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        Groupe de travail Saint Irénée : primauté et synodalité

Groupe de travail Saint Irénée : primauté et synodalité

4 novembre / Bose (Italie)

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  • 4 novembre 2012
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Le Groupe de Travail catholique-orthodoxe Saint Irénée, fondé en 2004, rassemble vingt-six théologiens (treize orthodoxes et treize catholiques) d’Europe et des États-Unis. Mgr Gerhard Feige, évêque de Magdebourg, et le métropolite Jean (Yazigi), métropolite du diocèse d’Europe du patriarcat orthodoxe d’Antioche [désormais patriarche] en sont co-présidents. Il n’est pas mandaté officiellement par les Églises, ce qui lui permet de se pencher avec une grande liberté sur un thème comme primauté et synodalité, également étudié par la commission (officielle) internationale de dialogue orthodoxe-catholique, dont la réflexion est actuellement « semée d’embûches ».

Le Groupe a travaillé cette année à partir des textes du concile de 1917 de l’Église orthodoxe russe, et de ceux du concile de Vatican II de l’Église catholique. Dans le communiqué final, le Groupe explique que « le concile local de l’Église russe développa, avec le rétablissement du patriarcat, un modèle de gouvernement ecclésiastique qui combinait des éléments synodaux et primatiaux. La révolution bolchevique, avec ses effets, empêcha de mettre ces conceptions en œuvre au sein de l’Église. Toutefois elles restent intéressantes comme articulation entre primauté et synodalité, articulation qui revêt des formes bien différentes selon les Églises autocéphales ». En ce qui concerne Vatican II, le communiqué précise que « la constitution sur l’Église Lumen Gentium, en prenant appui sur l’Église ancienne, a souligné la sacramentalité de l’épiscopat et la portée de la collégialité des évêques, ce qui a rapproché l’ecclésiologie catholique de l’ecclésiologie orthodoxe ».


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