Unité des chrétiens
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Année 2016



Trentième Festival de la BD Chrétienne

 

11 avril 2016 2016

28 janvier 2016 / Angoulême

Du 28 au 31 janvier 2016 la 30e édition de la BD chrétienne a eu lieu pendant le 43e Festival de la BD d’Angoulême. Un faux boulot de Le Cil Vert paru chez Delcourt, a remporté le prix du jury oecuménique, grâce à son regard « aussi drôle qu’incisif » présentant un jeune animateur de séjours de vacances pour des personnes atteintes d’un handicap. Les rêveurs lunaires de Cédric Villani et Baudoin ont obtenu la mention spéciale du jury pour le portrait qu’ils ont brossé de quatre génies, qui au cœur de la barbarie de la seconde guerre mondiale ont changé l’histoire par leurs inventions. Les prix ont été remis le 28 janvier dans l’Église Saint-Martial d’Angoulême par le pasteur luthérien Jean-Pierre Molina, président du jury oecuménique. (d’après angouleme.catholique.fr)



 


Décès du professeur Raphaël Picon

 

11 avril 2016 2016

21 janvier 2016 / Paris

Le professeur Raphaël Picon est décédé le 21 janvier 2016 à Paris à l’âge de 47 ans,
des suites d’une maladie. Assesseur de l’Institut supérieur d’études œcuméniques, il
fut, également, professeur de théologie pratique et doyen de l’Institut protestant de théologie, la maison où il a commencé ses études poursuivies à New York (Union Theological Seminary) et à Tripoli (Liban) à la Faculté de théologie orthodoxe Saint-Jean Damascène. Le président du Conseil national de l’Église protestante unie de France, Laurent Schlumberger, saluait cet « orateur créatif et passionné », qui avant de devenir professeur, fut pasteur à Rueil et Nanterre, le Havre et Lillebonne au sein de l’Église réformée de France à l’époque. Le doyen de la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris, le frère Thierry-Marie Courau, o.p., regrettait, quantà lui, le départ d’« un partenaire de grande qualité humaine, théologique et oecuménique ». L’Institut protestant de théologie a prévu une journée d’hommage le 11 avril 2016 au cours de laquelle sera inaugurée une plaque commémorative dans l’amphithéâtre de la Faculté de théologie. (d’après eglise-protestante-unie.fr, icp.fr/theologicum et iptheologie.fr)

Photo : D.R.



 


Rencontre œcuménique prêtres-pasteurs-diacres

 

24 mars 2016 2016

21 janvier 2016 / Vanves

À l’occasion de la semaine de prières pour l’unité des chrétiens, le diocèse de Nanterre organise depuis 2010, une rencontre prêtres-pasteurs-diacres. Ce rendez-vous oecuménique, qui a eu lieu le 21 janvier 2016, au monastère Sainte-Bathilde chez les Bénédictines de Vanves, avait pour thème cette année « la place des malades dans nos communautés ». Les interventions de membres de différentes confessions ont permis au cours de fructueux échanges un éclairage sur les pratiques des uns et des autres. Mère Marie Madeleine, la prieure, a fait part de l’expérience qu’elle a pu acquérir au sein de sa communauté auprès des sœurs malades, tout en faisant prendre conscience aux participants comment ces personnes, souvent clouées au lit, peuvent aider les chrétiens à avancer sur le chemin de l’unité. Le repas, le goûter, les temps de prières partagées, ont ponctué la journée oecuménique réunissant une cinquantaine de participants, dont l’évêque catholique du lieu Mgr Michel Aupetit. Une rencontre, qui a non seulement favorisé la meilleure connaissance mutuelle des disciples du Christ, mais a aussi présenté la manière dont la théologie incarnée dans l’expérience pastorale des différentes traditions chrétiennes peut devenir un ferment d’unité. (d’après Christine Roberge)

Photo : D.R.
Des participants à la rencontre au moment du déjeuner.



 


Index mondial de persécution des chrétiens 2016

 

11 avril 2016 2016

12 janvier 2016 / Paris

L’association Portes ouvertes a présenté son nouvel index mondial de persécution des chrétiens le 12 janvier 2016, à Paris, lors d’une conférence de presse et a indiqué que pour la période du 1er novembre 2014 au 31 octobre 2015 « au moins 7100 chrétiens » ont été tués « pour des raisons liées à leurs croyances ». Même si une hausse de 63 % par rapport à l’année précédente est observée, la publication souligne qu’il s’agit d’un chiffre « en dessous de la réalité » comprenant uniquement les « assassinats de chrétiens prouvés de manière certaine ». En effet, trois catégories d’assassinat n’ont pas pu être comptabilisées de manière exhaustive : celle des « oubliés », dont la mort n’est pas rapportée dans les médias, celle des « fragilisés » - les chrétiens tués, car devenus très vulnérables en raison d’une guerre comme en Syrie ou en Centrafrique - et enfin les chrétiens « étouffés » qui décèdent en raison d’une discrimination à long terme les privant des droits les plus élémentaires tels que l’accès à l’eau potable et aux soins médicaux par exemple au Mexique ou encore au Nigéria du Nord.

Dans trente-cinq pays sur les cinquante, que comprend l’index, « l’extrémisme islamique » est indiqué comme « la première source » des représailles, qui n’ont pas épargné, pour cette période, au moins 2406 églises chrétiennes, soit plus du double de l’année dernière. (d’après portesouvertes.fr et protestants.org)



 


Concert œcuménique

 

15 avril 2016 2016

30 janvier 2016 / Paris

Pour son huitième concert œcuménique, l’association Enjeux de l’étude du christianisme des origines a réuni cinq chorales catholiques et cinq orthodoxes le 30 janvier 2016 en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris. Les communautés chaldéenne, copte, maronite, grecque, russe, bulgare, roumaine, géorgienne, syromalabare et latine se sont succédées pour chanter la miséricorde divine dans leur langue liturgique.

Distribuée à l’entrée, la traduction en français des chants permettait de goûter la richesse spirituelle de ces Églises, qui ont présenté chacune une intention de prière à laquelle l’assemblée répondait par un « Kyrie eleison ». Le « Notre Père » récité en araméen par un chaldéen irakien réfugié de Mossoul, et la bénédiction finale donnée par les prêtres des différentes communautés clôturaient le concert œcuménique, qui, tout en évoquant la détresse humaine, notamment celle des chrétiens persécutés, chantait le Dieu de la miséricorde. (d’après Marie-B. Riondel, eecho.fr)

Photo : D.R.
La chorale de l’Église copte orthodoxe lors du concert œcuménique.



 


Le Centre œcuménique Istina a un nouveau directeur

 

9 février 2016 2016

15 janvier 2016 / Paris

Le 15 janvier 2016, à la veille de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, le frère Franck Lemaître, o.p., fut nommé directeur du Centre d’études œcuméniques Istina, en succédant ainsi au frère Michel Mallèvre, qui reste rédacteur en chef de la revue portant le même nom. Directeur du Service national pour l’unité des chrétiens à la Conférence des évêques de France de 2009 à 2015 et rédacteur en chef de la revue Unité des Chrétiens pour la même période, Franck Lemaître a également dirigé le Centre Unité chrétienne à Lyon. Depuis le 22 juillet 2014, il est consulteur du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Fondé en 1928 par les dominicains, le Centre Istina œuvre au rapprochement des chrétiens de toutes confessions. Son directeur est désigné par le prieur provincial de la Province dominicaine de France. (d’après istina.eu)

Photo : D.R.



 


Réunion des primats de la Communion anglicane

 

11 avril 2016 2016

11-15 janvier 2016 / Cantorbéry

Du 11 au 15 janvier 2016, trente huit primats de la Communion anglicane se sont réunis à Cantorbéry afinde discuter notamment de la reconnaissance par l’Église épiscopalienne des États-Unis [TEC] des unions de personnes de même sexe. En condamnant tous « préjugés homophobes » et en réitérant leur volonté « d’oeuvrer ensemble » pour offrir des accompagnements pastoraux à toutes personnes « indépendamment de leurs orientations sexuelles », les primats ont réaffirmé le mariage, suivant « la doctrine traditionnelle de l’Église » et « l’enseignement de l’Écriture », comme une « union à vie dans la fidélité d’une femme et d’un homme ». Affirmant « leur volonté unanime de cheminer ensemble » les participants ont toutefois exprimé leur « distance » par rapport à la décision de TEC en « exigeant » de cette dernière de ne plus « représenter [la Communion anglicane] dans les instances œcuméniques » et de ne plus se prononcer sur « les questions de doctrine ou de stratégie » pour une période de trois ans. Les hiérarques ont souhaité la création d’un groupe de travail dédié à ce problème, dont l’objectif sera de « rebâtir la confiance mutuelle ». Ils ont aussi décidé de se rencontrer de nouveau en 2017 et 2019 avant la Conférence de Lambeth, qui aura lieu en 2020. L’archevêque de Cantorbéry a souhaité que cette conférence véhicule « le même esprit révolutionnaire » que la Conférence de Lambeth de 1920, notamment en ce qui concerne l’appel adressé « à tous les chrétiens de se repentir pour leurs divisions ».

Revenant sur la rencontre des primats, Justin Welby a tenu à souligner, dans son discours d’ouverture du synode général de l’Église anglicane à Londres le 15 février 2016, « qu’aucun groupe [libéral ou conservateur] ne détient toute la vérité ». En saluant la « bienveillance » avec laquelle les évêques épiscopaliens ont accepté « les conséquences » de leur position sur l’homosexualité, il a invité les uns et les autres à résister à « la soif de pouvoir, maquillée en sens de l’ordre ». (d’après primates2016.org, archbishopofcanterbury.org et La Croix)

Photo : © primates2016.org



 


Campagne œcuménique : « Prendre ses responsabilités – renforcer la justice »

 

11 juillet 2016 2016

10 février 2016 / Suisse

Le 10 février 2016, mercredi des Cendres, a commencé la campagne œcuménique « Prendre ses responsabilités - renforcer la justice », portée par les œuvres d’entraide Pain pour le prochain (réformée), Action de Carême (catholique) et Être partenaires (vieille catholique). « L’économie se mondialise toujours davantage alors que les droits humains semblent s’arrêter aux frontières nationales », affirment les partenaires œcuméniques en voulant attirer l’attention publique sur les grandes entreprises internationales, domiciliées en Suisse, spécialisées notamment dans le commerce de l’or. Quatre des sept raffineries d’or les plus importantes au monde se trouvent dans les cantons helvétiques, raffinant 70% de l’or mondial. Aussi, en 2013, la valeur des exportations du métal précieux depuis la Suisse se montait à 118 milliards de francs suisses. Or, « la face sombre de ce brillant commerce » réside dans les conditions dont l’or est extrait, qui très souvent portent une atteinte grave à la santé des travailleurs, ainsi qu’à leur environnement, les deux étant liés. C’est l’ancrage dans la législation suisse « d’un devoir de diligence pour les sociétés transnationales » y compris sur leurs activités à l’étranger, qu’ont réclamé les associations chrétiennes moyennant une pétition qui a récolté plus de 140 000 signatures. (d’après voir-et-agir.ch)

Photo : © voir-et-agir.ch
Dans le cadre de la campagne, un cube doréde 5 m3 a été exposé successivement à Fribourg, Lausanne, Peseux et Sion dans le courant des mois de février et mars 2016.



 


Session du comité pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales

 

30 juin 2016 2016

6 février 2016 / Caire

Le 6 février, 2016, au Centre saint Marc de l’Église copte orthodoxe du Caire, s’est conclue la treizième session du comité pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales, ayant débuté le 31 janvier 2016, par une réception chez le patriarche copte orthodoxe Tawadros II.

Les ecclésiastiques représentant les Églises arménienne, copte, éthiopienne, syriaques (Damas et Inde) et catholique romaine se sont réunis pour plusieurs séances de travail portant sur les sacrements de l’initiation chrétienne. Sous la conduite des deux coprésidents du comité - le cardinal Kurt Koch et le métropolite Bishoy de Damiette – les membres du comité ont étudié les fondements scripturaires et patristiques aussi bien que le développement spécifique de ces sacrements dans la tradition latine. Les participants ont décidé de poursuivre l’enquête, lors de leur prochaine réunion, qui se tiendra du 21 au 28 janvier 2017 à Rome, en s’attardant davantage sur le rapport de ces sacrements à l’Église. (d’après Philippe Sukiasyan et vatican.va)

Photo : D.R.



 


L’archevêque de Canterbury Justin Welby remet la Croix de Lambeth pour l’œcuménisme

 

30 juin 2016 2016

31 mars 2016 / Londres

Lors d’une cérémonie, ayant réuni au palais de Lambeth le 31 mars 2016 quarante personnalités auxquelles l’Église d’Angleterre a souhaité exprimer sa gratitude, l’archevêque de Canterbury Justin Welby a remis la Croix de Lambeth pour l’œcuménisme à trois d’entre elles. L’évêque copte orthodoxe Angaelos, s’est vu discerner l’une des plus anciennes distinctions de la Communion anglicane, non seulement pour son engagement œcuménique, mais aussi pour ses prises de position sur l’instabilité politique en Égypte et au Moyen Orient exhortant sans cesse à la paix et à la réconciliation. L’archevêque orthodoxe Grégoire de Thyatire et de Grande-Bretagne a été décoré pour son aide précieuse apportée à l’Église d’Angleterre dans ses relations avec le Patriarcat œcuménique. Le chanoine Simon Edward Stephens a reçu la croix œcuménique pour le long ministère pastoral qu’il a accompli à Moscou, dans la paroisse anglicane Saint-André où il a créé en 2006 un centre d’études anglican-orthodoxe, permettant ainsi une meilleure connaissance des chrétiens issus des deux familles d’Églises. (d’après archibishopofcanterbury.org)

Photo : D.R.
L’archevêque Justin Welby avec l’évêque copte orthodoxe Angaelos, à l’issue de la cérémonie.



