Unité des chrétiens
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CÉCEF

Conseil d’Eglises chrétiennes en France



Offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2018

 

4 janvier 2018

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant les offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2018.

Au cours de son assemblée de printemps chaque année, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] – qui rassemble des responsables de toutes les familles ecclésiales – discute des destinataires possibles pour les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne (18-25 janvier). Les organisateurs de célébrations œcuméniques gardent toute liberté de faire un autre choix en fonction de besoins locaux dont ils auraient connaissance, ou d’envoyer les dons à un organisme qu’ils soutiennent régulièrement, tel que l’Association œcuménique pour la recherche biblique, l’Association pour l’unité des chrétiens…

Le texte ci-dessous pourra figurer sur les feuilles de chants ou être lu pendant les célébrations.



Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France


Quand les chrétiens reprennent le cantique de Moise et de Myriam : « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur » (Ex 15,2), ils témoignent aussi de leur expérience de l’action de salut et de libération de Dieu : libération de l’esclavage qui a marqué l’histoire des chrétiens des Caraïbes qui ont choisi le thème de cette année, mais aussi libération de toutes les formes d’esclavage moderne et d’addictions qui menacent à la fois la société et la planète.

À l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2018, les responsables d’Églises chrétiennes invitent les baptisés unis dans l’Esprit et sauvés par le Christ à adresser leur louange au Dieu créateur et libérateur. Le CÉCEF recommande que les offrandes recueillies au cours des célébrations contribuent à la mise en place d’un label « Église verte » qui vise à favoriser la conversion écologique des paroisses et communautés locales.



Label Église verte

Dix ans après la mise en place du temps pour la création (1er septembre – 4 octobre) du rassemblement oecuménique de Sibiu, les Églises chrétiennes en France ont décidé d’inscrire le soin de la création dans la durée en lançant un label Église verte. Cet outil national est à disposition de toutes les paroisses et églises locales souhaitant démarrer ou renforcer leur conversion écologique. Le label s’appuie sur les expériences acquises dans divers pays (Suisse, Royaume-Uni, Canada, Allemagne...).

L’outil est à découvrir, à partir du mois de janvier 2018, via le site internet www.egliseverte.org, il propose un éco-diagnostic en ligne pour « se situer » et progresser d’année en année. Ce diagnostic a été testé en 2017 auprès de 10 églises pionnières et perfectionné pour s’adapter à la diversité des communautés. Des ‘fiches pratiques’ permettent de disposer de ‘boîtes à outils’ pour mettre en place des projets et des ‘retours d’expériences’.

Église verte est une initiative portée par la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et le Conseil d’Églises chrétiennes en France. Le CCFD-Terre solidaire, le CERAS, le Secours catholique co-pilotent le projet. L’association A Rocha et le cabinet de conseil A.V.E.C. en assurent l’animation.

Pour soutenir financièrement la mise en place et le fonctionnement du label, nous vous proposons d’envoyer vos dons :

(1) par chèque

Les chèques libellés à l’ordre d’« A Rocha » (en spécifiant « Église verte » au dos du chèques) sont à adresser à :

Label Église verte - A Rocha
233 route de Coste basse
13200 ARLES

(2) par virement

A ROCHA CREDITCOOP AMIENS
42559 00063 41020044511 clé Rib 81
IBAN : FR 76 4255 9000 6341 0200 4451 181



 


Prier le Notre Père dans les célébrations oecuméniques

 

2 janvier 2018

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France

Communiqué

Après concertation entre ses différents membres [1], le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] recommande que lors des célébrations œcuméniques qui auront lieu à partir de l’Avent 2017, la sixième demande du Notre Père soit ainsi formulée : « et ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Le 1er octobre 2017

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER
coprésidents

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant la prière du Notre Père dans les célébrations oecuméniques









 



 


Rencontre européenne de Taizé à Bâle (28 décembre 2017 - 1er janvier 2018)

 

11 décembre 2017 2017

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France

Communiqué du CÉCEF
Rencontre européenne de Taizé à Bâle
(28 décembre 2017 - 1er janvier 2018)

La quarantième rencontre européenne sera la première organisée par la communauté de Taizé dans trois pays à la fois, la Suisse, l’Allemagne et la France, à Bâle ville marquée par le christianisme dans sa diversité depuis des siècles.

Ces rencontres sont l’occasion pour de jeunes chrétiens, de tous pays et de différentes confessions de vivre une nouvelle étape du « pèlerinage de confiance sur la terre » initié par frère Roger.

Le CÉCEF (Conseil d’Églises chrétiennes en France) qui réunit les responsables des différentes Églises en France, invite les jeunes à se rencontrer dans les villes ou les départements de départ pour entreprendre ensemble ce voyage et entrer pleinement dans ce pèlerinage.

cecef.fr




 


De nouveaux membres pour le Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

25 août 2017 2017

Portraits de Mgr Didier Berthet, Pasteure Emmanuelle Seyboldt et Mgr Jean de Charioupolis.

Mgr Didier Berthet — nouveau président du Conseil pour l’unité des chrétiens

Mgr Didier Berthet a été élu lors de l’assemblée des évêques catholiques à Lourdes (28-31 mars 2017) à la tête du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme auprès de la Conférence des évêques de France et à ce titre il intégrera le Conseil d’Églises chrétiennes en France lors de sa prochaine assemblée générale le 29 novembre 2017. Né en 1962, il a suivi sa formation à l’Institut d’études politiques de Paris, le Séminaire français et l’Université grégorienne de Rome. Ayant découvert sa vocation sacerdotale, grâce à une rencontre avec le pape Jean-Paul II en 1980, celui qui était baptisé dans l’Église réformée de France est ordonné prêtre en 1992 pour le diocèse de Nanterre. Vicaire à la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul de Rueil-Malmaison, dans un premier temps, il a poursuivi son ministère en tant que curé des paroisses Saint-Joseph de Buzenval et Saint-Saturnin, avant de devenir doyen d’Antony, chargé d’accompagnement des séminaristes, vicaire épiscopal du secteur sud de Nanterre et chancelier du même diocèse. En tant que supérieur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy les-Moulineaux (du 2007 au 2016), il a su développer des liens fraternels avec le Séminaire orthodoxe russe d’Épinay-sous-Sénart, en promouvant plusieurs manifestations communes, dont l’échange de séminaristes : tous les ans deux séminaristes d’une des communautés vivent une semaine dans l’autre, en partageant aussi bien les cours que les offices liturgiques.

Nommé le 15 juin et ordonné le 4 septembre 2016, le 17e évêque de Saint-Dié, s’est rendu à Riga du 28 décembre 2016 au 1er janvier 2017, notamment pour animer, dans le cadre de la 39e rencontre européenne de Taizé, un atelier sur la situation de l’œcuménisme aujourd’hui, entrera en fonction le 1er juillet 2017. Il succède à Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude, arrivé au terme de son second mandat non renouvelable, a été nommé membre de la Commission doctrinale. (d’après eglise.catholique.fr et seminaria.fr)

Photo : © Alexandre Marchi / Diocèse de Saint-Dié

Pasteure Emmanuelle Seyboldt — nouvelle présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France

Le Synode national de l’Église protestante unie de France [ÉPUdF] s’étant déroulé à Lille, du 24 au 28 mai 2017, a élu la pasteure Emmanuelle Seyboldt comme présidente de son Conseil national (composé de vingt membres, pasteurs et laïcs). Née en 1970 à Lunel (Hérault), elle grandit au sein de l’Église réformée de Saint Étienne au rythme du catéchisme, des groupes de jeunes, des chorales, sans oublier bien entendu les cultes, qu’elle accompagnait à l’orgue. En effet, son père, professeur de physiquechimie, a transmis la passion de la musique à ses quatre enfants : les trois frères et sœurs d’Emmanuelle deviendront musiciens professionnels.

Elle reçoit sa formation théologique à l’Institut protestant de théologie de 1989 à 1994, d’abord à Paris puis à Montpellier. Pasteure de l’Église réformée de France à partir de 1994 dans la vallée de l’Eyrieux en Ardèche, puis à Châtellerault, elle fut également aumônier du Centre hospitalier universitaire de Poitiers, chargée de mission du Service national de la catéchèse de l’Église réformée de France, rédactrice en chef d’Échanges, le journal régional des Églises réformées de la région Provence Alpes-Corse-Côte-d’Azur, vice-présidente du Conseil régional de la région Est-Montbéliard de l’Église protestante unie de France. Mère de quatre enfants, divorcée et remariée en 2006 à Andreas Seyboldt, pasteur d’origine allemande, et lui-même père de trois enfants, Emmanuelle Seyboldt est très marquée par la lecture de Paul Tillich, ainsi que par des théologiennes actuelles comme Lytta Basset et Marion Muller-Colard. Le 29 novembre 2017, elle fera sa rentrée au CÉCEF, prenant la place du pasteur Laurent Schlumberger, le président sortant. (d’après eglise-protestante-unie.fr)

La délégation protestante bénéficie désormais de l’expérience de Jean-Charles Tenreiro, coordinateur de la Communion protestante luthéro-réformée et pasteur de la paroisse de Levallois-Clichy (ÉPUdF). Il a intégré le CÉCEF lors de son assemblée plénière le 17 mai 2017 à la place du pasteur Joël Dautheville, devenu président du Défap — le Service protestant de mission de l’Union des Églises protestantes d’Alsace-Lorraine, de l’Union nationale des Églises évangéliques de France et de l’ÉPUdF.

Photo : © eglise-protestante-unie.fr

Mgr Jean de Charioupolis — nouvel archevêque des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale (exarchat du Patriciat oecuménique)

Né à Bordeaux en 1942, l’archevêque Jean, reçoit sa formation théologique à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris. Ce disciple du père Sophrony (Sakharov) est ordonné prêtre en 1974 par l’archevêque Georges (Tarassov). Responsable, pendant de longues années, de l’émission de télévision « Orthodoxie » sur France 2, il a été nommé recteur de la paroisse orthodoxe francophone Sainte-Catherine-Sainte-Trinité (auprès du Centre orthodoxe du Patriarcat oecuménique de Chambésy-Genève), qu’il a desservie pendant près de quarante ans. Élu évêque de Charioupolis, le 13 février 2015, par le saint synode du Patriarcat oecuménique sur la proposition du patriarche Bartholomée, il a été ordonné le 15 mars 2015. Désigné locum-tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale le 28 novembre 2015, il est élu le 28 mars 2016 à la tête du même Exarchat lors d’une assemblée générale extraordinaire, succédant ainsi à Mgr Job de Telmessos, nommé en novembre 2015 représentant permanent du Patriarcat oecuménique auprès du Conseil oecuménique des Églises 2. Le 29 novembre 2017, Mgr Jean participera pour la première fois à l’assemblée du CÉCEF. (d’après exarchat.eu)

Photo : © exarchat.eu



 


Prix 2018 du Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

12 juin 2017 2017

Le CÉCEF récompensera un nouveau lauréat en 2018.

Pour encourager la rédaction de travaux universitaires qui portent sur les questions œcuméniques et/ou qui favorisent le rapprochement des chrétiens, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a créé un Prix biennal pour un travail de recherche en théologie ou en sciences humaines et sociales (histoire, sociologie…) rédigé en langue française dans le cadre d’un 2e cycle d’études universitaires.

Trois lauréats ont reçu le prix entre 2012 et 2016 :

Christophe Delaigue, en 2012, pour son mémoire de master préparé à l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris, intitulé : « Le pape, évêque de Rome, successeur de Pierre, patriarche d’Occident ? ».

Jean Renel Amesfort, en 2014, pour son mémoire « Légitimité et fondements théologiques d’un ministère d’episcopè dans une ecclésiologie d’Églises de professants », préparé à la Faculté de théologie évangélique de Vaux sur Seine.

Olivier Nguyen, en 2016, pour son mémoire de master intitulé « Intégration du concept théologique de missio Dei dans l’implantation d’églises évangéliques au XXIe siècle. Quelques passerelles avec la missiologie catholique », soutenu en juin 2016 à l’Université catholique de Lyon.

Le Prix 2018 – d’un montant de 2000 euros – est ouvert aux étudiants, de moins de 40 ans, dont les travaux auront été soutenus entre le 1er septembre 2016 et le 30 juin 2018 dans une faculté européenne.

Ci-dessous le règlement, un formulaire d’inscription, le dépliant de présentation.

Prix 2018 - Règlement
Prix 2018 - Formulaire d’inscription
Prix 2018 - Dépriant de présentation









 


Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

10 avril 2017 2017

Message du CÉCEF suite aux attentats contre les chrétiens coptes d’Égypte.

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France


Dimanche des rameaux, le 9 avril 2017

Pour les chrétiens coptes d’Égypte, le dimanche des rameaux est le jour d’entrée dans ce qu’ils appellent “la semaine de la passion”. Ce dimanche 9 avril 2017 leurs communautés de Tanta et d’Alexandrie, ainsi que leur pape Tawadros II, ont été à nouveau les cibles d’attaques effroyables et préméditées de la part de Daech.

