Unité des chrétiens
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Février 2013



Benoît XVI renonce à sa charge

 

18 juin 2013 2013

28 février / Vatican

Comme il l’avait annoncé le 11 février, Benoît XVI a renoncé à sa charge d’évêque de Rome – et de pape de l’Église catholique – le 28 février 2013 à 20h00 [1]. Réactions et hommages ont afflué des autres Églises et instances œcuméniques. Entre autres, le nouvel archevêque de Cantorbéry Justin Welby a rendu grâce à Dieu « pour une vie de prêtre profondément vouée à suivre le Christ, en paroles et en action, dans la prière et un ministère chèrement assumé. [Benoît XVI] nous a montré quelque chose de la signification du ministère de Pierre, qui est de construire le peuple de Dieu et de l’amener à sa pleine maturité ». En France, le président de la Fédération protestante de France Claude Baty a déclaré : « la démission du pape est un geste courageux et pédagogique. Benoît XVI montre la fermeté d’âme de celui qui ne dit pas seulement qu’il pourrait démissionner mais qui le fait. Il enseigne ensuite qu’il n’incarne pas l’Église, qu’il n’est pas le messie, mais un serviteur. Il renvoie ainsi au Christ comme seul chemin, et donc chaque catholique à sa responsabilité personnelle. […] Cette démission montre une manière exemplaire d’assumer une responsabilité en serviteur et non en maître. »



[1Lire dans UDC n°170, p. 6

 


Abuna Mettias, nouveau patriarche de l’Église orthodoxe éthiopienne

 

18 juin 2013 2013

28 février / Addis Abeba

C’est l’archevêque de Jérusalem Mettias qui a été élu le 28 février 2013 patriarche de l’Église orthodoxe éthiopienne, par la grande assemblée de l’Église. Succédant à Abuna Paulos, décédé le 17 août dernier [1], il a été intronisé le 3 mars en la cathédrale de la Trinité à Addis Abeba. Abuna Mettias est le 6e patriarche de l’Église éthiopienne, qui est devenue autocéphale en 1948. Évêque depuis 1979, il a exercé son ministère auprès de la diaspora américaine de 1992 à 2006, puis à Jérusalem.

L’Église éthiopienne orthodoxe, de rite guèze, regroupe 43% des 90 millions d’Éthiopiens et plus de 10 millions de membres ailleurs dans le monde. Elle est la plus grande Église non-chalcédonienne et la deuxième Église orientale par le nombre des fidèles, après l’Église orthodoxe russe. (d’après APIC, 1er mars)



 


L’avenir du mouvement œcuménique

 

18 juin 2013 2013

27 février / Paris

C’est en partenariat avec l’Église protestante unie que la Fédération protestante de France a organisé sa journée annuelle d’information et de réflexion sur l’œcuménisme. Dans la perspective de la Xe Assemblée du Conseil œcuménique des Églises qui aura lieu en novembre prochain en Corée du Sud, le pasteur Didier Crouzet, chargé des relations internationales à l’ÉPUdF et la pasteure Jane Stranz, chargée des relations œcuméniques à la FPF, avaient invité l’ancien secrétaire général du COE Konrad Raiser et le président actuel du Forum chrétien mondial Larry Miller. Tous deux ont présenté leur vision de l’avenir du mouvement œcuménique : Konrad Raiser a parlé de la transformation du rôle du COE. Il perçoit désormais l’unité – inséparable de la mission – plutôt comme une qualité de relations entre Églises en pèlerinage, cherchant à « offrir le don de la communion à une humanité blessée », que comme un but définitif à atteindre. Larry Miller a souligné le besoin, dans le contexte actuel de la mondialisation, d’un « œcuménisme ouvert, souple et varié », capable d’aborder les tensions nombreuses qui traversent les relations entre chrétiens. C’est cet œcuménisme que le Forum chrétien mondial tente d’incarner, dans un « espace de confiance mutuelle ». Puis le théologien Nicolas Kazarian (Église orthodoxe grecque), Fr. Franck Lemaître, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens de la Conférence des évêques de France, la théologienne Anne-Marie Reijnen (Institut supérieur d’études œcuméniques) et le pasteur Étienne Lhermenault, président du Conseil national des évangéliques de France, ont tour à tour réagi aux idées qui venaient d’être exposées, donnant leur interprétation du cheminement œcuménique.

