Unité des chrétiens
https://unitedeschretiens.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=9

Sur la route de l’unité



Saison de la création 2019

 

13 septembre 2019 2019

1er septembre – 4 octobre 2019

« Nous avons créé une urgence climatique qui menace gravement la nature et la vie, y compris la nôtre » rappelait le pape François le 1er septembre 2019, au début de la « Saison de la création », avant de poursuivre « c’est l’occasion de se sentir encore plus unis aux frères et sœurs des différentes confessions chrétiennes. Je pense, en particulier aux frères orthodoxes qui depuis trente ans déjà célèbrent cette journée ». En effet, le premier jour de l’année ecclésiastique orthodoxe ou « l’indiction » est devenu sur la décision du Patriarcat œcuménique « journée de protection de l’environnement ». Aussi le patriarche œcuménique Bartholomée a dénoncé dans son encyclique, traditionnellement publié en cette journée, « le fétichisme des indices économiques et la maximalisation du profit ». « Fondamentalement, l’intérêt que l’Église porte à la protection de la création est un prolongement de la divine Eucharistie », a-t-il insisté avant de conclure « toutes les initiatives et actions de l’Église sont de ‘l’écologie appliquée’ ». « Les personnes pauvres et marginalisées », dépendant le plus immédiatement de la bonne santé des écosystèmes, « sont le plus durement touchées par l’effondrement des systèmes naturels » a déploré le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, le pasteur Olav Fykse Tveit. « L’œuvre rédemptrice du Christ ouvre des relations nouvelles et vivifiantes avec Dieu, avec le prochain et avec toute la création de Dieu. » a annoncé le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, le pasteur Martin Junge. « Le climat ne doit pas continuer à changer, mais le cœur et l’esprit des gens doivent commencer à changer, pour que les générations futures puissent profiter de la bonne création de Dieu », a-t-il encore recommandé.

Anciennement appelé « Temps pour la création », la « Saison de la création » est un temps œcuménique, allant du 1er septembre au 4 octobre (la fête de saint François d’Assise). Il a été instauré lors du troisième rassemblement œcuménique européen à Sibiu (Roumanie) en septembre 2007. Le site Saison de la création annonce des initiatives entrepris par des chrétiens à travers le monde.

Source : fr.zenit.org, orthodoxie.com, oikoumene.org, lutheranworld.org et seasonofcreation.org



 


Trois-cent-quinze

 

28 mars 2019 2019

28 janvier 2019 / France

C’est le nombre d’actes différents de christianophobie en France, recensés pour l’année 2018 par la plateforme internet : christianophobie.fr. Le communiqué, édité le 28 janvier 2019, dénombre 72 églises, chapelles et lieux de culte vandalisés, 66 incendies criminels perpétrés au sein d’édifices cultuels de différentes Églises chrétiennes, 22 agressions physiques ou verbales contre des prêtres, des pasteurs, des religieux ou des fidèles… Le document constate une hausse de 23% de ces agissements, ayant touché 81 départements en France, par rapport à l’année 2017. C’est le « pire » bilan depuis 2015, selon Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l’Observatoire de la christianophobie, unique en son genre dans l’hexagone. À ses yeux, le nombre des faits signalés est « sans l’ombre d’un doute, inférieur au nombre réel d’actes commis ». (Source : christianophobie.fr)



 


Prix 2019 du Jury œcuménique de la BD

 

28 mars 2019 2019

24 janvier 2019 / Angoulême

L’album « Carolina » de Sirlene Barbosa et João Pinheiro a remporté le prix du jury œcuménique du Festival de la Bande Dessiné d’Angoulême, remis le 24 janvier 2019 dans l’église Saint-Martial. Le thème de l’ouvrage est l’histoire vraie de Carolina Maria de Jesus (1914-1977). Cette femme noire a vécu avec ses trois enfants dans une favela (bidonville brésilien) près de São Paulo. Elle tenait un journal quotidien, édité par l’intermédiaire d’un journaliste en Brésil et traduit ensuite en quatorze longues. La gloire et l’aisance financière furent de courte durée : Carolina a connu une fin de vie modeste et dans l’anonymat.

« La troisième population » d’Aurélien Ducoudray et Jeff Pourquié a obtenu la mention spéciale du jury. Ce reportage, à la clinique de la Chesnaie, située dans le Loir et Cher et spécialisée dans la psychothérapie institutionnelle, décrit un lieu ouvert dans lequel soignants, sans blouse blanche, et soignés s’efforcent de retisser un lien distendu. Par exemple, ils participent tous à égalité aux tâches ménagères quotidiennes. C’est un magnifique témoignage loin des préjugés et des peurs de la maladie mentale, susceptible de frapper une personne sur quatre au cours de son existence. (Source : joedlbd.fr)

Photo : © Bande Dessinée Chrétienne Angoulême



 


Éclats de voix - réflexions partagées orthodoxes protestantes

 

8 avril 2019 2019

28 février 2019 / Paris

L’Institut protestant de théologie [IPT] a accueilli sur son site du boulevard Arago l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge [ITO] depuis l’année universitaire 2017/2018. Ce partage des espaces a donné tout naturellement lieu à l’organisation d’échanges mutuels. Ainsi est né, entre autres, « Éclats de voix – réflexions partagées orthodoxes protestantes ». Il s’agit d’une série de discussions organisée un jeudi par mois, en début de soirée. Le débat intellectuel est mené par des professeurs et des étudiants des deux établissements. Dans un esprit informel et un format concis, les discussions sont introduites par des prises de parole d’enseignants ou étudiants des deux facultés, avant un temps d’échange libre.

Le 28 février 2019, Corinne Lanoir, enseignante d’Ancien testament de l’IPT et Goran Sekulovski, enseignant en patrologie à l’ITO se sont rencontrés, entourés du public, protestant et orthodoxe, pour réfléchir sur le thème : « Péché originel, sexualité ». Exégèse biblique et théologie patristique étaient au rendez-vous. Le récit de la Genèse a fait l’objet d’une herméneutique stimulante et la diversité de la pensée des Pères de l’Église a été interpellée, pour situer en une constellation unitaire la rencontre des thèmes actuels et enracinés dans les deux différentes traditions : anthropologie théologique, liberté, amour, mariage-sacramentalité.
Source : Adrian F. Crăciun

En outre, le 28 janvier 2019 le Conseil d’administration de l’ITO a pris acte de la démission du professeur Jean-François Colosimo comme président et membre du Conseil tout en le remerciant pour « son action efficace et sa disponibilité », ayant permis à l’Institut d’engager « des réformes décisives ». Michel Stavrou, professeur de théologie des dogmes au sein du même établissement, a été élu président par intérim.
Source : saint-serge.net



 


L’AG extraordinaire de l’Archevêché russe

 

8 avril 2019 2019

23 février 2019 / Paris

Une assemblée générale extraordinaire [AGE] de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale s’est réunie à Paris, le 23 février 2019. Elle était constituée de tous les membres du clergé et des laïcs délégués des paroisses. Elle a délibéré sur la décision du Patriciat oecuménique d’abolir le statut d’exarchat patriarcal de l’Archevêché et d’affiler ses paroisses aux métropoles grecques d’Europe occidentale. Sous la présidence de Son Éminence Jean de Charioupolis, archevêque dirigeant, les membres de l’assemblée ont décidé à une majorité de près de 93 % des voix (191 sur 206) de ne pas dissoudre l’Archevêché, constitué de quelques 120 paroisses, mais de le conserver comme entité ecclésiale. Une nouvelle AGE sera convoquée ultérieurement, « probablement en juin ». Elle décidera quant à l’obédience ecclésiale de l’Archevêché. Sous son patronage, l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge fut fondé en 1925. En son sein des théologiens orthodoxes se sont activement investis dans le dialogue oecuménique, tandis qu’y ont enseigné de prestigieux professeurs tels les pères S. Boulgakov, G. Florovsky, A. Schmemann ou encore J. Meyendorff.
Source : exarchat.eu



 


L’EIIR prépare son 50e anniversaire

 

25 février 2019 2019

6-9 février 2019 / Rome

Le conseil d’administration des Rencontres internationales et interconfessionnelles de religieux/ses [EIIR] s’est réuni du 6 au 9 février 2019 à Rome. Parmi les différents points abordés figurait la prochaine rencontre de l’association œcuménique, prévue du 3 au 9 juillet 2020 à Fribourg en Suisse : « La vie consacrée au service de l’unité des chrétiens. 50 ans de témoignage d’EIIR ». Dans le programme est prévue une visite à la Communauté de Grandchamp là où le groupe s’est réuni pour la première fois en 1970. Les membres du conseil ont également procédé à une première sélection de conférences données dans le cadre des sessions, afin de pouvoir les publier dans un recueil festif, comprenant également des photographies. (Source : eiir.wordpress.com)

Photo : © eiir.wordpress.com
Les membres du conseil d’administration, du droit à gauche au premier rang : sœur Bénédicte Girard, assurant le secrétariat général de l’association, métropolite Athénagoras de Belgique, le président actuel et le père José Maria Hernandez Martinez, vice-président, qui lui succédera à partir d’août 2020.



 


La déclaration commune sur la justification réunit ses cinq signataires

 

8 août 2019 2019

26-28 mars 2019 / Indiana

Du 26 au 28 mars 2019, une consultation à l’université Notre-Dame (Indiana, États-Unis) a réuni des représentants des cinq Communions mondiales, ayant adopté la déclaration commune sur la doctrine de la justification [DCJ].

Signée à l’origine par les responsables de l’Église catholique et de la Fédération luthérienne mondiale, la DCJ a depuis été élargie pour inclure le Conseil méthodiste mondial, la Communion mondiale des Églises réformées et la Communion anglicane, qui s’accordent tous sur le message central du salut en Christ et par le Christ.