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France assure les coptes du soutien des chrétiens de France et de leur prière pour tout le peuple égyptien. Dés aujourd’hui nous entrons tous dans la semaine sainte et vivons en union avec tous nos frères chrétiens persécutés et martyrisés, la passion du Christ. Que la date de Pâques commune cette année à tous les chrétiens soit l’occasion partout d’annoncer ensemble la Bonne nouvelle de la résurrection du Christ, fondement de notre foi et de notre espérance, en solidarité avec nos frères coptes.

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER 
coprésidents

Ce message est téléchargeable en format PDF ici.
Une lettre au pape Tawadros II de la part des co-présidents du CÉCEF est téléchargeable ici.


Prière copte pour ceux qui sont en détresse

Oraison copte pour les malades, de l’office de l’encens du matin (extrait)
Dieu tout-puissant, Père de notre Seigneur,
Dieu et Sauveur Jésus-Christ,
nous invoquons et supplions ta bonté,
ô Ami du genre humain,
Espérance de ceux qui n’ont plus d’espérance,
Secours de ceux qui n’ont plus de secours,
Port de ceux qui sont dans la tempête.
Aie pitié Seigneur,
de toutes les âmes en détresse et captives ;
donne-leur de l’apaisement,
donne-leur de la fraîcheur, donne-leur de la grâce,
donne-leur du secours, donne-leur le salut,
pardonne-leur leurs péchés et leurs fautes.
Quant à nous Seigneur,
guéris aussi les maladies de notre âme,
et portes remède à celles de nos corps.
Ô Médecin véritable de nos corps et de nos âmes,
Gardien de toute chair,
conserve-nous dans ton salut.

(Martin de La Roncière, Trésors de la prière des chrétiens d’Orient et d’Occident : florilège de prières de différentes traditions chrétiennes, p. 131.)



 


Message de Pâques 2017

 

10 avril 2017 2017

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France à l’occasion de Pâques 2017.

MESSAGE DU CONSEIL D’ÉGLISES CHRÉTIENNES EN FRANCE

A L’OCCASION DE PAQUES 2017

« ..Si le Christ n’est pas ressuscité,

notre prédication est vide et vide aussi votre foi »

1 Co15,14


Le Christ nous prend avec Lui dans Sa mort et Sa résurrection et nous conduit à dépasser nos peurs, nos enfermements pour nous ouvrir à la Vie.

Comme en 2014, nous fêtons Pâques le même jour, le 16 avril 2017. Cela ne se reproduira pas avant le 20 avril 2025.

Nous apprenons à relire ensemble notre histoire et à passer du conflit à la communion particulièrement en cette année de commémoration de la Réforme. Pour répondre à l’appel du Christ et être crédible pour le monde, nous vous invitons à nous rassembler pour annoncer ensemble dans l’espérance la Bonne Nouvelle :

« Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! »

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER

coprésidents


 


Le Prix 2016 du CECEF est décerné à Olivier Nguyen

 

16 décembre 2016 2016

Allocution du père Olivier Nguyen lors de la cérémonie de remise du Prix 2016 du Conseil d’Églises chrétiennes en France

Olivier Nguyen [1], prêtre catholique du diocèse de Fréjus-Toulon, a reçu le Prix 2016 du CÉCEF [2] pour son mémoire de master intitulé Intégration du concept théologique de missio Dei dans l’implantation d’églises évangéliques au XXIe siècle. Quelques passerelles avec la missiologie catholique, soutenu en juin 2016 à l’Université catholique de Lyon. Le métropolite Emmanuel, président en exercice du CÉCEF et président de l’Assemblée des évêques orthodoxes en France, a remis le prix au lauréat le 6 décembre 2016, juste avant la célébration œcuménique à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme. Voici l’allocution du père Nguyen lors de la remise du prix.

Chers frères et sœurs dans le Christ, c’est une joie pour moi de vous parler du fruit de mes recherches théologiques sur le sujet de la missio Dei à l’occasion de l’anniversaire des 500 ans de la Réforme. La pratique missionnaire comme la réflexion théologique qui y est liée sont certainement des chemins privilégiés providentiels par lesquels Dieu veut opérer l’unité des différentes confessions chrétiennes. L’indifférence massive à la bonne nouvelle du Christ sauveur dans notre société française constitue pour nous tous un défi qui exige l’échange et l’intégration de nos dons respectifs reçus.

Ma recherche théologique pour mon mémoire de master 2 est née principalement de deux grands centres d’intérêts. Le premier fut la découverte au cours de ma première année de master du concept de missio Dei tel qu’il est exposé dans le document phare de Vatican II sur la mission, intitulé Ad Gentes. En cherchant la base théologique du concept de mission, les Pères du Concile ont remis en lumière le concept de missions trinitaires développé par Saint Augustin. Pour eux, la mission de l’Eglise et toute forme pratique de mission n’existent qu’en référence à l’unique mission du Christ envoyé par le Père pour le salut du monde. Alors que la nature de l’Eglise est présentée comme profondément missionnaire, chaque chrétien est invité par sa parole et ses actes à se greffer sur l’unique mission du Christ qui dispense particulièrement à travers son Eglise la grâce du salut. Mon deuxième centre d’intérêt fut lié au désir d’approfondir la compréhension théologique du phénomène missionnaire massif d’implantation d’églises, tels qu’on le voit se développer dans le milieu évangélique depuis une quarantaine d’années. Steven Beck, missiologue évangélique allemand, la définit ainsi pour une église particulière : « il s’agit de la mise en place intentionnelle d’une structure ecclésiale dynamique tournée vers l’extérieur qui vise la conversion de personnes à Jésus-Christ, leur intégration dans un processus de “discipulat” conduisant à la transformation de la ville, jusqu’à la nomination de responsables (anciens) et la multiplication-reproduction de l’église ». Comment rester indifférent devant un mouvement missionnaire qui a été l’instrument de la création de milliers de communautés chrétiennes et indirectement certainement, de millions de conversions ? Comment d’un point de vue catholique analyser ce phénomène missionnaire pour essayer peut-être d’en tirer quelques leçons pratiques pour la missiologie catholique ?

Mon sujet apparaissait tout naturellement : de quelle manière le concept de missio Dei, concept fondamental de la missiologie catholique était-il reçu ou intégré au cœur même de la théologie et de la pratique évangélique d’implantation d’églises. Ma recherche était d’autant plus motivée que je découvrais que ce même concept avait été posé à la conférence de Willingen de 1952, comme un concept central de la théologie missionnaire du mouvement œcuménique naissant.

Trois grandes parties structurent mon travail. Dans la première, je montre combien le concept de missio Dei est de plus en plus accueilli au cœur de la théologie évangélique de la mission. Depuis les discours de Billy Graham jusqu’au document de l’engagement du Cap de 2010, quel chemin parcouru ! Cette partie a le mérite de présenter les jalons historiques qui permettent de comprendre pourquoi, au début du mouvement œcuménique, ce concept a été difficilement accueilli dans le milieu évangélique tout en montrant les raisons de son intégration actuelle. Elle offre également une typologie sur la manière dont ce concept est accueilli au cœur de la vaste et très diversifiée communauté évangélique. La seconde partie, à dimension plus pratique, a tout d’abord essayé de comprendre d’une manière synthétique le phénomène d’implantation d’églises. Nous avons alors concentré notre recherche sur plusieurs mouvements missionnaires marquant la théologie de l’implantation notamment le Church growth movement et le Natural church developpement. Autant que possible nous avons essayé de mettre en lumière les grandes lignes théologiques de fond pouvant avoir un rapport avec le concept de missio Dei. Enfin, la dernière partie explore les grands champs de contact entre la missiologie catholique et la théologie évangélique de la mission. Pour une mise en évidence de leur stimulation mutuelle, je retiendrai plus particulièrement de cette partie deux choses. D’une part, le concept de missio Dei reçoit dans la théologie catholique une signification précise à l’intérieur d’une théologie de la création permettant de bien distinguer ce qui relève de l’œuvre de création, des missions trinitaires comprises comme des missions de restauration de la création. Les débats évangéliques sur le statut de la mission intégrale pourraient y recevoir un éclairage. D’un autre côté, la connaissance de la pratique missionnaire d’implantation d’églises pourrait être un bon stimulant pour les communautés catholiques afin qu’elles s’approprient en acte la vérité de la nature profondément missionnaire de l’Eglise.

Au-delà de ces résultats intermédiaires, le fruit le plus significatif de mon travail, dans le cadre de cette journée qui nous rassemble, est l’interprétation concrète que nous pouvons donner à la conclusion de mon mémoire. Si, en effet, le concept de missio Dei pénètre d’une manière effective non seulement la théologie évangélique de la mission mais aussi la pratique évangélique d’implantation d’églises, cela signifie qu’il peut constituer un fondement théologique pour une théologie missionnaire œcuménique embrassant l’ensemble des grandes dénominations chrétiennes. Au-delà de certaines divergences, ce concept y reçoit des valences communes, expressions d’un certain consensus autour de son interprétation : signification profondément théologique de l’acte missionnaire, prise en compte du fait social et culturel à l’intérieur de l’intentionnalité missionnaire, valorisation du lien Eglise-mission, urgence de la mission de l’Eglise. Espérons que se consolide entre les grandes confessions chrétiennes cette unité théologique autour du fondement de la mission et qu’elle se traduise toujours plus dans une unité de foi et de pratique missionnaire.

**

Permettez-moi dans un deuxième temps de vous parler des fruits de ce travail dans le cadre d’une application pratique au cœur de l’ecclésiologie catholique. Je vois dans la remise de ce prix une confirmation et un encouragement de notre Seigneur Jésus Christ pour une initiative missionnaire commencée.

En effet, depuis deux ans avec deux autres frères prêtres, nous réfléchissons sur la manière de penser la méthodologie de l’implantation d’églises au cœur des tissus diocésains et paroissiaux. Un projet s’intitulant Alliance Plantatio a été lancé qui consiste à développer des écoles catholiques missionnaires au service des paroisses. Nous cherchons à former des fondateurs d’écoles catholiques encore appelés « implanteurs » appelés à évangéliser et à accompagner pastoralement toutes les familles des enfants accueillis en vue de leur pleine intégration à la communauté paroissiale. Nous cherchons également à former des professeurs missionnaires qui rejoindront des équipes d’implantation. Ce projet réunit et met en œuvre les grandes dynamiques de l’implantation : établissement d’une vision pastorale commune travaillée en équipe, mise en place de ce que nous appelons l’écosystème pastoral disposant l’école à l’œuvre de l’Esprit, mise en place de la formation de disciples et du développement des leaders, recherche de la reproductibilité de l’école. Une première école catholique missionnaire a été ouverte à la Valette du Var.

La communauté formée par l’ensemble des enseignants éducateurs et des quelques familles chrétiennes motrices apparait comme une unité ecclésiale pouvant être pensée à la fois dans sa capacité de croissance, de reproductibilité mais aussi dans sa capacité d’intégration à un tissu paroissial. Elle se manifeste aussi comme un sujet formidable pour l’expression de la missio Dei puisqu’elle permet de prendre en compte le fait culturel et éducatif à l’intérieur d’une intentionnalité de croissance qui vise l’évangélisation des familles.

Je voudrais terminer ce mot par quelques remerciements. Tout d’abord à l’égard du jury qui a su apprécier mon travail et qui a pris le temps de me lire. A l’égard également de sœur Marie Hélène Robert, responsable de mes études à l’université catholique de Lyon qui a su m’encourager. Je terminerai en remerciant particulièrement les professeurs de la faculté évangélique de Vaux sur Seine qui m’ont ouvert leurs portes.

Que l’unique Mission du Christ qui rejaillit en projets apostoliques de toute sorte dans les différentes confessions chrétiennes continue son œuvre d’unité entre les chrétiens ! Je vous remercie pour votre écoute.

Photo : © I. K.
Le père Olivier Nguyen (à droite) avec le métropolite Emmanuel et l’ancien lauréat (Prix 2014) le pasteur Jean Renel Amesfort (à gauche).



[1Né en 1978, Olivier Nguyen a d’abord fait des études d’ingénieur. En 2014, il a publié un livre sur la théorie de Darwin et sa postérité (cf. Stabilité des espèces. L’enquête, Montrouge, éd. du Jubilé, 2014).

[2C’est pour la troisième fois que le Conseil d’Églises chrétiennes en France a remis un prix à un étudiant pour son mémoire de master. Christophe Delaigue a été le premier lauréat en 2012 et Jean Renel Amesfort le deuxième en 2014.

 


Offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2017

 

11 septembre 2017 2017

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant les offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2017

Au cours de son assemblée de printemps chaque année, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] – qui rassemble des responsables de toutes les familles ecclésiales – discute des destinataires possibles pour les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne (18-25 janvier). Les organisateurs de célébrations œcuméniques gardent toute liberté de faire un autre choix en fonction de besoins locaux dont ils auraient connaissance, ou d’envoyer les dons à un organisme qu’ils soutiennent régulièrement, tel que l’Association œcuménique pour la recherche biblique, l’Association pour l’unité des chrétiens…

Le texte ci-dessous pourra figurer sur les feuilles de chants ou être lu pendant les célébrations.



Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France


« L’Amour du Christ nous presse » (2 Co 5,14). Au temps de Paul, comme il y a 500 ans au temps de la Réformation, comme aujourd’hui, cet extrait de la Deuxième Épitre aux Corinthiens, choisi par le Conseil d’Églises en Allemagne pour la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2017, est une incitation à se laisser saisir par le Christ.

Au moment où nous nous souvenons de Martin Luther dont « la pensée […], sa spiritualité toute entière était complètement centrée sur le Christ » (Benoit XVI à Erfurt), nous essayons de reconnaitre aussi le contre témoignage que produisent nos divisions et d’œuvrer ensemble à l’annonce de la Bonne nouvelle.

C’est au service de nos frères les plus souffrants que nous devons agir ensemble et encourager ceux qui le font déjà. Ainsi, dans le Proche-Orient déchiré par la guerre, le Conseil des Églises du Moyen-Orient [The Middle East Council of Churches : MECC] réunit la plupart des confessions chrétiennes de la région et soutient les chrétiens et d’autres exilés dans leurs propres terres, dans les drames qu’ils traversent.

Le CÉCEF recommande que les offrandes des célébrations œcuméniques encouragent le Conseil des Églises au Moyen Orient et ses actions en partenariat avec l’Alliance ACT [1] en faveur des victimes des guerres et persécutions. Avec les offrandes des célébrations œcuméniques en France, le MECC propose d’identifier et d’aider en particulier les familles les plus démunies déplacées par la guerre, au Liban, en Jordanie et en Syrie.

Les responsables d’Églises chrétiennes en France vous invitent à prier pour la paix au Proche Orient, pour l’unité des Églises encore présentes sur cette terre où est né le christianisme et où il tend à disparaitre, et pour tous les hommes de bonne volonté qui ont à cœur de continuer à y vivre ensemble en rebâtissant la paix.

En définitive, nous sommes appelés à manifester notre solidarité envers les martyrs et les témoins du Christ du XXIe siècle, qui continuent d’espérer contre toute espérance. Leurs vies proclament la Bonne Nouvelle du Christ qui a englouti la mort. Nous sommes également appelés à être à notre tour des témoins centrés sur le Christ, ses ouvriers de paix et de justice, dans les villes, villages et cités de notre pays.

Pour envoyer vos offrandes :

(1) par virement

MECC Account N° : 003-074473
Bank Name : Hong Kong Shanghai Banking Corporation – HSBC
IBAN : LB31 0007 0000 0000 0030 7447 3103
SWIFT Address : BBMELBBX

(2) par chèque

Les chèques libellés à l’ordre de « Unité chrétienne » (en précisant dans votre courrier : « pour le Conseil des Églises du Moyen-Orient ») sont à adresser à :

Centre Unité Chrétienne
7 place Saint Irénée
69005 Lyon



[1L’Alliance ACT est un réseau de 140 Églises et organisations affiliées travaillant ensemble dans 100 pays.

 


Message du CÉCEF pour l’Avent 2016

 

26 novembre 2016 2016

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière » Esaïe 9,1

MESSAGE DU CONSEIL D’ÉGLISES CHRÉTIENNES EN FRANCE

AVENT 2016

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière »
Esaïe 9,1

Depuis quelques temps notre pays traverse des épreuves et subit des violences. Elles suscitent angoisses et doutes, mais aussi beaucoup de preuves de solidarité et d’espoir.

En 2017, catholiques et protestants commémoreront ensemble les cinq cents ans de la Réforme et les orthodoxes s’y associeront aussi activement.

Aujourd’hui, les chrétiens ont dépassé les conflits du temps des guerres de religion. Ils avancent de plus en plus sur le chemin de la communion. En faisant mémoire ensemble de ce passé difficile, ils entrent dans l’avenir que Dieu ouvre devant eux.

Avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté nous voulons partager cette Bonne Nouvelle : Dieu se fait proche ! En son Fils Jésus, il rejoint chaque être humain. Le temps de l’Avent invite à préparer et accueillir cette venue comme signe d’un monde nouveau et déjà là.

Ainsi avec les anges de Noël nous pourrons chanter ensemble :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien- aimés »
Luc 2,14

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER

coprésidents


 


Lettre du CÉCEF à l’UNESCO

 

2 décembre 2016 2016

Le 18 mai 2016 le CÉCEF a adressée une lettre à la directrice générale de l’UNESCO pour lui faire part de ses interrogations sur les noms des lieux mentionnés dans les résolutions qu’a adoptées le Conseil exécutif de l’UNESCO.

Paris, le 18 mai 2016

Madame la Directrice Générale,

Le Conseil d’Églises Chrétiennes en France (CÉCEF), à l’occasion de son assemblée du mercredi 11 mai 2016 à Paris, a pris connaissance des résolutions de la 199e session du conseil exécutif de l’UNESCO le 11 avril 2016 sur le point 19 EX/PX/DR.19.1 Rev. « Palestine occupée ».

Le CÉCEF souhaite vous faire part des interrogations suscitées par la lecture des résolutions adoptées. Il s’interroge sur le contenu et le ton de celles-ci mais aussi le déséquilibre flagrant dans la mention des noms des lieux.

Conscients de la vocation fondatrice de l’UNESCO « de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations » (article 1), les chrétiens sont soucieux de promouvoir la réconciliation et le dialogue. À cet effet, ils rappellent la nécessité de prendre en compte l’épaisseur historique des sites religieux sacrés de Jérusalem.

Le CÉCEF soutient la vocation de l’UNESCO, affirmée notamment dans le préambule de son acte constitutif. Ses co-présidents espèrent la prise en compte de ce courrier dans la rédaction de votre rapport d’étape (cf. §40 du document nommé ci-dessus) et, éventuellement, se tiennent à votre disposition.

En vous souhaitant une bonne réception, nous vous assurons, Madame la Directrice, ainsi que tous les personnels de l’UNESCO, de notre prière dans l’accomplissement de votre mission.

Métropolite EMMANUEL - Pasteur François CLAVAIROLY - Mgr Georges PONTIER
Co présidents



 


Prix 2016 du Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

12 décembre 2016 2016

Le CÉCEF récompensera un nouveau lauréat en 2016.

Pour encourager la rédaction de travaux universitaires qui portent sur les questions œcuméniques et/ou qui favorisent le rapprochement des chrétiens, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a créé un Prix biennal pour un travail de recherche en théologie ou en sciences humaines et sociales (histoire, sociologie…) rédigé en langue française dans le cadre d’un 2e cycle d’études universitaires.

Christophe Delaigue a été le premier lauréat en 2012 pour son mémoire de master préparé à l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris, intitulé : « Le pape, évêque de Rome, successeur de Pierre, patriarche d’Occident ? ». C’était à Jean Renel Amesfort que le prix 2014 a été discerné pour son mémoire « Légitimité et fondements théologiques d’un ministère d’episcopè dans une ecclésiologie d’Églises de professants », préparé à la Faculté de théologie évangélique de Vaux sur Seine.

Le Prix 2016 – d’un montant de 2000 euros – est ouvert aux étudiants, de moins de 40 ans, dont les travaux auront été soutenus entre le 1er septembre 2014 et le 30 juin 2016 dans une faculté européenne.

Ci-dessous le règlement, un formulaire d’inscription, le dépliant de présentation.

Prix 2016 - Règlement
Prix 2016 - Formulaire d’inscription
Prix 2016 - Dépliant de présentation









 


Trois co-secrétaires du CÉCEF à l’émission "Orthodoxie" de France Culture

 

29 février 2016 2016

Interview des trois co-secrétaires du Conseil d’Églises chrétiennes en France

Le dimanche 24 janvier 2016, les trois co-scrétaires du Conseil d’Églises chrétiennes en France - Emmanuel Gougaud (catholique), Ivan Karageorgiev (orthodoxe) et Jane Stranz (protestante) - ont été invités de l’émission Orthodoxie de France Culture.

Ils ont été interviewés par Alexis Chryssostalis, animateur de cette émission, sur le Conseil d’Églises chrétiennes en France, la revue Unité des Chrétiens, ainsi que leur parcours et leurs expériences personnels en œcuménisme.



 


Offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2016

 

15 janvier 2016 2016

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant les offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2016

Au cours de son assemblée de printemps chaque année, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] – qui rassemble des responsables de toutes les familles ecclésiales – discute des destinataires possibles pour les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne (18-25 janvier). Les organisateurs de célébrations œcuméniques gardent toute liberté de faire un autre choix en fonction de besoins locaux dont ils auraient connaissance, ou d’envoyer les dons à un organisme qu’ils soutiennent régulièrement, tel que l’Association œcuménique pour la recherche biblique, l’Association pour l’unité des chrétiens…

Le texte ci-dessous pourra figurer sur les feuilles de chants ou être lu pendant les célébrations.



Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France


« Appelés à proclamer les hauts faits du Seigneur », les chrétiens cherchent à être disciples du Dieu de la Bible, qui a vu la misère de son peuple et l’a libéré de l’esclavage.

Or, aujourd’hui encore, des milliers d’êtres humains quittent leur pays, où ils sont victimes de la misère et de l’esclavage. Ils entreprennent de longs périples – dangereux et parfois mortels – jusqu’aux portes de l’Europe. Parmi eux, on compte notamment des chrétiens qui ont fui la persécution dans leur région d’origine. Dans la petite île italienne de Lampedusa en particulier, des centaines de migrants exténués arrivent continuellement, sur des embarcations de fortune.

À l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2016, les responsables d’Églises chrétiennes en France invitent tout particulièrement à la prière pour tous les migrants, à Lampedusa et à Calais, pour les associations et les bénévoles qui œuvrent à leur accueil et à leur insertion, pour les responsables politiques.

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France recommande que les offrandes recueillies au cours des célébrations œcuméniques contribuent financièrement aux premiers secours apportés aux migrants à Lampedusa.

D’avance merci de votre générosité.


Paris, le 6 mai 2015



Urgence Méditerranée : les migrants à Lampedusa ont besoin de votre soutien

La mer Méditerranée est devenue le tombeau de plusieurs milliers de migrants venus d’Afrique et du Proche-Orient. Aux drames hautement médiatisés, comme celui du 12 février 2015 qui a causé le décès de 300 personnes, s’ajoutent les naufrages quasi quotidiens. Les victimes sont des jeunes hommes, des femmes parfois enceintes, et de jeunes enfants.

Face à cette insupportable tragédie, le Corps italien de secours de l’Ordre de Malte [CISOM] assure le sauvetage en mer. Ses médecins, secouristes et infirmiers, tous bénévoles, interviennent 365 jours par an, quelles que soient les conditions météorologiques.

Le CISOM effectue une mission complète de secours en mer : il s’assure de la sécurité immédiate des migrants, administre les premiers soins, organise le transport des blessés les plus graves vers les hôpitaux les plus proches. Il propose aussi un soutien psychologique aux migrants naufragés et aux sauveteurs.

Face à l’ampleur de la catastrophe, le CISOM a besoin de vos dons pour continuer à sauver ces personnes en détresse.

Pour soutenir cette action, envoyer un chèque à l’ordre de « Ordre de Malte France » à :

Ordre de Malte France
« Urgence Méditerranée »
42 rue des Volontaires
75015 PARIS



 


Célébration œcuménique à l’occasion de la COP 21

 

1er juillet 2016 2016

Une célébration œcuménique a réuni le 3 décembre 2015 à la cathédrale Notre-Dame de Paris de nombreux pèlerins climatiques et des dizaines de responsables d’Églises.

Sous la houlette du Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF], une célébration œcuménique à l’occasion de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) a réuni le 3 décembre 2015 à la cathédrale Notre-Dame de Paris de nombreux pèlerins climatiques et des dizaines de responsables d’Églises, dont le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises Olav Fykse Tveit. En introduisant la prière, qui a commencé par un geste de paix, le cardinal André Vingt-Trois a insisté sur le lien entre la foi chrétienne et « notre part de responsabilité à l’égard de la vie de la maison commune ».

L’évangile proclamé en anglais par l’archevêque luthérienne de Suède Antje Jackelén a été suivi par une prédication du patriarche œcuménique Bartholomée, qui, n’ayant pas pu se rendre personnellement en « raison de la situation internationale compliquée », a été représenté par le métropolite Emmanuel, coprésident orthodoxe du CÉCEF. Rappelant que la protection de l’environnement « doit être un objectif œcuménique commun », il a introduit la notion de « spiritualité écologique » en l’ancrant à la « spiritualité de conversion », puisque « la manière dont nous traitons la nature […] est directement liée au traitement de notre prochain ». Ainsi, la « metanoia » ou le « retournement tout entier de l’être » doit être « le point de départ d’un changement extérieur », dont aussi bien l’homme que l’environnement ont besoin. En somme, il s’agirait de « sortir de l’égoïsme dans lequel l’inertie de nos habitudes nous a fait tomber » et de découvrir « la sobre liberté que nous apporte la conversion du cœur, la pratique du jeûne et de la prière ».