Une assistance nombreuse et multi-confessionnelle a participé à cette rencontre chaleureuse qui a permis aux participants, l’après-midi, de dialoguer avec des responsables du mouvement œcuménique que les Français ont peu souvent l’occasion de rencontrer.



L’œcuménisme du cœur et de la spiritualité - Konrad Raiser





Forum chrétien mondial, le même Jésus-Christ - Larry Miller



 


Un nouveau patriarche pour l’Église orthodoxe bulgare

 

18 juin 2013 2013

24 février / Sofia

C’est le métropolite de Ruse Néophyte que l’Église orthodoxe de Bulgarie a élu le 24 février 2013 au cours d’un concile national composé des évêques, abbés des monastères, délégués des prêtres et des laïcs. Il succède au patriarche Maxime, disparu en novembre 2012 [1]. Le communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France précise : « Âgé de 67 ans, le nouveau patriarche de l’Église orthodoxe de Bulgarie, qui était un proche collaborateur de feu le patriarche Maxime, décédé le 6 novembre dernier à l’âge de 98 ans, est un spécialiste averti du chant liturgique et un théologien reconnu ayant été pendant plusieurs années recteur de l’Académie de théologie à Sofia, puis doyen de la faculté de théologie de l’université de la capitale bulgare. Il est un grand connaisseur des relations inter-orthodoxes, ayant régulièrement participé aux réunions panorthodoxes au Centre du Patriarcat œcuménique de Constantinople à Chambésy, près de Genève ». Parmi les 7,2 millions de Bulgares, 86% sont chrétiens (82,6 orthodoxes ; 1,9 catholiques ; 1,9 protestants). (d’après aeof.fr).



[1Lire UDC n° 170

 


Rémunération des ministres du culte en Alsace-Moselle

 

18 juin 2013 2013

21 février / Paris

Le Conseil constitutionnel a considéré le 21 février 2013 que la rémunération par l’État des ministres du culte protestant en pays concordataire était conforme à la Constitution. Pour les Sages du Conseil, aussi bien en 1946 qu’en 1958, les constituants n’avaient « pas entendu remettre en cause » le régime concordataire hérité de Napoléon, et non aboli en 1905 puisqu’à l’époque les deux départements alsaciens et la Moselle faisaient partie de l’Allemagne. Pour des raisons de technique juridique, l’association de promotion de la laïcité APPEL avait réservé sa question préliminaire de constitutionalité au cas des pasteurs protestants, mais prêtres catholiques et rabbins sont dans la même situation, et l’offensive de l’APPEL les visait aussi sur le fond. Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, a commenté ainsi la décision du Conseil constitutionnel : « Je suis très heureux pour les protestants alsaciens, puisque ce sont eux qui étaient visés et qui se défendaient. Je dois quand même en dire un peu plus dans la mesure où certains comprendraient mal ce positionnement, d’autant que je suis pasteur des Églises évangéliques libres, Églises qui comme leur nom l’indique sont libres par rapport à l’État depuis 1849. Donc volontairement “libérées” plus de cinquante ans avant la loi de séparation. Comment donc puis-je me réjouir de cette réponse du Conseil constitutionnel qui fait perdurer un lien que je récuse en principe ? […] Il ressort de la décision et du commentaire du Conseil constitutionnel que la laïcité française n’est pas idéologique mais pragmatique de fait. La République tient compte de l’histoire de ses citoyens et de leur géographie. Au-delà du soulagement de mes amis alsaciens que je partage, je suis heureux que notre République opte pour une laïcité de terrain ». (d’après protestants.org, 22 février)



