pouvons subir comme tribulations » selon la pasteure Catherine Ehoussou de l’Église méthodiste unie de Gennevilliers. D’autres représentants chrétiens, tels le pasteur Jean-Frédéric Patrzynski, inspecteur luthérien de Paris, Mgr Joseph, métropolite de l’Église orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale ou encore Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, ont également participé à la manifestation œcuménique, qui pour la quatrième fois depuis 2007, rassemble dans ce cadre emblématique de la mondialisation, vidé de ses occupants habituels, les responsables de la plupart des Églises d’Île de France et une foule bigarrée signe de l’universalité du message évangélique.

Dans son homélie Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, a explicité le sens de la démarche commune : « si nous sommes chrétiens c’est parce que nous affirmons et nous croyons que Jésus est vivant et qu’il nous fait vivre aujourd’hui », en vertu de Son sacrifice salutaire, par lequel Il nous a offert la « vie qui triomphe de la mort », ainsi que l’« amour qui triomphe de la haine ». « Un fait qui marque l’histoire » et par lequel « tout commence et tout s’achève ».

La prière aux quatre coins de l’horizon, invitait les fidèles à se tourner vers le monde et invoquait l’Esprit Saint de lui donner « un cœur nouveau, un cœur de chair », afin que, comme la prédication le pointait, « les conquêtes les meilleures » des hommes « sur la nature » ou dans « la maîtrise de la vie » ne se tournent pas contre eux.
Dès le chant final de la célébration œcuménique d’une heure, la dispersion de la foule fut rapide, chacun se hâtant pour rejoindre sa propre communauté et y annoncer la bonne nouvelle : « la mort est morte, vive la vie [1] » . (d’après Christine Roberge et KTO)

N’hésitez pas à faire parvenir à notre adresse contact chez unitedeschretiens.fr d’échos et des photos de vos proclamations œcuméniques de la Résurrection.



 


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