Dans le communiqué final, les participants ont fait écho, entre autres, de leur décision d’instaurer un comité chargé de veiller sur la poursuite de la dynamique créée par la présente réunion et la mise en place de différents outils communs, dont des ressources catéchétiques de formats divers, écrits ou visuels et une page web commune. Un forum de suivi évaluera l’avancement des différents projets au bout de trois ans.
Sources : christianunity.va et wcrc.ch/fr



 


« Jesus Celebration 2033 »

 

15 avril 2019 2019

25 mars 2019 / Le Caire

« Célébrer les 2000 ans de la résurrection de Christ en 2033 », voici l’initiative présentée par Olivier Fleury et Martin Hoegger au pape Tawadros II le 25 mars 2019. L’auteur de la démarche et du roman « En route vers 2033 » et le pasteur réformé ont introduit le pape copte orthodoxe également à « la décennie de la résurrection (2023-2033) », conduisant « d’abord vers la célébration des trois ans du ministère terrestre de Jésus : 2030-2033, puis à la fête des 2000 ans de sa résurrection ». Tawadros II a confié le projet à une commission spéciale du Conseil des Églises d’Égypte, chargée de faire des propositions concrètes en vue de l’événement. Plusieurs responsables d’Églises, tel le pape François, l’archevêque de Canterbury Justin Welby, le patriarche œcuménique Bartholomée ou encore le Conseil œcuménique des Églises ont manifesté leur intérêt pour cette manifestation œcuménique d’une ampleur inédite. Source : jc2033.world/fr



 


Journée mondiale de prière 2019

 

8 avril 2019 2019

1 mars 2019

La journée mondiale de prière, organisée, cette année par les chrétiennes de Slovénie, s’est tenue sur la parabole du grand banquet (Luc 14,15-24) et l’invitation : « Venez, tout est prêt » le vendredi 1er mars 2019.

L’affiche de la journée est l’œuvre de Rezka Arnuš, artiste slovène malvoyante : sa vision est réduite à 5 % d’acuité visuelle. En bas de l’œuvre, on voit partiellement les enfants en marge de la société. Ils ont entendu l’invitation à assister au banquet : une femme sans domicile porte dans ses bras un enfant, une jeune aveugle tend les bras, prête à faire un pas en avant, un jeune sourd réagit en modifiant la position de sa tête, les mouvements incontrôlés d’une jeune fille souffrant d’infirmité motrice cérébrale montre son acceptation joyeuse de l’invitation au banquet.

180 pays dans le monde et quelques 300 lieux en France ont accueilli la célébration oecuménique annuelle, devenue un mouvement mondial depuis 1928. En France, l’association, chargée du bon déroulement de la journée et constituée de neuf membres de différentes confessions chrétiennes a fêté ses 30 ans en 2018. Au niveau mondial, l’organisation est présidée depuis août 2017 par une française : Laurence Gangloff.
Source : jmp.protestants.org



 


Les chrétiens unis face à l’incendie de Notre-Dame de Paris

 

25 avril 2019 2019

15-16 avril 2019 / Paris

Un terrible incendie a dévasté la cathédrale de Notre-Dame de Paris dans la soirée du 15 au 16 avril 2019. Lourd bilan : l’intérieur est calciné, 1000 m2 de toiture se sont envolés en flammes, la flèche s’est effondrée, des tableaux sont détruits, des vitraux endommagés, la voûte est fragilisée. Le drame a suscité l’émotion et le soutien de plusieurs responsables d’Églises chrétiennes en France et dans le monde. Ainsi, le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, le pasteur Martin Junge déclarait, « avec horreur et tristesse », qu’« un symbole de la présence de la force et de l’histoire de la foi de l’Europe a été affecté ». « Depuis notre Saint-Siège d’Etchmiadzine, nous voulons vous adresser ainsi qu’à l’ensemble du clergé et aux fidèles de notre Église-sœur de France nos prières et l’expression de notre compassion » soulignait dans sa lettre à l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, le catholicos de tous les Arméniens Karékine II. « La nouvelle du terrible incendie […] causant d’immenses dommages à ce vénérable sanctuaire de l’Église catholique romaine en France, m’a profondément attristé », écrivait le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille tout en priant pour que la cathédrale retrouvât « au plus tôt » toute sa splendeur, grâce aux « efforts communs de l’Église, de l’État et de toutes les personnes de bonne volonté ». « Nous prions pour tous ceux pour qui Notre-Dame est et représente un foyer spirituel, en particulier pendant la Semaine sainte » annonçait le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, le pasteur Olav Fykse Tveit, faisant écho de ses souvenirs de la célébration œcuménique, qui s’y déroulait le 3 décembre 2015 dans le cadre de la COP 21 : « alors que nous priions pour notre maison commune, le magnifique cadre de la cathédrale a permis de nous rapprocher encore plus les uns des autres ».

« Nous croyons que l’Église est faite de pierres vivantes dont le Christ est la pierre angulaire. Que notre unité avec Lui et entre nous soit fortifiée ! », stipulait dans son communiqué le Conseil d’Églises chrétiennes de France. Exprimant « sa douleur face à ce désastre », il rendait également grâce pour « le travail des pompiers, des sauveteurs, des services de l’État et des employés de la cathédrale ».
Le président de la Fédération protestante de France, le pasteur François Clavairoly, s’est dit « touché et ému par ce terrible incendie », exprimant « au nom des protestants français solidarité et pensées fraternelles en Christ à tous les chrétiens à et à tous ceux pour qui ce symbole exceptionnel fait sens ». « Ce drame terrible dépasse l’entendement. La stupéfaction fait place à l’horreur » soulignait dans son communiqué l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, rappelant que « les orthodoxes aimaient s’y recueillir, voire y célébrer la mémoire de saint Denis de Paris comme le signe de notre passé commun, ou encore y vénérer la sainte Couronne d’épines ». Selon ce dernier, Notre-Dame de Paris « est plus qu’une cathédrale », il s’agit d’« un lieu de rencontre avec la transcendance, de dialogue avec l’histoire et d’espoir dans l’infini ».
Sources : Philippe Sukiasyan, Luc Forestier, La Croix, mospat.ru, mitropolia.eu, aeof.fr, et oikoumene.org



 


Cinquante ans collaboration œcuménique

 

4 juillet 2019 2019

13 avril 2019 / Berne

Le 13 avril 2019 à Berne fut marqué le cinquantième anniversaire de la campagne oecuménique initiée par les deux organisations d’entraide Pain pour le prochain (protestant) et Action de Carême (catholique), qui depuis 1969 œuvrent ensemble [1] durant les six semaines avant Pâques sur différents projets liés à la justice sociale. Une célébration oecuménique à l’église du Saint-Esprit, une grande soupe anti-gaspillage réalisée des surplus alimentaires autrement perdus ont marqué le jubilé. Une exposition de 50 portraits de femmes jeunes ou âgées, célèbres ou anonymes, agricultrices, ouvrières ou avocates, qu’elles vivent en Suisse ou dans les pays du Sud a été également inaugurée la veille dans la capitale de la Suisse pour promouvoir ces « femmes courageuses », défendant leurs droits et leurs moyens de subsistance.

« Nous avons besoin de la campagne oecuménique », a déclaré Félix Gmür, évêque de Bâle, car elle montre à maintes reprises que le monde n’est pas juste et qu’un changement est nécessaire. « Et nous devons aussi chercher là où les puissants n’aiment pas que nous le fassions », a ajouté Gottfried Locher, président de la Fédération suisse des Églises protestantes.

Depuis sa naissance la démarche oecuménique a lancé plusieurs projets d’envergure tels les labels du commerce équitable « Max Havelaar » et « Fair trade foundation » ou encore « Step ». Les deux partenaires ont milité parmi les premiers pour des conditions de production équitable dans l’électronique. Dans les an¬nées 1990, ils ont récolté 250 000 signatures pour demander le désendettement des pays les plus pauvres. Cette mission a abouti sur la création du fonds fédéral, qui au travers du réseau du Conseil oecuménique, a inspiré des initiatives similaires dans d’autres pays.
Sources : voir-et-agir.ch, lematin.ch et rts.ch

Photo : © voir-et-agir.ch



[1Depuis 1994, l’organisation vieille catholique Être partenaires y participe également.

 


« Quand faire connaître la Bible … rassemble ! »

 

4 juillet 2019 2019

1er-13 avril 2019 / Dunkerque

Du 1er au 13 avril, la Bibliothèque universitaire de Dunkerque accueillait l’exposition « La Bible, patrimoine de l’humanité » conçue par l’Alliance biblique française. Son association à un cycle de conférences (Bible et Science, Bible et Art…) a permis d’intéresser un public varié.

Initié par l’association É.O.D.I. [ÉODI (Églises et Œuvres du Dunkerquois sur Internet)est une association de type loi 1901. Elle regroupe des Églises et des œuvres chrétiennes protestantes évangéliques qui exercent leurs activités sur Dunkerque et sa région], ce projet a mobilisé l’ensemble de la communauté chrétienne de Dunkerque, toutes confessions confondues (catholiques, protestants, évangéliques).

Cette collaboration s’est imposée comme une évidence : si la Bible est patrimoine de l’humanité, elle est aussi et avant tout le socle de notre foi commune. De plus, le principal objectif était de dépoussiérer la Bible et de donner à nos contemporains l’envie de la découvrir. Or, de nombreux clichés circulent à son propos, au nombre desquels le contenu d’une Bible catholique ou protestante serait radicalement différent. Ce témoignage commun en était le meilleur démenti !

Bien que ce ne soit pas l’objectif premier, cette collaboration a suscité de part et d’autre un enthousiasme grandissant et donné de multiples occasions d’apprendre à se connaître au-delà de nos trop fréquentes caricatures.

Le point d’orgue aura été le dimanche matin une « Célébration autour de la Parole », commune et joyeuse, au cours de laquelle beaucoup ont témoigné s’être sentis chez eux !
Source : José Frédérick (président d’É.O.D.I.)

Photo : D.R.



 


Le COÉ condamne les persécutions des chrétiens en Asie

 

6 juin 2019 2019

27 mai 2019

Dans une déclaration, rendue publique le 27 mai 2019, le Comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises [COÉ] a condamné les attaques et les persécutions à l’encontre des communautés chrétiennes en Asie. Dans certains contextes, les dernières servent « de boucs émissaires ». Selon l’instance œcuménique ayant étudié le contexte du près, particulièrement au Pakistan, en Indonésie, en Inde et au Maynmar, elles sont associées « injustement ou par erreur » à l’histoire coloniale de leurs pays et « ne sont pas reconnues comme autochtones dans les pays où elles ont toujours vécu ». Cette vulnérabilité des chrétiens est accentuée par « leur situation socio-économique » ou bien « leur identité de caste », leur donnant un accès très limité aux terres, aux ressources et à l’éducation. Les femmes sont particulièrement touchées. En cas de conversation, elles doivent faire face aux divorces forcés et « se voient refuser la garde de leurs enfants ». Les responsables œcuméniques appellent « à ne pas utiliser le nom de Dieu pour justifier des actes de meurtre, de terrorisme, d’exil, d’exclusion et d’oppression ».
Source : oikoumene.org



 


Comment faire advenir plus de justice en Europe ?

