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    Étienne Lhermenault

Étienne Lhermenault

Rendez-vous avec Étienne Lhermenault, président du Conseil national des évangéliques de France

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  • 3 juillet 2017

Premier président du Conseil national des évangéliques de France, le pasteur Étienne Lhermenault retrace son itinéraire humain, chrétien et pastoral. Il manifeste ainsi comment le Christ unifie en plénitude la personne. Il raconte aussi le processus de création du CNEF, ses actions pastorales, sa défense de la liberté religieuse. Relatant l’engagement du CNEF au sein du Conseil d’Églises chrétiennes en France, le pasteur Lhermenault appelle de ses vœux une interaction féconde entre le protestantisme évangélique et le dialogue oecuménique !

Âgé de 54 ans, je viens d’une famille baptiste depuis plusieurs générations, ce qui n’est pas si courant en France. Du côté paternel, mon grand-père et mon oncle ont été pasteurs et une de mes tantes, missionnaire. Quant à ma mère, elle est issue d’une longue lignée de réformés évangéliques des Cévennes. Ainsi l’ouverture oecuménique me fut transmise par les sensibilités différentes de mes parents, mais aussi par des rencontres régulières avec des catholiques du renouveau charismatique.

J’ai décidé de suivre le Christ à l’âge de 12 ans, en participant à une rencontre de jeunes de l’Armée du Salut en Alsace. Un an après, une conviction intérieure assez forte m’habita : je voulais devenir missionnaire. Évidemment dans ma tête de quasi-enfant, cela voulait dire partir au-delà des mers ! Il y avait un aspect exotique et aventurier à l’affaire. Dans cette perspective, j’entrepris des études d’agriculture, jusqu’au BTS. En cheminant, je m’aperçus que de nombreux missionnaires évangéliques, anglo-saxons en particulier, venaient en France. Leur présence m’invitait donc à me demander si la mission ne commençait pas par mon propre pays.

L’Institut biblique « Emmaüs » en Suisse à Saint-Légier, à côté de Vevey, fut la première institution théologique à m’avoir accueilli pendant trois ans. J’eus ensuite l’occasion de partir au Cameroun avec mon épouse pour deux ans dans le cadre de ce qu’on appelait à l’époque « la coopération » pour travailler dans un collège protestant. De retour, je m’inscrivis à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine. Pendant ces années d’études, je décidais d’être missionnaire en France. Mes collègues américains quittaient alors massivement l’Europe de l’Ouest pour l’Europe de l’Est (particulièrement la Russie et l’Ukraine) où les conversions se produisaient de manière beaucoup plus rapide. Et il m’est arrivé de leur dire : « la question n’est pas de savoir où le travail est le plus efficace, mais où Dieu nous veut ». Pour ma part, c’était en France. Pendant sept ans, j’ai été pasteur, dans la région de Toulouse, de deux communautés différentes : une Église baptiste à Albi et une Église libre [1] à Carmaux, membres de deux Unions d’Églises distinctes.

À l’issue de cette mission, je fus appelé à devenir secrétaire général de la Fédération des Églises évangéliques baptistes, mon union d’Églises. J’accomplis cette mission pendant onze ans. Elle m’offrit des occasions de dialogues œcuméniques, non seulement dans le cadre du comité mixte baptiste-catholique, mais également par le biais de la Fédération protestante de France [FPF]. J’en fus dans un premier temps membre, puis secrétaire du bureau durant huit ans. Je fus ensuite appelé à devenir professeur de théologie à l’Institut biblique de Nogent. Aujourd’hui encore, j’enseigne l’histoire biblique d’Israël et la théologie pastorale. Parallèlement, je préside le conseil d’administration de la Faculté de théologie libre à Vaux-sur-Seine. Les deux établissements se complètent mutuellement. L’Institut dispense une formation où le baccalauréat et l’acquisition des langues bibliques ne sont pas obligatoires. À la Faculté, les deux sont nécessaires. Ces institutions sont ouvertes à des chrétiens d’autres confessions. Le lauréat catholique du Prix du Conseil d’Églises chrétiennes en France pour l’année 2016, le père Olivier Nguyen [2], a fréquenté, par exemple, la Faculté de Vaux-sur-Seine, suivi immédiatement après son départ par un autre prêtre. Ces échanges sont très positifs.