 


Veillée œcuménique pour les victimes

 

30 juin 2016 2016

28 mars 2016 / Bruxelles

À la suite aux attentats du 22 mars 2016, qui ont ébranlé Bruxelles, en laissant un bilan lourd - une trentaine de morts et plusieurs dizaines de blessés - les chrétiens se sont réunis en une veillée œcuménique le 28 mars, le lundi de Pâques pour de nombreuses Églises, dans la cathédrale des saints Michel et Gudule. Des bougies, symbolisant les victimes, ont été apportées près du cierge pascal par de nombreux pompiers, forces de police et de l’armée ainsi que de membres de personnel de l’aéroport, qui ont joué un rôle essentiel dans le premier secours apporté aux victimes. Conduite par Mgr Jozef de Kasel, archevêque de Malines-Bruxelles, ont participé également à la prière les archevêques Athénagoras du Patriarcat œcuménique de Constantinople et Simon du Patriarcat de Moscou, le pasteur Steven Fuite, président du Conseil synodal de l’Église protestante, Geert Lorein, président du Synode des Églises protestantes et évangéliques de Belgique, ainsi que le président du Comité central du Culte anglican en Belgique le chanoine Jack McDonald. Dans l’assemblée, constituée de très nombreux fidèles et proches des victimes, se trouvaient également des représentants de la communauté musulmane et juive. (d’après cathobel.be et c-i-b.be)

Photo : © cathobel.be
L’archevêque de Malines-Bruxelles Mgr Jozef de Kasel, entouré par l’archevêque Athénagoras et le pasteur Steven Fuite au moment de la veillée œcuménique.



 


Spectacle musical « Chemin de Pâques »

 

11 juillet 2016 2016

27 mars 2016 / Versailles

Un spectacle musical « Chemin de Pâques », proposé par l’Église évangélique Versailles Clagny a réuni, à l’issue des célébrations pascales, quelques chrétiens de différentes confessions le dimanche 27 mars 2016. Reprenant une tradition anglophone de cantates modernes, l’auteur-compositeur-interprète John Featherstone a su allier récits bibliques et textes mis en musique retraçant le chemin pascal du Christ. Entouré de trois chanteurs professionnels, John Featherstone a transmis un moment particulier de commémoration et de partage du message évangélique. Ce fut une occasion pour les disciples du Ressuscité de se recentrer sur le cœur de la révélation biblique exprimée, entre autres, par l’apôtre des nations : « Christ, notre Pâque, a été immolé » (1 Co 5,7) et d’y cheminer non seulement durant le week-end pascal, mais tout au long de leur quotidien. (d’après Alexandre Antoine)



 


Lviv, 10 mars 1946 : 70 ans après

 

30 juin 2016 2016

7 mars 2016 / Paris

Une tribune intitulée « Il est urgent pour les chrétiens orthodoxes de reconnaître la terrible vérité du 10 mars 1946 » a été signée par une vingtaine de personnalités orthodoxes, qui ont demandé « humblement pardon pour toutes les injustices dont [les gréco-catholiques] ont été victimes sous couvert de l’autorité de l’Église orthodoxe ». En effet, c’est au moment de ce rassemblement, qualifié de « pseudo-synode » par le pape Benoît XVI [1], que les participants gréco-catholiques votèrent « pour la ‘réunification’ de leur Église au patriarcat de Moscou », alors, qu’au même moment, leurs évêques « se trouvaient en prison sous les verrous ». Une intégration de force, face à laquelle les signataires demandent la reconnaissance de « la nullité des décisions tragiques du concile » par « les autorités orthodoxes actuelles » notamment en Russie et en Ukraine, tout en concédant que « l’Église orthodoxe de Russie, dans son ensemble, ne peut pas être tenue responsable de décisions prises » par des autorités ecclésiastiques « manipulées ou terrorisées par le NKVD-KGB ».

Le département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine a publié à ce sujet un communiqué daté du 11 mars 2016 en exprimant que les relations difficiles entre les deux Églises s’expliquaient par l’histoire. D’après le texte, c’est encore à l’issue de l’union de Brest en 1596 qu’une partie des orthodoxes « sous la pression du pouvoir polonais […] a été rattachée de force à l’Église catholique », de même qu’après l’union d’Oujgorod en 1646, cette fois-ci « sous la pression du pouvoir catholique hongrois ». En admettant qu’« une partie du clergé et des fidèles uniates n’a pas accepté le concile de Lviv », le communiqué refuse une évaluation de son activité « sur la seule base des faits des persécutions contre les gréco-catholiques, sans parler des souffrances de l’Église orthodoxe de la part du pouvoir soviétique ». « Il convient que les orthodoxes et les gréco-catholiques pensent non pas à la recherche des coupables, mais à l’élaboration d’une conception de coexistence pacifique dans une Ukraine unie », encourage la déclaration. (orthodoxie.com et vzcz.church.ua)

Photo : D.R.
Des délégués du concile de Lviv avec le patriarche Alexis Ier.



[1Cf. « Lettre du pape Benoît XVI au cardinal Lubomyr Husar du 22 février 2006 », Istina, n°2, 2006, p. 193.

 


Conférence œcuménique sur les chrétiens en Palestine et Israël

 

30 juin 2016 2016

4 mars 2016 / Paris

La Fédération protestante de France [FPF], en collaboration avec l’association œcuménique les « Amis de Sabeel France » a organisé le 4 mars 2016 une conférence-débat sur le sujet « Les chrétiens en Palestine et en Israël aujourd’hui : témoignages et défis », qui s’est tenue à la Maison du protestantisme. Le pasteur François Clavairoly, président de la FPF, a inauguré l’événement en soulignant que les chrétiens en France ont besoin d’être « mis à jour » sur l’actualité au Moyen Orient, telle qu’elle est « vue par des témoins chrétiens » sur place. Selon Munib Younan, président de la Fédération luthérienne mondiale et évêque luthérien de Jordanie et de la Terre Sainte, l’avenir du christianisme sur ces terres se trouve « dans une paix inscrite dans la justice au Moyen Orient ». Aussi, ce n’est pas les droits des minorités qui doivent être promus, mais « une citoyenneté égale pour tout le monde ». Il a aussi souligné l’importance des écoles, des universités et des hôpitaux chrétiens dans ce processus, qui accueillent davantage de musulmans que de chrétiens, en participant ainsi activement à la promotion d’une société ancrée dans la paix. Pour le recteur du séminaire patriarcal latin de Beit Jala, près de Bethleem, le père Jamal Khader, les liens entre les Églises en Palestine et celles en France doivent être renforcés non seulement au niveau de l’aide humanitaire, mais avant tout, en vue du rétablissement de la paix dans ces pays. Michel Nseir, responsable du programme spécial du Conseil œcuménique des Églises pour le Moyen-Orient, a présenté, l’interdépendance des membres du corps du Christ (cf. II Co 12, 26-27) en insistant sur « l’impératif évangélique de solidarité » comme antidote à la souffrance de l’un des membres, qui est finalement celle de l’ensemble du corps. (d’après protestants.org)

Photo : © FPF
Jamal Khader, Munib Younan, Sibylle Klumpp (ayant fait la synthèse de la conférence) et Michel Nseir.



 


Famille en communauté : l’avenir d’une utopie ?

 

30 juin 2016 2016

3-6 mars 2016 / Suisse

Près de 200 personnes issues de quatorze communautés de différents pays et confessions chrétiennes se sont retrouvées du 3 au 6 mars 2016 à St Niklausen, au cœur de la Suisse, à l’occasion du colloque œcuménique international « Famille en communauté : l’avenir d’une utopie ? », organisé par la communauté du Chemin Neuf. Monseigneur Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, a inauguré le rassemblement qui proposait des communications théologiques sur le sujet avec des Workshops en petits groupes sur des thèmes ciblés. Il a été rappelé que les premiers chrétiens vivaient dans des « maisonnées » comptant non seulement la famille nucléaire, mais aussi des enfants recueillis, des veuves, des esclaves, ainsi que des affranchis. Même si aujourd’hui des couples ne peuvent pas faire partie d’une institution de vie consacrée, les participants ont souligné l’importance des structures existantes, dont la communauté du Chemin Neuf, qui permettent aussi bien à des célibataires qu’à des couples de vivre ensemble un type de radicalité s’approchant des conseils évangéliques. Aussi la virginité comprise au sens large comme une disponibilité totale à l’action divine a-t-elle été présentée comme indispensable pour la vie de chaque baptisé. La notion d’utopie de la vie communautaire a été abordée au sens positif, comme une exigence qui ne doit pas décourager, mais au contraire motiver les personnes à sortir du repli individualiste et livrer leur vie au nom de l’Évangile pour la retrouver véritablement. (d’après ccn.chemin-neuf.fr)

Photo : © Chemin Neuf



 


Présentation œcuménique du document « Du conflit à la communion »

 

30 juin 2016 2016

27-28 avril 2016 / Valence

Le mercredi 27 avril 2016 a été donnée, à la maison diocésaine de Valence, une conférence à deux voix sur le thème « Du conflit à la communion. Commémorer ensemble la Réforme ». Michel Fédou (professeur au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris) est intervenu en premier lieu. Après avoir présenté le document Du conflit à la communion, il a expliqué pourquoi la commémoration des origines de la Réforme devrait être une commémoration commune, en partant d’une réflexion sur le baptême qui fait de nous les « membres d’un seul et même Corps ». Ensuite Elisabeth Parmentier (professeure à la Faculté de théologie protestante de Genève) est intervenue. Elle a présenté les évolutions dans la compréhension mutuelle des Églises de la Réforme et de l’Église catholique, ainsi que les chantiers qui sont désormais à l’horizon du dialogue œcuménique.

Le lendemain, jeudi 28 avril 2016, s’est tenue au même endroit une « journée pastorale œcuménique » pour la Drôme et l’Ardèche. Le matin, Michel Fédou a présenté l’histoire du document Du conflit à la communion et a souligné la nouveauté de la commémoration qui est prévue pour le 500e anniversaire des origines de la Réforme. Puis Elisabeth Parmentier a fait état de la recherche œcuménique au sujet de Luther, et a dégagé les principaux traits qui font la pertinence actuelle de la Réforme luthérienne. L’après-midi, les participants, réunis en ateliers, ont pu réagir aux interventions du matin, et réfléchir sur les événements qui pourraient marquer, dans la Drôme et en Ardèche, la commémoration des origines de la Réforme. La journée s’est terminée par une table ronde qui a permis de recueillir les fruits de ces échanges et de répondre aux questions de l’assemblée. (d’après Michel Fédou, s.j.)

Photo : © Anne-Noëlle Clément
Michel Fédou et Elisabeth Parmentier lors de la conférence à deux voix.



 


Les chrétiens en Suisse inquiets au sujet de la loi sur l’élargissement du diagnostic préimplantatoire

 

30 juin 2016 2016

26 avril 2016 / Suisse

La Fédération des Églises protestantes de Suisse [FEPS], regroupant vingt-quatre Églises protestantes cantonales, l’Église évangélique libre de Genève et l’Église évangélique méthodiste de Suisse, a diffusé le 26 avril 2016 un opuscule « 10 questions – 10 réponses » en vue du referendum national, qui aura lieu le 5 juin 2016, sur l’élargissement du diagnostic préimplantatoire [DPI] dans le cadre de la fécondation artificielle. Dans le point six : « la nouvelle loi permet-elle de créer un bébé ‘sur mesure’ ? » la FEPS remarque que même si le législateur introduit des restrictions, étant donné que « les motifs du choix restent secrets », en principe, « toutes les données du diagnostic peuvent fonder la décision : des prédispositions aux handicaps lourds, en passant par le sexe et même la couleur des cheveux ». Ainsi le texte plaide pour que le DPI « soit autorisé uniquement à titre d’exception et que la protection des embryons soit inscrite dans la loi », afin qu’ils « ne puissent être créés uniquement dans l’objectif d’une grossesse ». En outre, la nouvelle législation a multiplié par quatre le développement d’embryons surnuméraires, dont, d’emblée « l’accès scientifique et technologique n’est plus protégé par aucun droit ». Une démarche, qui d’après la FEPS, « n’était nullement nécessaire pour autoriser le DPI ».

