Unité des chrétiens
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Juin 2017



Face à l’élargissement de la PMA des Églises réagissent

 

16 octobre 2017 2017

27 juin 2017 / Paris

« La majorité des membres » du Comité consultatif national d’éthique [CCNE] s’est ditе favorable, dans un avis du 27 juin 2017, à l’ouverture de la procréation médicalement assistée [PMA] « aux couples femmes et aux femmes seules ». La Conférence des évêques de France a souligné « l’absence même de consensus au sien du CCNE », attestant qu’ « un large dialogue », en vue de la révision des lois de bioéthique prévue en 2018, est encore nécessaire « avant toute mesure législative ». Le communiqué, publié le 28 juin 2017, pointe plusieurs problèmes soulevés par la décision, dont notamment : « l’organisation d’une filiation sans père ; l’instrumentalisation de l’enfant pour soulager une souffrance ; le rôle de la médecine qui en viendrait à répondre à toute demande sociétale » avant de souligner que « l’ouverture de la PMA, pour des raisons autres que pathologiques » pourrait aboutir, « au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes », à la légalisation de la gestion pour autrui [GPA], pourtant décriée par le même avis du CCNE.

Le président de la Commission d’éthique protestante évangélique, le pasteur Luc Olekhnovitch, se demandait pourquoi l’avis, tout en reconnaissant que les études sur des enfants élevés par des couples homosexuels sont insuffisantes ou biaisées, au lieu de s’abstenir, « par principe de précaution », autorise de telles pratiques en les mettant d’emblée « sous conditions », sans pour autant les préciser.

Dans un document intitulé : « en marche vers une procréation mercantilement assistée », le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine a recommandé « au gouvernement et aux nouveaux parlementaires de ne pas s’engager plus avant dans cette voie », qui ramène « l’humanité vers des rivages qu’elle prétendait avoir quittés : la marchandisation de l’être humain [...] trop encline à apporter de l’eau au moulin des promesses électorales ». Si ces dernières sont « le reflet de la volonté de certains », elles « ne sauraient être considérées comme l’intérêt de tous et en particulier des enfants », stipule le texte, avant de rappeler que « l’enfant n’est pas un droit ». (d’après ccne-ethique.fr, eglise.catholique.fr et cpdh.org)

Photo : © lamanifpourtous.fr



 


Soixante-quatrième Semaine d’études liturgiques

 

16 octobre 2017 2017

26-29 juin 2017 / Paris

La soixante-quatrième Semaine d’études liturgiques s’est tenue dans les locaux de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris du 26 au 29 juin 2017 sous l’intitulé « Liturgie et religiosité ». Une soixantaine de participants de différentes confessions chrétiennes venus de plus de dix pays, d’Europe, mais aussi d’Afrique, du Proche-Orient et d’Asie ont exploré le thème du colloque annuel en trente exposés, repartis en douze sections thématiques et traduits simultanément en anglais et en français. En outre, le rendez-vous œcuménique et scientifique comprenait également les vêpres en l’église Saint-Serge, célébrées par le doyen nouvellement réélu, l’archiprêtre Nicolas Cernokrak [1], une présentation des Actes des précédents colloques [2], une excursion au Musée du Louvre à la découverte d’une église copte du quatrième siècle, ainsi que la visite de l’Oratoire du Louvre. Le cinquième centenaire de la Réforme a été signifié également par deux exposés traitant de la question des indulgences en lien avec celui de la religiosité.

La prochaine Semaine d’études liturgiques, ayant pour titre « Le corps humain dans la liturgie », aura lieu du 2 au 5 juillet 2018 dans les locaux de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. (d’après saint-serge.net)

© saint-serge.net
Photo : © saint-serge.net



[1Le Conseil des enseignants, sous la présidence de l’archevêque Jean de Charioupolis, a réélu à l’unanimité, au cours de la réunion du 12 juin 2017 le père Cernokrak doyen de l’Institut pour les trois prochaines années académiques (2017-2020).

[2L’ensemble des communications fait l’objet d’une publication. Le titre du dernier est Traditions recomposées : liturgie et doctrine en harmonie ou tension, LOSSKY, A. / SEKULOVSKI, G. (éd.), Münster, Aschendorff Verlag, 2017.

 


Mgr Joseph Absi – nouveau patriarche de l’Église grecque-melkite

 

29 juin 2017 2017

21 juin 2017 / Ain Traz (Liban)

Réunis en synode à Ain Traz au sud-ouest de Beyrouth, les évêques gréco-melkites ont élu le 21 juin 2017 leur nouveau patriarche en la personne du Mgr Joseph Absi. Né en 1946 à Damas, il est entré dans la Société des missionnaires de Saint-Paul où il avait été ordonné prêtre en 1973. Ayant terminé ses études de théologie et de philosophie au Séminaire majeur et à l’Institut Saint-Paul à Harissa (Liban), il a obtenu un doctorat en sciences musicales et en hymnographie byzantine à l’Université de Saint-Esprit de Kaslik, pour y enseigner par la suite la musicologie notamment. Élevé au rang d’archevêque de Tarse à la curie patriarcale de Damas en 2001, il est resté dans la capitale syrienne durant tout le conflit. « Il en a éprouvé la violence dans sa chair à deux reprises », confie le père Rami Wakim, secrétaire général du Patriarcat, « dans son bureau un obus l’a jeté à terre », alors qu’une autre fois « un éclat d’obus a touché sa voiture ».