Le Conseil national des évangéliques de France [CNEF] est né en 2010 [3]. Je suis son premier président et je poursuis mon troisième et dernier mandat, selon nos statuts. En réalité, tout a commencé bien avant, en 2001. À ce moment-là, les évangéliques disposaient de trois organismes pour les représenter : l’Alliance évangélique française, la Fédération évangélique de France et bien entendu la Fédération protestante de France, dont une partie importante des membres sont évangéliques. Grâce à la bonne volonté de quelques personnes déterminées, la quasi-totalité des responsables d’unions d’Églises évangéliques se sont réunis en 2001 dans la chapelle de l’Institut biblique de Nogent-sur-Marne. Au cours de cette première rencontre eut lieu une chose inattendue, une demande de pardon de la part des Églises non-pentecôtistes aux Églises pentecôtistes. Dans l’histoire récente, les deux courants ont été traversés par des antagonismes forts allant parfois jusqu’à l’anathème. Lors de la rencontre suivante six mois plus tard, les représentants pentecôtistes ont officiellement annoncé que le corps pastoral de leurs Églises avait accueilli positivement cette démarche et demandaient pardon à leur tour pour leurs jugements dans le passé. Au-delà de la volonté d’être ensemble [4], le CNEF s’est donc constitué sur la base de la réconciliation de ces deux parties du monde évangélique. Quelques années ont permis de développer une organisation bien structurée. Elle comprend cinq familles spirituelles bien identifiées : les Assemblées de Dieu (pentecôtistes) ; l’ancienne Fédération évangélique de France non-pentecôtiste), devenue le réseau FEF ; les évangéliques de la FPF qui ont choisi la double appartenance (il y a une dizaine d’Unions) ; les pentecôtistes et charismatiques non membres des Assemblées de Dieu et enfin une cinquième famille, regroupant toutes les oeuvres — travail auprès de la jeunesse, auprès des personnes âgées… — communes aux membres du CNEF. Cette diversité est scellée par une déclaration de foi commune : celle de l’Alliance évangélique mondiale [5]. C’est le cœur de notre unité. Tout le reste en découle.

Il faut comprendre qu’aux yeux des évangéliques, l’orthodoxie doctrinale doit l’accompagner d’une orthopraxie. Ce qui revient à dire que les questions éthiques relèvent du domaine de la foi et reflètent la manière dont nous comprenons et vivons l’Évangile. Elles dévoilent notre vision de la sainteté de Dieu même. Sur ces questions, il y a des lectures bibliques « actualisantes », parfois subtiles sur le plan philosophique, mais qui ont tendance à faire la part belle au relativisme. Pour les évangéliques, les textes bibliques sont assez clairs sur plusieurs sujets qui ne font malheureusement plus débat, ou presque, dans la société. Je veux parler du recours à l’avortement, de la promotion de l’homosexualité et bientôt de l’euthanasie. Bien qu’il ne soit pas facile d’aborder ces questions dans notre société sécularisée, il est indispensable que l’Église assume son rôle prophétique [6]. L’Église ne doit pas rêver de conquérir le pouvoir, mais avoir le courage de la vérité et dire qu’une société qui se construit en méprisant la volonté de Dieu finira par en subir les conséquences. La fin ne justifie toutefois pas les moyens et il convient de dire ces choses avec tact et à propos (Jésus disait à ses disciples d’être à la fois « rusés comme les serpents et candides comme les colombes », Mt 10,16). Ainsi, à propos de l’homosexualité, il est important d’oser affirmer que cette pratique, en mettant en cause l’altérité homme/femme, s’éloigne de la volonté du Créateur et menace l’équilibre de la société. Mais il faut veiller à le faire sans fustiger les personnes. Ensuite, l’argumentation théologique peut être évoquée, même si elle n’est pas très audible par nos contemporains. Il y a notamment le lien établi par l’apôtre Paul entre homosexualité et idolâtrie (cf. Rm 1,24-27), ce besoin de l’homme pécheur d’adorer une créature qui lui ressemble ! Dans d’autres domaines, ceux de la fin de vie ou de la gestation pour autrui [GPA], il faut oser pointer le risque de voir des considérations économiques prendre le pas sur celles de la dignité humaine. Si la question de la vie est purement technique, pourquoi financer des soins palliatifs et ne pas avoir recours à l’euthanasie ? Et pourquoi ne pas « louer un ventre » pour avoir l’enfant tant désiré ? Le problème, c’est que cela se fera une fois de plus au détriment des plus pauvres. Ce sont eux qui fourniront les cohortes de femmes susceptibles de porter les enfants d’autrui, ce qui n’est rien d’autre qu’une forme d’esclavage moderne. Et ce sont encore eux qui n’auront pas les moyens de choisir leur fin de vie ! À vouloir tout maîtriser, l’homme joue à l’apprenti sorcier et tend à se faire Dieu pour autrui !