La conférence des évêques catholiques de Suisse a également publié le 25 avril 2016, un communiqué, émanant de sa commission de bioéthique, intitulé « au nom de la dignité humaine, non au diagnostic préimplantatoire ». Elle déplore le fait que l’élargissement de la pratique du DPI, le rende disponible « non seulement aux couples qui se savent transmetteurs d’une maladie héréditaire grave, mais à tous les couples qui recourent à la fécondation artificielle ». Face à la modification de la constitution, favorisant le DPI, qui a été adoptée le 14 juin 2015 et en vue du prochain referendum, le message défend une société « authentiquement humaine », qui « tout en luttant contre la souffrance et la maladie […] se montre capable d’accueillir chaque personne dans sa dignité, et de faire une place aux plus petits et aux plus vulnérables ». (d’après kirchenbund.ch et eveques.ch)



 


Conférence Lyon Centre

 

30 juin 2016 2016

22-23 avril 2016 / Lyon

Quelque six cents personnes se sont réunies dans la paroisse catholique Sainte-Blandine pour la troisième édition de la conférence de Lyon Centre consacrée au thème : « Écoute ce que l’Esprit souffle aux Églises » (Ap 3,6), présenté par des intervenants de différentes confessions chrétiennes. Les groupes Glorious, Hopen, Be Witness et New Light ont ponctué les interventions par des temps de louange. Le pasteur Benjamin Eugster de l’Église pentecôtiste évangélique d’Hillsong a remarqué que Dieu a donné à l’homme deux oreilles et une seule bouche, car « on doit écouter, écouter, écouter… », en menant « une vie basée sur la prière ». Le cardinal Philippe Barbarin a insisté sur la mise en pratique de la Parole divine, puisqu’« il faut tout attendre de Dieu, mais jamais se déresponsabiliser ». Pour Benjamin Pouzin, membre du groupe Glorious, le seul objectif de la conférence est « d’être un écran » montrant que le Christ est au centre de la vie. À ce propos, il a cité le théologien protestant Karl Barth, qui, lors d’une interview, se perdant dans les interrogations du journaliste, aurait lancé : « je ne me souviens pas de votre question, mais la réponse est Jésus ». Claude Greder, pasteur de l’Église Porte Ouverte a affirmé que « l’avenir spirituel » de la France dépend non seulement du clergé, mais aussi de chaque fidèle tout en insistant sur le fait que « le Royaume de Dieu est plus large que ma confession ou ma fédération », puisque l’Esprit Saint souffle où Il veut.
La prochaine édition du rassemblement aura lieu en mai 2017 à Senlis, au nord de Paris sur le thème de l’unité des chrétiens. (d’après jeunescathoslyon.fr)

Photo : © egliselyoncentre.fr



 


Trois ans sans les évêques d’Alep Paul Yazigi et Jean Ibrahim

 

11 juillet 2016 2016

21 avril 2016 / Balamand

C’est par un communiqué commun que les patriarches d’Antioche Jean X (grec orthodoxe) et Ignace Éphrem II (syriaque orthodoxe) ont marqué les trois ans de l’enlèvement de deux évêques d’Alep Jean et Paul appartenant aux deux Églises respectives. Jusqu’à présent aucune information officielle sur leur sort n’a été donnée, malgré les efforts déployés par de nombreux responsables chrétiens et conseils d’Églises. Les hiérarques ont rappelé à « ceux qui ouvrent leurs portes pour accueillir les Syriens de tout bord » qu’il serait plus approprié d’œuvrer en vue d’une solution épargnant aux personnes la périlleuse traversée de la mer, qui a englouti de nombreuses vies humaines. En effet, selon eux, encourager la migration des réfugiés ne saurait constituer une solution efficace. En outre, ils ont souligné : « nous ne sommes pas des quêteurs de protection, mais de paix », précisant qu’il s’agit d’une paix qui se construit non pas « sur les notions de ‘minorités’ ou ‘majorités’ » ni sur des « sanctions économiques étrangères qui portent généralement atteinte qu’aux enfants sans-abri et aux démunis », mais sur la « coexistence, l’esprit civique et le discours religieux modéré ». Une paix qui pourrait advenir seulement, si, au discours habituel mêlant « condamnations et promesses » sont substitués des « actes suivis, traduisant concrètement les bonnes volontés exprimées ». (d’après antiochian.org)

Photo : D.R.
Les évêques d’Alep Paul Yazigi et Jean Ibrahim.



 


Naissance du Conseil des Églises réformée et catholique du canton de Fribourg

 

30 juin 2016 2016

20 avril 2016 / Fribourg

« Considérant la quantité de dossiers communs » et des « lieux de collaboration existants », les Églises catholique et réformée du canton de Fribourg ont annoncé le 20 avril 2016 dans un communiqué conjoint, la création d’une nouvelle plateforme œcuménique : le Conseil des Églises réformée et catholique du canton de Fribourg. Son objectif principal est, en se basant sur les collaborations locales déjà existantes, d’intensifier les rencontres au niveau cantonal sur divers dossiers, dont les aumôneries hospitalières et pénitentiaires, la catéchèse en contexte scolaire, sans oublier l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap. Ouvert aux autres confessions chrétiennes, le conseil est constitué, pour l’heure, de six membres mandatés par les deux Églises, dont Mgr Rémy Berchier, vicaire épiscopal pour la partie francophone du canton et le pasteur Pierre-Philippe Blaser, président du Conseil synodal local. (d’après ref-fr.ch)

© Raphaël Zbinden
Une catéchèse œcuménique à Fribourg.



 


Inauguration d’une plaque commémorative de la Saint-Barthélémy

 

11 juillet 2016 2016

13 avril 2016 / Paris

Le 13 avril [1] 2016, une plaque commémorative de la Saint-Barthélémy [2] a été inaugurée à Paris au pied du Pont Neuf sur le mur de soutien de la statue d’Henri IV, près du square du Vert-Galant. Lors de la cérémonie, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, est intervenu en expliquant que ce terrible massacre, dans lequel ont péri plusieurs milliers de protestants à Paris et partout en France, s’est produit à cette époque où il était « trop tôt encore pour parler de dialogue œcuménique » ainsi que de « démocratie » ou encore de « laïcité » : des réalités qui ont « manqué trop longtemps au pays ». Or, les religions « peuvent être parole de paix » et contribuent déjà « depuis si longtemps » à « l’humanisation des humains » en œuvrant pour cette « promesse encore inaccomplie » d’une société qui accepte d’affronter « ses contradictions non pas dans la violence mais dans le débat ».

La Maire de Paris, Madame Anne Hidalgo, a désigné comme source du massacre « une pluralité de causses » mêlant le culturel, le religieux et le politique, favorisées par le « fanatisme des élites » ou « l’inculture des masses ». Soulignant que les dirigeants ont toujours « une responsabilité imminente dans la répression des minorités », elle a insisté sur « l’importance des ponts que nous ne devons jamais cesser de jeter les uns envers les autres » en préférant « les risques du dialogue au confort du monologue » car le dernier « ne mène qu’à des catastrophes ». (d’après protestants.org)

Photo : © protestants.org
L’assemblée au moment de l’inauguration de la plaque. Du gauche à droite : le père Emmanuel Gougaud, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens, Monsieur Haïm Korsia, grand rabbin de France, Monsieur Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, Monseigneur Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, le pasteur François Clavairoly et la Maire de Paris, Madame Anne Hidalgo.



[1La date du 13 avril n’ayant pas été choisie par hasard, car le même jour en 1598 le roi Henri IV est entré à Nantes où deux semaines plus tard il signera l’Édit du même nom, accordant la liberté de culte aux protestants français.

[2Cf. Liliane CRÉTÉ, « La Saint-Barthélémy : une mémoire douloureuse » in Unités des Chrétiens, n°174 - avril 2014, p. 25-28.

 


Penser les R/réformes aujourd’hui

 

30 juin 2016 2016

12-14 avril 2016 / Paris

C’est par un temps de silence en hommage au professeur Raphaël Picon, récemment décédé, que le colloque de l’Institut supérieur d’études œcuméniques a débuté le 12 avril 2016. Pendant deux jours et demi, à la veille du cinquième centenaire de la Réforme, intervenants et participants ont exploré le mouvement protestant sans oublier les réformes inhérentes à chaque Église, conditionnées par des contextes culturels et sociologiques bien différents, comme Ken Yamamoto l’a mis en évidence dans son exposé sur les communautés chrétiennes en Extrême-Orient. Mgr Job de Telmessos, représentant du Patriarcat œcuménique auprès du Conseil œcuménique des Églises, a expliqué la réforme en donnant l’exemple de la restauration d’une icône : l’innovation étant, en ce cas, le retour à une beauté première. Le pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Église protestante unie de France, a souligné que l’Église est « entrainée dans un renouvellement continu dont Dieu est le sujet », qui a pour objectif « l’appel à la sanctification des fidèles » et leur « joie » dans le Seigneur et non pas la modernité en tant que telle ; renouvellement qui est bien différent de toute « idéologie ‘bougiste’ », selon laquelle le changement n’aurait de valeur que par lui-même. Monseigneur Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude et président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, a également souligné dans sa conclusion qu’aujourd’hui la notion du changement se substitue à celle du progrès, tout en insistant sur l’importance d’une « critériologie de l’événement », nous permettant de mieux situer les deux.

Le prochain colloque de l’ISEO aura lieu du 14 au 16 mars 2017 sous l’intitulé « Comment parler du péché en 2017 ? ».



 


Le Conseil consultatif anglican salue le cinquième centenaire de la Réforme

 

30 juin 2016 2016

8-19 avril 2016 / Lusaka

Le Conseil consultatif de la Communion anglicane qui s’est tenu à Lusaka (Zambia) du 8 au 19 avril 2016 a adopté des résolutions œcuméniques, notamment au sujet du cinquième centenaire de la Réforme. Encourageant ses membres à participer activement aux événements, relatifs à cet anniversaire, en collaborant étroitement avec la Fédération luthérienne mondiale et les autres partenaires œcuméniques, le conseil a acté que la Communion « accueille et affirme la substance » de la déclaration commune sur la doctrine de la justification, que l’Église luthérienne et l’Église catholique ont signée en 1999. En outre, il a rappelé que les anglicans et les luthériens partagent la même compréhension au sujet de la justification de l’homme devant Dieu « par la grâce seule, à travers la foi, en raison des mérites de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, et non pas, grâce à nos œuvres », dont fait écho encore le rapport de Helsinki, adopté par les deux Églises en 1982. (d’après anglicancommunion.org et anglicannews.org)

Photo : © ACNS
Le primat de la Communion anglicane Justin Welby, avec des représentants d’autres confessions chrétiennes lors du synode.



 


Message de la CEC et du CCEE pour la journée internationale des Roms

 

30 juin 2016 2016

8 avril 2016 / Bruxelles

À l’occasion de la journée internationale des Roms, le 8 avril, les secrétaires généraux de la Conférence des Églises européennes [CEC] et du Conseil des conférences épiscopales européennes [CCEE] ont exhorté les communautés chrétiennes « à poursuivre leurs efforts pour le bien-être des Roms », notamment en mettant un terme « aux discours de haine », ainsi qu’ « à l’exclusion sociale » à l’égard de ceux, qui « plus de six cents ans après leur migration en Europe […] ne sont toujours pas pleinement accueillis ». Porteurs de richesses culturelles, les Roms, « en leur qualité de citoyens responsables », « sont aussi appelés à apporter leurs valeurs à la société européenne », ont encore affirmé les deux instances. (d’après ceceurope.org)

Photo : D.R.



 


Ouverture d’un bureau œcuménique méthodiste à Rome

 

30 juin 2016 2016

7 avril 2016 / Rome

Le pape François a reçu une délégation du Conseil méthodiste mondial [CMM] le 7 avril 2016 à l’occasion de l’ouverture du bureau œcuménique méthodiste à Rome, inauguré la veille de la rencontre. D’après lui, il s’agit d’« un signe de l’intensification de nos relations », exprimant le « désir commun de surmonter les obstacles » à la pleine communion. « Si nous ne pouvons pas encore penser de la même façon en toutes choses, nous pouvons au moins aimer de la même façon » a-t-il encore affirmé, en citant le fondateur du méthodisme : John Wesley.

Dans son allocution la vice-présidente du CMM, Gillian Kingston, a rappelé l’importance du dialogue avec l’Église catholique, qui a commencé en 1967. Depuis, tous les cinq ans, les synodes respectifs des deux instances reçoivent un compte rendu détaillé sur l’avancement des travaux. Ainsi, sa dixième publication, L’appel à la sainteté : De Gloire en Gloire, sera étudiée durant le prochain synode méthodiste à Houston (Texas) en septembre 2016. Saluant l’encyclique de son hôte Laudato Si’ ainsi que sa lutte contre « l’indifférence globalisée », Gillian Kingston a insisté sur l’importance de « l’œcuménisme de l’action », qui nous permet de « rencontrer le Christ dans les autres ». (d’après worldmethodistcouncil.org et vatican.va)

Photo : © L’Osservatore Romano
Des membres de la délégation méthodiste lors de la rencontre.