 

14 mai 2019 2019

9 mai 2019 / Lille

Alors que les élections européennes approchaient à grands pas, le 9 mai 2019, pour la journée de l’Europe, le temple de Lille affichait complet :

  • Mgr Antoine Hérouard, président de la commission des affaires sociales de la COMECE (Commission des épiscopats de la Communauté européenne)
  • Le pasteur Christian Krieger, président de la CÉC (Conférence des Églises européennes)
  • L’archimandrite Nektarios Ioannou, secrétaire général du CROCÉU (Comité des représentants des Églises orthodoxes auprès de l’Union européenne).

y étaient invités par le comité œcuménique de Lille [1] pour participer dans une table ronde intitulée « Comment faire advenir plus de justice en Europe ? ». Ils ont réaffirmé que la justice devait être au cœur du fonctionnement et du projet de l’Europe. Appuyés par les interpellations du Secours catholique, du CCFD - Terre solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), de l’ABEJ - Solidarité, de l’URCEAS (L’Union régionale des Centres d’étude et d’action sociales) et de la CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués), les discours portaient sur les valeurs essentielles qui ont fondé l’Union européenne : la réconciliation des peuples, la coopération et la solidarité.

L’Union européenne a pris l’habitude de travailler en lien avec les Églises chrétiennes. Cette coopération est institutionnalisée par l’article 17 du traité de Lisbonne (décembre 2009) : « Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Églises et organisations philosophiques et non confessionnelles. »

« Pas d’Europe sans justice sociale ! » tel a été le cri unanime des participants à cette soirée. Et c’est ensemble que le lendemain, les Églises membres du comité œcuménique de Lille ont publié un plaidoyer pour une Europe plus juste.

Source : Anne-Laure de la Roncière,
déléguée à l’œcuménisme du diocèse de Lille

Photo : © François Richir
De gauche à droite : le pasteur Jan Albert Roetman, le pasteur Christian Krieger, Mgr Antoine Hérouard, l’archimandrite Nektarios Ioannou accompagné du Père Aimilianos (traducteur).



[1Le Comité œcuménique de Lille représente l’Église catholique romaine, l’Église d’Angleterre « Christ Church » à Lille et l’Église vieille catholique - Union d’Utrecht - en communion avec l’Église d’Angleterre, l’Église protestante unie de Lille et l’Assemblée évangélique de la Nouvelle Alliance, l’Église orthodoxe (paroisses grecque et russe du Patriarcat œcuménique de Constantinople).

 


« Amen Toi »

 

22 octobre 2019 2019

28 – 29juin 2019 / Freigné

La deuxième édition du festival « Amen Toi » a rassemblé du 28 au 29 juin 2019 à Freigné, en pleine campagne, entre Nantes et Angers quelque 1200 personnes lors de cette manifestation interconfessionnelle et intergénérationnelle. Deux jours riches de bénédictions, permettant de soulever les barrières de classes sociales et de confessions, en vertu des grâces reçues et vécues ensemble, opérées par la puissance du Saint-Esprit : conversions, guérisons… Des temps de louanges se sont succédé aux témoignages aussi riches que variés, allant du celui du Franck Legros, ancien danseur professionnel, devenu prêtre catholique à celui de Laurent Gay, ancien toxicomane, qui s’est converti au Christ, lorsqu’il était en prison. Le tout, montrant que le Saint-Esprit est toujours à l’œuvre parmi nous.

Des passants se sont arrêtés par curiosité et ont ensuite témoigné de cette fraternité : « d’habitude personne ne nous parle, on est invisible alors qu’ici les gens nous disent bonjour, nous sourient … ». Le prochain festival aura lieu du 27 au 28 juin 2020.
Source : Julie Le Rouge et amentoi.fr

Photo : D.R.
Temps du dimanche matin : une chenille s’est formée tout le long du chapiteau. Chacun passait en dessous en demandant ainsi la bénédiction des autres.

D.R.
Temps du dimanche matin : une chenille s’est formée tout le long du chapiteau. Chacun passait en dessous en demandant ainsi la bénédiction des autres.



 


Vingtième anniversaire de la Déclaration commune sur la justification par la foi

 

22 octobre 2019 2019

16 juin 2019 / Genève

Dans le cadre du synode de la Fédération luthérienne mondiale [FLM], une célébration a réuni le 16 juin 2019 des centaines de fidèles dans la cathédrale historique de l’Église protestante de Genève pour le 20e anniversaire de la Déclaration commune sur la justification. Signé par les luthériens et les catholiques en 1999, l’accord a été depuis adopté par trois autres Communions chrétiennes, à savoir le Conseil méthodiste mondial [CMM], la Communion anglicane et la Communion mondiale des Églises réformées, toutes représentées à la prière oecuménique. Le secrétaire général de la FLM, le pasteur Martin Junge, a exprimé sa gratitude pour le chemin parcouru, fondé sur « notre façon commune d’écouter la parole de Dieu dans l’Écriture ». Mgr Ivan Abrahams, secrétaire général de la CMM, a mis l’accent sur les liens profonds « entre le pardon des péchés et la justice » et « entre la justification et la sanctification », indispensables pour la compréhension de la doctrine biblique de la justification. Le pasteur Emmanuel Fuchs, président de l’Église protestante de Genève, a insisté dans sa prédication sur la pertinence d’approfondir aujourd’hui la question de la justification dans un monde marqué par la compétition et l’accomplissement personnel, car « elle concerne les possibilités pour l’être humain d’être heureux, libre et joyeux ».
Sources : lutheranworld.org et oikoumene.org

Photo : © LWF/Albin Hillert
Cinq bougies ont été allumées sur l’autel symbolisant ainsi le désir des Églises signataires de la Déclaration de rendre plus visible leur témoignage commun sur le chemin de l’unité.



 


Vingt-et-unième Congrès des religieux/ses [CIIR]

 

21 octobre 2019 2019

13-18 juin 2019 / Montserrat (Espagne)

Le XXIe Congrès interconfessionnel et international des religieux/ses [CIIR], s’est tenu du 13 au 18 juin 2019 en Espagne dans le splendide sanctuaire marial de Montserrat. Accueillis par la communauté bénédictine du lieu, 47 participants de diverses Églises chrétiennes d’Europe, Égypte et États-Unis se sont réunis autour du thème « la spiritualité de communion ». Le sujet a été approfondi selon différents axes, biblique (dont le deuxième chapitre de l’épître aux Philippiens, représentant une porte d’entrée), théologique (gloire de Dieu et communion avec les Pères de l’Église ; Marie, spiritualité de communion ?), pastoral (renouveau spirituel dans la vie monastique et paroissiale en orthodoxie) alternant conférences et groupes de dialogue. Les journées ont été marquées profondément par la liturgie des Heures, belle liturgie des frères en catalan, la célébration eucharistique (vécue chaque jour selon une confession), la prière pour l’unité, la vie partagée. La dernière conférence a invité les participants à marcher comme des pèlerins sur le chemin de la pleine communion, recherchant l’unité visible de l’Église « Corps du Christ » avec, entre autres, cette pensée de l’archevêque de Canterbury Justin Welby : « le dialogue peut-être comme un opium, atténuant la douleur de la séparation, ou bien, il peut-être un stimulant ouvrant au repentir et au renouveau ».

Dans le souci de permettre aux consacrés de participer activement au mouvement œcuménique, deux types de rencontres sont nés au lendemain du Concile Vatican II. Le CIIR est fondé en 1977 par le père Martin de Zabala, prêtre catholique, délégué épiscopal pour l’unité des chrétiens, du diocèse de Bilbao (Espagne). Les rencontres internationales interconfessionnelles des religieux/ses [EIIR] ont débuté en 1970, à l’initiative du métropolite Emilianos Timiadis du Patriarcat de Constantinople et du père Julian Garcia Hernando du Centre œcuménique de Madrid. Les sessions sont organisées, une année par le CIIR, l’autre par l’EIIR.
Source : Sœur Thérèse, op et ciirblog.wordpress.com

Photo : D.R.
Près de 50 religieux/ses de différentes confessions se sont retrouvés dans le sanctuaire de Montserrat en Espagne.



 


Session annuelle « Les Avents-Amitié entre chrétiens »

 

22 octobre 2019 2019

22-26 juillet 2019 / Sées

Dense par son contenu, la session annuelle de l’association œcuménique « Les Avents-Amitié entre chrétiens », aussi lieu de rencontre amicale et de prière pour une quarantaine de chrétiens de confession catholique, orthodoxe, protestante, anglicane. Elle s’est déroulé du 22 au 26 juillet 2019 à Sées, sur le thème : « Recevoir et transmettre – Ce que j’ai moi-même reçu, je vous l’ai transmis ». Comment est transmise la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ de telle sorte que chacun l’entende dans sa propre culture ? D’emblée, sous la direction de Marianne Seckel (pasteure de l’Église protestante unie de France [ÉPUdF]), les participants ont relu ce récit d’origine qu’est le récit de Pentecôte. Grâce au don de l’Esprit, le témoin du Ressuscité peut se lever pour dire la Bonne Nouvelle, chacun la recevant dans sa propre langue.

Une Bonne Nouvelle pour tous, universelle tout en intégrant la particularité des cultures et la singularité des histoires humaines : ce fut l’intervention d’Eric Brauns, philosophe et théologien catholique, sur l’universalisme, l’analyse par Philippe Kabongo Mbaya (ÉPUdF), de l’insistance sur le péché ou son évacuation dans diverses situations d’annonce, le témoignage du père Minh, prêtre du diocèse de Poitiers. Et l’intervention d’André Paul (théologien catholique), sur les mécanismes d’acculturation et d’inculturation dans le cadre spécifique de la rencontre des cultures judaïque et grecque, dont la formation de la Septante est un fruit.

Dans l’aujourd’hui de la postmodernité, Isabelle Parmentier (théologienne catholique) a montré que la joie de l’Évangile ne se transmet pas : elle est contagieuse. La première annonce consiste à conduire vers quelqu’un, Jésus le Christ, qui transmet l’Esprit et conduit au Père. Les deux récits de rencontre d’Ac. 8 et Ac. 10-11, étudiés en groupes, ont concrétisé cette dynamique. Yves-Marie Blanchard, membre du groupe des Dombes, ancien directeur de l’Institut supérieur d’études œcuméniques, a apporté un regard nouveau sur la littérature johannique vue comme une forme d’inculturation : en quoi et comment l’Évangile selon Jean est-il missionnaire ?

Ecouter, rencontrer, témoigner, appeler, tressent le fil conducteur pour transmettre ce qu’on a d’abord reçu. La plupart des exposés sont en ligne : Session annuelle « Les Avents-Amitié entre chrétiens ».