Quelques mots encore sur un sujet voisin, la notion de tolérance si répandue en Occident et sur laquelle nombre de chrétiens se trompent. Cette notion n’existe pas comme telle dans la Bible. La vertu qui s’en rapproche le plus, c’est celle de la patience qui présente des différences sensibles avec la tolérance. Dieu, dans Son amour, est suffisamment patient pour appeler le pécheur à la repentance. Mais il n’est en rien tolérant avec le péché qui reste une offense à son égard, une atteinte à Sa sainteté. En fils et filles de Dieu, notre posture doit être celle de la patience et non de la tolérance, même si aujourd’hui, cette dernière est politiquement correcte et, comme telle, exerce une forme de dictature sur les esprits. Selon mon expérience, ce sont curieusement les « apôtres » de la tolérance, y compris en milieu religieux, qui sont souvent les plus intolérants à l’égard des gens qui ne pensent pas comme eux. Autrement dit, en caricaturant quelque peu : aujourd’hui tout est permis, excepté le fait de contester que tout est permis.

Un mot sur la question de la séparation entre l’État et les religions à laquelle, par leur histoire, les évangéliques sont attachés. J’observe de nombreuses confusions à ce propos : la volonté affirmée de repousser la religion dans la sphère du privé en la cantonnant entre les murs de nos églises ou de nos maisons ; l’affirmation erronée que la société est laïque alors que c’est l’État qui l’est. En effet, la société est riche de toute sa diversité en matière de religions ou de croyances : christianisme, judaïsme, Islam, bouddhisme… mais aussi athéisme, agnosticisme… La laïcité consiste non pas à neutraliser l’espace public en matière religieuse ou philosophique, mais à s’assurer que l’État n’interfère pas dans l’organisation des religions pas plus que ces dernières ne dictent leur loi à l’État. Par peur de l’Islam, nombre de nos hommes politiques se laissent aller à une vision autoritaire de la laïcité qui en dénature l’esprit. Et ils font une œuvre qui les trompe car, à stériliser le débat public de ses dimensions religieuses, ils laissent le champ libre aux idées religieuses extrêmes comme celles du djihad. Et n’ont rien d’autre à lui opposer que des valeurs humanistes vidées de leur substance. Qu’ont-ils donc à proposer à une jeunesse déboussolée qui cherche un sens à sa vie ? Plus de consommation, plus de discriminations et si peu de causes pour lesquelles vivre en fait. Comme le dit si bien le sociologue et historien Sébastien Fath, il faut préférer une laïcité ‘roquefort’ dans laquelle la concurrence religieuse donne du goût à la vie plutôt qu’une laïcité ‘fromage blanc 0 %’ [7] où l’absence de débats religieux et philosophiques ôte beaucoup de saveur au vivre ensemble. L’un des adjoints de la mairie d’Antony, où j’habite, ne cache pas son intérêt pour l’implantation des églises évangéliques dans le quartier sensible de la ville, car, dit-il, leur présence apaise et fait reculer les extrêmes.