 


CEC – Université d’été

 

21 octobre 2016 2016

31 mai – 4 juin 2016 / Thessalonique

Plus de quatre-vingt-dix personnes représentant différentes confessions chrétiennes ont participé, du 31 mai au 4 juin 2016, à la troisième Université d’été du Conseil européen des Églises [CEC], à Thessalonique, en partenariat avec la Faculté de théologie de l’Université d’Aristote. Des intervenants du Conseil européen, des chefs d’États et de gouvernements, de l’OTAN, et aussi de plusieurs Églises membres du CEC ont examiné la place des droits des femmes et des enfants, puisque leur dignité, malgré les efforts déployés, est toujours remise en question. Les participants ont traité le sujet sous un triple éclairage : celui de la loi, de la théologie et de la pratique. Des questions douloureuses telles que le trafic d’organes et d’êtres humains, l’exploitation sexuelle, le harcèlement dans le milieu familial ou scolaire, la mutilation des organes génitaux féminins, ou encore l’égalité dans l’accès aux soins hospitaliers ont été abordées lors des sessions. Des visites dans un centre pour mineurs Roms, dans les locaux de l’ONG Naomi, ainsi que dans celui de réinstallation de réfugiés Diavata ont accompagné les conférences. Durant les séances, la Convention internationale relative aux droits de l’enfant a été mise en exergue ainsi que la place et le rôle des enfants, qui, d’après les participants, devraient être davantage écoutés et considérés comme des points de départ dans la solution de leurs problèmes, ainsi que dans les démarches catéchétiques. (D’après ceceurope.org)

Photo : © ceceurope.org



 


L’archevêque Justin Welby et le cardinal Vincent Nichols interviennent ensemble sur les réseaux sociaux

 

11 octobre 2016 2016

27 mai 2016 / Londres

Le 27 mai 2016, l’archevêque anglican de Canterbury Justin Welby et le président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles, le cardinal Vincent Nichols ont répondu ensemble, dans un entretien en direct sur Facebook, aux questions des internautes. L’unité des chrétiens, le témoignage chrétien dans une société de plus en plus sécularisée, les mouvements charismatiques, ainsi que le sort des chrétiens persécutés se trouvaient au cœur de leur discussion. Les deux primats ont évoqué également l’appel récent de l’archevêché de Canterbury, relayé par l’Église catholique. Il exhortait tous les chrétiens britanniques à approfondir leur relation avec Jésus Christ. Ils étaient invités à partager davantage l’Évangile pendant la semaine précédant la Pentecôte (8-15 mai) à partir de l’extrait du Notre-Père : « que ton règne vienne, que ta volonté soit faite » (Mt 6,10). Leur communication s’est achevée par une prière, celle de la communauté catholique à vocation œcuménique le Chemin Neuf [1], dont, depuis le mois de janvier 2014, des représentants résident au palais de Lambeth, sur l’invitation du président de la Communion anglicane . (archbishopofcanterbury.org)

Photo : © archbishopofcanterbury
L’archevêque Justin Welby et le cardinal Vincent Nichols lors de l’entretien.



[1Voici la prière de la communauté, inspirée du père Paul Couturier : « Seigneur Jésus, qui as prié pour que tous soient un, nous te prions pour l’unité des chrétiens, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation, de voir notre péché et d’espérer au-delà de toute espérance. »

 


Rencontre œcuménique des œuvres de la miséricorde

 

11 octobre 2016 2016

22 mai 2016 / Marseille

Dans le cadre de l’Année de la miséricorde, le diocèse de Marseille a organisé une rencontre œcuménique des groupes d’Églises chrétiennes œuvrant au service de la fraternité. Au début de l’eucharistie, présidée par Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, un message vidéo des femmes de la prison locale des Baumettes saluant les participants a été retransmis. Leurs peintures sur la miséricorde divine, accompagnées de leurs témoignages, aussi simples que saisissants, affirment que « pour recevoir la miséricorde, il faut la demander et il faut le courage pour la demander », puisque « la miséricorde c’est le cœur de Dieu qui prend pitié de la misère de l’homme ».

La manifestation s’est poursuivie par une procession, conduite par le Secours catholique, qui fêtait ce jour-là son soixante-dixième anniversaire, vers la paroisse catholique arménienne. L’après-midi était dédié à des ateliers de partage d’écriture ainsi qu’à la confection d’une fresque. La pasteure Riitta Granroth, de l’Église protestante unie de France, animant la prière œcuménique de clôture, a souhaité aux participants de se « laisser transformer par la rencontre […] et apprendre à être miséricordieux comme le Père ». (d’après marseille.catholique.fr)

Photo : © marseille.catholique.fr



 


« Juste la fin du monde » remporte le prix du Jury œcuménique

 

11 juillet 2016 2016

21 mai 2016 / Cannes

Le 21 mai 2016, le Jury œcuménique du Festival de Cannes a discerné son prix 2016 au film de Xavier Dolan Juste la fin du monde pour la « façon transcendantale » dont le cinéaste a su exprimer, « à travers le visage », « ce qui ne peut être prononcé ». Louis, le personnage principal, rentre dans son village natal, après douze ans d’absence, non seulement pour annoncer sa mort prochaine à sa famille, « où l’on crie pour ne pas révéler l’essentiel », mais aussi pour « insuffler l’amour et l’espoir à ses proches ».

Deux mentions spéciales ont été attribuées aux films American Honey d’Andrea Arnold et Moi, Daniel Blake de Ken Loach. Le premier a fait « une radiographie de la société », à travers une équipe de vendeurs itinérants en montrant « leur force intérieure et leur dignité », tandis que le deuxième a présenté un homme au terme de sa vie « qui fait fi de sa souffrance pour se mettre au service d’une famille frappée par l’exclusion et la misère ». (d’après Denyse Muller et cannes.juryoecumenique.org)

Photo : © cannes.juryoecumenique.org
Xavier Dolan entouré des membres du Jury œcuménique lors de la remise du prix.



 


Jour du Christ à Nice

 

11 octobre 2016 2016

21 mai 2016 / Nice

Quelque trois mille participants, comprenant des représentants de quatorze Églises et communautés chrétiennes (notamment anglicane, catholique, évangélique, orthodoxe et protestante), venus essentiellement de la Côte d’Azur et de Monaco, se sont retrouvés le 21 mai 2016 à Nice pour la troisième [1] édition du rassemblement œcuménique « Jour du Christ ». Deux groupes de musique - « Chemin Neuf Worship Team » et « Exo », le chœur orthodoxe russe « Znamenie » ainsi qu’une chorale interconfessionnelle régionale ont animé cette journée de partage, de joie et de témoignages, ponctuée par des conférences, jeux, films, ateliers, danses, animations pour les jeunes et les moins jeunes … et un flashmob au centre-ville de Nice. Le village « Chrétiens en fête », composé d’une quarantaine de stands-ateliers offrait aux visiteurs un parcours thématique sur les actions des associations et œuvres chrétiennes.
Un concert-témoignage ayant réuni 2000 personnes a clôturé le rassemblement dédié aux chrétiens d’Orient. (d’après jourduchrist-nice.net)

Photo : © Loïc Markt



[1Le premier rassemblement s’est tenu à Paris en 2012, alors que le deuxième a eu lieu à Lyon au mois de juin 2015.

 


Marche pour Jésus

 

11 octobre 2016 2016

21 mai 2016 / France

Le samedi 21 mai 2016, des chrétiens de différentes confessions ont défilé « paisiblement et dans la joie » dans les rues de leurs villes. Leur seule « revendication » était de témoigner publiquement de leur foi au Christ en participant à la « Marche pour Jésus ». Ainsi cette manifestation a réuni, selon les chiffres avancés par la police, mille chrétiens à Bordeaux, six cent cinquante à Lille, neuf cents à Marseille et à Strasbourg, quatre cents à Montpellier et Metz, trois cent cinquante à Nantes et plus de cinq mille à Paris, en multipliant ainsi par deux le nombre de marcheurs dans la capitale française, par rapport aux années précédentes.

C’est en 1987 que la « Marche pour Jésus » voit le jour à Londres sous l’impulsion de différentes organisations du protestantisme évangélique. Le 25 juin 1994 a lieu la première marche au niveau mondial, mobilisant dix millions de chrétiens dans cent cinquante pays à travers le monde. Pour la première fois en France l’événement se déroule à Paris en 1991, avant de gagner progressivement d’autres grandes villes et de se doter en 2012 d’une fédération du même nom, ayant pour objectif de coordonner l’initiative au niveau national. (d’après marchepourjesus.fr)

photo : © marchepourjesus.fr



 


Art et spiritualité

 

11 octobre 2016 2016

21 mai – 5 juin 2016 / Angers

Du 21 au 5 juin 2016 [1] à Angers, la paroisse catholique Saint-Joseph et la paroisse protestante, ont organisé ensemble une exposition œcuménique sur le thème : «  Art et Spiritualité  ». Elle a réuni une vingtaine d’artistes, dont Amélie Barthélémy, Brigitte Bouquin-Séliès, Richard Chester, Ségolène Diamant-Berger, Catherine Carré, Bruno Frey, Dominique Hanquart autour du thème «  Je vous donne la terre  ». Une conférence de Katie Badie, pasteur de l’Union des Églises évangéliques libres de France et responsable du service biblique de la Fédération protestante de France, un concert-promenade spirituel offert par l’organiste Lisbeth Schlumberger et la chorale Gaudete dirigée par Laurent Bezie, ainsi qu’une prière œcuménique à la paroisse Saint-Joseph, ont constitué les temps forts du rendez-vous biennal, présentant un riche éventail de peintures, sculptures, arts textiles ou encore pentures numériques. La troisième édition de la manifestation œcuménique est pour ainsi dire sortie des murs des deux paroisses, en parrainant l’exposition «  Terre interdite  : dessins d’enfants de Tchernobyl  », qui se déroulait au même moment à l’Université catholique de l’Ouest. (d’après artspiritualite.fr et etud.uco.fr)



[1Initialement prévue du 21 au 29 mai 2016, l’exposition, ayant remporté un grand succès auprès du public, a été prolongée jusqu’au 5 juin 2016.

 


Le chœur de la chapelle Sixtine se produit dans la Stadtkirche de Martin Luther

 

11 octobre 2016 2016

18 mai 2016 / Wittenberg

Le 18 mai 2016, à l’approche du cinquième centenaire de la Réforme, le chœur de la chapelle Sixtine a donné un concert en la Stadtkirche, à Wittenberg. Cette église, figurant au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996, est emblématique de la Réforme. Une célébrité due, aux prédications données par le Martin Luther. Un magnifique retable de Lucas Cranach l’Ancien y fait encore aujourd’hui écho.

La tournée en Allemagne du Chœur de la chapelle Sixtine se situe dans le cadre de « l’œcuménisme musical » réciproque lancé par le pape Benoît XVI. Il s’est ainsi produit au cours des dernières années à Londres, Oxford et Moscou. (d’après paris.catholique.fr)

Photo : © epd / Rolf Zoellner
Place du marché, Mairie et la Stadtkirche à Wittenberg dans l’attente du cinquième centenaire de la Réforme.



 


Le cardinal Karl Lehmann reçoit la médaille Martin Luther de l’EKD

 

30 juin 2016 2016

13 mai 2016 / Berlin

L’Église protestante d’Allemagne [EKD] a décerné la médaille Martin Luther au cardinal Karl Lehmann, honorant, ainsi, son engagement pour l’unité des chrétiens. Le président du conseil de l’EKD, l’évêque Heinrich Bedford-Strohm, a insisté dans un communiqué du 13 mai 2016, sur les efforts déployés pour le rapprochement des deux Églises par l’évêque de Mayence et ancien président de la Conférence des évêques allemands. Il a précisé que cette distinction s’inscrit dans le jubilé du cinquième centenaire de la Réforme. C’est pourquoi, la médaille lui sera remise le 31 octobre 2016 en l’église Sainte-Marie de Berlin lors de la cérémonie d’ouverture de l’année jubilaire.

Le cardinal, qui est le premier prélat catholique à recevoir cette distinction, a accompagné le jésuite allemand Karl Rahner lors du concile Vatican II. Il fut nommé ensuite, premier président du Conseil des conférences épiscopales européennes. Depuis 1983, il dirigeait le diocèse de Mayence. En 2011, âgé de soixante-quinze ans, il avait présenté sa démission au pape Benoît XVI. Cinq ans plus tard, le 16 mai 2016, alors qu’il fête ses quatre-vingts ans, le pape François lui permet de prendre enfin sa retraite. (d’après ekd.de et fr.radiovaticana.va)

Photo : D.R.



 


Journée de formation à l’œcuménisme

 

30 juin 2016 2016

8 mai 2016 / Versailles

À la suite de son synode, célébré en 2010, le diocèse catholique de Versailles organise tous les ans une journée de formation à l’œcuménisme. Cette session rassemble et fait travailler ensemble des prêtres, diacres, pasteurs et des laïcs. Cette année, le 8 mai 2016, plus de quarante participants sont venus écouter le père Michel Fédou et le pasteur Frédéric Chavel présenter le document Du conflit à la communion. Après les exposés et un temps de questions, des groupes de travail ont réfléchis à des initiatives communes pour commémorer ensemble sur les Yvelines la Réformation de 1517. Chacun a pris conscience, en particulier grâce aux talents pédagogiques des deux orateurs que l’histoire n’est jamais neutre. Nous sommes habités par des images et des manières de parler des autres. Elles appellent un regard critique sur nous-mêmes. La nouvelle configuration contemporaine du christianisme donne l’occasion de penser et d’œuvrer à une compréhension commune des origines de la Réforme. La réformation de Luther a été précédée de beaucoup de mouvements de réforme. Elle a occasionné aussi des tensions et des ruptures mais aussi des renouveaux de fidélité à l’Évangile, tant chez les luthériens et réformés que chez les catholiques. Commémorer 1517, c’est accepter d’entrer dans le principe d’une conversion permanente. Ainsi, il s’agit moins de faire mémoire d’un évènement du passé que d’annoncer l’Évangile et la rencontre avec Jésus ! De retour chez eux, les participants, clercs et laïcs, sont invités à initier, localement et de façon œcuménique, des projets en ce sens ! (d’après catholique78.fr)

Photo : © Patricia Ouin
Frédéric Chavel, Emmanuel Gougaud et Michel Fédou lors de la présentation du document.