Le message du CÉCEF à l’occasion de la COP 21, rendu public le 29 septembre 2015, a été lu lors de la célébration, qui comprenait également une procession de porteurs d’objets, rappelant « la diversité des richesses naturelles » ainsi qu’elles « ne sont pas inépuisables ». Fibre de coton, lin, pièce d’orfèvrerie, poterie, flacon d’huile d’olive… et l’« oekoumene », « la terre entière habitée », symbolisée par un globe terrestre, ont été présentés au Créateur, afin qu’Il préserve la nature et les hommes, les invitant à en prendre soin.

Photo : © I.K.
Les trois coprésidents du CÉCEF - le métropolite Emmanuel, le pasteur François Clavairoly et Mgr Georges Pontier autour du cardinal André Vingt-Trois et le pasteur Olav Fykse Tveit lors de la célébration.








 


Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

11 décembre 2015 2015

Message adressé aux frères et sœurs chrétiens, à toutes les personnes de bonne volonté et aux dirigeants réunis à la COP21.

English version below

MESSAGE DU CONSEIL D’ÉGLISES CHRÉTIENNES EN FRANCE
(CÉCEF)
À L’OCCASION DE LA COP 21

Les Églises chrétiennes de France, interpellées par les changements climatiques et leurs conséquences sur l’humanité et son environnement, adressent ce message à leurs frères et sœurs chrétiens, à toutes les personnes de bonne volonté et aux dirigeants réunis à la COP21.

Nous croyons que l’homme et la terre qu’il habite sont le fruit du projet créateur de Dieu. Nous constatons les graves dangers que court le monde du fait des changements climatiques causés par un mauvais usage que font les êtres humains des ressources mises à leur disposition. Nous ressentons une impérieuse obligation de nous attaquer aux causes de cette dégradation. Nous sommes témoins des souffrances incommensurables qu’elle provoque. Nous sommes particulièrement attentifs aux plus faibles et aux plus pauvres d’entre nous.

Conscients de l’impact du mode de vie des pays les plus développés, nous avons à remettre en question notre logique de consommation et à nous convertir dans notre attitude et dans nos actes, en adoptant des pratiques de sobriété et de simplicité, non sur le mode du renoncement héroïque mais sur le mode du partage joyeux [1].

Nous appelons les décideurs politiques et économiques, en particulier ceux réunis à la COP21 à prendre les décisions nécessaires pour limiter le réchauffement à 2°C afin que les plus vulnérables de nos frères et sœurs et les générations à venir n’en soient pas davantage victimes.

Notre espérance de chrétiens vient de ce que nous croyons que notre monde n’a pas vocation à disparaître mais à être transformé [2] et que les êtres humains capables de se détruire peuvent aussi s’unir et opter pour le bien [3].

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER
co-présidents

Paris, 29 septembre 2015


* * *



MESSAGE FROM THE COUNCIL OF CHRISTIAN CHURCHES OF FRANCE
(CÉCEF)
FOR THE COP 21

The Council of Christian Churches of France (CÉCEF), alarmed by climate change and its impact on humanity and the environment, addresses this message to their Christian brothers and sisters, to all people of good will and to the leaders gathered at the COP21.

We believe that humanity and the earth it inhabits are the result of God’s creative plan. We are aware of the grave threats facing the world due to climate change caused by the misuse by human beings of the resources with which they have been provided. We feel compelled to tackle the causes of such destruction. We see the immeasurable suffering it causes. We are particularly concerned for the weakest and poorest among us.

Aware of the impact of the lifestyle of the most developed countries, we need to call into question the logic of our consumption and to allow our attitudes and actions to experience conversion, practising restraint and simplicity, not as a form of heroic renunciation but as a form of joyful sharing [4].

We call on political and economic decision makers, especially those gathered at the COP21, to take the decisions necessary to limit warming to 2°C so that the most vulnerable of our brothers and sisters and future generations do not suffer more.

Our hope as Christians rests in our belief that that our world is not destined to disappear but to be transformed [5], and that human beings capable of self-destruction are also able to unite and to choose that which is good [6].

Pastor François CLAVAIROLY
Metropolitan EMMANUEL
Archbishop Georges PONTIER
Co-Presidents of the Council of Christian Churches of France

Paris, 29 Septembre 2015
Time for creation



[1Fédération protestante de France, Les changements climatiques, Olivetan, 2014, p 22.

[2Apocalypse 21,1.

[3Pape François, Laudato Si’, Encyclique. §205.

[4Fédération protestante de France, Les Changements Climatiques Olivétan 2014, p.22

[5Revelation 21.1

[6Pope Francis, Laudato Si’, encyclical §205

 


Célébration œcuménique pendant la COP 21

 

3 décembre 2015 2015

Les responsables du Conseil d’Églises chrétiennes en France souhaitent que les chrétiens participent par la prière à la COP 21.

English version below

La conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) se réunira à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Les responsables du Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] souhaitent que les chrétiens participent par la prière à cet événement : pour soutenir les délégués des États dans leur recherche d’un juste consensus et pour entrer dans un mouvement de réflexion et de conversion sur nos attitudes face aux changements climatiques.

À Paris, avec les chrétiens venus du monde entier, une célébration œcuménique se déroulera à la cathédrale Notre-Dame le 3 décembre à 19h30, en présence des coprésidents du CÉCEF, du patriarche Bartholomée et des autres responsables d’Églises.

Pour des raisons d’organisation et de sécurité, il est conseillé aux participants de remplir le formulaire d’inscription ci-dessous et de l’envoyer par courriel à

COP21.cecef chez gmail.com

Merci de faire connaissance des consignes aux inscrits à cette célébration ci-dessous.

D’autres temps de prière œcuménique auront lieu à Paris pendant la COP 21, dont un animé par la communauté de Taizé le samedi 5 décembre à 20h30, à l’église Saint Ignace et deux autres à la Maison d’Unité les mardi 1er et le 8 décembre à 20h30. Une affiche de l’invitation à ces temps de prière oecuménique est téléchargeable ci-dessous.

Il est également souhaité qu’en d’autres villes de France des célébrations de prière se tiennent à cette période. Pour aider les groupes locaux à construire leur propre célébration oecuménique, la trame de la célébration à Notre Dame de Paris est à disponible ci-dessous.


* * *



To mark the UN Climate Conference in Paris 2015, an ecumenical service for the protection of creation is being organized by the Council of Christian Churches in France, at Notre Dame, Paris, on 3 December 2015 at 19:30.

Christians belonging to different confessions from Paris and the surrounding region of the Île de France, climate pilgrims and leaders of Christian churches and agencies are invited to this event. All are welcome and this invitation and the registration form can be transmitted to others in your networks.

For organizational and security reasons, we ask you to be kind enough to register using the attached form and sending it to the following email address :

COP21.cecef chez gmail.com

Please read below instructions for those who are registered for this service.

You will receive more information by email in November about the service.

The Council of Christian Churches in France is encouraging Christians to support the conference through common prayer. The outline of the service in Notre Dame will be available below in October in French and English to help local groups prepare their own ecumenical services.



 


Le Conseil national des évangéliques de France rejoint le CÉCEF

 

13 août 2015 2015

Le 6 mai 2015, cette adhésion est devenue officielle par la signature d’une convention entre le CNÉF et le CÉCEF.

Le Conseil national des évangéliques de France a été officiellement créé en juin 2010. Il regroupe aujourd’hui environ 70 % des Églises locales évangéliques.

Lorsque le Conseil d’Églises chrétiennes en France a fêté ses 25 ans en décembre 2012, ses responsables ont souhaité « élargir encore le cercle autour de la table », en invitant le CNÉF à participer à leurs rencontres, avec la conviction que le dialogue et les échanges « seraient plus riches et plus complets avec la présence du CNÉF ».

Après plusieurs rencontres qui ont permis une meilleure connaissance mutuelle, le CNÉF a répondu favorablement à cette invitation et il a été décidé d’un commun accord que le CNÉF serait membre observateur du CÉCEF. Jusqu’en 2012 l’Église anglicane en France avait ce statut d’observateur au CÉCEF, avant de devenir membre à part entière.

Le 6 mai 2015, cette adhésion est devenue officielle par la signature d’une convention entre le CNÉF et le CÉCEF, « pour une durée de deux ans, renouvelable d’un commun accord ».


Photo : © I.K.
La convention est signée par le pasteur Étienne Lhermenault, président du CNÉF, en présence du pasteur Christian Blanc, vice-président (Assemblées de Dieu) et par Mgr Georges Pontier (Conférence épiscopale catholique), président en exercice du CÉCEF, sous le regard des deux coprésidents, le pasteur François Clavairoly (Fédération protestante de France) et du métropolite Emmanuel (Assemblée des évêques orthodoxes de France).



 


Message de Pâques 2015

 

7 avril 2015 2015

Message de Pâques préparé par deux associations de scouts et relayé par le Conseil d’Églises chrétiennes en France

English version below

Paris, le 2 avril 2015


À l’occasion de la fête de Pâques et à l’approche de la Conférence de l’ONU Paris Climat en décembre prochain, deux associations de scouts – les Éclaireurs et Éclaireuses Unionistes de France et les Scouts et Guides de France – ont préparé un message commun : elles y rappellent la responsabilité de chacun en ce qui concerne les changements climatiques et expriment leur engagement à éduquer les jeunes au respect de leur environnement.

Les responsables du Conseil d’Églises chrétiennes en France sont heureux de relayer ce message œcuménique en s’associant à cette invitation à la vigilance et à la sobriété. Ils souhaitent à toutes les communautés chrétiennes en France une très belle fête de Pâques. Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !


Message de Pâques

La fête de Pâques est un temps central dans la vie des chrétiens. Les différents événements que nous célébrons interrogent notre foi, notre engagement, notre sens des responsabilités et notre détermination à agir au service de Dieu et des autres.

Cette année, la France accueillera en décembre 2015 la 21ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique, et c’est à la lumière de cet événement que nous voulons relire cette année le récit de la Passion et de Pâques.

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23.34). Le message de Jésus au moment de sa crucifixion ne peut manquer de nous frapper, car nous savons ce que nous faisons. Les preuves scientifiques s’accumulent et la réalité du réchauffement climatique, tout comme son origine essentiellement humaine, ne peut plus être sérieusement contestée. Pour autant, ce constat ne répond pas à la question du rôle que nous avons à jouer en tant que chrétiens. Les responsables des Églises nous ont invités avant Noël à nous interroger : avons-nous pris toute la mesure de la confession d’un Dieu créateur qui, par l’incarnation de son Fils, a choisi de partager la condition de créature ?

Œuvre de Dieu, cette Création nous a été confiée. Elle nous a été offerte avec une double injonction : « dominer et soumettre » (Genèse 1.28) mais aussi « cultiver et garder  » (Genèse 2.15). Il n’y a là nulle contradiction. Si nous avons un pouvoir légitime sur le monde, nous avons également un devoir envers lui, c’est l’essence même de toute responsabilité. Le récit du lavement des pieds nous rappelle que le maître doit d’abord être au service (Jean 13.4-11). La conférence des Nations Unies sur le changement climatique rassemblera des délégations de près de 200 pays. Quelle sera notre implication, notre responsabilité face à des enjeux mondiaux et à une négociation internationale ?

Là encore, le récit de Pâques et de la Passion peut nous aider à répondre. Jésus dit à ses disciples : « Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais son corps est faible » (Matthieu 26.41). Rester éveillés, c’est déjà se renseigner, chercher à comprendre ce que sont les changements climatiques et leurs causes. C’est aussi rester vigilants, interpeller nos responsables politiques à tous les échelons en leur posant cette simple question : et vous, qu’est-ce que vous faites pour le climat ? Et bien sûr prier pour que nos dirigeants parviennent à trouver ensemble des solutions pour la planète.

Pour autant, la deuxième partie de cette interpellation ne doit pas être oubliée. Chacun, à titre individuel, est plein de bonne volonté pour le climat. Nul ne souhaite la fonte des glaciers et la multiplication des catastrophes naturelles qui obligera des millions de personnes à abandonner leur terre. Mais que suis-je prêt à faire individuellement pour éviter cela ou, à tout le moins, pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux conséquences d’une pollution dont nos pays développés restent historiquement les principaux responsables ? A quoi suis-je prêt à renoncer ? Ne dois-je pas dès à présent apprendre ou réapprendre à vivre dans la simplicité et la modestie ?

Le message de Pâques appelle à la confiance. La vie a vaincu la mort. C’est le défaitisme qui est vaincu. C’est la promesse d’une vie nouvelle. C’est le refus de baisser les bras face à l’ampleur apparente de la tâche.

En tant que mouvements d’éducation populaire, nous travaillons activement à éduquer les jeunes à la contemplation et au respect de la Création. Mais nous les invitons aussi à rechercher l’essentiel et à savoir, parfois, renoncer au superflu… Une façon de vivre « plus sobre et plus solidaire » pour reprendre à nouveau les termes des responsables des Églises dans leur message de Noël. Le scoutisme démontre depuis plus de cent ans qu’une vie de simplicité, de collaboration, une vie en harmonie avec notre environnement est une vie qui comble de joie, en plus d’être un mode de vie qui préserve le climat.