Source : Francine Wild

Photo : D.R.
Cinq des intervenants, au cours d’une table ronde. De gauche à droite : Isabelle Parmentier, Philippe Kabongo Mbaya, Eric Brauns, Marianne Seckel, Yves-Marie Blanchard.



 


« Maternal » lauréat du Prix du Jury œcuménique

 

20 août 2019 2019

17 août 2019 / Lucarno (Suisse)

« Maternal » de la réalisatrice Maura Delpero a remporté le 17 août 2019 le prix du jury œcuménique du 72e Festival du film de Locarno. Paula, une jeune religieuse vit en Argentine dans un couvent qui accueille des jeunes filles-mères. L’une d’elles, Lu, abandonne le couvent et son enfant. Il en résulte une histoire intense de femmes et de leur vécu autour de sexualité, grossesse, amour, sollicitude et éducations des enfants.

Une mention spéciale a été également discernée à « Vitalina Varela » de Pedro Costa, introduisant des discussions théologiques profondes sur le caractère dialectique de la foi à travers les voyages spirituels d’une femme abandonnée et d’un prêtre sans paroisse. Le même film a, par ailleurs reçu, le prix du Léopard d’or pour le film et le prix de la meilleure actrice pour son interprète.

Le jury œcuménique, nommé par Interfilm (Organisation protestante internationale du cinéma) et Signis (Association catholique mondiale pour la communication), décerne depuis 1973, son prix aux réalisateurs qui parviennent le mieux à sensibiliser les spectateurs à des valeurs religieuses, humaines ou sociales. Le prix, offert par les Églises protestantes réformées et l’Église catholique romaine de Suisse, s’élève à 20,000 francs suisses (soit environ 18400 euros). Il est utilisé pour une meilleure présentation du film primé en Suisse.
Source : locarnofestival.ch et cath.ch

Photo : D.R.



 


Des responsables chrétiens unis face à l’exode de leurs fidèles

 

16 août 2019 2019

12 août 2019 / Damas

Sur l’invitation du Mor Ignatius Aphrem II, patriarche syriaque orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, plusieurs responsables d’Églises, dont le cardinal Mario Zenari, nonce apostolique de Syrie et le patriarche grec orthodoxe d’Antioche Jean X se sont retrouvés dans le monastère de Mor Aphrem, près de Damas. Une déclaration a été publiée à l’issue de la réunion. Alors que le nombre des chrétiens « diminue à un rythme alarmant en raison des migrations », les hiérarques ont affirmé la nécessiter de rester « fermement attachés à la terre des ancêtres, malgré les circonstances difficiles ». Saluant « la victoire des dirigeants, de l’armée et du peuple syrien sur le terrorisme », ils ont appelé à la participation de « toutes les composantes du peuple » à l’élaboration d’une vision commune de l’avenir de leur pays. Ils ont aussi prié pour le retour des deux archevêques d’Alep : Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, enlevés en 2013.
Source : syriacpatriarchate.org

Photo : © syriacpatriarchate.org
Le patriarche Ignatius Aphrem II (au centre de la photo) a accueilli les hiérarques dans sa résidence, le monastère Mor Aphrem, situé à 30 km au nord-est du Damas.



 


Célébrer ensemble le don de la vie

 

2 janvier 2020

31 octobre 2019 / Nice

Le collectif #Un_En_Christ, né en 2016 à la suite du « Jour du Christ Côte d’Azur », composé de plusieurs églises et mouvements chrétiens, a voulu proposer une soirée de fête et de joie en famille, aux couleurs de l’Évangile afin de célébrer la vie offerte le Seigneur.

Cinq groupes de musiciens :
-  d’adolescents de l’église évangélique Victoire Centre Chrétien,
-  de jeunes protestants malgaches,
-  des étudiants catholiques,
-  un groupe mixte protestant et catholique,
-  un autre de l’église évangélique de Pessicart,
se sont succédé le 31 octobre 2019 en l’église du Vœu à Nice. Une exhortation a été donnée en milieu de soirée par le pasteur Marc Ghioldi (pasteur adjoint de l’église évangélique La Bonne Nouvelle) et le temps de prière final a été mené par le père Laurent Isnard, aumônier des étudiants et jeunes professionnels pour le diocèse de Nice.

Pendant cette soirée, des activités ont été spécifiquement proposées aux enfants : chants gestués, maquillages de fête, coloriages, ateliers créatifs… sur le thème de la vie, sans oublier la distribution générale de bonbons.

Ont participé à la réussite de cette soirée : l’aumônerie catholique étudiante La Bougie, la paroisse du Vœu ; les églises évangéliques : Victoire Centre Chrétien, La Bonne Nouvelle, Nice Métropole ; l’église protestante évangélique de Pessicart ; l’église protestante malgache ; le mouvement des Focolari.

Toutes ces églises se retrouvent régulièrement pour des veillées de prière, de louange, ou encore autour de films chrétiens en partenariat avec un cinéma local.

Source : Marie Isnard-Salviati et Nathalie de Feo

Photo : D.R.



 


Le pape François lance une collection œcuménique

 

3 janvier 2020

24 octobre 2019

La Librairie éditrice vaticane, désormais intégrée au Dicastère pour la Communication, a lancé une nouvelle collection intitulée « Échange de dons ». Les livres, rassemblant des textes et discours du pape François, avec un écrit inédit, sont introduits par la contribution d’un responsable d’une autre Église. Ainsi les deux premiers livres – La prière, souffle de vie nouvelle et Notre mère la Terre – sont introduits respectivement par le patriarche Cyrille de Moscou et le patriarche Bartholomée de Constantinople. Ils sont parus simultanément en France (aux éditions Salvator) et en Italie le 24 octobre 2019. Cohérents avec les engagements environnementaux du pape, les livres bénéficient de la certification inter¬nationale FSC (Forest Stewardship Council), qui garantit la production du papier dans une logique de gestion durable des forêts.
Source : vaticannews.va



 


Réponse catholique au document : « L’Église. Vers une vision commune »

 

30 janvier 2020

18 octobre 2019

Le 18 octobre 2019, le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a présenté la « Réponse de l’Église catholique à L’Église. Vers une vision commune [LEVVC] », document publié en 2013 par la Commission Foi et constitution du Conseil oecuménique des Églises. Résultat de deux décennies d’un intense travail théologique, réalisé par des théologiens orthodoxes, anglicans, protestants, évangéliques, pentecôtistes et catholiques le LEVVC se veut un texte de convergence sur ce qui peut être dit ensemble sur l’Église au stade actuel du débat oecuménique. Sur ce sujet crucial, quant à l’avancement et l’aboutissement du dialogue oecuménique, l’Église catholique a déployé une méthodologie de dialogue, impliquant au-delà des groupes œcuméniques toutes les conférences épiscopales du monde entier. Plus d’un tiers des évêques français ont donné leur avis sur le sujet. Après quelques amendements ultérieurs apportés par des experts et des rédacteurs, le texte a été approuvé par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le document de 67 pages, disponible en anglais, salue le consensus croissant dans le domaine de l’ecclésiologie, tout en évoquant divers aspects nécessitant la poursuite de la réflexion sur la nature et la mission de l’Église, sans oublier la manière d’envisager son unité.
Sources : christianunity.va, La Croix

Photo : © COE
Le pasteur Odair Pedroso Mateus, directeur de la Commission de Foi et constitution, reçoit la réponse officielle de l’Église catholique romaine.



 


« Quand les Églises racontent leur histoire… »

 

30 janvier 2020

17 octobre 2019 / Paris

La chaire de théologie œcuménique du Centre Sèvres] [1] a organisé à Paris le 17 octobre 2019 une soirée débat sur le thème : « Quand les Églises racontent leur histoire… la mémoire au service de la réconciliation ». Quatre intervenants ont approfondi le sujet, si crucial pour le dialogue oecuménique. Tout d’abord, la pasteure mennonite Anne-Cathy Graber membre de la Communauté du Chemin Neuf et cotitulaire de la chaire a mis en exergue la notion du right remembering ou du « souvenir juste » ayant permis à la Fédération luthérienne mondiale de demander pardon le 22 juillet 2010 à la Conférence mennonite mondiale pour des persécutions subies par leurs ancêtres les anabaptistes [2] . Le père Michel Fédou, cotitulaire de la chaire et seul théologien français membre de la Commission internationale du dialogue entre l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, a présenté, entre autres, l’un des fruits les plus précieux de ce dialogue, à savoir le document Du conflit à la communion. Ce recueil ne présente pas deux visions de l’histoire de la Réforme, mais un seul et même récit, véhiculant ainsi, par-delà les épreuves et les débats, « une expérience de réconciliation ». Pierre-Olivier Léchot, professeur d’Histoire à l’Institut protestant de théologie a invité à ne pas commettre dans le dialogue oecuménique « le péché capital » de l’historien : l’anachronisme. En outre, il a souhaité qu’à l’instar de la Suisse, une histoire oecuménique de la France soit prochainement publiée. Goran Sekulovski, professeur de patrologie à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, a évoqué le danger de vouloir expliquer l’autre Église par des notions, qui nous sont familières, mais dans lesquelles elle ne se reconnaît pas. Sans cacher les difficultés internes au monde orthodoxe, liées aussi bien au passé qu’au présent, il a présenté la manière dont le temps est bouleversé, notamment lors de la célébration de la liturgie, avant-goût de l’éternité, où l’on se souvient du futur, y compris de la deuxième parousie du Christ.

Photo : © I.K.
Goran Sekulovski, Anne-Cathy Graber, Michel Fédou et Pierre-Olivier Léchot ont investigué la mémoire en tant que source de réconciliation entre les chrétiens.



[1Inaugurée le 11 octobre 2018, la Chaire propose différents cursus de théologie œcuménique.

[2L’anabaptisme est un courant chrétien, issu de la Réforme du XVIe siècle, qui prône le baptême du croyant, volontaire et conscient.