 


L’EPUdF adopte la nouvelle traduction catholique de Notre Père

 

11 juillet 2016 2016

8 mai 2016 / Nancy

Réunie en synode à Nancy du 5 au 8 mai 2016, l’Église protestante unie de France [EPUdF] a formellement adopté la nouvelle traduction catholique de la sixième demande du Notre Père substituant « ne nous soumets pas à la tentation » par « ne nous laisse pas entrer en tentation ». 21 participants ont voté contre et 58 en faveur du changement, qui doit entrer en vigueur dans l’Église catholique par la parution du nouveau missel romain, attendu pour le premier dimanche du carême (5 mars) 2017. C’est « l’argument œcuménique » qui a prévalu dans les discussions et le fait que « les chrétiens francophones puissent continuer à dire ensemble le Notre Père », même si, « il est impossible de décider d’une traduction univoque concernant certaines [de ses] expressions ». Une « reconnaissance » a était exprimée à l’égard de l’épiscopat francophone de l’Église catholique, qui « a dûment interrogé le protestantisme français » ainsi que les autres partenaires œcuméniques par le biais du Conseil d’Églises chrétiennes en France sur cette modification . Le communiqué a aussi encouragé les pasteurs « à rester attentifs » à la réception de cette recommandation ainsi qu’« aux usages effectivement constatés », tout en suggérant à l’ensemble de son plérôme d’« approfondir sa compréhension » de la prière du Christ, y compris par des « échanges dans les groupes œcuméniques ». (d’après eglise-protestante-unie.fr)



 


La Bible en prison

 

13 octobre 2016 2016

30 juin 2016 / Paris

Les aumôneries de prisons protestante et catholique et l’Alliance biblique française ont présenté le 30 juin 2016, à la Fédération protestante de France le dernier [1]  fruit de leur collaboration : une édition de la Bible destinée aux détenus. L’édition, qui comporte plusieurs illustrations, commence par un cahier de 32 pages offrant un panel d’entrées aussi variées que possible  : thématiques, parcours de découverte…le tout adapté au public carcéral. L’édition, qui leur est exclusivement dédiée, ne sera pas disponible en librairie. Le père Jean-François Penhouet, aumônier national catholique des prisons et successeur de Vincent Leclair, a mis en lumière, dans sa présentation, l’opportunité et le défi œcuménique offerts par la prison. Ce lieu de privation de liberté ne peut pas ne pas suggérer des interrogations existentielles  : «  quand on est enfermé, on se pose forcément la question du sens de la vie  », a-t-il encore observé. Brice Deymié, aumônier national protestant, a confié que la crispation religieuse n’épargne pas les lieux pénitentiaires. La foi, au contraire, ne doit pas être vécue comme «  un nouvel enfermement  », mais une libération, véhiculée par la Bonne Nouvelle. C’est pourquoi, a-t-il conclu, «  offrir la Bible en prison est une manière de libérer la personne ». Une intervention filmée d’Anne Lécu, religieuse dominicaine et médecin à la prison de Fleury-Mérogis, qui vient de publier l’ouvrage Tu as couvert ma honte [2], a été également projetée durant la soirée œcuménique. (d’après protestants.org)

Photo : D.R.



[1En 2014, la collaboration œcuménique entre les aumôneries protestante et catholique, appuyée par l’Alliance biblique française avait fait paraître Paroles de liberté, parcours biblique pour la personne détenue, un ouvrage qui depuis a été largement traduit et diffusé.

[2«  Loin de le condamner ou de l’accuser, Dieu, au contraire, restaure l’homme qui ne craint pas de se tourner vers Lui. Il l’accueil avec tout ce qu’il est, clair ou obscur. En revêtant Adam d’une tunique de peau après la chute, Il recouvre sa honte  », Anne LÉCU, Tu as couvert ma honte, Paris, Cerf, 2016, quatrième de couverture.

 


« Ensemble pour l’Europe »

 

13 octobre 2016 2016

30 juin - 2 juillet 2016 / Munich

Mille sept cents membres de quelque deux cents mouvements chrétiens venus de trente-deux pays européens se sont retrouvés lors de la quatrième édition de la rencontre internationale « Ensemble pour l’Europe » à Munich du 30 juin au 2 juillet 2016. Animés par le « désir de porter […] les valeurs chrétiennes dans les difficultés où se débat l’Europe », les participants ont cheminé ensemble sur quatre grandes pistes, ayant servi de fil conducteur à l’événement : « l’unité est possible ; la réconciliation ouvre à l’avenir ; une culture de la relation et de la miséricorde », ainsi que « mission et avenir ». Des séances plénières matin et soir, dix-sept forums et dix-neuf tables rondes les après-midis ont permis l’approfondissement de ces sujets abordant des thèmes d’actualité, tels que les réfugiés et leur intégration, l’environnement, la crise économique ou encore le martyre chrétien.

Plus de cinq mille personnes - parmi lesquelles beaucoup de jeunes - se sont réunies au cœur de Munich le 2 juillet 2016 pour une grande manifestation, clôturant la rencontre, qui était retransmise en direct dans plus de sept mille points à travers le monde par un streaming. Un message s’ouvrant ainsi : « il n’y a pas d’alternative au vivre ensemble » a été rendu public lors de la séance conclusive. Les participants s’y sont engagés à « vivre l’Évangile de Jésus Christ » et à en témoigner « en paroles et en actes », tout en demandant « en particulier aux responsables des Églises de surmonter les divisions », puisque le souhait des chrétiens est de « vivre ensemble dans la réconciliation et en pleine communion ». Deux messages vidéo ont été projetés par la même occasion. Dans son intervention, le pape François a insisté sur le fait que le mouvement « Ensemble pour l’Europe » est « aujourd’hui […] plus nécessaire que jamais », en invitant les participants à faire de leurs maisons et communautés « des laboratoires de communion, d’amitié et de fraternité ». Le patriarche œcuménique Bartholomée a souhaité que face aux défis « susceptibles de nous diviser », les chrétiens non seulement se rencontrent, mais avant tout qu’ils se regardent « droits dans les yeux », pour y voir « la gloire de Dieu ». (d’après together4europe.org)

Photo : © together4europe.org
Un groupe musical de jeunes de différents pays a franchi la porte qui « ouvre au futur », symbolisant ainsi la volonté des participants d’y poursuivre le témoignage des valeurs enracinées dans l’Évangile.



 


La réaction des Églises au sujet de Brexit

 

13 octobre 2016 2016

24 juin 2016 / Londres

Le 23 juin 2016, au Royaume-Uni, 51,9 % des participants au référendum se sont prononcés en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne. Ce vote n’a pas laissé indifférentes les Églises chrétiennes. Ainsi, le 24 juin 2016 dans une déclaration conjointe, les archevêques anglicans des deux provinces de l’Église d’Angleterre - de Canterbury, Justin Welby et d’York, John Sentamu - ont appelé à l’unité tous les citoyens ayant participé au référendum. « Nous devons rester accueillants et compatissants, bâtir des ponts et non des barrières », ont-ils affirmé, en conseillant à leurs fidèles de « rassurer » en particulier, les personnes, venues d’Outre-Manche, vivant et travaillant sur l’île. Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a souhaité que dans ce processus « les plus vulnérables soient supportés et protégés, en particulier ceux qui sont des cibles faciles pour des trafiquants sans scrupules d’êtres humains ».

Le pape François, dans l’avion le ramenant d’Arménie, a également commenté le Brexit. L’évêque de Rome, qui s’est vu décerner le 6 mai 2016 la plus haute et la plus ancienne distinction réservée aux personnes ayant œuvré pour l’unification européenne - le prix Charlemagne - a appelé les pays membres à la « créativité ». Il leur a notamment suggéré d’élaborer « une autre forme d’union », qui n’exclura pas une « saine désunion » leur offrant plus d’indépendance et de liberté. (d’après anglicannews.org, la Croix, karlspreis.de et w2.vatican.va)

Photo : D.R.



 


Le pape François se rend en Arménie

 

13 octobre 2016 2016

24-26 juin 2016 / Arménie

Sur invitation du catholicos suprême de tous les Arméniens Karekin II, le pape François a effectué une visite apostolique en Arménie du 24 au 26 juin 2016. Prière œcuménique sur la place de la République à Yerevan, recueillement au mémorial de Tsitsernakaberd, dédié aux innocentes victimes du peuple arménien, divine liturgie dans la cathédrale arménienne, messe catholique à Gyumri, la deuxième ville du pays ainsi que réception au palais présidentiel ont constitué les points forts de la visite au cours de laquelle une déclaration commune a été signée. En rendant « grâce » pour la « proximité continuelle et croissante dans la foi et dans l’amour » entre les deux Églises, les deux prélats ont fustigé à nouveau, « toute forme de discrimination et de violence », notamment au Moyen-Orient où « souffrir pour sa propre croyance religieuse est devenu une réalité quotidienne ». Ils se sont adressés aux dirigeants des nations, leur rappelant que les peuples opprimés « ont un besoin urgent de pain, et non pas d’armes », en demandant en particulier une résolution pacifique du conflit au Nagorno-Karabakh.

Selon les prélats, le dialogue entre les deux Églises est entré dans « une nouvelle phase ». La collaboration sera « plus profonde et plus résolue, non seulement dans le domaine de la théologie, mais aussi dans la prière ». Elle intensifiera une « coopération active au niveau des communautés locales ». Face à la sécularisation et à « une vision désacralisée et matérialiste de l’homme et de la famille humaine », les hiérarques ont encouragé leurs fidèles à la « promotion des valeurs chrétiennes dans la société ». (d’après w2.vatican.va et armenianchurch.org)

Photo : © armenianchurch.org



 


Un attentat contre le patriarche syriaque Ignace Éphrem II fait trois morts

 

13 octobre 2016 2016

19 juin 2016 / Quamishli (Syrie)

Dimanche 19 juin 2016, un attentat meurtrier a été perpétré en Syrie devant l’église Saint-Gabriel de Quamishli, alors que de nombreux fidèles y étaient réunis pour la liturgie de Pentecôte, présidée par le patriarche syriaque orthodoxe Ignace Éphrem II Karim. Il venait également à l’occasion d’une commémoration du centenaire du génocide des chrétiens assyriens, connu sous le nom de « Seyfo » [1]. Arrêté par les surveillants, le kamikaze, déguisé en prêtre, n’a pu pénétrer au sein de l’assemblée. Il a toutefois déclenché la bombe, qu’il portait sur lui, à l’entrée de l’église en tuant trois surveillants et en blessant grièvement cinq autres.
Dans un communiqué, daté du 22 juin 2016, la Conférence des Églises européennes se dit « profondément attristée » par cet attentat qui a « visé le patriarche ». Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, Olav Fyksé Tveit, a également fustigé « l’idéologie », qui a alimenté cet « acte de terreur et de violence à l’encontre des communautés chrétiennes ». Le secrétaire général de la Conférence chrétienne d’Asie Matthew Georges Chunakara a déploré, pour sa part, la série de « cinq attentats à la bombe, visant la minorité assyrienne en Syrie […] durant les six derniers mois ». (d’après ceceurope.org, oikoumene.org, anglicannews.org et globalministries.org)

Photo : © George Abdelmassih
Le patriarche Ignace Éphrem II Karim.



[1Le terme « seyfo » signifie « épée » ou « sabre » en syriaque. Il désigne le déplacement de force et le massacre de la population assyrienne – appartenant aux Églises syrienne, assyrienne et chaldéenne – du nord de l’Irak actuel, du sud-est de la Turquie et du nord-ouest de l’Iran par les forces ottomanes et kurdes autour de 1915.

 


Une délégation de la Communion mondiale des Églises réformées rencontre le pape François

 

21 octobre 2016 2016

10 juin / Vatican

Une délégation de la Communion mondiale des Églises réformées [CMER] a rendu visite au pape François le 10 juin 2016. Le pasteur Christopher Ferguson, secrétaire général de la CMER, a placé la rencontre sous le signe « de la joie et de l’urgence » : joie, pour « la main tendue à l’Église vaudoise » , ainsi que pour tous « les autres signes de part et d’autre qui contribuent à surmonter les divisions par la repentance et le dialogue » mais aussi urgence, en raison de la « scandaleuse réalité des injustices écologiques, économiques, sociales […] ainsi que de la spirale de la violence militaire ». Des domaines dans lesquels les deux partenaires œcuméniques peuvent largement collaborer, en approfondissant notamment les questions de « l’économie de la vie », et de « l’entrepreneuriat vertueux » grâce aux deux documents convergents – la Confession d’Accra et l’encyclique Laudato Si’- publiés sur ces sujets.

Le pape François a souhaité, pour sa part, que face à la « désertification spirituelle », les chrétiens soient des « ‘amphores’ qui désaltèrent avec l’espérance, des présences en mesure d’inspirer la fraternité ». Selon lui, il « n’est pas possible » de propager la foi en vivant « en groupes fermés et séparés dans une sorte de fausse autonomie et d’immanentisme communautaire », relevant du « consumérisme spirituel ». Il a tenu à saluer en particulier la quatrième phase du dialogue théologique entre les deux instances sur le thème : « La justification et la sacramentalité : la communauté chrétienne comme opératrice de justice ». (d’après wcrc.ch et w2.vatican.va)

Photo : © L’Osservatore Romano



 


Le Coran est récité dans l’Église Sainte-Sophie durant le Ramadan

 

13 octobre 2016 2016

Juin – juillet 2016 / Istanbul

Pendant le mois du Ramadan, le Coran a été récité par différents imams dans la basilique phare de l’Orient chrétien Sainte-Sophie de Constantinople, érigée au VIe siècle à l’entrée du détroit du Bosphore et de la Corne d’or à Istanbul. La prière matinale, avant le jeûne, qui s’y effectuait, était retransmise sur la chaîne télévision de l’État turc TRT Diyanet. Cette initiative est une première depuis que le monument historique, inscrit en 1985 au patrimoine mondial de l’UNESCO, est devenu musée en 1935. « Nous respectons la plus grande fête de l’Islam. Nous respectons leur foi, mais nous demandons qu’on respecte la nôtre ainsi que les lieux de prière de nos ancêtres », a déclaré le patriarche œcuménique Bartolomée le 7 juillet 2016 à l’issue de la divine liturgie célébrée pour la fête patronale de l’église Saint Cyriaque à Constantinople. Il a également rappelé qu’« un pays démocratique comme la Turquie » doit « respecter et honorer » cet héritage au lieu d’« outrager une partie, fût-elle, minime de ses citoyens ».