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

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Paris, 2 April 2015


As we celebrate Easter and look towards the UN conference on climate in December, the Roman Catholic and Protestant scouting movements in France have prepared a joint Easter message : they underline that each of us has our own responsibility for the issue of climate change, and they commit themselves to educating young people to respect the environment.

The leaders of the Council of Christian Churches in France are pleased to be able to share this ecumenical message and to join in this call to remain vigilant and to exercise restraint. We wish a very happy Easter to all Christian communities in France and we extend these paschal greetings to Christians around the world working towards the Paris climate conference. Christ is risen ! He is risen indeed !

Easter Message

The celebration of Easter is at the very centre of the lives of Christians. The events that we commemorate at this time challenge our faith, our commitment, our sense of responsibility and our determination to act in service to God and to others.

This year, in December 2015, France will host the 21st United Nations conference on climate change. In the light of this event, we want to read again the accounts of the Passion and of Easter.
“Father, forgive them, for they know not what they do. “ (Luke 23.34). We cannot fail to be challenged by the words of Jesus at the moment of his crucifixion, for we know what we do. Scientific evidence is mounting up. The reality of climate change and human activity as its principal cause can no longer seriously be contested. As Christians, however, our role is to do more than simply state such facts. Before Christmas, our church leaders invited us to consider whether we had fully understood what it means to confess a creator God who through the incarnation of his Son, chose to share the condition of those whom God created.

Creation is God’s handiwork and we have been entrusted with it. It was given to us with a dual mandate : “to subdue and to have dominion” over the earth (Genesis 1.28) but also “to tend and watch over it” (Genesis 2.15). There is no contradiction here. If we legitimately have power over the world we also have a duty towards it. This is the very meaning of responsibility. The narrative of the washing of feet reminds us that the master has first of all to serve (John 13.4-11) The United Nations conference on climate change will bring together delegations from nearly 200 countries. What will be our involvement, our responsibility in the face of these global challenges and international negotiations ?

Once again the account of Easter and the Passion can help us to respond. Jesus said to his disciples : “Stay awake and pray that you may not come into the time of trial ; the spirit indeed is willing, but the flesh is weak” (Matthew 26.41). Staying awake means seeking information, trying to understand climate change and its causes. It is also about remaining vigilant, and asking a simple question of political leaders at all levels, “And you, what are you doing for the climate ?”, while also praying that our leaders will together find solutions for the planet.

However, we should not forget the second part of the mandate. Each of us, at an individual level, is full of good intentions about the climate. No one wants glaciers to melt or for millions of people to have to flee their land because of a proliferation of natural disasters. But each of us needs to ask what we are willing to do as an individual to prevent such things, or, at the very least, to help the poorest countries deal with the consequences of the pollution for which our developed countries remain principally responsible historically ? What am I willing to give up ? Do I not need, from this point forward, to learn or to learn anew how to live in simplicity and moderation ?

The Easter message is a call to have confidence. It is the triumph of life over death, and the defeat of defeatism. It is the promise of new life. It is the refusal to give up even when faced with the immensity of the task at hand.

As educational movements open to all, we are working actively to help young people consider and respect creation. But we are also asking them to focus on the things that are essential, and to be able to renounce excess … to seek a way of life “more restrained and in solidarity with others”, to recall again the words of the church leaders in their Christmas message. For more than a century, scouting has shown that a life of simplicity, of collaboration, a life in harmony with our environment is a way of living that is joyful, as well as a way of life that preserves the climate.

Christ is risen ! He is risen indeed !



 


Prier le Notre Père dans les célébrations œcuméniques

 

12 mai 2016 2016

Décision du bureau du Conseil d’Églises chrétiennes en France

1. En 1966, la Conférence épiscopale catholique, les quatre Églises luthériennes et réformées en France et les évêques de trois juridictions de l’Église orthodoxe en France ont décidé d’adopter une traduction commune de la prière du Notre Père récitée par leurs fidèles. Cette version dite « œcuménique » a ensuite été reçue plus largement par les différentes familles ecclésiales francophones. À ce jour c’est celle qui est utilisée au cours des célébrations œcuméniques et, le plus souvent, celle qui est récitée au cours des offices dans les Églises qui ont cette pratique.

2. Dans l’Église catholique, la traduction des livres liturgiques est en cours de révision. En lien avec la Congrégation pour le culte divin à Rome, les Conférences épiscopales des pays francophones (Afrique du Nord, Belgique, Canada, France, Luxembourg et Suisse) travaillent ensemble aux traductions en langue française. Lors de leur assemblée du printemps 2009 les évêques catholiques français ont souhaité, qu’ « après concertation avec les autres Églises ou communautés ecclésiales » la formule « et ne nous laisse pas entrer en tentation » soit adoptée pour le texte du Notre Père de la messe.

3. En septembre 2009, l’Église catholique a informé ses partenaires au sein du Conseil d’Églises chrétiennes en France de ce projet de modifier la traduction de la sixième demande de la prière du Notre Père (à partir de l’Avent 2016) et a sollicité leur avis.

4. À l’assemblée du 25 novembre 2010, la délégation orthodoxe au CÉCEF a rappelé que les communautés qui récitent le Notre Père en français ne le font pas toujours avec la version dite « œcuménique », que les orthodoxes utilisent toutefois cette traduction lors des célébrations œcuméniques, et que la formulation en projet d’adoption par l’Église catholique ne leur fait pas problème.

La délégation de la Fédération protestante de France au CÉCEF a déclaré approuver les conclusions d’une note préparée, à la demande de son conseil : « Nous ne voyons donc pas d’inconvénient si l’on accepte la proposition soumise ». Il a ensuite été rappelé que la FPF n’a pas de mandat de la part de ses Églises membres pour décider de la traduction du Notre Père qui doit être utilisée dans leurs liturgies propres.

5. Le 22 novembre 2013, au moment de la publication de La Bible. Traduction liturgique, étape préalable à la parution de nouveaux lectionnaires dans l’Église catholique, incluant déjà la nouvelle formulation, le CÉCEF a estimé nécessaire de préciser que « la version du Notre Père récitée par les fidèles doit être distinguée du texte biblique qui est lu lorsque l’évangile de Matthieu (chapitre 6, versets 9-13) constitue une des lectures d’une célébration ». Il a également déclaré que « les échanges œcuméniques sur la traduction commune du Notre Père doivent se poursuivre ».

6. Lors de son synode d’Avignon (mai 2014), l’Église protestante unie de France a décidé d’entamer une réflexion sur la traduction du Notre Père.

7. Si le CÉCEF n’a pas de mandat pour décider de la traduction à adopter dans chacune des familles ecclésiales membres, il lui revient en revanche de préciser quelle traduction du Notre Père doit être utilisée lors des célébrations œcuméniques si plusieurs sont en usage dans les Églises françaises. Ce sera vraisemblablement le cas à partir de l’Avent 2016.

8. Lors de la réunion de son bureau le 11 février 2015, le CÉCEF a estimé qu’il convenait, au cours des célébrations œcuméniques, de garder, y compris après l’Avent 2016, la version dite œcuménique du Notre Père avec la formulation « et ne nous soumets pas à la tentation », en recommandant que celle-ci soit imprimée sur les feuilles de chants. Il se réserve la possibilité de faire ultérieurement une autre recommandation après avoir observé l’évolution des pratiques dans les communautés ecclésiales françaises.

Paris, le 11 février 2015

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER
coprésidents



 


Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France après l’assassinat de vingt-et-un coptes en Libye

 

31 mars 2015 2015

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] partage la douleur de la communauté copte d’Égypte après l’assassinat de vingt-et-un de ses membres en Libye.

Paris, le 20 février 2015

« Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,10)

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] partage la douleur de la communauté copte d’Égypte après l’assassinat de vingt-et-un de ses membres le 13 février 2015, par des djihadistes se revendiquant du groupe terroriste Daech, présents en Libye.

Le CÉCEF condamne avec force ces meurtres abjects et invite tous les chrétiens à prier pour la sécurité des chrétiens du Moyen-Orient et pour la paix dans cette région.

La multiplication d’actes d’une extrême violence à dimension religieuse ne doit pas ébranler la concorde que nous tenons à construire, en France comme à l’étranger. À l’heure où nous débutons notre chemin vers Pâques, unissons nos prières pour que prévale l’esprit des Béatitudes.

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER

coprésidents



 


Le Prix 2014 du CECEF est remis à Jean Renel Amesfort

 

21 janvier 2015 2015

19 novembre 2014 / Lyon : pour la deuxième fois, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a décerné un Prix à un étudiant pour son mémoire de master.

Pour la deuxième fois, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] a décerné un Prix du CÉCEF à un étudiant pour son mémoire de master. Ce Prix a été créé pour encourager la rédaction de travaux universitaires en théologie ou en sciences humaines, rédigés en langue française, qui portent sur les questions œcuméniques ou qui favorisent le rapprochement des chrétiens.

Le lauréat du Prix 2014 du CÉCEF est Jean Renel AMESFORT.

Jean Renel AMESFORT a préparé un master en théologie à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine. En décembre 2013, il a soutenu un mémoire intitulé Légitimité et fondements théologiques du ministère d’épiskopè dans une ecclésiologie d’Églises de professants. Alors qu’en monde évangélique on insiste habituellement sur l’autonomie des assemblées locales, Jean Renel AMESFORT souligne l’importance d’une interdépendance des Églises locales et la nécessité d’un ministère d’unité et de communion à un niveau supra-local.

Né en Haïti en 1977, Jean Renel AMESFORT est pasteur évangélique. Il rédige aujourd’hui une thèse de doctorat à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg.

Le Prix 2014 du CÉCEF a été remis par le pasteur François CLAVAIROLY, président en exercice du CÉCEF, et président de la Fédération protestante de France. La cérémonie de remise du Prix a eu lieu à Lyon, dans le cadre de la Rencontre nationale des délégués à l’œcuménisme.

Attribué tous les deux ans, le Prix du CÉCEF avait été remis pour la première fois en décembre 2012 au père Christophe DELAIGUE.

Créé en décembre 1987, le CÉCEF réunit les responsables des familles ecclésiales (anglicane, arménienne, catholique, orthodoxe, protestante). Lieu d’écoute mutuelle, il leur permet de s’informer sur les événements qui marquent la vie des Églises. Lieu d’initiative, il leur permet de promouvoir des manifestations œcuméniques en les organisant ou en les parrainant. Lieu de dialogue, il leur permet de se concerter sur les questions sociétales, et d’exprimer une position commune.



 


Message du CECEF pour l’Avent 2014

 

1er décembre 2014 2014

« La Création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l’enfantement » (Rm 8).

MESSAGE AUX COMMUNAUTÉS CHRÉTIENNES EN FRANCE POUR L’AVENT 2014

Temps de préparation intérieure à la fête de Noël, l’Avent est une période privilégiée pour méditer sur la radicale nouveauté qu’a constituée la naissance de Dieu parmi les hommes et sur la manière dont Jésus est né à Bethléem. Dieu n’est pas venu en grande pompe au sein de la Création. Il est possible de passer à côté de cette joie véritable qui touche les humbles que sont les bergers de Noël et les chercheurs de Dieu que sont les Mages : une joie donnée dans la simplicité, bien loin de l’accumulation matérielle.

Temps de vigilance, l’Avent tourne aussi le regard des chrétiens vers l’avènement du Christ à la fin des temps et leur fait prier : viens, Seigneur, ne tarde plus. Car « la Création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l’enfantement », mais elle garde l’espérance d’être « libérée de l’esclavage de la corruption » (Épître aux Romains, ch. 8).

En décembre 2015, la France accueillera la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, afin de définir un nouvel accord international sur le climat. Le mode de vie des pays les plus riches représente pour beaucoup un idéal. Or il est fondé sur l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables et bon marché. Le généraliser à l’ensemble de la planète conduirait à des niveaux de pollution insoutenables.

Comme responsables d’Églises en France, nous nous interrogeons : les communautés chrétiennes ont-elles pris toute la mesure de la confession d’un Dieu créateur qui, par l’incarnation de son Fils, a choisi de partager la condition de créature ? En ce temps de l’Avent, nous encourageons les chrétiens en France à porter dès maintenant dans la prière, la réflexion des Nations Unies sur les enjeux climatiques, à reconsidérer leur relation aux biens matériels, à réorienter leur vie vers l’essentiel, à montrer qu’une façon de vivre plus sobre et plus solidaire est possible, en avançant eux-mêmes sur ce chemin de conversion. Notre façon d’agir envers la Création traduit la manière dont nous nous la représentons. Est-elle un stock de ressources pour répondre aux besoins de nos sociétés ? ou est-elle un don de Dieu dont nous devons être les intendants respectueux et responsables ?

En souhaitant à chacun(e) une belle et joyeuse marche vers Noël.

Paris, le 30 novembre 2014

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER
coprésidents

English version of the Advent Message.



 


Offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2015

 

2 février 2015 2015

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant les offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2015.

Au cours de son assemblée de printemps chaque année, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] – qui rassemble des responsables de toutes les familles ecclésiales – discute des destinataires possibles pour les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne (18-25 janvier). Pour la Semaine 2015, le CÉCEF propose que les collectes soient attribuées à trois communautés de femmes contemplatives – catholique, orthodoxe et protestante – qui allient action et prière en faveur de la sauvegarde de la création.