Est-il nécessaire de préciser que les évangéliques, en défendant la liberté de conscience et de culte, le font pour tous et pas seulement pour eux-mêmes ? À ce titre, je suis préoccupé par les généralisations hâtives à propos de l’Islam. Certes, la laïcité semble difficilement soluble dans l’Islam, mais il ne faut néanmoins pas faire de tout musulman un djihadiste ‘en puissance’. Et c’est parce que la liberté de conscience et de culte ne va plus de soi qu’il a paru opportun au CNEF de mener une campagne sur ce sujet en éditant cinq livrets. Intitulés Libre de le dire, ils explorent les différents lieux de vie : « à l’école, au travail, en public, à l’université, à l’Église ». Il s’agit d’un rappel pédagogique assez simple, mais détaillé et illustré, des lois européennes et françaises sur la liberté religieuse, accompagné de quelques brefs commentaires et témoignages. Ces textes nous permettent aisément de voir la différence entre les textes législatifs et leur exégèse politico-médiatique. La liberté religieuse permet, par exemple, de parler de sa foi sur la place publique et de proposer à quelqu’un de changer de religion. Le livret, ayant fait couler le plus d’encre, est celui sur la liberté à l’Église. Il repose essentiellement sur deux constats. D’abord, il existe une forme d’autocensure chez les croyants, y compris chez leurs ministres, au point d’éviter de parler en Église de sujet sensible comme l’euthanasie. Des sondages d’opinion montrent que 60 % des évangéliques ne voient pas en quoi cette pratique se heurte à l’éthique biblique. Ensuite, il faut bien distinguer la parole prononcée dans le cadre d’un office cultuel qui est libre et celle qui est prononcée dans l’espace public et qui peut être encadrée. Dans le premier cas, si un pasteur enseigne sur la question de l’avortement en suivant le témoignage biblique, il n’est pas attaquable, du moins en théorie. Si en revanche, comme il est fréquent chez les évangéliques, la prédication est postée sur les réseaux sociaux, la prise de parole devient publique et peut-être attaquée, notamment en vertu de la loi sur le délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse.

Je suis profondément reconnaissant au Conseil d’ Églises chrétiennes en France d’avoir fait preuve d’ouverture d’esprit et même d’une certaine audace en invitant le CNEF à sa table. Depuis notre adhésion, en tant que membre observateur, officialisée le 6 mai 2015 10, je mesure la richesse de cette assemblée réunissant des Églises aux sensibilités théologiques, spirituelles, éthiques si différentes. Je me pose parfois la question si cette diversité ne représente pas aussi une difficulté dans la prise de positions communes. L’équilibre, entre faire honneur aux particularités de chaque partenaire et éviter de se contenter du plus petit dénominateur commun, n’est pas toujours simple à maintenir. D’emblée, le CÉCEF a été constitué d’Églises avec une longue tradition. Elles n’ont pas toujours les questionnements des plus jeunes, comme les nôtres. Cela étant dit, le rôle de ce cénacle, où j’ai entendu plusieurs interventions intéressantes, notamment celles de Jean-Paul Willaime, Jean-François Colosimo et Henri-Jérôme Gagey [8], est de premier plan. Je suis heureux que les évangéliques continuent à en faire partie en vertu du prolongement de notre statut, même si les Unions membres du CNEF ne sont pas toutes unanimes sur les relations avec les autres chrétiens. En effet, les Églises évangéliques les plus anciennes, notamment celles qui sont membres de la FPF, sont ouvertes au dialogue interchrétien. D’autres n’ont pas d’habitudes, mais n’y sont pas pour autant opposées. Cependant, il reste aussi une troisième partie du monde évangélique, pour laquelle, du moins à l’heure actuelle, tout ce qui ressemble de près ou de loin à l’œcuménisme est difficilement acceptable. Cela demande de la patience. Il serait difficile et même contradictoire de faire éclater sa propre famille pour avancer avec les autres. J’espère qu’en voyant leur président entretenir de telles relations, tout en restant ancré dans sa foi, les sceptiques considéreront avec plus de bienveillance le dialogue oecuménique.