La basilique est « un musée ouvert à tous », appartenant à « l’héritage historique de l’humanité » a déclaré le Conseil d’Églises chrétiennes en France encore le 23 mai 2014, dans une lettre adressée à Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, et rédigée après les déclarations du Premier ministre turc de l’époque et actuel président Recep Tayyip Erdoğan au sujet de la reconversion de la cathédrale chrétienne en mosquée, un sort qui n’a pas épargné les églises de Nicée et Trébizonde . (d’après hurriyetdailynews.com et orthodoxie.com)

Photo : © hurriyetdailynews.com
Un muezzin appelle les musulmans à la prière depuis la cathédrale chrétienne.



 


« Réformer sans renier » : une session annuelle des « Avents-Amitié entre chrétiens »

 

13 octobre 2016 2016

18 - 22 juillet 2016 / Angers

L’association interconfessionnelle « Les Avents-Amitié entre chrétiens », née de l’union de deux associations œcuméniques au mois d’octobre 2015, a consacré sa première session annuelle, tenue du 18 au 22 juillet 2016 à Angers, au thème « Réformer sans renier ». À l’aube du cinquième centenaire de la Réforme, Éric Boone a donné deux exposés introductifs sur le sens même de la réforme puis sur les réformes avant la Réforme. Éric Brauns en a présenté deux autres sur la pensée de Martin Luther, s’attardant non seulement sur sa foi personnelle, mais également sur son rapport à l’autorité temporelle.

Cette étude historique et anthropologique débouchait, selon la méthode pratiquée par le groupe des Dombes, sur un travail biblique, centré sur l’épitre aux Romains (13,8 - 15,13), conduit par Marianne Seckel, puis sur une réflexion sur les conversions que chaque chrétien et chaque Église est appelé à opérer.

Les exposés, qui seront publiés sur le site de l’association, ont été ponctués par des célébrations œcuméniques, vécues et préparées en commun. Non seulement les habitués des rencontres, mais également les personnes, attirées par l’intérêt du sujet et venues pour la première fois y ont participé. (d’après Francine Wild et avents-unite-des-chretiens.org)

Photo : D.R.
Trois participants à la rencontre œcuménique : James (anglican), Yves (réformé), Joseph (catholique).



 


Un temps pour la Création

 

13 octobre 2016 2016

29 août 2016

Le Réseau chrétien européen pour l’environnement, la Conférence des Églises européennes et le Conseil des conférences épiscopales européennes ont demandé dans une déclaration commune, rendue publique le 29 août 2016, « le respect, l’appréciation et la contemplation de la Création ». À la veille du début du temps de la création (1er septembre – 4 octobre) , les trois instances ont appelé non seulement à prier pour la sauvegarde de la « maison commune », mais également « au renforcement du travail œcuménique » en vue de la résolution de cette crise aussi existentielle qu’urgente, portant à la fois sur le « monde naturel » et les « relations humaines ».

Le pape François dans son message du 1er septembre 2016, a rappelé qu’« en union avec les frères et les sœurs orthodoxes, et avec l’adhésion d’autres Églises », l’Église catholique célébrait en ce jour la « journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création ». Outre « une profonde conversion intérieure », l’évêque de Rome a encouragé « un style de vie prophétique », commençant par des petits gestes tels que « faire un usage raisonnable du plastique et du papier », « ne pas gaspiller l’eau, la nourriture et l’énergie électrique », « traiter avec soin les autres êtres vivants » ou encore « utiliser les transports publics ». (d’après ceceurope.org et w2.vatican.va)

Un site seasonofcreation.org a vu le jour peu avant le temps de la création, cette année.



 


Les trois patriarches de Damas appellent la communauté internationale « à mettre fin au siège du peuple syrien »

 

13 octobre 2016 2016

23 août 2016 / Damas

« Cessez le siège du peuple syrien ! » C’est l’appel que les trois patriarches résidant à Damas - Grégoire III Lahan (catholique-melkite), Ignace Éphrem II Karim (ou syriaque-orthodoxe) et Jean X (grec-orthodoxe) – ont adressé à « la conscience internationale et aux pays concernés » dans une déclaration commune signée le 23 août 2016. Bien que « les buts principaux » des sanctions soient « politiques », d’après les signataires, ces dernières ont touché l’ensemble du peuple syrien, « particulièrement les pauvres et la classe ouvrière ». Leurs besoins quotidiens vitaux tels que « la nourriture et les soins médicaux » en sont très affectés. L’absence d’investissements, l’embargo sur les vols internationaux à destination de la Syrie ainsi que celui sur les transactions bancaires internationales, la réduction des exportations, le placement « de certaines sociétés syriennes sur la liste noire du commerce international… », toutes ces mesures, malgré la volonté des Syriens d’y faire face, ont fait que, « la souffrance du peuple syrien s’accroit constamment ». En outre, « la fermeture de la plupart des ambassades des pays occidentaux » en Syrie « limite les relations diplomatiques » à un moment charnière où le dialogue est plus nécessaire que jamais. Ainsi, c’est la levée des « sanctions économiques imposées au peuple syrien qui reste attaché à sa terre natale » que les trois prélats de Damas demandent, afin que soit stoppée « l’exploitation de la misère » de leurs compatriotes par des « groupes qui ne désirent pas le bien commun du pays ». (d’après syriacpatriarchate.org)

Photo : © syriacpatriarchate.org



 


Le pape François rencontre le patriarche Élie

 

3 janvier 2017 2017

30 septembre 2016 / Tbilissi (Géorgie)

Le pape François a rencontré le patriarche de l’Église orthodoxe géorgienne Élie, le 30 septembre 2016, au palais du Patriarcat à Tbilissi dans le cadre de son seizième voyage apostolique. « Votre Sainteté […], mon très cher frère, nous sommes très heureux de votre arrivée en Géorgie », furent les premières paroles du catholicos géorgien à son hôte. Cette salutation cordiale de bienvenue revêtait une acuité particulière en raison de « l’expression de mécontentement au sujet de la visite du pape ». L’Église géorgienne s’est vue dans l’obligation de déclarer « inacceptable » une telle attitude. La visite s’effectuait non seulement sur l’invitation du président géorgien Guiorgui Margvelachvili, mais également du Patriarcat. « Que Dieu bénisse nos deux Églises » a souhaité le patriarche, rappelant que leurs relations « découlent » de la fraternité apostolique de Pierre et André, les apôtres évangélisateurs de leurs terres.

« Les difficultés ne sont pas des empêchements, mais des stimulants à mieux nous connaître », a souligné le pape dans son intervention. Les chrétiens sont appelés à vaincre leurs « vrais ennemis », qui sont « les esprits du mal, en nous et en dehors de nous ». Excepté ce combat, a-t-il encore affirmé en citant le poète géorgien Chota Roustavéli, « celui qui ne cherche pas un ami, est ennemi de lui-même ». L’amour du Seigneur permet cette recherche. Il nous offre l’opportunité de « nous élever au-dessus des incompréhensions du passé, des calculs du présent et des craintes de l’avenir ».
En outre dans une rencontre avec la communauté catholique locale, l’évêque de Rome a souligné qu’ « on ne doit jamais faire de prosélytisme catholique contre les orthodoxes ». (d’après w2.vatican.va, KTO et orthodoxie.com)

Photo : D.R.
Le pape François et le patriarche Élie.



 


Un pèlerinage œcuménique

 

3 janvier 2017 2017

25 – 30 septembre 2016 / Belfort - Rome - Assise

Quelque quatre-vingt-dix chrétiens catholiques et protestants (dont Monseigneur Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, trois diacres et deux pasteurs) ont vécu un pèlerinage œcuménique du 25 au 30 septembre 2016 à Rome, Castel Gandolfo et Assise. Initié par le pasteur Samuel Kopti de l’Église protestante unie de France (ayant exercé préalablement son ministère durant six ans à Rome) et le diacre Jacques Duchene, l’initiative a suscité un vif intérêt. Vingt-cinq personnes n’ont pas pu y participer, faute de places disponibles. Visite des basiliques emblématiques, franchissement des portes de la miséricorde, messe catholique, culte protestant, rencontre des initiateurs du voyage avec le pape François… le pèlerinage comprenait également des gestes œcuméniques hautement symboliques. Il faut mentionner la prière œcuménique où les pèlerins ont récité main dans la main le symbole des Apôtres autour du baptistère du IVe siècle de la basilique Saint-Jean-de-Latran ou encore le culte protestant à Sainte-Marie-des-Anges à Assise. Dans celui-ci, la Bible a circulé entre tous les membres de l’assemblée, pour éviter le déséquilibre dans la participation de chacun.

Un autre pèlerinage œcuménique, cette fois-ci sur les traces de Luther, est prévu pour l’année 2017. (d’après Éric Demange et Jacques Duchene)

Photo : D.R.



 


La commission internationale catholique-orthodoxe publie un document sur la synodalité et la primauté

 

25 octobre 2016 2016

16-21 septembre 2016 / Chieti

La Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes a adopté lors de sa quatorzième session plénière, qui s’est déroulée dans la ville italienne de Chieti du 16 au 21 septembre 2016, un document portant sur la synodalité et la primauté durant le premier millénaire. Synthétisant ensemble les mille ans d’histoire commune grâce aux deux notions complémentaires, le texte souligne « la primauté d’honneur », revenant au siège de Rome, tout en admettant que l’évêque de Rome « n’a pas exercé une autorité canonique sur les Églises de l’Est » durant cette période, même si ces dernières pouvaient recourir à lui pour la résolution des différents qu’elles n’arrivaient pas à surmonter par elles-mêmes. Des représentants du Patriarcat de Géorgie ont exprimé des observations concernant certains paragraphes du document, qui seront reprises et publiées en tant que notes dans ce dernier. La commission, constituée de théologiens et hiérarques catholiques et de représentants de toutes les Églises orthodoxes, excepté le Patriarcat de Bulgarie, pourra poursuivre sa réflexion sur la primauté en investiguant notamment son lien avec le ministère pétrinien. La question de l’uniatisme ou encore la primauté au deuxième millénaire ont été également avancées par le métropolite Hilarion de Volokolamsk comme des sujets possibles pour les futurs travaux de la commission, conduite par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et, depuis la session de Chieti, par Mgr Job de Telmessos, successeur du métropolite Jean de Pergame, qui a démissionné de ses fonctions pour raisons de santé. (d’après ecupatria.org, w2.vatican.va et mospat.ru)

Photo : D.R.



 


Un stand œcuménique

 

3 janvier 2017 2017

10-18 septembre 2016 / Périgueux

Une cinquantaine de chrétiens de toutes les Églises de Périgueux ont animé bénévolement, du 10 au 18 septembre 2016, le stand œcuménique de la Foire-exposition de la ville comptant 56 000 visiteurs. Cette initiative œcuménique fut lancée par le Conseil chrétien de Périgueux. Elle a montré une présence chrétienne dans un cadre inhabituel et a permis aux membres des Églises non seulement de témoigner et prier ensemble, mais aussi de s’écouter mutuellement, parfois grâce aux questions des visiteurs. Un concert du groupe chrétien Théozed s’est déroulé sur le podium de la Foire. Plus de mille exemplaires de l’Évangile de saint Luc ont été remis aux visiteurs grâce au chariot Onesiphore [1], qui circule durant toute l’année deux fois par semaine (les jours du marché) avec le même objectif : aller à la rencontre des gens en leur offrant la Bonne Nouvelle. (d’après Hervé de Corn)

Photo : D.R.
Contes, maquillage, desseins, peinture… l’accueil tout particulier que le stand œcuménique réservait aux enfants, a également facilité le contact avec les parents.



[1Du grec ancien, littéralement : « apportant un avantage ».

 


« Martyre et communion »

 

3 janvier 2017 2017

7-10 septembre 2016 / Bose

Sur le thème « Martyre et communion » s’est déroulé, du 7 au 10 septembre 2016, le XXIVe colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe, organisé par le monastère de Bose en collaboration avec les Églises orthodoxes. Au centre des problématiques, se trouvait la reconnaissance du martyre de l’autre. Aujourd’hui, notait, dans son message, le patriarche d’Antioche Jean, les chrétiens d’Orient « cherchent […] quelqu’un qui prête attention à leurs cris, mais ils ne le trouvent pas ». L’interdépendance des deux notions fut mise en exergue par le biais de la mort à soi-même : il « n’y a pas de communion sans martyre, car il n’y a pas de communion sans croix, sans renoncement à la volonté propre ». L’identité « martyriale » des chrétiens et des Églises est proposée comme antidote à qui « oublie la croix et fait trop facilement appel à la résurrection » en recherchant « un triomphe mondain » et en refusant ainsi aussi bien « la ‘chair’ de l’histoire » que « la compassion pour les hommes ». « Le souvenir des martyrs » ne relève pas du passé, mais du futur, en vertu de « la réalité eschatologique de l’identité ecclésiale ». Elle demeure, de surcroît, toujours « ouverte », car toujours invitée à la conversion dans le présent.
La vingt-cinquième édition du colloque se tiendra du 6 au 9 septembre 2017 à Bose sous l’intitulé « Le don de l’hospitalité ». (d’après monasterodibose.it)

Photo : © monasterodibose.it
Lors du colloque, la rencontre avec l’autre se vivait non seulement lors des interventions magistrales, mais aussi durant les pauses.