Les organisateurs de célébrations œcuméniques gardent toute liberté de faire un autre choix en fonction de besoins locaux dont ils auraient connaissance, ou d’envoyer les dons à un organisme qu’ils soutiennent régulièrement, tel que l’Association œcuménique pour la recherche biblique, l’Association pour l’unité des chrétiens…

Le texte ci-dessous pourra figurer sur les feuilles de chants ou être lu pendant les célébrations.



Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France


« Si tu connaissais le don de Dieu » (Jn 4,10). En écho à cette invitation de Jésus à la femme de Samarie lors de leur rencontre autour du puits, les disciples du Christ sont invités à reconnaître les dons de Dieu, créateur du ciel et de la terre ; une reconnaissance qui les rend responsables à l’égard de toutes les ressources naturelles.

À la fin de l’année se tiendra à Paris la conférence mondiale de l’ONU « Paris Climat 2015 ». En raison des dérèglements climatiques, ce rendez-vous important qui se tiendra dans notre pays doit permettre de prendre les décisions qui s’imposent en matière de respect de l’environnement. À cette occasion, les Églises chrétiennes en France veulent à nouveau encourager les nécessaires changements dans nos manières de vivre et de consommer, qui ont un impact important sur les ressources naturelles.

Dans le sud-est de la France, dans un rayon de 100 km, trois communautés de femmes contemplatives – le monastère orthodoxe de Solan, le monastère des dominicaines de Taulignan et la communauté protestante de Pomeyrol – ont déjà modifié leurs manières de vivre ou de produire. En lien avec des associations locales, elles contribuent également à sensibiliser les chrétiens à la protection de l’environnement et à en percevoir les enjeux spirituels.

À l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2015, le Conseil d’Églises chrétiennes en France propose aux chrétiens d’encourager l’orientation écologique de ces trois communautés et de contribuer financièrement à la réalisation de leurs initiatives.

D’avance merci de votre générosité.


Paris, le 14 mai 2014



Les groupes œcuméniques et paroisses qui organisent une célébration pourront librement partager l’offrande récoltée entre les trois communautés, ou choisir l’une d’entre elles.

Au monastère catholique de Taulignan (entre Montélimar et Orange), une quinzaine de moniales dominicaines mènent avec joie une vie de prière, de travail, d’étude de la Parole de Dieu et de partage fraternel.

Situé au bord du Lèz, rivière qui se jette dans le Rhône, le monastère produit des huiles essentielles (lavandin et romarin) et des tisanes (camomille, menthe, tilleul, etc). Depuis 2009 la communauté a fait le choix d’utiliser une partie de ses terres pour la culture de plantes aromatiques en bio. À ceux qui le demandent, les moniales offrent la possibilité d’expérimenter le travail de la terre : cette manière efficace de découvrir la démarche écologique, son pourquoi et ses bienfaits, constitue aussi un chemin parmi d’autres de la nouvelle évangélisation.

L’association œcuménique Oeko-logia tient ses réunions et organise des sessions à Taulignan. Fondée sur une vision écologique de l’humain, elle s’emploie à valoriser la formation intellectuelle dans les domaines de l’écologie scientifique et sociale, et à découvrir les ressources parfois peu explorées de la Tradition chrétienne pour développer des modes de vie innovants en cohérence avec la mission d’intendance écologique de la création.

Avec votre aide, les moniales pourront notamment honorer le volet social de leur démarche agroécologique en faisant appel, pour des opérations ponctuelles (désherbage, cueillette...), à des associations de personnes en insertion.

Les dons à l’ordre de Terre et senteurs de la Clarté sont à adresser à : Monastère des Dominicaines - La Clarté Notre Dame - 26770 Taulignan. www.dominicaines-taulignan.fr

Le monastère orthodoxe de Solan (entre Avignon et Nîmes) réunit une quinzaine de moniales orthodoxes. Il accueille les personnes de toutes origines qui viennent, pour quelques jours ou quelques heures, assister à une célébration liturgique, demander une aide spirituelle, chercher la paix de l’âme.

Le domaine de Solan est composé de quarante hectares de forêt et vingt hectares de terres cultivables. Cette diversité lui donne une grande beauté et une richesse naturelle, malgré la pauvreté des sols. Les sœurs y vivent en synergie avec la terre, lui prodiguant leurs soins et en tirant leur subsistance, dans une harmonie respectueuse de sa biodiversité. Le monastère produit du vin, du vinaigre, des confitures, des sirops et des condiments.

Fondée en 1995, et présidée par Pierre Rabhi, l’association des Amis de Solan réunit des hommes et de femmes d’horizons culturels, professionnels et spirituels très divers. Elle organise à Solan des ateliers, des journées de travaux pratiques et des conférences pour favoriser les échanges de savoir et de savoir faire, dans une perspective de soutien au projet novateur du monastère.

Avec votre aide, les moniales pourront mieux protéger la zone humide du domaine. Des actions sont en cours, qui demandent à être soutenues dans le temps : inventaires de la faune et de la flore, suivi du débit du ruisseau qui traverse le domaine, suivi de l’ensablement dû aux pluies torrentielles, création et entretien de bassins de décantation où l’eau de ruissellement peut s’arrêter.

Les dons, à l’ordre de Monastère de Solan, sont à adresser à : Monastère de Solan - 30330 La Bastide d’Engras. www.monasteredesolan.com

La communauté protestante de Pomeyrol (entre Avignon et Arles) réunit une dizaine de femmes protestantes consacrées à vie dans la pauvreté, le célibat et l’obéissance. Ces « sentinelles de prière » accueillent pour des retraites spirituelles, individuelles ou collectives, des sessions de formation biblique ou liturgique.

Autour de la colline boisée aux pieds des Alpilles, le grand parc de Pomeyrol constitue un lieu d’accueil privilégié pour des colloques dans le cadre du programme « Justice, paix et sauvegarde de la création », le cadre naturel permettant d’intégrer la création aux célébrations liturgiques.

Les repas simples sont préparés sur place avec des produits locaux. Dans la prière, on se confie au Christ, source d’eau vive, en demandant pour tout être humain un accès digne à l’eau.

L’association œcuménique A Rocha organise des sessions à Pomeyrol pour sensibiliser notamment le public chrétien à la préservation de la création, pour susciter des changements dans les comportements humains concernant le respect de l’environnement, pour encourager un témoignage chrétien cohérent dans le domaine de l’écologie.

Avec votre aide, les sœurs pourront faire appel à une association d’insertion, Coup de pouce, pour certains travaux ponctuels d’entretien du parc (arbres, ruisseau…).

Les dons à l’ordre de la Communauté de Pomeyrol sont adresser à : Communauté de Pomeyrol - Chemin de la Communauté - 13103 Saint-Étienne-du-Grès. www.pomeyrol.com

Photo : DR



 


Message du CÉCEF suite à la condamnation pour apostasie de Meriam Yehya Ibrahim Ishag

 

25 juin 2014 2014

Le 26 juin 2014, l’ACAT [Action des chrétiens pour l’abolition de la torture] organise, comme chaque année, une Nuit des veilleurs, pour porter dans la prière les victimes de la torture et les prisonniers de conscience. À cette occasion, le Conseil d’Églises chrétiennes en France invite les chrétiens à soutenir tout particulièrement Meriam Yehya Ibrahim Ishag.

Les membres du Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] ont appris avec consternation la condamnation à mort de Meriam Yehya Ibrahim Ishag, chrétienne soudanaise de 27 ans, prononcée par un tribunal de Khartoum, le 15 mai 2014, pour « apostasie ». Cette jeune mère de deux enfants a également été condamnée à cent coups de fouet. Malgré des assurances données aux diplomates de différents pays, elle n’a pas été libérée et à ce jour les condamnations contre elle n’ont pas été levées.

Considérant que Meriam Yehya Ibrahim Ishag a été déclarée coupable uniquement en raison de ses croyances et de son identité religieuses, le CÉCEF exhorte les autorités soudanaises à veiller à ce que Meriam Yehya Ibrahim Ishag soit libérée immédiatement et sans condition, et à abolir la flagellation et la peine de mort.

Les coprésidents du CÉCEF encouragent les chrétiens en France à signer la pétition préparée par l’ACAT pour soutenir Meriam Yehya Ibrahim Ishag.

Paris, le 19 juin 2014

Pasteur François Clavairoly
Métropolite Emmanuel
Mgr Georges Pontier
coprésidents

www.acatfrance.fr
www.nuitdesveilleurs.fr
www.cecef.fr

Photo : D.R.



 


Offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2014

 

19 juin 2014 2014

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant les offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2014

Au cours de son assemblée de printemps chaque année, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] – qui rassemble des responsables de toutes les familles ecclésiales – discute d’un destinataire possible pour les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne. Pour la Semaine 2014, le CÉCEF propose que les collectes soient recueillies au bénéfice des chrétiens en Égypte.

Les organisateurs de célébrations œcuméniques gardent toute liberté de faire un autre choix en fonction de besoins locaux dont ils auraient connaissance, ou d’envoyer les dons à un organisme qu’ils soutiennent régulièrement, tel que l’Association œcuménique pour la recherche biblique, l’Association pour l’unité des chrétiens…
Le texte ci-dessous pourra figurer sur les feuilles de chants ou être lu pendant les célébrations.


Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France concernant les offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2014

Paris, le 15 mai 2013

À l’occasion de cette Semaine de prière pour l’unité, le Conseil d’Églises chrétiennes en France invite les communautés qui célèbrent ensemble à porter tout particulièrement dans la prière nos frères et sœurs chrétiens en Égypte.
Sur cette terre où, génération après génération, ont vécu tant de martyrs et de théologiens, de fidèles disciples du Christ continuent de vivre l’Évangile, dans des conditions difficiles, avec de sérieuses inquiétudes pour leur avenir.

Nous saluons la création récente du Conseil d’Églises chrétiennes en Égypte, signe fort de la volonté des chrétiens de faire grandir leurs relations fraternelles et de témoigner ensemble du Christ dans la société égyptienne, dont ils sont partie intégrante.

En cette année 2014, la Journée mondiale de prière des femmes du vendredi 7 mars a été préparée par des chrétiennes d’Égypte. Nous proposons donc de conjuguer les efforts et de soutenir financièrement des institutions qui viennent au secours des chrétiens égyptiens de toutes confessions, surtout les plus fragiles : assistance aux orphelins, aux enfants handicapés, aide à l’alphabétisation.

Dans l’assurance qu’il est fidèle, le Dieu qui nous a appelés à la communion avec son Fils Jésus Christ, notre Seigneur (1 Co 1,9), nous vous remercions d’avance de votre générosité pour nos frères et sœurs chrétiens en Égypte.


Les chèques libellés à l’ordre de « JMP France » (en précisant dans votre courrier : « pour les chrétiens en Égypte ») sont à adresser à :

JMP France
c/o Service des relations œcuméniques
Fédération protestante de France
47 rue de Clichy - 75311 PARIS cedex 09



 


Message de Noël du Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

19 juin 2014 2014

Le nouveau-né de Bethléem est la Parole de vie envoyée pour faire route fidèlement avec nous.

« Vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire »

(Luc 2,12)

« Il s’agit de la parole de vie »
(1 Jean 1b)

Le nouveau-né de Bethléem est la Parole de vie envoyée pour faire route fidèlement avec nous. Depuis l’aube des temps cette Parole de vie féconde l’histoire et transforme l’humanité. Par son amour Dieu choisit de naître dans l’humilité et ouvre ainsi un avenir d’espérance. Que nous puissions, tous ensemble, à sa suite, être des hommes et des femmes qui mettent leur confiance dans sa parole et sa promesse.

Aujourd’hui, cette Parole de vie est en contraste complet avec les flots de mots qui nous submergent : des paroles qui ne donnent ni vie, ni sens, ni avenir ; des paroles qui virevoltent mais qui n’accrochent pas. Trop souvent un déchaînement de paroles stigmatise l’autre avec des agressions verbales et racistes. Nous ne nous reconnaissons plus dans une parole publique qui se contredit et qui ne se concrétise pas par des actes.

En cette fête de Noël, Jésus-Christ, Parole de vie, vient dans le monde au milieu des joies et des détresses de notre époque. Cette Parole résonne avec amour : elle gémit pour la paix avec les réfugiés syriens, elle prend le chemin de l’engagement avec les exclus de nos cités, elle chuchote le réconfort et la réconciliation aux oreilles des personnes aux prises avec la violence en Centrafrique, en Irak, en République démocratique du Congo, en Égypte…

Jésus-Christ est la Parole de vie dans laquelle nous nous retrouvons, Il est la réponse à nos attentes, Il élève les petits, Il relève ce qui était perdu, Il apporte la paix. Il appelle les chrétiens de toutes les Églises à une écoute véritable de Dieu et à une solidarité avec tous les hommes : les plus démunis, les plus pauvres, les plus indifférents. L’amour humble et transformateur du nouveau-né de Bethléem se répand dans le monde par le témoignage d’hommes et de femmes qui vivent habités de sa promesse.