 


Les Églises et « le génocide en cours » des Tamouls

 

18 juin 2013 2013

18 février / Colombo

C’est ensemble que 130 responsables catholiques et protestants du nord et de l’est du Sri Lanka ont lancé un appel à l’ONU, à la veille de l’ouverture de la 22e session de la Commission des droits de l’homme qui s’est tenue à Genève du 25 février au 22 mars 2013. Ils demandent à l’organisation internationale d’intervenir avant « le total anéantissement du peuple tamoul ». Publiée le 18 février, cette lettre est encore plus alarmante que celle que les responsables religieux avaient publiée l’année précédente ; elle avertit les Nations Unies qu’un véritable « génocide des populations tamoules » est en cours au Sri Lanka : « L’assassinat et la disparition de dizaines de milliers de civils tamouls ainsi que les tentatives de destruction systématique de la culture, de la langue et de la religion des populations des régions du nord et de l’est de l’île, semblent avoir pour but ultime d’anéantir totalement le peuple tamoul ». Les violations des droits de l’homme, déjà signalées auparavant, se poursuivent en toute impunité, dénonce encore le texte des responsables catholiques et protestants. Aucune des recommandations de la Commission nationale pour la réconciliation, pourtant sous contrôle du gouvernement, n’a été respectée, et encore moins les préconisations accompagnant la résolution de l’ONU votée en mars 2012. (d’après Églises d’Asie, 22 février)



 


Création d’un Conseil national des Églises chrétiennes en Égypte

 

18 juin 2013 2013

18 février / Le Caire

Les représentants des confessions chrétiennes présentes en Égypte (copte orthodoxe, copte catholique, grecque orthodoxe, anglicane et presbytérienne), se sont réunis le 18 février en la cathédrale copte orthodoxe Saint Marc, au Caire, afin de signer les statuts d’un Conseil national des Églises chrétiennes. Étaient notamment présents le patriarche copte orthodoxe Tawadros II, le patriarche copte catholique Ibrahim Isaac Sidrak, et le patriarche grec orthodoxe Théodoros II. Le Conseil aura une présidence tournante, le premier président étant le patriarche copte orthodoxe. « Le nouvel organisme, a expliqué Mgr Kiryllos William, évêque copte-catholique d’Assiout, servira à avancer ensemble sur le chemin de l’œcuménisme et à exprimer une position commune en ce qui concerne le dialogue et la coexistence avec les non chrétiens. Il aura certainement l’occasion de promouvoir des initiatives communes aux plans social et culturel ». Quinze commissions travailleront sur des sujets tels que la jeunesse, le développement local, les femmes, les écoles du dimanche, foi et unité, etc.
La création de ce Conseil confirme la sensibilité œcuménique du nouveau patriarche copte orthodoxe, qui lui a apporté tout son appui. L’évêque anglican Mouneer Hanna Anis, du diocèse d’Égypte, d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique, a souligné l’importance de la création de ce Conseil « au moment où l’Égypte traverse une période cruciale au plan politique, social et économique ». (d’après Fides, 18 février, et Anglican Communion News Service, 18 mars)



 


Le patriarche Jean X a été intronisé

 

18 juin 2013 2013

10 février / Damas

Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de l’Orient Jean (Yazigi), élu le 16 décembre 2012 [1], a été intronisé le 10 février en l’église de la Sainte Croix à Damas, capitale historique de son diocèse, avant de s’installer au monastère Notre Dame de Balamand, au Liban, où il réside. Pour la première fois assistait à cette installation le patriarche maronite, Bechara Raï.