Le nombre des évangéliques s’élève aujourd’hui en France métropolitaine à 500 000 ou 650 000 fidèles si on compte les territoires d’outre-mer, alors que dans les années cinquante, il n’y en avait que 50 000. Dans une société de plus en plus sécularisée, l’aspect professant de nos Églises me semble en phase les aspirations individuelles. Curieusement, aller à contre-courant fait avancer beaucoup plus vite que de se laisse emporter par le courant majoritaire. Il ne s’agit nullement ici de nier les évolutions de la société en bloc. Nos communautés s’adaptent par exemple plus vite que d’autres au niveau de l’utilisation des nouveaux médias ou des musiques contemporaines dans le culte. Cependant, cela ne les empêche pas de rester conservatrices sur le plan de la foi et de l’éthique. Les phénomènes migratoires prennent une part significative, quoique limitée, dans notre évolution numérique. Outre l’apport des Antilles et de l’Afrique, en l’espace de 30 à 40 ans, on a observé l’émergence d’une trentaine d’Églises chinoises et d’une vingtaine d’Églises coréennes en Île-de-France. Toutefois, toutes ces explications relèvent de la sociologie. J’ose croire qu’il s’agit aussi d’une œuvre de l’Esprit Saint.

La volonté du rassemblement des chrétiens devra toujours allier des discussions institutionnelles à la fraternisation sur le terrain. Dans un dialogue réussi, on ose affronter les vraies questions et affirmer les choses sur lesquelles on n’est pas d’accord, en tout cas pour l’instant. Nous devons creuser les sujets difficiles, sans pour autant négliger tout ce que nous avons en commun, ni les défis de notre société. Aussi face à toutes les questions anthropologiques actuelles et celles qui se profilent avec l’homme augmenté et le transhumanisme, il y aurait à exercer un nouveau prophétisme chrétien. En effet, même s’il s’agit de questions complexes et d’un chemin semé d’embûches, nous sommes appelés à le poursuivre, en faisant davantage confiance au Christ. Il est le Seul à même d’assurer l’avenir du dialogue oecuménique, à condition que nous L’écoutions.

Propos recueillis
par Ivan Karageorgiev

Notes

[1L’Union des Églises évangéliques libres a été constituée en 1849 en faisant le choix, avant l’heure, de la séparation entre l’Église et l’État pour pouvoir décider de sa propre organisation.

[2Le titre lui a été discerné pour son mémoire : « Intégration du concept théologique du missio Dei dans l’implantation d’églises dans le milieu évangélique du XXIe siècle. Quelques passerelles avec la missiologie catholique »

[3Le pasteur Stéphane Lauzet a accordé, à cette occasion, une interview à la revue (cf. Unité des Chrétiens n° 159, Juillet 2010, p. 4).

[4Une démarche, certes cohérente, mais n’allant pas de soi dans ce contexte, où les Assemblées de Dieu, qui regroupaient la majorité des pentecôtistes se suffisaient à eux-mêmes.

[5Cf. Déclaration de Foi de l’Alliance Évangélique Mondiale adoptée à Zeist (Pays Bas) 5-11 août 1951.

[6Cf. Étienne Lhermenault, « Du rôle prophétique de nos Églises », février 1996.

[7Intervention publique lors de la Convention du CNEF « Liberté, égalité, laïcité : quelle place pour les Evangéliques ? », 22-23 janvier 2015.

[8Cf. Unité des Chrétiens n° 186, Avril 2017, p. 6-26.


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