Unité des chrétiens
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Septembre 2020



« Les saints ne divisent plus nos Églises »

 

13 octobre 2020

Septembre 2020

C’est un constat établi par la Commission de dialogue protestants/catholiques-romains de Suisse [CDPC]. « Plus nous approfondissions le sujet, plus nous le constations » affirment les auteurs du document, publié pour l’heure uniquement en allemand. Même si les saints « sont matière à discussions au sein de l’Église catholique et aussi entre les Églises », s’intéresser à des personnes ayant « vécu leur vie consciemment devant Dieu recèle plutôt le potentiel d’une manière commune d’être chrétien et d’être Église ».

Les six membres de la Commission ont présenté chacun un témoin du Ressuscité. Ainsi dans la première partie du livre vous trouverez des portraits de la travailleuse sociale française Madeleine Delbrêl (1904-1964), également écrivaine et mystique catholique, de l’intellectuelle juive néerlandais EttyHillesum (1914-1943), de la carmélite française Thérèse de Lisieux (1873-1897), du théologien et écrivain protestant allemand Jochen Klepper, de la fondatrice du mouvement catholique des Focalari Chiara Lubich (1920-2008) et du deuxième secrétaire général des Nations Unies Dag Hammarskjöld (1905-1961). Dans la seconde partie du livre, l’artiste Pia Petri Maurer présente, en textes et images la sainteté, non pas comme une réalité abstraite, réservée à quelques personnalités d’exception, mais comme la vocation « normale » de chaque être humain, créé à l’image de Dieu.

Une traduction française du document sera publiée rapidement.

La CDPC est une instance commune de la Conférences des évêques suisses et de l’Église protestante réformée de Suisse, fondée en 1966, suite au concile Vatican II.

Sources : eveques.ch

Photo : © Pia Petri Maurer



 


« Une Église confinée »

 

3 novembre 2020

17-18 septembre 2020 / Paris

« Une Église confinée. Questions autour de la pandémie » était le thème de l’université de rentrée de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge.

Lors de l’ouverture de ce colloque oecuménique les 17 et 18 septembre à Paris, le doyen de l’Institut, le père Nicolas Cernokrak, a exprimé sa joie de pouvoir commencer cette 95e année académique au siège historique de l’établissement (93 rue de Crimée, 75019). Il a manifesté aussi sa gratitude à l’égard de l’Institut protestant de théologie à Paris, pour leur accueil pendant les trois années de travaux de reconstruction de l’Institut.

Plusieurs intervenants se sont succédés pour explorer la situation inédite à laquelle le monde est confronté. Ainsi par exemple Bertrand Vergely a questionné dans son intervention la notion même de la « crise sanitaire ». Sans nier les ravages du virus, en s’appuyant sur Épicure, il a mis en garde contre la souffrance utilisée comme moyen de pression au lieu de la vie spirituelle et la communion avec Dieu, enseignés par le Christ. Le père Luc Forestier, quant à lui, a rappelé l’antinomie de l’expression « Église confinée », touchant au coeur même de la mission de l’Église. Au moment où nous assistons à une « verticalisation » de l’autorité, mais aussi à « une grande fragilisation de la confiance en trois types d’autorités : la science, le politique et les médias », il a insisté sur l’importance que ces derniers soient conscients de « leurs propres limites ». Pour lui, l’articulation entre « fragilités et force » de la primauté du pape est assumée dans la célébration devant une place Saint-Pierre vide le 27 mars 2020.

Les interventions sont disponibles sur la chaîne YouTube de l’Institut.
Source : saint-serge.net

Photo ; © saint-serge.net
L’Institut supérieur d’études œcuménique a fait sa rentrée universitaire à l’occasion du colloque. Leur session de travail portait sur le document « Servir un monde blessé ».



 


Nouvelle directrice de l’ISÉO

 

3 novembre 2020

1er septembre 2020 / Paris

Anne- Sophie Vivier- Mureşan est la nouvelle directrice de l’Institut supérieur d’études œcuméniques [ISÉO] depuis le 1er septembre 2020.

Elle découvre la diversité du christianisme dans le cadre d’études d’anthropologie à travers des rencontres, notamment avec des coptes d’Égypte (orthodoxes, catholiques et protestants) et les arméniens d’Iran. Après son mariage, elle se familiarise avec l’orthodoxie et particulièrement avec l’œuvre du théologien roumain Dumitru Stăniloae, lui-même en dialogue avec des théologiens catholiques et protestants de son époque. Elle approfondit ses écrits, essentiellement dans le cadre de son mémoire de master — « Créés pour l’amour. Les fondements trinitaires de la création dans l’œuvre de Jürgen Moltmann et de Dumitru Stăniloae » — soutenu en 2012 à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et dans sa thèse de doctorat — « Le dialogue de l’amour trinitaire. Perspectives ouvertes par Dumitru Stăniloae » — soutenu en 2019 à l’Institut catholique de Paris. Maîtrisant l’arabe littéral et le persan, elle soutient également une thèse en ethnologie en 2004 à l’École des hautes études en sciences sociales sur le thème : « Comment peut-on être Afzâdi ? Individu et société dans un village persan ». Ces deux travaux de recherche ont été distingués par des prix. Lauréate (2e prix) de la meilleure thèse en langue française sur le monde musulman pour les années 2002-2005 de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman, elle a aussi remporté le prix Jean et Maurice de Pange pour sa thèse de théologie.

Elle succède au père Luc Forestier, à la tête de l’Institut après le décès du père Laurent Villemin.
Source : icp.fr

Photo : © ASM



 


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