[1Lire UDC n° 170, p. 4

 


Cinquante ans d’œcuménisme en Sarthe

 

18 juin 2013 2013

9 février / Le Mans

Le Cercle œcuménique du Mans a fêté le 9 février son cinquantième anniversaire. Comme le soulignait l’invitation, pendant toutes ces années, les chrétiens des différentes confessions dans la Sarthe ont appris à se respecter, à se connaître, à s’estimer. C’est cette histoire qui a été honorée, sans nostalgie, mais avec le désir de la prolonger aujourd’hui. Au cours de l’après-midi, Raymond Lenoble a retracé l’histoire du Cercle œcuménique, née de la rencontre de deux mères de famille, l’une catholique, l’autre protestante, vite rejointes par une orthodoxe ; c’était au temps de Vatican II, et le Cercle s’est développé dans le dynamisme de l’esprit du concile. Le théologien Bernard Sesboüé a ensuite parlé de cet héritage (L’œcuménisme depuis Vatican II). Des agapes fraternelles et un concert concluaient la rencontre.



 


Dialogue européen catholique/protestant

 

18 juin 2013 2013

8 février / Vienne

C’est à Vienne qu’a eu lieu la première rencontre d’un nouveau comité mixte de dialogue théologique entre la Communion d’Églises protestantes en Europe (Églises luthériennes, réformées, unies et méthodistes, toutes signataires de la Concorde de Leuenberg) et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Sous la co-présidence de l’évêque catholique Karl-Heinz Wieseman (Spire) et de l’évêque de l’Église protestante d’Allemagne (EKD) Friedrich Weber (Brunswick), cette nouvelle instance réfléchira à la compréhension de l’Église et de son unité. Au cours de cette réunion inaugurale les 8 et 9 février 2013, c’est le document L’Église de Jésus Christ publié par la CÉPE en 1994 qui a été discuté, ainsi que le livre du cardinal Walter Kasper, Harvesting the Fruits (2009).



 


États-Unis : reconnaissance du baptême entre catholiques et réformés

 

18 juin 2013 2013

7 février / Washington

L’Église presbytérienne aux États-Unis, l’Église chrétienne réformée en Amérique du Nord, l’Église réformée en Amérique et l’Église unie du Christ ont signé le 29 janvier un accord de reconnaissance mutuelle du baptême avec l’Église catholique, par l’intermédiaire de sa Conférence des évêques. La signature de l’accord a mis un point final à six années d’étude et de consultations entre théologiens catholiques et réformés, menées dans le cadre d’un dialogue bilatéral qui a débuté en 1965 aux États-Unis.



 


L’Expo Bible à Marseille

 

18 juin 2013 2013

5 février / Marseille

À l’initiative des Églises chrétiennes de la ville (apostolique arménienne, catholique, évangéliques, orthodoxe et protestantes), l’exposition interactive La Bible, patrimoine de l’humanité [1] s’est arrêtée du 5 février au 16 mars à Marseille, capitale européenne de la culture en 2013. Installée à la bibliothèque municipale de l’Alcazar, elle a connu un grand succès, accueillant 8000 visiteurs et 35 classes des établissements scolaires marseillais, grâce à l’investissement de 120 accueillants-guides de toutes confessions. Ateliers et visites pour les enfants, projections de films, concerts, conférences, « café biblique » quotidien diffusé en direct par la radio chrétienne Dialogue, partenaire de l’Expo. La plupart des manifestations prévues ont affiché complet.



[1Lire dans UDC n° 161 p. 23 la présentation de l’Expo Bible.