 


Première visite du pape Tawadros en France

 

30 janvier 2020

13 octobre 2019 / Draveil

Le dimanche 13 octobre 2019, Tawadros II (Théodore) pape d’Alexandrie et patriarche de la prédication de saint Marc, de l’Église copte orthodoxe, a fait sa première visite en France. À Draveil, dans l’Essonne, se trouve la cathédrale de la Vierge et de l’archange Raphaël, auparavant chapelle catholique dédiée à Marie Auxiliatrice appartenant à un Institut médico-pédagogique. Durant la matinée, le patriarche a consacré l’autel principal, un autre autel dans une chapelle attenante dédié aux 49 martyrs de Scété (moines massacrés dans leur monastère en 444) ainsi que les fonts baptismaux. Devant une assemblée déchaussée où hommes et femmes sont dirigés de part et d’autre de la nef, tandis que dans le choeur, 40 sous diacres chantres dirigés par un prêtre chef de choeur, ont chanté sans interruption de 8h à 12h, accompagnés d’une cymbale et d’un triangle, contribuant à maintenir l’ambiance d’une solennité joyeuse. Le patriarche, assisté d’Anba Marc, l’évêque copte local, d’autres évêques venus d’Égypte, de moines, de prêtres de paroisses de France et d’autres lieux en Europe, a procédé à la consécration des autels, du baptistère et des icônes récemment écrites. Toutes ses onctions ont été faites avec le myrrhon (Saint Chrême). Il est à noter que la grande statue de la Vierge Marie a été descendue de la niche centrale de la chapelle au profit d’une icône de son Fils en gloire. La statue, désormais repeinte, est disposée en bonne place sur le côté du choeur. La cérémonie a consisté en la célébration de l’office des heures, de la préparation et de la célébration de la divine liturgie, des onctions et du baptême par immersion de neuf nouveau-nés. Une délégation catholique était présente, composée de Monsieur le chanoine Jérôme Bascoul, vicaire épiscopal en charge de l’oecuménisme qui représentait Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, de Pierre Sabatié-Garat, directeur de l’OEuvre d’Orient, du père Jean-Marie Humeau et enfin du frère Antoine de La Fayolle, de la communauté dominicaine d’Évry représentant Mgr Michel Pansart, évêque d’Évry.
Source : P. Jérôme Bascoul

Photo : © J.B.



 


Les chrétiens et l’accueil de l’autre en Europe

 

2 janvier 2020

12 octobre 2019 / Paris

Une journée oecuménique s’est déroulée le 12 octobre 2019 dans le temple du Saint-Esprit à Paris, sur le thème « les chrétiens et l’accueil de l’autre en Europe ». Le forum, placé sous le patronage du Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF], a été inauguré par le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France et coprésident du CÉCEF. Dans son dis¬cours, il a rappelé que les chrétiens sont eux-mêmes « accueillis par Dieu » et appelés en tant que tels à pratiquer l’amour envers l’étranger (cf. Lévitique 19,34).

Le sujet a été approfondi dans la matinée par trois intervenants, lors d’une table ronde. Tout d’abord Julija Vidovic, professeure d’histoire et de bioéthique à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, a mis au centre « l’ascèse de l’amour » et le salut de l’homme, « jamais une affaire solitaire ». Originaire du Kosovo, elle a évoqué la migration liée à la guerre, ainsi que l’importance de se mettre à la place de l’autre. Elle l’a expérimentée, en arrivant en France et devenant non plus la personne accueillant mais accueillie. Mgr Antoine Hérouard, évêque auxiliaire de Lille et membre de la Commission des épiscopats de l’Union européenne, a dressé un parallèle entre l’appel du pape Jean-Paul II en faveur de la « mondialisation de la solidarité » et celui du pape François à l’encontre de la « mondialisation de l’indifférence ». Il a souligné en même temps, que contrairement à certaines idées reçues, le pape invite à « la prudence » et « au discernement ». Il revient à chaque communauté « de tenir compte aussi bien de la nécessité d’avoir un cœur ouvert que de la possibilité d’intégrer pleinement au niveau social, économique et politique ceux qui arrivent ». Le pasteur Luca Negro a souligné dans son intervention combien ce thème est devenu fonda¬mental dans la réflexion théologique des Églises et tout spécialement dans le domaine oecuménique. Ainsi l’Institut d’études œcuméniques Saint Bernardin à Venise vient de publier une œuvre qui rassemble les résultats d’une recherche de trois ans sur la culture et la théologie de l’hospitalité, présentant « la Bible comme un immense traité de l’hospitalité ». Le président de la Fédération des Églises protestantes en Italie a montré comment le double récit de la Genèse 18 et 19 nous interpelle : « dans notre situation, sommes-nous du côté d’Abraham, c’est-à-dire du côté de l’accueil de l’étranger, de la philoxenia ? ».

L’après-midi, a été consacré à des travaux de groupes et d’échanges entre les participants, introduits par des témoignages de trois personnes venues de différents horizons. Le frère Franck Le¬maître, directeur du centre Istina, a partagé son expérience du foyer oecuménique, accueillant de jeunes chrétiens, invités à s’enrichir de la tradition de l’autre, quitte à se sentir parfois comme « un étranger sans repère », face, par exemple, à une pratique liturgique différente. Le pasteur Daniel Lucero, président des Églises Foursquare, (en France, membres de la Fédération protestante de France), a partagé son expérience et la mise en question représentée par l’accueil de l’autre et parfois de la méfiance que cet accueil peut susciter, malgré tous les efforts dé¬ployés. Simon Assogba, animateur théologique de l’Église méthodiste de France, a exprimé sa gratitude pour l’accueil fraternel dont sa communauté bénéficie de la part du temple de l’Église protestante unie de France à Plaisance (75014), tout en se réjouissant des liens ainsi tissés. Il a souligné le besoin culturel pour cette communauté ivoirienne et béninoise de se retrouver, tout en s’ouvrant sur les autres.

La journée oecuménique, ayant réuni une soixantaine de participants, s’est conclue par un temps de méditation sur la deuxième partie du texte retenu pour la Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens (Actes 28,1-10), faisant écho à l’accueil dont l’apôtre des Nations et ses compagnons ont bénéficié, après leur naufrage sur l’île de Malte, et des miracles accomplis par celui-ci.

Photo : © I. K.
Le pasteur Luca Negro, Julia Vidovic et Mgr Antoine Hérouard ont participé à la table ronde animée par Nathalie Leenhardt, directrice de l’hebdomadaire Réforme.



 


Groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée

 

30 janvier 2020

9-13 octobre 2019 / Trebinje (Bosnie-Herzégovine)

Le groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée s’est réuni à Trebinje du 9 au 13 octobre 2019 pour sa seizième rencontre annuelle. Vingt-six théologiens (13 de chaque famille) ont réfléchi sur les différentes composantes de l’unité et du schisme, abordées aux points de vue biblique, historique et systématique 1, en y présentant des cas, dont celui de la situation contemporaine en Ukraine. Depuis la chute du communisme, un schisme s’est instauré en Ukraine au sein de l’orthodoxie. Pour le résoudre, le patriarcat oecuménique a établi une Église autocéphale dans ce pays que le patriarcat de Moscou continue à considérer comme son territoire canonique propre. Cela a conduit Moscou à rompre la communion eucharistique avec Constantinople. Les autres Églises orthodoxes locales restent en communion tant avec Moscou qu’avec Constantinople. En même temps, plusieurs de ces Églises ont critiqué les actions unilatérales de ces deux Églises qui ont mis l’unité orthodoxe à l’épreuve. Il ne s’en est pas suivi, au moins pour le moment, un schisme touchant l’ensemble de l’orthodoxie. Pour une part, la résolution définitive du problème dépendra des consultations et du dialogue menés entre les Églises de Moscou et de Constantinople. Ce dialogue pourra impliquer d’autres Églises et devra affronter non seulement les tensions actuelles, mais aussi des questions ecclésiologiques fondamentales comme la nature du schisme et de l’unité orthodoxe.

La prochaine rencontre a été fixée au mois d’octobre 2020 à Rome.
Source : Hervé Legrand, o.p.

Photo : © christianunity.va


Groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée
Communiqué de presse : la rencontre de Trebinje en 2019

À l’invitation de l’Église orthodoxe serbe, le Groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée s’est réuni à Trebinje (Bosnie-Herzégovine), du 9 au 13 octobre, pour sa seizième rencontre annuelle. Elle fut présidée par son coprésident catholique, le Dr Gerhard Feige, évêque de Magdebourg, et son coprésident orthodoxe, le métropolite Serafim (Joantă) d’Allemagne, d’Europe centrale et d’Europe du Nord (de l’Église orthodoxe roumaine).

Au début de ses travaux, le mercredi 9 octobre après-midi, Son Excellence l’évêque Dimitrije (Radjenović), évêque de Zahum, d’Herzégovine et du Littoral, souhaita chaleureusement la bienvenue au Groupe. Le jeudi 10 octobre, les participants visitèrent le monastère de Tvrdoš, où l’abbé Sava les accueillit. Pendant leur rencontre, les participants furent présents aux prières du matin des deux traditions. Le samedi 12 octobre, le Groupe visita Dubrovnik et participa à la messe présidée par l’évêque catholique du lieu, Mate Uzinić, avant d’être reçu à sa résidence.

Après la publication la première étude commune du Groupe de travail, intitulée Au service de la communion, la rencontre de cette année a inauguré une nouvelle phase de la recherche. Elle se concentre sur les différentes composantes de l’unité et du schisme, abordées aux points de vue biblique, historique et systématique. On y présenta des études de cas, dont celui de la situation contemporaine en Ukraine.

Les réflexions de cette année donnèrent lieu aux thèses suivantes, rédigées par les participants.

Thèses générales
(1) Il est trop simple d’opposer radicalement les concepts d’unité et de séparation. Il faut plutôt les situer dans un cadre plus large qui permet de voir qu’elles recèlent des proximités et des différences plus ou moins grandes. L’unité elle-même n’est pas l’uniformité, car la communion peut s’exprimer selon des registres très variés, qui peuvent être conceptualisés différemment.

(2) Lorsque l’on réfléchit au sens que l’on donne à l’unité, on doit tenir compte de plusieurs registres : un registre essentiel, celui de la nature de l’Église ; un registre structurel qui concerne les aspects empiriques et organisationnels de l’Église ; un registre potentiel qui décrit les moyens pour parvenir à l’unité. On ne doit pas confondre ces trois registres ni les traiter indépendamment les uns des autres.

(3) L’unité ne peut pas être déterminée seulement à partir de critères formels et coutumiers ; elle peut aussi être l’objet d’une expérience commune qui peut, dans une certaine mesure, dépasser les limites confessionnelles.

(4) Le thème de l’unité et du schisme doit encore faire l’objet d’une recherche très approfondie. Pour commencer cette étude, une remarque d’Yves Congar se révèle bien pertinente quand il observe que la séparation de l’Orient et de l’Occident réside « dans l’acceptation d’une situation où chaque partie de la chrétienté vit, se comporte, et juge sans tenir compte de l’autre » (« Neuf cents ans après », dans L’Église et les Églises , Chevetogne, 1954, p.7). On trouve dans cette remarque une illustration des aspects sociologiques, psychologiques et imaginaires du schisme.