Ensemble mettons-nous en route pour annoncer la bonne nouvelle d’une parole de vie pour l’humanité de notre époque contemporaine : une espérance nous est offerte, un avenir nous est ouvert, un Sauveur nous est donné.

Paris, le 19 décembre 2013

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER
co-présidents



 


Une nouvelle Bible pour la liturgie catholique

 

19 juin 2014 2014

Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France apporte des précisions concernant la traduction du texte biblique du Notre Père au chapitre 6 de l’évangile de Matthieu.

Message du CECEF

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France à l’occasion de la parution d’une nouvelle Bible pour la liturgie catholique.

À l’annonce de la publication par l’Église catholique d’une version révisée de La Bible. Traduction officielle liturgique, et surtout en raison d’un changement opéré dans la traduction du texte biblique du Notre Père au chapitre 6 de l’évangile de Matthieu, des réactions contrastées ont été exprimées, notamment dans les milieux œcuméniques. Lors de son assemblée de novembre 2013, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a donc décidé d’apporter quelques précisions à ce sujet.

Rappel historique.

En 1966, la Conférence épiscopale catholique, les quatre Églises luthériennes et réformées en France et les évêques de trois juridictions de l’Église orthodoxe en France ont décidé d’adopter une traduction commune de la prière du Notre Père récitée par leurs fidèles. Cette version dite « œcuménique » a ensuite été reçue plus largement par les différentes familles ecclésiales francophones. C’est celle qui est utilisée au cours des célébrations œcuméniques et qui est récitée au cours des offices dans les Églises qui ont cette pratique.
La version du Notre Père récitée par les fidèles doit être distinguée du texte biblique qui est lu lorsque l’évangile de Matthieu (chapitre 6, versets 9-13) constitue une des lectures d’une célébration. Ce n’est pas la version dite « œcuménique » de la prière récitée qu’on trouve à ce jour dans les deux lectionnaires catholiques (les recueils de textes bibliques proclamés au cours de la messe, le dimanche ou en semaine) ou dans les différentes Bibles en usage (la Bible de Jérusalem, la traduction de Segond, en français courant…), ni même dans la Traduction œcuménique de la Bible (TOB). Cette différence n’a jamais fait de difficulté.

Le texte proclamé de l’évangile de Matthieu.

Dans l’Église catholique, la traduction des livres liturgiques est en cours de révision. En lien avec la Congrégation pour le culte divin à Rome, les Conférences épiscopales des pays francophones (Afrique du Nord, Belgique, Canada, France, Luxembourg et Suisse) travaillent ensemble aux traductions en langue française. La nouvelle traduction officielle liturgique de la Bible publiée ce 22 novembre 2013 constitue une première étape de ce processus.
Dans cette nouvelle version de La Bible. Traduction officielle liturgique, le verset 13 du sixième chapitre de l’évangile de Matthieu est désormais traduit : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». C’est cette traduction qui sera adoptée dans les deux lectionnaires catholiques qui entreront en vigueur au premier dimanche de l’Avent 2014, début de l’année liturgique dans les communautés catholiques. Ce changement dans la traduction d’un texte biblique proclamé au cours de la messe ne crée pas de difficulté œcuménique particulière.

La prière récitée du Notre Père.

La révision d’autres livres liturgiques est également en cours. En ce qui concerne le missel, dans lequel on trouve la prière du Notre Père récitée par les fidèles au cours de la messe, une nouvelle version fera l’objet d’un vote des Conférences épiscopales en 2015 ; elle serait utilisée à partir de l’Avent 2016.
En septembre 2009, avec un souci œcuménique et pastoral, les évêques catholiques français ont signalé ce processus de révision à leurs partenaires au sein du Conseil d’Églises chrétiennes en France. Ils les ont informés de leur projet de modifier la traduction de la sixième demande de la prière du Notre Père puisque la version actuelle récitée par les fidèles – « et ne nous soumets pas à la tentation » – fait souvent difficulté, et ont sollicité leur avis.

Les chrétiens attachent bien sûr une grande importance à la prière que le Christ a enseignée à ses disciples. Par ailleurs, des choix de traduction peuvent infléchir l’image de Dieu qui est exprimée dans le Notre Père, avec des répercussions importantes pour l’évangélisation aujourd’hui. Il est donc normal que des réactions vives s’expriment lorsqu’un changement de formulation est envisagé. Les échanges œcuméniques sur la traduction commune du Notre Père doivent se poursuivre. Puissent ces discussions renforcer notre conviction d’être enfants d’un même Père. Pour sa part, le Conseil d’Églises chrétiennes en France continuera d’aider les chrétiens de notre pays à vivre comme des frères et sœurs en Jésus Christ.

Paris, le 22 novembre 2013

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER
co-présidents



 


Lettre du CÉCEF au CSA

 

19 juin 2014 2014

Le 20 septembre 2013 le CÉCEF a adressé une lettre au président du Conseil supérieur de l’audiovisuel suite aux modifications dans les horaires des émissions religieuses sur France Culture.

Communiqué de presse

Ci-après le courrier adressé le 20 septembre par le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), à propos de la nouvelle grille horaire des émissions religieuses sur France Culture.

Les co-présidents du CÉCEF, le Métropolite Emmanuel, le pasteur François Clavairoly et Monseigneur Georges Pontier, déplorent la décision unilatérale de la direction de France Culture de modification des horaires des émissions religieuses du dimanche matin, sans concertation préalable avec les partenaires religieux directement concernés, notamment orthodoxe et protestant, et en dépit de convention en cours. Ils signalent aussi l’absence de réponses aux courriers adressés aux directions de France Culture et de Radio France.


Paris, le 20 septembre 2013

Monsieur le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel

Monsieur le président,

Apprenant la décision prise par la direction de France Culture de modifier dans la grille de ses programmes l’horaire des émissions religieuses du dimanche matin, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] tient à vous exprimer son étonnement et sa réprobation. La situation nouvellement créée pose en effet la question de la juste place de ces émissions dans le cadre du service public.

D’une part, cette prise de décision unilatérale a été mise en œuvre dès la rentrée de septembre sans aucune concertation préalable avec les partenaires religieux directement concernés, notamment orthodoxes et protestants.

Par ailleurs la Convention notifiant l’horaire de 8h30 signée l’an dernier (art. 3.3 et 15) par France Culture et la Fédération protestante de France pour son Service protestant a été remise en cause sans aucune argumentation.

Enfin, aucune réponse n’a été apportée à ce jour aux courriers adressés à la direction de France Culture le 11 juillet, et de Radio France le 13 septembre.

Tout cela témoigne d’une forme de mépris des partenaires et d’une méthode de travail inadmissibles.

Devant le nombre grandissant de réactions de mécontentement parmi les auditeurs fidèles, croyants ou non, ou membres de différentes confessions, le CÉCEF vous serait reconnaissant de bien vouloir vous saisir de la question et d’entamer toute démarche utile pour avancer dans la résolution du problème.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le président, l’expression de nos sentiments dévoués.

Co-présidents :

Pasteur François CLAVAIROLY, président de la Fédération protestante de France

Métropolite EMMANUEL, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

Mgr Georges PONTIER, président de la Conférence des évêques de France


Copies :

Madame le Ministre de la Culture

Monsieur le directeur de Radio France


Contacts presse :

Vincent FAUVEL : Responsable des relations médias de la CEF
06 42 42 26 98 - vincent.fauvel chez cef.fr

Muriel MENANTEAU : Responsable du service information-communication documentation de la FPF
06 73 39 55 98 - muriel.menanteau chez protestants.org

Carol SABA : Responsable de la communication de l’AEOF
06 20 18 46 77 - carol.saba chez wanadoo.fr



 


Le CECEF soutient la Rencontre européenne de Taizé à Strasbourg

 

19 juin 2014 2014

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France en vue de la Rencontre européenne de Taizé à Strasbourg (décembre 2013)

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France
en vue de la Rencontre européenne de Taizé à Strasbourg

Du 28 décembre 2013 au 1er janvier 2014 aura lieu à Strasbourg la Rencontre européenne organisée par la Communauté de Taizé, où des jeunes de toute l’Europe seront accueillis par les Églises chrétiennes d’Alsace et du Pays de Bade (Allemagne).

En signant la Charte œcuménique européenne, nous avons souligné « comme une richesse de l’Europe la diversité des traditions régionales, nationales, culturelles et religieuses ». Nous avons aussi rappelé qu’il est « de la mission des Églises de contribuer ensemble au service de la réconciliation des peuples et des cultures » ; que « la paix entre les Églises est également, pour cela, un présupposé important » (Charta oecumenica, n° 7).

Nous nous réjouissons donc que se tienne à Strasbourg, ville de la construction européenne, cette nouvelle étape du « pèlerinage de confiance » qu’anime la Communauté de Taizé, dans l’espérance que cette Rencontre européenne permettra à des jeunes d’horizons géographiques, culturels et ecclésiaux très divers de se rencontrer et d’apprendre à s’estimer par delà les préjugés et les malentendus hérités de l’histoire.

C’est pourquoi nous encourageons les jeunes français à participer à cette Rencontre européenne et nous invitons les paroisses et aumôneries de nos Églises – ensemble, dans la mesure du possible – à faciliter le voyage à Strasbourg des 17-35 ans de nos communautés.

Au moment où il sera fait mémoire du début de la Première Guerre mondiale qui a déchiré notre continent, nous prions pour que cette Rencontre européenne donne aux jeunes le goût d’annoncer ensemble à leurs contemporains la Bonne Nouvelle de la réconciliation en Jésus Christ.

Paris, le 15 mai 2013

Pasteur Claude BATY
Métropolite EMMANUEL
Cardinal André VINGT-TROIS
co-présidents



 


Appel à la libération immédiate de Mgr Paul YAZIGI et de Mgr Youhanna IBRAHIM

 

19 juin 2014 2014

Communiqué du Conseil d’Églises chrétiennes en France.

Les nouvelles venant de Syrie sont inquiétantes, voire alarmantes. Deux prélats de la ville d’Alep, le métropolite Paul YAZIGI, métropolite d’Alep pour les grecs orthodoxes d’Antioche et frère de Sa Béatitude le Patriarche Jean X, primat de l’Église orthodoxe d’Antioche, et Mgr Youhanna IBRAHIM, évêque d’Alep pour les syriaques orthodoxes, ont été enlevés lundi soir près d’Alep, par un groupe armé non identifié, alors qu’ils s’apprêtaient avec courage et non sans danger, à négocier la libération d’un nombre de prêtres de la région d’Alep enlevés depuis un certain temps.

Des rapports prématurés de la libération des deux évêques ont circulé mardi en fin de journée.
Malheureusement ces rapports s’avèrent faux, les deux évêques restent privés de leur liberté.

Nous, co-présidents du Conseil d’Églises chrétiennes en France, condamnons cet acte sans nom qui s’attaque à deux prélats connus pour leur ouverture et leur courage à rester proches de leurs fidèles dans les circonstances dramatiques et difficiles que traverse la Syrie. Nous souhaitons aussi exprimer notre solidarité et notre soutien à l’égard des chrétiens de Syrie, ainsi que de tous les Syriens actuellement dans la tourmente.

Aussi, nous appelons le gouvernement français, ainsi que les instances européennes et internationales, à intervenir le plus rapidement possible pour obtenir leur libération immédiate.

Pasteur Claude BATY
Métropolite EMMANUEL
Cardinal André VINGT-TROIS,
co-présidents



 


Prix 2014 du Conseil d’Églises chrétiennes en France

 

19 juin 2014 2014

Règlement, formulaire d’inscription, dépliant de présentation

Pour encourager la rédaction de travaux universitaires qui portent sur les questions œcuméniques et/ou qui favorisent le rapprochement des chrétiens, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a créé un Prix pour un travail de recherche en théologie ou en sciences humaines (histoire, sociologie…) rédigé en langue française dans le cadre d’un 2ème cycle d’études universitaires. C’est Christophe Delaigue qui en a été le premier lauréat en 2012 pour son mémoire de master préparé à l’Institut supérieur d’études œcuméniques de Paris, intitulé : « Le pape évêque de Rome, successeur de Pierre, patriarche d’Occident ? »

Le CÉCEF a décidé de rendre ce Prix biennal et de récompenser un nouveau lauréat en 2014. Le Prix – d’un montant de 2000 euros – est ouvert aux étudiants, de moins de 40 ans, dont les travaux auront été soutenus entre le 1er septembre 2012 et le 30 juin 2014 dans une faculté européenne.

En pièces jointes : le règlement, un formulaire d’inscription, le dépliant de présentation.



 


Message du CÉCEF aux communautés chrétiennes à l’occasion de ses vingt-cinq ans

 

19 juin 2014 2014

Le 13 décembre 2012, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a publié un message adressé aux communauté chrétiennes.

C’est à la fin de l’année 1987 qu’est né le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF]. Ce vingt-cinquième anniversaire est l’occasion d’affirmer que la vie oecuménique en France est riche et diverse, au plan national et au niveau local. Les réalisations de toutes natures constituent, page après page, un « Livre de l’unité », livre que nous voulons relire ensemble pour dire nos motifs de joie, de gratitude et d’espérance.