 


Réunion du comité mixte KEK-CCEE

 

18 juin 2013 2013

4 février / Varsovie

La réunion qui s’est tenue à Varsovie du 4 au 6 février a permis au comité qui regroupe des délégués de la KEK (Conférence des Églises européennes, protestantes, orthodoxes, anglicanes, vieilles catholiques) et du CCEE (Conseil des Conférences épiscopales [catholiques] d’Europe) de réfléchir à la croissance des communautés pentecôtistes et évangéliques en Europe, et à ses conséquences sur les « Églises historiques ». (lire UDC n° 170)



 


Les nouvelles formes de religiosité en Europe nous interpellent

 

11 juillet 2014 2014

Réunion du Comité mixte KEK-CCEE de février 2013

« Foi et religiosité dans une Europe qui change. Les nouveaux mouvements chrétiens en Europe : défis ou opportunités ? ». C’est sur ce thème qu’a travaillé le comité joint KEK-CCEE lors de sa rencontre annuelle à Varsovie, du 4 au 6 février 2013. Pasteur de l’Église protestante unie de France, Claire Sixt-Gateuille est l’une des sept membres (orthodoxes et protestants) que comprend la délégation de la Conférence des Églises européennes (KEK) aux côtés des sept représentants du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE).

Eileen Barker, de la London School of Economics, a démontré que l’apparition de nouveaux mouvements religieux est tout sauf un phénomène récent (cf. les fondations monastiques au Moyen Âge, la multiplication d’Églises protestantes au XIXe siècle, etc), même s’il s’est accéléré depuis la Réforme. Le Professeur Wargacki, de l’université de Lublin, a souligné la grande diversité de ces mouvements et nous a invités à avoir une approche pragmatique et non pas idéologique de la question. Il s’est appuyé sur la sociologie et la neuro-psychologie pour présenter les phénomènes caractéristiques des nouveaux mouvements chrétiens (NMC), à savoir les « manifestations de l’Esprit », qu’il interprète comme des états modifiés de conscience, soulignant que ces phénomènes se produisent lorsque le cadre de vie d’un groupe de personnes se modifie très rapidement. Il a signalé que cinq minutes d’expérience spirituelle pouvaient déclencher une appartenance à une religion pour la vie entière.

Pour sa part, le cardinal Angelo Bagnasco a mis en valeur toute la richesse de la tradition catholique pour répondre aux attentes spirituelles contemporaines (initiation chrétienne, possibilités de valorisation du corps et de la joie dans les célébrations, charisme du ministère ordonné, communautés nouvelles, etc.), tout en mettant en garde contre les phénomènes d’auto-suggestion et l’exaltation collective.

Le métropolite Joseph de Roumanie a mentionné les éléments favorisant le développement des NMC : rivalités confessionnelles, passivité des laïcs lors des célébrations, vocabulaire peu accessible, manque de formation biblique. L’archevêque catholique Kevin McDonald a souligné que le contact avec les Églises et communautés néo-charismatiques est difficile car ces mouvements sont très peu organisés et que leur membres font rarement preuve d’une volonté de dialogue, avec parfois un discours très agressif vis-à-vis des Églises instituées.

A mon tour, j’ai présenté deux types de réaction des Églises historiques : la défense (travail des Églises majoritaires pour garder leur statut particulier dans l’espace public, priorité à la transmission et valorisation de la tradition) et l’adaptation (mise en place de petits groupes conviviaux, valorisation de la participation et de l’expression de foi personnelles, de la pluralité interne, nouvelles méthodes d’évangélisation, utilisation des nouveaux médias).

Lors des débats, il a été souligné que les NMC nous obligent à être nous-mêmes de façon plus fidèle et plus vivante. Dans ce contexte en perpétuel changement, marqué en Europe de l’Ouest par la privatisation de la foi, les Églises cherchent à mieux répondre aux attentes et besoins spirituels tout en offrant un cadre garant pour l’Évangile, qui est celui de l’institution ecclésiale (c’est leur force). Elles souhaitent adapter leur pratique sans se trahir, dans une démarche qui vise à inscrire l’Évangile dans la culture contemporaine, pour que chacun trouve sa place.