Thèses issues de la Bible et de la Tradition
(5) L’unité ne va pas de soi déjà dans l’Ancien Testament qui présente un grand nombre de modèles d’unité et de résolution des conflits (Par exemple dans les récits relatifs à David, Samuel et Jonathan, dans lesquels conflits et réconciliations prennent diverses formes). Jean 17, 21-22 se concentre sur l’étroite relation entre Jésus et son Père, qui fonde l’appel à l’unité entre chrétiens. Alors qu’il est « inévitable qu’il y ait des divisions parmi vous » (I Co 11, 19), l’Ecriture nous apprend que certaines d’entre elles peuvent favoriser la croissance spirituelle tandis que d’autres conduisent à des ruptures durables.

(6) Dans la tradition ecclésiale, le concept d’unité se révèle dépendant d’un certain nombre de présupposés philosophiques, culturels et historiques qui ne sont pas toujours ceux de l’Église primitive. En fait, le concept d’unité a connu des variations parce que ses fondements métaphysiques ont été ébranlés par des questionnements historiques et existentiels.

(7) Le concept de « schisme » recouvre un large spectre d’événements historiques qui, assez tôt ou plus tardivement, se sont durcis en division de l’Église. Le terme schisme désigne des phénomènes très différents suscités par des controverses au sein d’une Église locale (celle des Novatiens à Rome), par des conflits entre deux Églises locales (comme le conflit entre Rome et Carthage au sujet du baptême des hérétiques), par des divisions au sein d’un patriarcat et entre patriarcats (comme dans l’interminable controverse au sujet de Chalcédoine), et aussi celles qui ont conduit à la rupture de communion entre l’Orient et l’Occident.

(8) Durant les premiers siècles, les concepts de schisme et d’hérésie apparaissent souvent comme interchangeables. C’est seulement à partir de l’Empire chrétien que l’on a distingué les deux concepts plus nettement. Le terme d’hérésie fut compris avant tout comme une atteinte à un article de foi, tandis que le schisme résultait, entre autres, du refus d’obéissance à l’autorité ecclésiale. Du fait de la concentration sur le ministère papal à la suite de la Réforme grégorienne, on a eu tendance, en Occident, à qualifier d’hérésie toute forme de désobéissance à l’autorité du pape.

Thèses relatives à des schismes particuliers
(9) En 1974 et en 1995, l’archevêque grec catholique de Baalbek Elias Zoghby avait proposé de rétablir la communion entre les Églises grecque-catholique et orthodoxe du patriarcat d’Antioche. Cette initiative a montré combien le local et l’universel s’entrecroisent. Ce fait est précieux car il facilite, par exemple, la réception des documents de consensus entre nos Églises. Mais il peut aussi retarder une dynamique de rapprochement, dans la mesure où des avancées locales dans le dialogue dépendent des progrès du dialogue à l’échelle universelle.

(10) Les conflits entre catholiques de rite latin et de rite grec, dans la Pologne et l’Ukraine du XXe siècle, montrent le poids que l’histoire, la politique et les identités font peser sur les relations mutuelles au sein d’une seule et même Église. Les propriétés ecclésiastiques, le célibat, le langage liturgique et le sens des rites donnèrent lieu à des polémiques. L’appartenance nationale et les expériences historiques y jouèrent un rôle plus important que le christianisme qu’ils avaient en commun.

(11) Depuis la chute du communisme, un schisme s’est instauré en Ukraine au sein de l’Orthodoxie. Pour le résoudre, le patriarcat œcuménique a établi une Église autocéphalie dans ce pays que Moscou continue à considérer comme son territoire canonique propre. Cela a conduit Moscou à rompre la communion eucharistique avec Constantinople. Les autres Églises orthodoxes locales restent en communion tant avec Moscou qu’avec Constantinople. En même temps, plusieurs de ces Églises ont critiqué les actions unilatérales de ces deux Églises qui ont mis l’unité orthodoxe à l’épreuve. Il ne s’en est pas suivi, au moins pour le moment, un schisme touchant l’ensemble de l’Orthodoxie. Pour une part, la résolution définitive du problème dépendra des consultations et du dialogue mené entre les Églises de Moscou et de Constantinople. Ce dialogue pourra impliquer d’autres Églises et devra affronter non seulement les tensions actuelles mais aussi des questions ecclésiologiques fondamentales comme la nature du schisme et de l’unité orthodoxe.

Thèses sur le travail à faire
(12) L’unité et la séparation se situent à divers registres et comportent des degrés. Nous nous proposons d’élaborer une définition opérationnelle de ces registres d’unité et de séparation. Et aussi de formuler quelques suggestions pour arriver par étapes à une reconnaissance mutuelle.

(13) Nous serons particulièrement attentifs aux divers facteurs (théologiques, historiques, politiques, etc.) qui ont contribué à la naissance des schismes. Mais pas seulement, nous prêterons attention aussi aux mécanismes (spécialement sociologiques, psychologiques et de ordre de l’imaginaire) qui rendent les schismes effectifs et les renforcent, car ces mêmes mécanismes peuvent contribuer à les surmonter.

(14) Nous continuerons à prendre en compte les dimensions concrètes et les conditions requises pour arriver à une guérison mutuelle des mémoires. Nous nous proposons en particulier de repenser à nouveaux frais la séparation entre catholiques et orthodoxes. Ce qui demandera une recherche approfondie sur le point où nous en sommes, en pratique, dans la reconnaissance de l’autre Église (pour ce qui est des sacrements, du culte des saints, etc.)

Au début de la nouvelle phase de notre dialogue, les deux co-secrétaires ont offert leur démission. Les membres du Groupe ont élu Assaad Elias Kattan comme nouveau co-secrétaire orthodoxe et renouvelé Johannes Oeldemann dans sa charge de co-secrétaire catholique. Ils ont remercié Nikolaos Loudovikos pour son activité de co-secrétaire orthodoxe pendant quinze ans. Au terme de la rencontre, les membres du Groupe de travail ont également remercié l’évêque Dimitrije de Zahum, d’Herzégovine et de la Côte, pour l’hospitalité dont ils ont bénéficié pendant leur séjour.

Le Groupe de travail orthodoxe-catholique Saint Irénée rassemble 26 théologiens, 13 orthodoxes et 13 catholiques de divers pays d’Europe, du Proche-Orient, d’Amérique du Nord et du Sud. Fondé à Paderborn en 2004, il s’est ensuite réuni à Athènes, Chevetogne (Belgique), Belgrade, Vienne, Kiev, Magdebourg (Allemagne), Saint Pétersbourg, Bose (Italie), Thessalonique, Rabat (Malte), Halki/Istanbul, Taizé (France), au Monastère de Caraiman (Roumanie), et à Graz (Autriche). La prochaine rencontre a été fixée au mois d’octobre 2020 à Rome.



 


Comédie musicale : « Jésus le don d’une vie »

 

30 janvier 2020

9-10 novembre 2019 / Marseille

Écrit, produit et mise en scène par les évangéliques Carolyn Charbonnier, Dan Hoang et Myriam de Beau¬repaire, le spectacle « Jésus le don d’une vie » est le fruit d’une collaboration unique entre différentes confessions chrétiennes. En tournée nationale depuis mai 2018, il s’est produit les 9 et 10 novembre 2019 au Palais des Congrès de Marseille et au théâtre Molière de Marignane. Un documentaire sur lui a fait partie des 32 films sélectionnés parmi 4000 candidatures du Festival du Film « Finding Vince 400 » qui s’est tenu en octobre 2018 à Castel Gandolfo et à l’auditorium Conziliacione de Rome, en présence de nombreux acteurs d’Hollywood. Plusieurs responsables d’Églises ont assisté à la manifestation qu’ils ont saluée. Ainsi Mgr Athanasios, évêque copte orthodoxe avait remercié la troupe pour « une catéchèse extraordinaire et un spectacle flamboyant ». Le vicaire général du diocèse de Metz l’abbé Sébastien Klam, s’est dit « admiratif du message profond adressé par les artistes ». « Tout au long des scènes magnifiques les passages d’Évangile résonnent les uns avec les autres, avec vivacité et entrain, parfois de manière inattendue » a constaté Mgr Dominique Blanchet, vice-président de la Conférence des évêques de France. Sur sa proposition le spectacle a été inclus dans une grande célébration qui marquera, le 18 avril 2020, les 40 ans du diocèse de Belfort-Montbéliard, dont il a la charge. Ainsi, non seulement la troupe se produira à l’Axone, dans la plus grande salle de Franche-Comté, mais aussi inclura à cette occasion une vingtaine de personnes de la région, formées sur place.
Source : Dan Hoang
Producteur « Jésus le don d’une vie »

Photo : D.R.



 


« Au risque du progrès, éthique et foi »

 

30 janvier 2020

6 novembre 2019 / Paris

La deuxième conférence sur le transhumanisme, organisée par l’Asso¬ciation oecuménique Étoile-Champs Élysées, s’est tenue le 6 novembre 2019 à l’église Saint Honoré d’Eylau. Les in¬tervenants, le pasteur Vincens Hubac, Bertrand Vergely et le père Matthieu Vil¬lemot approfondissaient chacun à leur tour les trois thèmes proposés. Chaque intervention était précédée par la lecture d’un passage court de l’Écriture.

1°) Les progrès de la médecine. Les manipulations génétiques.
Incontestablement la médecine et la chirurgie disposent de molécules et de techniques qui guérissent et sauvent de nombreux malades. Aussi pour cela, les chercheurs demandent de plus en plus de liberté pour manipuler le génome au stade embryonnaire. Il ne peut évidemment pas y avoir de consentement de l’enfant à naître. Aujourd’hui le « rêve » majoritaire est d’avoir un enfant « blond aux yeux bleus » et dépourvu de maladies génétiquement transmissibles. On en est encore au stade libéral de ces manipulations, mais qu’adviendra-t-il si ces techniques passent aux mains d’un pouvoir étatique totalitaire ? Il pourra « fabriquer » des êtres supérieurs et des êtres inférieurs, terrible réminiscence. Un autre risque est la perte de la richesse génétique de l’humanité. L’idolâtrie d’un corps beau et sain détourne la mission de la médecine qui est de réparer et non de transformer. Quelle dose de progrès est moralement acceptable ?

2°) La liberté, le libre arbitre. Les manipulations de la personnalité.
Si nous sommes programmés, même pour de bonnes choses et même si nous sommes parfaits, aurons-nous la possibilité de faire un jour autrement, juste sur une envie, une intuition personnelle, une idée originale ? La contrainte de la perfection s’imposera comme une loi générale. Devenir mieux que le réel, vivre en êtres ludiques et de plus en plus longtemps, voilà une vision infantile. Les écrans connectés nous modifient déjà et nous rendent de moins en moins conscients de notre perte d’autonomie. Notre personne comme être unique et libre à tout moment s’efface progressivement dans un « soft esclavage ».