 


« Pèlerinage de confiance sur la terre »

 

3 janvier 2017 2017

4 septembre 2016 / Cotonou (Bénin)

Le 4 septembre 2016 à Cotonou, capitale économique du Bénin, se clôturait une rencontre internationale, animée par la communauté de Taizé pour 7 500 jeunes de différentes confessions chrétiennes. Ce quatrième « pèlerinage de confiance sur la terre » , vécu par la communauté en terres africaines, a été rendu possible grâce à l’accueil d’une quarantaine de paroisses catholiques et protestantes. Près de 3000 familles ont ouvert les portes de leurs cœurs et de leurs maisons aux participants. Les célébrations, traduites dans des langues locales (mina, fon, yoruba, entre autres), comportaient des chants africains, des temps de silence, de nombreuses interventions, animées par des théologiens, des couples, des agronomes, des ingénieurs, des enfants handicapés… Les exposés ont traité de sujets allant de l’amélioration du rendement dans les petites exploitations agricoles au dialogue avec les croyants des religions traditionnelles africaines sans oublier le souci de l’unité des chrétiens. « Je suis frappé, ici par le mélange entre la joie et le sérieux de ces jeunes. La joie est très forte. Elle prend tout le temps le dessus. C’est quelque chose que nous, occidentaux, pouvons apprendre de l’Afrique » résumait le prieur de la communauté de Taizé, le frère Alois, présent également à la rencontre. (d’après www.taize.fr, cath.ch et La Croix)
Photo : D.R.



 


Journée œcuménique avec et pour les personnes handicapées

 

3 janvier 2017 2017

16 octobre 2016 / Huttenheim

Le 16 octobre 2016, une journée œcuménique avec et pour les personnes handicapées, leur famille et leurs amis s’est déroulée à Huttenheim. Cette journée est née de la fructueuse collaboration des équipes respectives du diocèse de Strasbourg et de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Après les ateliers de danse, poterie, chant, bricolage…, réunissant 300 personnes et un repas convivial, une célébration œcuménique rassembla quelques 500 participants dont plusieurs prêtres et pasteurs. Dans cette belle journée œcuménique, « chacun a pu se reconnaître égal à l’autre », grâce au « Père commun », qui aime avec le même amour et « ne fait aucune différence entre aveugles, sourds, boiteux, grands, petits, jeunes et aînés ». (d’après Jean-Marc Faesch)

Photo : D.R. Les ministres lors de la célébration, conduite et vécue de manière œcuménique.



 


Cinquième centenaire du concordat de Bologne

 

3 janvier 2017 2017

13 – 14 octobre 2016 / Paris

Un colloque, intitulé : « Le religieux et la cohésion nationale : du concordat de Bologne à la séparation » s’est déroulé le 13 et le 14 octobre 2016 à l’Institut catholique de Paris, à l’occasion du cinquième centenaire du concordat de Bologne [1]. Il fut animé par des historiens et théologiens de différentes confessions chrétiennes. Approfondissant les rapports entre le temporel et le spirituel du XVIe siècle à nos jours, les intervenants ont mis en évidence cette tradition de volonté de contrôle de la religion par le pouvoir politique en France. Le rôle joué par le catholicisme dans la cohésion nationale, aussi bien que le dilemme pour l’Église de la conformité au monde ou/et la fidélité au message évangélique se trouvaient également au cœur des débats. (d’après Christine Roberge)



[1Signé en 1516 entre la papauté et le roi François 1er, le concordat prévoyait que le roi nommait aux bénéfices ecclésiastiques majeurs et que le pape donnait l’investiture canonique. Le texte, accentuant les liens de dépendance de l’Église de France à l’égard de la monarchie et valable jusqu’à la révolution française, fut à l’origine du gallicanisme.

 


Déclaration de l’UNESCO sur Jérusalem : les Églises réagissent

 

3 janvier 2017 2017

13 octobre 2016 / Paris

Le 13 octobre 2016, le Conseil exécutif de l’UNESCO a adopté une résolution sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’Islam et site le plus sacré pour les juifs, puisqu’il s’agit du Mont du Temple (Jérusalem-Est). Le 20 mai 2016, le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) avait déjà adressé une lettre à la directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova. Le CÉCEF y faisait part de ses inquiétudes concernant le « déséquilibre flagrant dans la mention des noms des lieux » présent déjà dans la résolution n°199 du 11 avril 2016.

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a affirmé, dans un communiqué du 27 octobre 2016, que « l’usage exclusif des termes arabes pour désigner les lieux saints de la Vieille ville » va à l’encontre du « lien millénaire qui unit les juifs à ces lieux ». « Jésus foula-t-il le sol d’un Temple en terre juive ou d’une mosquée en terre musulmane ? », s’interroge le CNEF. Il souligne que si le monde acceptait « une telle falsification de l’histoire », « Jésus ne serait plus qu’une légende inventée ». (d’après cecef.fr et lecnef.org)



 


L’Institut d’études œcuméniques de l’Université de Fribourg et l’Institut Saint-Serge signent un accord de collaboration

 

28 mars 2017 2017

7-8 octobre 2016 / Paris

L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et l’Institut d’études œcuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse) ont signé à Paris, le 8 octobre 2016, un accord de collaboration, à l’issue d’une rencontre doctorale de deux jours, dont le thème était « Penser en diaspora. Découverte des archives de l’Institut Saint-Serge ». Le groupe, comprenant une vingtaine d’étudiants et d’enseignants, était conduit par le recteur émérite de l’Université Fribourg, le père Guido Vergauwen, accompagné de sa Vice-rectrice actuelle et professeur de droit canon, Astrid Kaptijn et de Barbara Hallensleben, professeur de dogmatique et de théologie œcuménique. Après l’accueil par le doyen de l’Institut Saint-Serge, le père Nicolas Cernokrak et une présentation mutuelle des recherches des doctorants présents, les professeurs Michel Stavrou et André Lossky ont donné une conférence à deux voix sur « l’héritage vivant de Saint-Serge pour toute l’Église orthodoxe : quels défis pour un enseignement de la théologie orthodoxe en France ? ». Ensuite une intervention en miroir a été donnée par Barbara Hallensleben et le diacre Augustin Sokolovski sur « la signification de l’héritage de Saint-Serge pour les Églises de l’Occident ». Ayant pris part aux vigiles de la fête de saint Serge de Radonège, patron de l’Institut, et le lendemain à la liturgie pontificale, conduite par l’archevêque Jean de Charioupolis, les participants ont également découvert les archives grâce à Goran Sekulovski, chargé de cours en patrologie et responsable de la bibliothèque. (d’après saint-serge.net et unifr.ch)



 


Le pape François et l’archevêque Justin Welby célèbrent ensemble une rencontre historique

 

17 octobre 2016 2016

5 octobre 2016 / Rome

Le 5 octobre 2016, des vêpres œcuméniques, présidées par le pape François et l’archevêque de Canterbury Justin Welby ont été célébrées dans l’église San Gregorio al Celio à Rome à l’occasion du cinquantième anniversaire de la rencontre historique entre le pape Paul VI et le primat anglican Michael Ramsey. Une déclaration commune, mentionnant non seulement le témoignage de la « foi commune en Christ », mais également la personne humaine « rabaissée par le péché personnel et sociétal », a été signée par les deux prélats à cette occasion. Face à la culture de l’« indifférence », du « déchet » ou encore de la « haine », ils ont exhorté à agir en « disciples du Christ », non simplement en considérant chaque personne comme « sacrée », mais aussi en devenant ses « avocats », en défendant « les plus vulnérables dans la société », ainsi que « nos frères et sœurs en Christ » en raison de « leurs luttes et souffrances » qu’ils « endurent encore aujourd’hui ». Malgré les « sérieux obstacles » empêchant la pleine communion, constitués par « les nouveaux désaccords » concernant « l’ordination des femmes » ou encore les « récentes questions sur la sexualité humaine », les deux signataires ont appelé à ne pas « négliger ou sous-estimer » le chemin parcouru ensemble. Ils font ainsi référence notamment aux deux instances officielles de dialogue : la Commission internationale anglicane-catholique [ARCIC], chargée d’étudier les questions théologiques et la Commission internationale anglicane-catholique pour l’unité et la mission [IARCCUM], destinée, quant à elle, à traduire en gestes concrets les accords de la foi, élaborés par la première. Aussi, lors des vêpres une quarantaine d’évêques anglicans et catholiques ont symboliquement été envoyés en mission « deux par deux », « comme le Seigneur a envoyé ses soixante-douze disciples », vers « ceux qui se trouvent aux marges de la société ».

L’évêque de Rome a reçu le 6 octobre 2016 le primat de la Communion anglicane et les évêques qui l’accompagnaient au Palais apostolique. Un colloque à l’Université pontificale grégorienne sur le dialogue entre les deux Églises a également marqué les deux jours de festivités, célébrant aussi le cinquantième anniversaire du Centre anglican de Rome, inauguré à l’occasion de la rencontre historique de 1966. (d’après archbishopofcanterbury.org et w2.vatican.va)

Photo : © L’Osservatore Romano
L’archevêque Justin Welby et le pape François lors des vêpres œcuméniques.



 


Soixante-dixième anniversaire de l’Institut œcuménique de Bossey

 

3 janvier 2017 2017

2 octobre 2016 / Bossey

Le 2 octobre 2016, une grande célébration œcuménique a clôturé les festivités liées au 70e anniversaire de l’Institut œcuménique de Bossey. Elle a rassemblé les étudiants, anciens étudiants, professeurs, partenaires et amis de l’établissement. Conférences, débats, visites guidées du château abritant l’école théologique… et un concert de chant grégorien accompagné de lectures bibliques furent proposés aux participants. Ils écoutèrent également le rapport du directeur de l’Institut, le père Ioan Sauca, sur les contributions de l’institution pour le dialogue œcuménique, ainsi que l’intervention du professeur Ahmed al-Tayebn, grand imam et cheikh de l’université al-Azhar al-Sharif sur le thème « L’établissement de la paix et le rôle des religions ». Une nouvelle édition du livre L’Histoire de Bossey : un laboratoire de la vie œcuménique [1] du Hans-Reudi Weber revue et augmentée par Robert Welsh, a été présentée également à cette occasion en présence des deux auteurs. (d’après institute.oikoumene.org)

Photo : © COE
À l’Institut œcuménique de Bossey en 1970.



[1Cf. Hans-Reudi WEBER & Robert K.WELSH, The Story of Bossey : A Laboratory for Ecumenical Life, World Council of Churches, 2016.

 


Réunion du groupe Saint-Irénée

 

7 février 2017 2017

2-6 novembre 2016 / Taizé

Du 2 au 6 novembre 2016, le groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée a tenu sa treizième réunion annuelle au monastère de Taizé, à l’invitation de cette communauté. C’est « l’herméneutique historique et systématique de la primauté et de la synodalité », qui se trouvait au cœur des discussions, dédiées, plus spécifiquement, à « l’herméneutique des dogmes » et à « l’histoire de la confessionnalisation » entre les XVIe et XVIIe siècles. Ainsi, il était convenu que si « les dogmes expriment la révélation divine en langage humain », « les formes d’un tel langage n’expriment pas parfaitement les mystères divins », d’où la nécessité « de prendre sérieusement en compte leurs dimensions humaines » aussi bien que « d’évaluer les différents déploiements (anaptyxeis) de l’héritage apostolique à travers l’histoire ». Selon le communiqué, « dans la foulée de la Réforme protestante », on a observé aussi bien chez les catholiques que chez les orthodoxes non seulement « des développements innovants », mais aussi une « réduction de l’identité ecclésiale à des formulations confessionnelles ».

Fondé en 2004 à Paderborn (Allemagne), le groupe Saint-Irénée rassemble tous les ans treize théologiens catholiques et autant d’orthodoxes venus de différents pays d’Europe et des États-Unis. La prochaine rencontre aura lieu en octobre 2017 au monastère de Caraiman en Roumanie. (d’après Hervé Legrand, o.p.)



 


Délit d’entrave à l’IVG : des Églises réagissent

 

7 février 2017 2017

Novembre 2016 – Janvier 2017 / Paris

Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques catholiques de France a exprimé dans une lettre adressée le 22 novembre 2016 au Président de la République française François Hollande, « [sa] grande préoccupation » quant à la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse [IVG] » notamment aux sites internet accusés d’« enduire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG ». Constatant, que « dans des situations difficiles » de nombreuses femmes « hésitent à garder ou non l’enfant qu’elles portent », prenant également en considération la suppression (de janvier 2016) du délai de réflexion d’une semaine avant la décision éventuelle de subir un avortement, le texte stipules que ces associations, qui s’expriment également par le biais des instruments numériques, « compensent ainsi l’absence d’organisation de […] lieux d’écoute », y compris pour les femmes ayant avorté. En dénonçant une « liberté d’expression […] à plusieurs vitesses suivant les sujets », l’archevêque de Marseille, a qualifié cette proposition non seulement comme « un précédent grave de limitation de la liberté d’expression sur internet », mais aussi comme une « atteinte très grave aux principes de la démocratie ».