Le pape François a accordé, dans une lettre rendue publique le 22 juin 2017, « la communion ecclésiastique » au patriarche succédant à Grégoire III Laham à la tête d’une des plus grandes Églises de rite byzantin unies à Rome, regroupant 1,3 million d’âmes. (d’après fr.radiovaticana.va, pgc-lb.org, et La Croix)

Photo : © pgc-lb.org



 


Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux

 

17 octobre 2017 2017

16 juin 2017 / Paris

Le 16 juin 2017, une soirée, animée par Christine Chaillot, fondatrice de l’association Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux et auteur de nombreuses études [1] sur le sujet, a eu lieu dans les locaux de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Un aperçu du dialogue entre les deux familles d’Églises a été présenté en présence de Monseigneur Jean de Charioupolis, archevêque de l’Exarchat des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale (Patriarcat de Constantinople), du père Yakoub Aydin de la paroisse syriaque-orthodoxe de Montfermeil, du père Joseph-Stefanos de la paroisse copte-orthodoxe de Nogent-sur-Marne et d’un auditoire œcuménique. Commencé de manière informelle en 1964, le dialogue bilatéral entre les Églises orthodoxes et orthodoxes orientales (arménienne, copte, éthiopienne et syriaque) a débuté officiellement en 1985. L’unité fut brisée lors du concile de Chalcédoine en 451 : la nouvelle formulation christologique (en « deux natures » pour parler de la divinité et de l’humanité du Christ) n’avait pas alors été acceptée par les Églises orthodoxes orientales, surnommées ensuite « monophysites ». Rappelant que la base du dialogue est l’écoute mutuelle, Madame Chaillot a pointé de doigt l’absurdité de cette appellation, car non seulement ces Églises refusent systématiquement l’enseignement d’Eutychès (Ve s.), le père du monophysisme, mais aussi confessent la pleine humanité et la pleine divinité du Verbe incarné, sans mélange et sans séparation. En outre, l’oratrice a présenté son dernier livre [2], recueillant des contributions de théologiens de renoms, en faveur de cette position, parmi lesquels le catholicos Aram Ier de Cilicie, le métropolite Emmanuel (Adamakis), le métropolite Hilarion (Alfeyev), le père Andrew Louth. Le livre est préfacé par le patriarche œcuménique Bartholomée.

L’importance du dialogue pratique et de la solidarité indispensable à l’égard de ces Églises - dont l’existence au Moyen-Orient vacille entre « la vie et la mort » - a été également soulignée. La rencontre s’est achevée par la récitation de « Notre Père » en syriaque, copte, arménien et français.

Photo : D.R.
Christine Chaillot, Mgr Jean, père Joseph-Stefanos et père Yakoub Aydin à l’issue de la rencontre.



[1Dont Vie et spiritualité des Églises orthodoxes orientales, Paris, Cerf, 2011 ; Les coptes d’Égypte : discriminations et persécutions, 1970-2011, Paris, L’Harmattan, 2013 ; Towards unity : the theological dialogue between the Orthodox Church and the Oriental Orthodox Churches, Genève, Inter-orthodoxe dialogue, 1998.

[2The Dialogue between the Eastern Orthodox and Oriental Orthodox Churches, Volos, Volos Academy Publications, 2016.

 


Les 50 ans du Renouveau charismatique catholique et l’œcuménisme

 

16 octobre 2017 2017

3 juin 2017 / Rome

Cinq jours de festivités ont réuni, dans la Ville éternelle, plus de 50 000 chrétiens, essentiellement catholiques, mais également représentants du monde évangélique et pentecôtiste. Ils ont célébré le jubilé d’or du Renouveau charismatique catholique. Réunions, colloques, ateliers, célébrations, messe pontificale de la Pentecôte, mais aussi une célébration œcuménique le 3 juin 2017, à la veille de la descente du Saint-Esprit, ont rassemblé les disciples du Ressuscité, venus de 120 pays. « Je suis surpris que nous soyons arrivés à ce point de l’Histoire. Il s’agit d’un véritable kairos de Dieu », a déclaré le pasteur évangélique Giovanni Traettino [1]. L’œcuménisme, selon lui, est « notre maison (oikos) […] remplie du Saint-Esprit ». Il « n’a pas seulement pour vocation de susciter un réveil, mais aussi de réconcilier les chrétiens ».
Saluant ce « courant de grâce », auquel, on « ne peut opposer de digues », le pape François, a insisté sur « l’unité des chrétiens », « aujourd’hui plus urgente que jamais » lors de la célébration œcuménique au Circo Massimo, lieu où furent « martyrisés des chrétiens, pour le divertissement de ceux qui regardaient ». En exhortant à « nous aimer » et à « cheminer ensemble », notamment « dans la prière et l’action pour les plus faibles », l’évêque de Rome a invité les participants à « partager avec tous dans l’Église le baptême dans l’Esprit Saint ».

Pour le pasteur pentecôtiste français Éric Célérier, présent également à l’événement, « un mouvement nouveau », transcendant « les étiquettes », « est en train d’émerger », car, a-t-il insisté, « l’unité, ce sont des gens qui ont un même esprit [et] un même cœur ». (d’après ccrgoldenjubilee2017 et La Croix)

photo : © ccrgoldenjubilee2017.org
La célébration œcuménique au Circo Massimo, le 3 juin 2017.



 


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