3°) Les frontières de la vie humaine. Eugénisme et euthanasie.

La souffrance et la mort sont mystiques, l’épreuve est métaphysique. C’est pourquoi l’homme doit vivre des expériences de joie, de douleur, d’amour. Il est un être pour les autres. Un robot programmé a-t-il un quelconque souci de l’homme ? Pourtant certains les humanisent, leur donnent des noms et les cajolent, un robot a même été baptisé au Japon. Robotisation de l’homme et humanisation des robots. En réalité, il s’agit de la désacralisation de l’humanité. Le christianisme, le judaïsme et l’islam n’acceptent pas cette vision de l’humanité, car Dieu seul est notre Créateur. Lui nous a libérés pour que nous ayons la vie après le passage de la mort. La fin de la vie fait partie de la vie.

La vidéo intégrale de cette conférence est consultable sur le site www.oecumenisme-etoile.org
Source : Frédéric de Maack, président de l’Association oecuménique Étoile-Champs Élysées.

Photo : D.R.



 


Deux candidats pour le poste du secrétaire général du COE

 

30 janvier 2020

1er novembre 2019

Le comité central du Conseil œcuménique des Églises [COE] a désigné deux candidats à la succession du pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général sortant. Le Comité central du COE fera son choix du 18 au 24 mars 2020, à Genève, entre : Elizabeth Joy, britannico-indienne, actuellement à la tête de « Churches Together in England » [1] et membre de l’Église syro-malankare, et le révérend Jerry Pillay, sud-africain, historien d’Église à l’Université de Pretoria et membre de l’Église presbytérienne d’Afrique du Sud. Le poste sera vacant à compter du 1er avril 2020, l’actuel secrétaire général, Olav Fykse Tveit, ayant annoncé au comité central en juin 2018 qu’il ne se représenterait pas pour un troisième mandat après avoir siégé pendant deux mandats de cinq ans. En outre, il a été déjà désigné comme prochain évêque président de la conférence épiscopale de l’Église luthérienne de Norvège.
Source : oikoumene.org

Photo : © oikoumene.org



[1« Churches Together in England » ou « Les Églises ensemble en Angleterre », regroupe 49 Églises membres présentes dans le pays

 


Rencontre européenne de Taizé à Wrocław

 

23 mars 2020

28 décembre 2019 - 1er janvier 2020 / Wrocław

« Toujours en route, jamais déraciné », voici le thème de la 42e rencontre européenne annuelle de la communauté de Taizé, avec 15 000 jeunes de différentes confessions chrétiennes du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020 à Wrocław, en Pologne. Plusieurs responsables d’Églises ont salué le rassemblement. Ainsi le pape François a invité les participants à apprendre de la fidélité des Polonais au Christ, y compris dans des moments de « grandes épreuves ». « Les réseaux sociaux nous proposent de connaître des profils, aujourd’hui vous faites le choix de la personne » a souligné dans son message le patriarche œcuménique Bartholomée. Il a également insisté sur la chute du « rideau de fer », survenue il y a trente ans, pour le destin de l’Europe. Le pasteur Olav Fykse-Tveit, a souhaité au début de cette nouvelle année que les « semences de la contemplation et de la solidarité » animent les jeunes engagés. L’archevêque de York John Sentamu, a rappelé la destination de ce voyage, à savoir Dieu, par les paroles de saint Augustin : « nos cœurs sont sans repos tant qu’ils ne se reposent en Toi ».

Dans ses « propositions 2020 », frère Alois a présenté notre pèlerinage terrestre, citant, entre autres, la Lettre à Diognète, un écrit du deuxième siècle. Pour les chrétiens « toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère ». Même, si « l’arrivée d’étrangers pose des questions complexes » et « l’afflux de migrants doit être encadré », « il peut aussi être une chance ». Le prieur de Taizé a également exhorté les jeunes à être attentifs aux personnes autour d’eux, souffrant souvent « d’un exile intérieur », en raison notamment des liens matériels brisés et malgré l’opulence matérielle.

La prochaine rencontre européenne de Taizé aura lieu du 28 décembre 2020 au 1er janvier 2021 à Turin.

Source : taize.fr



 


Aider l’autre à construire son église...

 

23 avril 2020

19 décembre 2019 / Troyes

Une petite coupole a été posée sur le toit de la future église Saint-Nicolas à Troyes, le 19 décembre 2019, lorsque la mémoire du saint est célébrée selon le calendrier julien. La vie de la communauté est rendue possible grâce aux rencontres avec d’autres chrétiens. Une bombe avait détruit en août 1940 l’église en bois bâtie, une vingtaine d’années plutôt, par des émigrés russes. C’est ainsi que les fidèles orthodoxes ont pu être hébergés dans un local, grâce à l’accueil fraternel de leurs frères et sœurs protestants. Puis, ils ont poursuivi leur vie sur divers sites de l’Église catholique. Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, sensibilisé à cette situation précaire par deux de ses prêtres, a trouvé une solution pérenne. Le diocèse catholique de Troyes a mis à la disposition de la communauté une grange champenoise, par le biais d’un bail emphytéotique, signé en 2015. Le coût des travaux de mise aux normes du bâtiment et de sa réhabilitation a été évalué par un architecte à 250 000 €. La communauté a réussi à trouver, par ses propres moyens, la moitié de la somme, qui couvrira les travaux extérieurs. Des paroissiens orthodoxes et catholiques ont également participé bénévolement aux travaux intérieurs. Grâce à cette synergie œcuménique, les paroissiens espèrent pouvoir célébrer dans la nouvelle église, une fois les travaux achevés en mai ou juin 2020.
Sources : Père André Krementzoff, archeveche.eu

Photo : © Christian Collet
La coupole de l’église orthodoxe Saint-Nicolas à Troyes a été posée le 19 décembre 2019, grâce à l’hospitalité du diocèse catholique.



 


Noël au COE

 

23 avril 2020

12 décembre 2019 / Genève

Les employés du Conseil œcuménique des Églises [COE] avec d’autres organisations présentes au Centre œcuménique à Genève se sont rassemblés avec leurs familles, le 12 décembre 2019, pour une célébration anticipée de la Nativité du Christ. Lors de cette prière œcuménique, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire générale du COE, a accueilli les participants dans la chapelle du centre œcuménique. Il a insisté sur l’importance « de la lumière et de la vie du monde », menacées aujourd’hui, « par les actions humaines et par le manque de considération pour cette terre, notre foyer à tous ». Des hymnes de Noël de différentes traditions et régions du monde ont été interprétés. La prédication portait sur les Évangiles de Matthieu et notamment les versets rappelant le doute, la surprise, la joie et l’humble acceptation de saint Joseph : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1,20).
Source : oikoumene.org

Photo : © Marcelo Schneider / WCC



 


Les chrétiens de Gaza souhaitent célébrer Noël à Bethléem : mission impossible ?

 

23 avril 2020

12-22 décembre 2019 / Israël

Un communiqué des autorités israéliennes, daté du 12 décembre 2019 interdisait aux chrétiens de la bande de Gaza, habitant pourtant à une centaine de kilomètres de Bethléem et de Jérusalem, de se rendre sur les lieux saints. Aux baptisés palestiniens a été donnée la possibilité de partir à l’étranger en passant par la Jordanie, sans pour autant pouvoir entrer en Israël ou en Cisjordanie. Si, en 2015, 600 permis nominatifs ont été concédés à autant de chrétiens (âgés de plus de 30 ans ou à des enfants de moins de 12 ans) résidant dans cette zone sensible, en 2018 leur nombre a brusquement diminué. De plus, ils étaient réservés à des personnes de plus de 55 ans.

Après un long travail de négociation, les autorités israéliennes sont revenues le 22 décembre sur leur décision. Beaucoup de personnalités sont intervenues « en particulier le président d’Israël, Rivlin » explique le père Ibrahim Faltas, de la Custodie franciscaine de Terre Sainte, partageant la joie de tous les chrétiens, autorisés à se rendre à Bethléem jusqu’au 20 janvier 2020.

Aujourd’hui, dans la bande de Gaza, les chrétiens sont à peine plus de 1000 sur une population totale de 2 millions d’habitants et leur nombre ne cesse de diminuer.
Source : fides.org et vaticannews.va

Photo : D.R.



 


L’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales poursuivent leur dialogue

 

23 avril 2020

26 Janvier-1er Février 2020 / Liban

Du 26 janvier au 1er février 2020 au siège libanais de l’Église orthodoxe syriaque d’Atchaneh (Liban) s’est tenu la dix-septième session du dialogue international entre les Églises orthodoxes orientales et l’Église catholique romaine sur le thème : « les fondements théologiques des sacrements de l’Église ». Dans un rapport commun les participants ont affirmé que les termes mysterion (en grec) sacramentum (en latin), rozo (en syriaque), khorhourd (en araméen), mestir (en éthiopien) désignaient, le sacrement, autrement dit « le signe visible d’une grâce intérieure et spirituelle ». Si à l’époque patristique leur nombre n’a pas été défini, plus tard la Tradition occidentale a identifié sept sacrements, alors que les autres bénédictions et rites ont été appelés des sacramentaux. Les Églises orthodoxes orientales reconnaissent à l’instar de l’Église catholique romaine également ces sept sacrements - Baptême, Chrismation/Confirmation, Eucharistie, Pénitence, Ordination, Mariage et Onction des malades – comme instaurés par le Christ et les apôtres. Les membres ont également observé qu’uniquement dans le rite latin de l’Église catholique romaine le diacre peut administrer le baptême et le mariage alors que ces sacrements sont réservés au prêtre ou à l’évêque aussi bien dans les Églises orthodoxes orientales que dans les Églises catholiques orientales.

La prochaine réunion de la Commission mixte internationale se tiendra à Rome au conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens du 25 au 29 janvier 2021, ayant comme sujet principale « La Vierge Marie dans l’enseignement et la vie de l’Église ».