Lors de ce comité mixte, j’ai apprécié la qualité des exposés et la franchise des échanges qui les ont suivis, ainsi que l’accueil que nous ont offert les représentants des Églises présentes en Pologne. La prière et les temps d’échanges informels ont également constitué un temps précieux pour mieux se connaître et se comprendre les uns les autres. En dehors des échanges sur le thème, les secrétaires généraux ont présenté les activités de chacune des deux instances, passées et à venir, et nous avons réfléchi ensemble à des projets communs, en particulier un séminaire dans le cadre du dialogue chrétiens-musulmans prévu pour 2014 et la révision des lignes directrices de ce comité mixte pour les mettre en phase avec la Charte Œcuménique.

Claire SIXT-GATEUILLE



 


Prix du Jury œcuménique de la bande dessinée 2013

 

18 juin 2013 2013

3 février / Angoulême

À l’occasion du Festival de la bande dessinée d’Angoulême (31 janvier - 3 février), le Jury œcuménique a décerné son prix à Little Joséphine, de Raphaël Sarfati et Valérie Villieu (Éditions La Boîte à Bulles, collection Contre-cœur, septembre 2012). Ce prix récompense un album paru dans l’espace francophone européen, qui « allie l’élégance du trait et la profondeur des causes défendues par ses valeurs humaines et esthétiques ». Valérie Villieu, infirmière à domicile, y raconte l’histoire vraie d’une de ses patientes, Joséphine, 83 ans, qui vit seule dans son petit appartement à Paris. Raphaël Sarfati la dessine. Perdant peu à peu la mémoire, Joséphine est placée sous tutelle, et suivie par des auxiliaires de vie et une infirmière à domicile. « Dans la manière dont l’histoire est construite, il y a bien sûr un clin d’œil à Little Nemo, une des œuvres majeures de la BD, mais la grande force de cet ouvrage, c’est l’adéquation entre l’histoire, le propos et le graphisme. L’absence de dialogues sur la planche est d’une grande originalité et sert le propos de l’auteur. Les auteurs ont très bien su nous faire percevoir ce que vit la personne qui perd la mémoire. C’est généreux, parfois grinçant, et ça permet de nous rappeler que nous ne devons pas oublier nos anciens. […] Ce prix veut aussi récompenser l’éditeur pour son courage à produire des ouvrages citoyens et responsables », note Patrick Gaumer, écrivain, spécialiste de la BD et membre du jury. (d’après lavie.fr)



 


Redécouvrir la beauté du carême

 

18 juin 2013 2013

1er février / Paris

Le 1er février le mouvement Chrétiens unis pour la terre, qui désire allier foi et écologie, a fait paraître un livret intitulé Redécouvrir la beauté du carême - un chemin sans viande et sans poisson, qui propose une approche spirituelle œcuménique du carême grâce à des contributions catholiques, orthodoxes et protestantes. Ce document fait également œuvre d’information en présentant un état des lieux synthétique des mutations intervenues ces dernières décennies en matière d’élevage et de surpêche, et des enjeux importants qui leur sont liés (déforestation, dérèglements climatiques, pollution, perte de biodiversité, appauvrissement des populations rurales, éthique de la relation à l’animal). Enfin, une partie pratique permet de vivre ce temps de carême sobrement, en donnant les grandes bases de l’alimentation végétarienne et en proposant des recettes simples et savoureuses comme autant d’alternatives à la consommation de viande et de poisson durant les quarante jours du carême.

Le mouvement Chrétiens unis pour la terre est né à la suite d’une série de rencontres nationales sur les thèmes du christianisme et de l’écologie en 2011, qui a inspiré un groupe de chrétiens désireux de vivre ensemble leur engagement de foi sur l’écologie et de proposer des outils d’action aux personnes et organismes chrétiens désireux d’approfondir le sujet. Autour d’eux se rassemblent des chrétiens de différentes Églises ainsi qu’à divers degrés, des organismes comme le CERAS (Centre de recherche et d’action sociales), Chrétiens en monde rural, la Mission de France et Pax Christi France. (d’après le communiqué de presse de Chrétiens unis pour la terre, 5 février)



 


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