Un communiqué, intitulé « La meilleure des IVG sera toujours celle qui sera évitée » et signé par des responsables d’Églises protestantes en France, tel le pasteur Jean-Marc Potenti, président de la Communion des Églises de l’Espace francophone, membre de la Fédération protestante de France ou encore le pasteur Étienne Lhermenault, président du Conseil national des évangéliques de France a été rendu publique le 30 novembre 2016. Étant donné qu’en France « plus de 600 interruptions volontaires de grossesses sont pratiquées chaque jour », les signataires ont formulé trois souhaits : « une éducation à la véritable responsabilité sexuelle […] au collège », la réintroduction des informations « sur les aides et protections aux femmes enceintes, susceptibles de constituer une alternative à l’avortement », qui ont été bannies du dossier-guide remis aux femmes demandant une IVG par la loi du 4 juillet 2001, et enfin la création « des structures d’aide à la maternité et à la paternité », prévues en partie par la loi Pelletier (1979), ayant pour objectif « d’apporter une aide psychologique et matérielle aux couples qui sont en difficulté ». (d’après cef.fr et lecnef.fr)

© enmarchepourlavie.fr
Le 22 janvier 2017, 50 000 personnes ont participé à la onzième édition de la « marche pour la Vie », exprimant ainsi « leur opposition à ce texte liberticide ». La manifestation a été, par ailleurs, soutenue par plusieurs évêques catholiques, ainsi que par le pape François.



 


Trente-neuviève Rencontre européenne de Taizé

 

13 octobre 2017 2017

28 décembre 2016 / Riga

La 39e rencontre européenne organisée par la communauté de Taizé a réuni près de 15 000 jeunes chrétiens de confessions différentes du 28 décembre 2016 au 1er janvier 2017, à Riga, la capitale de la Lettonie, sous le thème « ensemble ouvrir des chemins d’espérance ». Cette première rencontre dans un pays au bord de la mer Baltique, a conjugué prières œcuméniques, visites culturelles, temps de silence et de très nombreux ateliers traitant de sujets aussi variés que « l’Europe aujourd’hui – que pouvons-nous faire pour l’unité du continent ? », « Mère Marie Skobtsova, une sainte orthodoxe pour aujourd’hui », « Vivre sa foi dans le contexte professionnel », sans oublier « La Lettonie et sa musique traditionnelle, la danse, le kokle [1] ». Frère Alois, le prieur de la communauté, a dévoilé ses quatre propositions pour l’année 2017 : « tenir ferme dans l’espérance, elle est créatrice », « simplifier notre vie pour partager », « être ensemble pour que se dévoile la dynamique de l’Évangile » et « faire grandir la fraternité pour préparer la paix » ; il s’agirait en somme de « croire à la présence de l’Esprit Saint en nos cœurs et dans le monde » et d’acquérir « la paix intérieure ».

Plusieurs responsables d’Églises ont adressé des messages à l’occasion du rassemblement. Le pape François a invité les jeunes « à manifester en paroles et en actes que le mal n’est pas le dernier mot de notre histoire », même si « beaucoup de personnes » ont l’impression aujourd’hui qu’il « est plus fort que tout ». Le patriarche œcuménique Bartholomée a appelé à « réinvestir la fraternité par la solidarité » et « faire de la paix l’horizon de notre espérance ». Le pasteur Martin Junge, secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, a rappelé que le « désir d’être ensemble […] est connu depuis le temps des apôtres », qui ont accompli des voyages périlleux « uniquement à cause de leur grand désir de se retrouver avec d’autres croyants » ; une voie dans laquelle il a invité les jeunes à persévérer, malgré le fait qu’aujourd’hui ce « n’est pas une chose évidente ». L’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, a assuré qu’« ensemble en Christ » les chrétiens peuvent ouvrir des chemins d’espérance « même là où des personnes ont été entraînées dans les impasses du cynisme et du désespoir ».

La prochaine rencontre européenne de Taizé se tiendra du 28 décembre 2017 au 1er janvier 2018 dans la ville suisse de Bâle. (d’après taize.fr)

Photo : © taize.fr



[1Un instrument traditionnel letton à cordes pincées.

 


Prière pour les 26 Coptes assassinés

 

13 octobre 2017 2017

18 décembre 2016 / Châtenay-Malabry

Un attentant à la bombe a été perpétré le 11 décembre 2016 dans l’Église copte orthodoxe Saint-Pierre et Saint-Paul, contiguë à la cathédrale Saint-Marc au Caire. En pleine messe dominicale, un explosif de douze kg a été déclenché par un jeune kamikaze dans la partie réservée aux femmes et aux enfants faisant 26 morts et une cinquantaine de blessés. L’attentat, revendiqué par Daech, a été condamné par plusieurs responsables d’Églises, qui ont manifesté leur solidarité aux victimes. Ainsi, le pape François, a appelé Tawadros II, patriarche copte orthodoxe, pour lui présenter ses « condoléances », tout en affirmant : « nous sommes unis par le sang de nos martyrs ». Le président de la Fédération luthérienne mondiale et évêque de Jérusalem Munib Younan, qui a effectué le 20 décembre 2016 une visite au Caire en signe de « solidarité avec l’Église copte orthodoxe, connue comme Église martyre », a déclaré : « si ceux qui ont commis ce crime horrible pensent qu’ils effrayeront les chrétiens arabes au Moyen-Orient, ils se trompent ». La Fédération protestante de France a fait part, dans un communiqué, « de sa solidarité auprès des familles des victimes du fanatisme et de la haine ». Dans une déclaration, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France s’est indignée « devant le terrorisme aveugle qui continue de frapper les innocents dans la région du Moyen-Orient », tout en rappelant que les chrétiens coptes orthodoxes sont des « citoyens loyaux à l’Égypte depuis des siècles » et qui « n’ont eu de cesse de réclamer, pacifiquement leur droit à vivre en paix ».

À Châtenay-Malabry, une cérémonie, présidée par Mgr Marcos, évêque copte de Paris et du Nord de la France, a réuni le 18 décembre 2016 en l’église Sainte-Marie Saint-Marc de nombreux prêtres coptes, dont le père Guirguis Lucas recteur de la cathédrale, une foule nombreuse de fidèles, de responsables politiques français et égyptiens, de représentants de différentes Églises chrétiennes ainsi que des responsables musulmans et juifs. La procession de jeunes enfants vêtus de blanc portant 26 bougies en mémoire des martyrs, les chants et les textes bibliques invitaient au recueillement, à la méditation sur la croix du Christ tout en témoignant de l’amour du prochain et de l’attachement des Coptes à leur patrie l’Égypte. (d’après fr.radiovaticana.va, lutheranworld.org, protestants.org, aeof.fr et Christine Roberge)

Photo : © Thomas Wallut
Mgr Marcos lors de la cérémonie.



 


L’indisponibilité de la dignité humaine

 

13 octobre 2017 2017

10 Décembre 2016 / Suisse

À l’occasion de la Journée des droits humains du 10 décembre 2016, une déclaration œcuménique, intitulée « Entre faire et laisser-être : l’indisponibilité de la dignité humaine » a été rendue publique. Cosigné par Gottfried Locher, président de la Fédération des Églises protestantes de Suisse, Mgr Charles Morerod, président de la Conférence des évêques catholiques suisse et Mgr Harald Rein de l’Église vieille-catholique de Suisse, le texte stipule que « la dignité précède toujours l’autodétermination », autrement dit, elle « n’a rien à voir avec la libre disposition de soi ». Ainsi, « c’est toujours la dignité d’autrui qu’il faut protéger », puisque « l’être humain ne peut garantir lui-même sa dignité ». Énumérant les personnes « en proie à la terreur, la violence et la corruption », mais aussi « les fœtus auxquels un diagnostic prénatal prédit une vie avec un handicap », le document déplore le fait qu’une partie de l’humanité « décide de la vie d’une autre ». « Peut-être le temps n’est-il plus très éloigné », s’interrogent les signataires, « où les personnes âgées devront justifier leur prétention à vivre ».

Une pétition de l’Acat, au sujet des soins médicaux apportés aux détenus non couverts par l’assurance-maladie en Suisse, accompagnait la déclaration. On y évoque le cas d’un détenu, souffrant « d’un problème urologique au niveau de la prostate », qui nécessite une intervention chirurgicale. Cependant, le patient ne peut pas bénéficier de l’opération nécessaire, mais seulement de « l’aide médicale d’urgence », autrement dit « des traitements destinés à assurer sa survie en cas d’extrême nécessité », pour la simple raison qu’il n’était pas domicilié en Suisse au moment de son arrestation. « Il est inimaginable que cet état de fait puisse être supporté », s’indigne son médecin. En effet, il n’a cessé de constater la dégradation de la santé de l’homme de 61 ans, qui dans un premier temps devait « se lever jusqu’à dix fois par nuit pour uriner de petites quantités », alors qu’à présent, il « doit […] porter des couches ». Rappelant que dans les prisons suisses près de « 2000 personnes ne sont pas couvertes par une assurance-maladie », la pétition demande « une réglementation uniforme sur le financement de [leurs] soins médicaux ». (d’après kirchenbund.ch, eveques.ch, acat.ch)



 


« Sommes-nous seuls dans l’Univers ? »

 

13 octobre 2017 2017

9 Décembre 2016 / Paris

Le 9 décembre 2017, la chaire Kairos [1] a organisé, sous l’égide de l’Institut supérieur d’études œcuméniques [ISEO] de l’Institut catholique de Paris, une soirée œcuménique sur le thème « Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Le cosmos interrogé par l’astrobiologie et la théologie ». C’est la pasteure Anne Marie Reijnen, titulaire de ladite chaire, qui a ouvert la soirée en faisant part des recherches auxquelles elle a pu participer de septembre 2015 à juin 2016 au sein du Centre d’études théologiques (Centre of Theological Inquiry) de Princeton, dans le New Jersey, dans le cadre d’un programme, financé par la NASA et la John Templeton Foundation, s’interrogeant sur l’impact de la théologie et de l’éthique dans le domaine de l’astrobiologie [2]. Dans son exposé, elle a élaboré une figure théologique de l’espace au carrefour des cosmologies scientifique et chrétienne. Les contributions de Katherine Shirk-Lucas, catholique, responsable des étudiants et enseignante à l’ISEO, et de Goran Sekulovski, orthodoxe, enseignant à l’Institut Saint-Serge et assesseur de l’ISEO ont mis en lumière, respectivement, la dimension de l’espoir suscité par l’aventure des premiers astronautes, et l’importance des traditions patristiques concernant la création continue, l’anthropologie chrétienne et la juste interprétation des fins dernières. Ensuite, un débat riche et vivant eut lieu avec le public, dont la diversité œcuménique était elle aussi assurée, notamment par la présence de participants épiscopaliens-anglicans et d’enseignants du Centre Sèvres. (d’après Anne Marie Reijnen)



[1La chaire Kairos au sein de l’ISEO conjugue recherche en théologie œcuménique et dialogue avec les cultures.

[2L’astrobiologie, parfois appelée exobiologie, est un nouveau champ scientifique, interdisciplinaire, dont l’objet est l’étude de la vie d’un point de vue planétaire : son origine sur notre planète, sa prolifération dans le cosmos ("habitabilité"), ainsi que son évolution dans l’Univers. Ce nouveau champ d’investigation mobilise la chimie, la géologie, la biologie et l’astrophysique, tout en s’appuyant sur l’astronomie ainsi que sur les progrès remarquables dans l’observation des phénomènes de l’espace, tant par les télescopes terrestres que spatiaux (missions de Hubble, entre autres).

 


« Cinquante ans après Vatican II, les défis de l’œcuménisme »

 

13 octobre 2017 2017

6 Décembre 2016 / Strasbourg

C’est dans le cadre des festivités pour le cinquième centenaire de la Réforme que la ville de Strasbourg a accueilli, le 6 décembre 2016, le cardinal Kurt Koch, qui a donné une conférence dans la cathédrale catholique de la capitale d’Alsace, sous l’intitulé « Cinquante ans après Vatican II, les défis de l’œcuménisme » . Après avoir présenté une synthèse historique des divisions des chrétiens, le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a insisté sur « les profonds changements qui ont marqué l’œcuménisme au cours des dernières années et décennies ». Notant qu’aujourd’hui « il n’existe pratiquement plus de consensus sur ce que l’on entend par rétablissement de l’unité de l’Église », il a souligné que cette problématique « doit être abordée d’urgence », car « les diverses Églises risquent d’avancer dans des directions différentes » et se rendre compte ensuite « qu’elles se sont encore plus éloignées qu’elles ne l’étaient auparavant ». « Une des grandes tâches qui incombe à l’œcuménisme », a-t-il insisté, est « l’élaboration d’une anthropologie chrétienne commune œcuménique » [1]. Sans elle, « la voix chrétienne dans les sociétés sécularisées s’affaiblit ». En effet, si une ancienne « devise » du mouvement œcuménique, stipulait : « la foi divise, l’action unit », à présent, dans le domaine de l’éthique, c’est « le contraire qui prévaut généralement ». D’emblée, « l’abandon par principe de l’idée d’unité est […] caractéristique du postmodernisme », qui se contente d’« une reconnaissance tolérante de la multiplicité et de la diversité ». Ainsi, aujourd’hui, une telle démarche peut sembler « non seulement irréaliste, mais aussi non souhaitable ». Or, selon le prélat, « il n’y a […] pas d’alternative à l’œcuménisme », en particulier dans un monde où « les persécutions de chrétiens sont plus nombreuses qu’au cours des premiers siècles ». Outre ces contretemps, « sans recherche de l’unité, la foi chrétienne renoncerait à elle-même ».

Photo : © I.K.
Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, le cardinal Kurt Koch et Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, à l’issue de la conférence. Le dernier, atteint par la limite d’âge, a remis sa charge d’évêque au pape. Le 18 février 2017, Mgr Luc Ravel, jusqu’à présent évêque du diocèse aux Armées françaises, a été nommé pour lui succéder.



[1La conférence était publiée dans le Documents Épiscopat (n° 12 - 2016).

 


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