Fondée en 2003, la Commission mixte internationale de dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales comprend des représentants de l’Église catholique, de l’Église orthodoxe copte, de l’Église syro-orthodoxe d’Antioche, de l’Église arménienne apostolique (catholicosat de tous les Arméniens et Catholicosat de Cilicie), de l’Église orthodoxe éthiopienne et de l’Église malankare orthodoxe syriaque. Les deux familles d’Églises ont entretenu des liens fraternels bien avant la création de la commission. Encore en 1994 a été signé un accord sur « l’hospitalité eucharistique », permettant aux orthodoxes orientaux, « dans un contexte de grande pauvreté de prêtres », de communier dans les paroisses chaldéennes (catholiques). Depuis les échanges ne cessent de s’intensifier, notamment en raison de « l’œcuménisme de sang », thème cher au pape François que ces Églises martyres ne cessent de vivre.
Sources : Philippe Sukiasyan, christianunity.va, La Croix

Photo : © christianunity.va



 


« Où en est le mouvement œcuménique aujourd’hui ? »

 

23 mars 2020

25 janvier 2020 / Paris

La Fédération protestante de France [FPF] a reçu le 25 janvier 2020, au cours de son assemblée générale, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général [1] du Conseil œcuménique des Églises [COE], pour une conférence sur le thème « Où en est le mouvement œcuménique aujourd’hui ? Et où le Conseil œcuménique des Églises peut-il le conduire à l’avenir ? ».

Le défi aujourd’hui est l’élargissement aux autres Églises, le COE se réjouit d’en accueillir de plus en plus. Toutefois, sa place n’est pas d’être au centre, « sa place est celle d’un acteur dans un mouvement œcuménique polycentrique », surtout à un moment où on constate de plus en plus d’intérêt pour les activités œcuméniques, y compris avec les jeunes qui non seulement s’intéressent à ce que fait le COE, par exemple concernant l’urgence climatique, mais veulent aussi prendre part au processus.

Le COE poursuit son travail sur le plan théologique, développe des programmes de justice et de paix. Plus fondamentalement, le mouvement œcuménique « correspond au perpétuel élan autocritique qui renouvelle l’engagement chrétien », en apprenant les uns des autres, en osant dépasser les frontières confessionnelles, sociales, culturelles, etc., pour une collaboration créative, « avec un cœur enthousiaste, des bras ouverts et des mains motivées ».

Source : Anne-Laure Danet, responsable du Service des relations avec les Églises chrétiennes de la FPF

Photo : © protestants.org
Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises Olav Fykse Tveit avec le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly.



[1Le pasteur Tveit a été élu le 30 janvier 2020 président de la Conférence épiscopale de l’Église luthérienne de Norvège. Le Comité central du COE désignera le prochain secrétaire général parmi les deux candidats retenus : Elizabeth Joy et Jerry Pillay.

 


Coronavirus

 

25 février 2020

24 janvier 2020 / Hong-Kong

Face à la propagation du coronavirus (COVID-19), le Conseil chrétien de Hong-Kong a appelé, dans un communiqué du 24 janvier 2020, à la prière :
« - pour les personnes infectées
- pour la protection de tout le personnel médical
- pour que tous les gouvernements aient la sagesse et prennent des mesures rapides et appropriées
- pour que des experts médicaux aient l’expertise et l’intelligence nécessaires pour détecter la source du coronavirus et pour trouver des méthodes de traitement ».

« Comme membres d’un seul corps d’humanité, nous souffrons ensemble avec ceux qui sont touchés par cette épidémie » a affirmé le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises [COE]. « Les chrétiens en Chine se sont activement joints à la lutte pour vaincre le virus, en priant, en fournissant des fonds, des masques et des fournitures médicales » a souligné le pasteur Manhong Melissa Lin, secrétaire général adjoint du Conseil chrétien de Chine et membre du Comité exécutif du COE, tout en exprimant sa gratitude « pour les prières et la solidarité », ressenties durant ce temps difficile.
Sources : www.hkcc.org.hk et www.oikoumene.org

Photo : © Capture Gisanddata.maps
Une carte [1], créée par des chercheurs de l’université américaine Johns-Hopkins, répertorie tous les cas confirmés à travers la planète. Elle est mise à jour en temps réel.



[1Au 19 février 2020, elle recensait plus de 75 000 personnes contaminées et plus de 2000 décès.

 


Lancement du « Guide de préparation au mariage »

 

27 janvier 2020

16 janvier 2020 / Paris

Le Guide de préparation au mariage interconfessionnel catholique-protestant, dernière publication du Comité mixte catholique/luthéro-réformé, a été présenté le 6 janvier 2020, au siège de la Fédération protestante de France à Paris. Des membres du comité, des responsables d’Églises et des personnes concernées ou intéressées par le sujet étaient présents. Ce recueil a été tiré, dans un premier temps, à 2000 exemplaires. La pasteure Emmanuelle Seybold, présidente de l’Église protestante unie de France, a salué les membres du Comité, pour ce « jalon » sur la route de l’unité, osant mettre en lumière les tensions soulevées par cette question. À l’avenir, elle souhaite que les Églises demandent aux couples « de s’engager à élever les enfants d’abord dans la foi chrétienne ». D’ailleurs, le document questionne l’article du droit canonique de l’Église catholique romaine préconisant de baptiser les enfants de couple mixte en son sein. Monseigneur Didier Berthet, président du Conseil pour l’unité des chrétiens et des relations avec le judaïsme de la Conférence des évêques de France, a exprimé sa gratitude aux auteurs pour l’éclairage donné sur les liens entre anthropologie, doctrine et sacramentalité du mariage, sans oublier leur mise en œuvre dans le travail pastoral. Même si « le risque d’alliance n’est pas populaire », à ses yeux, il est important de déployer cette rencontre par son implication dans la société et sa sacralité, accents chers aux deux traditions chrétiennes.

Photo © I.K.
Membres du Comité mixte catholique/luthéro-réformé et orateurs présents à l’inauguration de l’ouvrage.



 


Décès du pasteur Michel Leplay

 

23 avril 2020

26 février 2020 / Paris

Le 26 février 2020, à l’âge de 93 ans, le pasteur reformé Michel Leplay est décédé dans le service des soins palliatifs des diaconesses de Reuilly à Paris. Membre du Groupe des Dombes durant quarante ans, il a également coprésidé le Comité mixte de dialogue catholique/luthéro-réformé au sein duquel, il a participé activement à l’élaboration de deux documents importants : Consensus œcuménique et différence fondamentale (1987) et Choix éthiques et communion ecclésiale (1992). Vice-président de l’Amitié judéo-chrétienne de 1992 à 2005, ce pasteur, se considérant, lui-même comme « catholique réformé » a accordé en 2007 un entretien à la revue Unité des Chrétiens.
Sources : La Croix



 


Mgr Anastasios reçoit le prix Klaus Hemmerle

 

27 février 2020

14 février 2020 / Allemagne

Lors d’une cérémonie œcuménique dans la cathédrale historique d’Aix-la-Chapelle en Allemagne Mgr Anastasios de Tirana, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie, a reçu le prix Klaus Hemmerle 2020 pour son engagement dans la réconciliation entre les Églises et le dialogue entre musulmans et chrétiens. Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a souligné dans la Laudatio l’importance de « redécouvrir la beauté de la foi chrétienne et [de trouver] le courage d’en rendre témoignage », notamment dans « les sociétés européennes sécularisées ou en voie de sécularisation ».

Dans son allocution, devant une assemblée de 300 personnes, Mgr Anastasois a exposé « la coexistence pacifique dans un monde multireligieux » : un sujet existentiel dans un pays, marqué par le communisme, à majorité musulman et dans lequel l’Église orthodoxe a connu dans les dernières décennies, un renouveau sans précédent. La traduction allemande de son livre « Mission sur les traces du Christ » a été également offerte aux participants.

Le prix est remis tous les deux ans par le Mouvement des Focolari à d’éminentes personnalités œuvrant dans des pays où coexistent différentes traditions culturelles et religieuses. Il a été instauré en honneur de l’archevêque Klaus Hemmerle : un pionnier dans la recherche de l’unité des chrétiens et évêque d’Aix-la-Chapelle de 1974 à 1994.
Sources : oikoumene.org et christianunity.va

Photo : © Orthodox Church of Albania Press



 


In Memoriam Monsieur Pierre Jay, pss

 

22 avril 2020

16 avril 2020 / Clermont-Ferrand

Nous apprenons avec tristesse le décès de Monsieur Pierre Jay, prêtre de la Compagnie de Saint Sulpice et grand artisan de l’œcuménisme.

Né le 5 avril 1925 à Riom, Pierre Jay fut ordonné prêtre le 29 juin 1948 pour le diocèse de Clermont. Il entra dans la Compagnie la même année. Ce théologien très cultivé fut directeur et professeur au séminaire de Nantes (1952-1963) puis supérieur de celui de Clermont-Ferrand (1963-1968). À partir de 1968 et jusqu’en 2013, il fut au service du diocèse de Clermont. Durant toute cette période, il reçut la mission de délégué diocésain à l’œcuménisme. Il y fit preuve de générosité, d’audace, de créativité. Il mit toutes ses qualités humaines, théologiques et spirituelles au service de l’unité des chrétiens.

Il a été particulièrement soucieux d’initier le dialogue avec le protestantisme évangélique. À cet effet, Pierre Jay fut présent aux rencontres du Groupe national de conversations catholiques-évangéliques depuis la première réunion du 16 juin 1998 au Mont Rolland, jusqu’à la 20e, en décembre 2006. Il collabora à la rédaction du premier document du Groupe : Regards sur le protestantisme évangélique . Il s’est retiré officiellement à l’occasion de la 24e rencontre du 14 janvier 2008, au moment où était ouvert un nouveau chantier aboutissant à la publication du livre Évangéliser aujourd’hui. Des catholiques et des évangéliques s’interpellent en 2017 . Les membres du Groupe se rappellent avec émotion sa foi, son humanité, sa fraternelle cordialité, son désir de l’unité passant également par le souci d’une bonne cuisine ! Ils gardent le souvenir d’un homme hors normes, esprit libre et généreux. Ils se souviennent avec émotion de leurs nombreuses collaborations théologiques, de leurs méditations bibliques, de leurs prières communes.

Le Père Jay a rédigé des fiches pédagogiques sur des thèmes œcuméniques. Il a été également l’artisan et le promoteur du « Témoignage commun et non prosélytisme » (1992, texte approuvé par le Conseil régional Centre-Alpes Rhône de l’Église réformée, l’Église évangélique luthérienne à Lyon et l’Église catholique de la région Centre-Est.)

En priant pour que Pierre Jay soit accueilli dans la miséricorde et dans l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit, nous demandons au Seigneur de faire lever les bonnes graines d’unité chrétienne semées par Pierre durant sa vie terrestre.
Sources : Frère Michel Mallèvre, les membres du Groupe national de conversations catholiques-évangéliques, Rémi Bruant, saintsulpicefrance.fr, clermont.catholique.fr

Photo : D.R.



 


Conception et développement : bonnenouvelle.fr

https://unitedeschretiens.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=9


Document