À l’occasion des vingt ans du CÉCEF a été signée par les trois co-présidents la Charte oecuménique européenne qui définit des « lignes directrices en vue d’une collaboration croissante entre les Églises ».

Cette Charte n’est pas restée lettre morte. Dieu a guidé nos pas « vers une communion toujours plus intense » et ce 25e anniversaire est l’occasion de rappeler, dans l’action de grâce, que « de nombreuses formes de collaboration oecuménique ont déjà fait leurs preuves ».

Toutefois les engagements pris par la signature de la Charte peuvent être davantage mis en oeuvre dans les prochaines années. À nouveau nous affirmons que « nous ne devons pas en rester à la situation actuelle » et que « nous devons nous efforcer de vaincre les divisions qui existent encore entre nous ». Nous proposons pour cela quelques pistes précises, de nouvelles pages à écrire dans notre « Livre de l’unité ».

RELIRE NOTRE « LIVRE DE L’UNITÉ »

Au fil des vingt-cinq dernières années, c’est de manières très diverses que nous avons pu grandir ensemble dans la conscience de notre appartenance commune au Christ.

La rencontre mutuelle

Ce qui fait la vie ordinaire du CÉCEF est très simple : les responsables des différentes familles ecclésiales en France (anglicane, arménienne, catholique, orthodoxe et protestante) se réunissent de manière régulière pour des temps de discussion sur les enjeux de la société française et sur la vie de nos Églises, ainsi que pour le partage d’un repas.

Au regard des siècles de division ou d’ignorance mutuelle qui ont marqué l’histoire des relations entre Églises, cette fidélité à la rencontre régulière est essentielle. Le temps pris pour échanger librement permet de « surmonter notre propre suffisance et d’écarter les préjugés » (Charte, n° 3). Dans les circonstances plus difficiles (crise, deuil…), il s’agit tout simplement d’« être là les uns pour les autres ».

Le témoignage commun

Pour travailler à l’unité visible de l’Église de Jésus Christ, les responsables du CÉCEF cherchent à préciser leur consensus sur les grandes questions qui marquent notre monde, leur permettant de s’exprimer ensemble dans un témoignage commun. À de nombreuses reprises au cours des vingt-cinq dernières années les Églises chrétiennes en France ont su exprimer des recommandations communes, enracinées dans l’Évangile, sur les relations internationales, la situation économique, l’éducation, la santé…

Au-delà du dialogue entre chrétiens, nous avons contribué ensemble à la création de la Conférence des responsables de culte en France (novembre 2010) qui permet une meilleure connaissance mutuelle des responsables bouddhistes, chrétiens, juifs et musulmans.

Le soutien aux acteurs de œcuménisme

Comme responsables d’Églises, il nous revient de favoriser des manifestations œcuméniques en leur accordant notre parrainage. Nous encourageons le travail des délégués à œcuménisme de nos Églises. À l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, nous appelons les chrétiens en France à la générosité en faveur d’une réalisation œcuménique.

La prière interconfessionnelle

Chacune de nos rencontres s’ouvre par un temps de célébration pour enraciner dans la prière notre quête de l’unité. Régulièrement nous encourageons les chrétiens à prier ensemble, notamment à l’occasion de Pâques, dans des célébrations œcuméniques ou dans des invitations réciproques à nos offices. Cette année nous avons voulu encourager la prière commune en promouvant l’écriture d’un nouveau cantique ayant pour thème l’unité des chrétiens.

Le dialogue théologique

Si le CÉCEF n’a pas vocation à être un groupe multilatéral de dialogue théologique, ses responsables prennent régulièrement connaissance des avancées des comités mixtes de dialogue et ils encouragent les colloques qui peuvent aider la réconciliation doctrinale de nos Églises. C’est dans ce sens que nous avons décidé d’attribuer un prix du CÉCEF pour la recherche à un(e) étudiant(e) dont les travaux favorisent le rapprochement des chrétiens.
Cette mise en œuvre des engagements que nous avons pris lors de la signature de la Charte, et que nous cherchons à concrétiser rencontre après rencontre, nous sommes décidés à la poursuivre au cours des prochaines années.

ÉCRIRE DE NOUVELLES PAGES DE NOTRE « LIVRE DE L’UNITÉ »

Les résultats déjà obtenus constituent une étape positive et prometteuse de notre rapprochement. Mais nous souhaitons écrire ensemble de nouvelles pages de ce « Livre de l’unité ». Nous avons retenu quatre chapitres prioritaires.

Associer les jeunes générations

Aux plus jeunes membres de nos Églises, il paraît essentiel de transmettre le souci de l’unité des chrétiens. Chez les enfants à l’occasion de la catéchèse, chez les adolescents engagés dans nos paroisses et mouvements, chez les futurs ministres ordonnés pendant leur temps de formation, il est essentiel de développer cette ouverture œcuménique en leur faisant découvrir la diversité des Églises, l’histoire de leurs divisions et de leurs réconciliations.
Dans les prochaines années, le CÉCEF souhaite encourager et promouvoir les initiatives qui permettront de donner aux jeunes chrétiens le goût de la recherche de l’unité.

Respecter la création

Ensemble nous croyons que la terre est un don précieux que nous avons reçu de Dieu. Mais aujourd’hui tous les écosystèmes sont menacés et il nous apparaît urgent d’œuvrer au respect de la création en opérant des choix courageux dans nos manières de vivre. Il est donc souhaitable que les chrétiens de toutes confessions œuvrent ensemble en faveur d’un plus grand respect des ressources naturelles et humaines de notre planète.
Dans les prochaines années, le CÉCEF souhaite qu’en réponse à l’appel du Troisième Rassemblement œcuménique européen à Sibiu (2007), les chrétiens organisent localement une journée annuelle de réflexion et de prière en faveur de modes de vie respectueux de l’environnement et des rapports humains.

Favoriser la connaissance mutuelle

Les relations entre chrétiens en France demeurent encore marquées par des malentendus et des préjugés et on ne peut sous-estimer l’insuffisance de la connaissance mutuelle de nos histoires. Notamment à l’approche du 500e anniversaire de la Réforme, il est nécessaire que les chrétiens puissent mieux comprendre le passé douloureux qui marque l’histoire de leurs divisions.

Le CÉCEF encourage la réalisation et la diffusion d’une exposition, de lecture aisée, pour éclairer les différents facteurs qui sont à l’origine de nos séparations. Les communautés qui en feront usage pourront utilement la compléter par des éléments d’histoire locale.

Reconnaître tout ce que les chrétiens ont en commun

Il est important que les chrétiens en France se reconnaissent comme frères et sœurs en Christ ayant reçu un même baptême. Trop souvent encore les identités confessionnelles spécifiques prévalent sur l’identité chrétienne commune.

Dans une première étape, le CÉCEF décide de la mise en place d’un groupe de travail qui rédigera une déclaration de reconnaissance mutuelle du baptême, que nos Églises pourront ratifier.

***

Nous invitons les responsables et les fidèles localement, en relisant ensemble la Charte œcuménique, à rédiger, à leur niveau, ce « Livre de l’unité ». Nous les encourageons également à préciser ensemble quelques points prioritaires sur lesquels ils voudraient faire des pas en avant dans les prochaines années.

En contradiction avec l’Évangile que nous avons mission de faire connaître à tous, la division des chrétiens altère gravement notre témoignage. Conscients de la richesse de notre diversité mais refusant le statu quo de la séparation, nous voulons écrire, avec la grâce de Dieu, de nouvelles pages de notre « Livre de l’unité ».

Message du CÉCEF aux communautés chrétiennes à l’occasion de ses vingt-cinq ans


 


Prix 2012 du CÉCEF pour un travail universitaire de recherche

 

19 juin 2014 2014

Le CÉCEF a décerné le 13 décembre le Prix 2012 du CÉCEF pour un travail universitaire de recherche.

Christophe Delaigue, premier lauréat

Pour encourager la rédaction de travaux universitaires en théologie ou en sciences humaines (histoire, sociologie…) rédigés en langue française qui portent sur les questions œcuméniques et/ou qui favorisent le rapprochement des chrétiens, le CÉCEF a décerné le 13 décembre le Prix 2012 du CÉCEF pour un travail universitaire de recherche [1].

Lors de la remise du Prix, Mgr Emmanuel, Métropolite de France, a d’abord rappelé le sens de ce prix, par lequel le CÉCEF cherche à promouvoir les études œcuméniques à un haut niveau de recherche : « L’œcuménisme se vit, il se pense et s’étudie aussi. J’espère très sincèrement que ce prix pourra faire des émules et créer des vocations en valorisant ce domaine de recherche. Je suis intimement convaincu que nous avons besoin de ce genre de travaux pour approfondir notre connaissance commune ». Il a ensuite salué l’importance du mémoire universitaire du lauréat, « un travail pertinent, ô combien ambitieux, qui démontre l’actualité d’une réflexion de haute qualité dans le domaine œcuménique », en se réjouissant que cette « étude particulièrement riche et fouillée » fasse écho « aux chantiers abordés par la commission mixte internationale de dialogue entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe ».

Dans sa réponse, Christophe Delaigue s’est d’abord présenté : « Je suis prêtre de l’Église catholique, incardiné dans le diocèse de Grenoble-Vienne, dans la région Rhône-Alpes. J’ai été ordonné en juin 2005, au terme de mes études à la faculté de théologie de Lyon, année d’études pendant lesquelles j’ai eu la chance de pouvoir passer un semestre de travail à la faculté autonome de théologie protestante de Genève. C’est en septembre 2006 que mon évêque, Mgr Guy de Kerimel, m’a demandé d’entreprendre une formation à l’ISÉO ; après deux années à suivre les sessions pour le Certificat d’études œcuméniques, c’est le P. Yves-Marie Blanchard qui suggéra de poursuivre en préparant un mémoire de master. C’est en ecclésiologie que j’ai souhaité travailler, car il y a encore, je le crois, un gros chantier à mener dans ce domaine là, pour nos Églises, si nous voulons nous comprendre et avancer sur le chemin d’une unité visible. Qu’il me soit permis de remercier chaleureusement le P. Laurent Villemin, de l’Institut catholique de Paris, qui a accepté alors de m’accompagner pour ce travail de recherche. ».

Il a ensuite précisé pourquoi il s’était penché sur la question « cruciale » de la primauté de l’évêque de Rome, en rappelant le contexte dans lequel il a entrepris sa recherche : « en mars 2006, le titre de « patriarche d’Occident » disparaissait de la liste des titres du pape telle qu’elle est donnée dans l’Annuaire pontifical. La disparition de ce titre provoqua des réactions vives et attristées de la part de représentants des Églises orthodoxes – alors que cela pouvait apparaître comme une sorte de « dépoussiérage » pour bon nombre de catholiques qui ne savaient même pas que le pape était patriarche d’Occident et qu’est-ce que cela pouvait vouloir dire.

Un certain nombre de questions se sont alors posées. La suppression de ce titre laissait-elle penser que le pape se comprenait comme au-dessus de toutes les Églises et tous les évêques ? En ce sens, la disparition de ce titre pouvait être interprétée comme un obstacle ou un recul dans la recherche de l’unité des chrétiens… Au contraire, et comme cela a pu être dit, la disparition de ce titre pouvait-elle permettre de nouveaux chemins œcuméniques, mais lesquels ? Se pencher sur ces questions oblige à approfondir les ecclésiologies propres à chacune des deux traditions confessionnelles – catholique romaine et orthodoxe – et à en relire l’histoire complexe, mouvementée et très liée aux questions politiques qui ont traversé les siècles, dans une imbrication des choses tournant parfois à l’embrouillement réciproque entre le théologique, le pastoral et le politique. Revisiter tout cela, c’est tenter de comprendre un certain nombre d’enjeux œcuméniques pour aujourd’hui autour de cette question de la primauté de l’évêque de Rome au service de la communion dans l’Église ».



[1Le prix a été attribué par les co-présidents du CÉCEF après une recommandation formulée par un jury composé de Mgr ARSÉNIOS (Kardamakis), M. Nicolas KAZARIAN, M. le pasteur Marc LIENHARD, Mme la pasteure Jane STRANZ, Mgr Joseph DORÉ et du Frère Franck LEMAÎTRE, le secrétariat du Prix ayant été assuré par Mme Anne JAN, coordinatrice du CÉCEF.

 


Un nouveau cantique primé

 

19 juin 2014 2014

Le CÉCEF a organisé en 2012 un concours de composition d’un chant d’assemblée (texte et musique), auquel une cinquantaine de participants ont concouru.

Pour encourager la prière commune des chrétiens et élargir le répertoire des cantiques ayant pour thème l’unité des chrétiens, le CÉCEF a organisé en 2012 un concours de composition d’un chant d’assemblée (texte et musique), auquel une cinquantaine de participants ont concouru. Le texte devait s’inspirer librement de l’Évangile de Jean 17,20-26 et de la prière dite de Paul Couturier, promoteur de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens dans les années 1930. Le 13 décembre 2012, c’est Mgr Norvan Zakarian, primat du diocèse de France de l’Église apostolique arménienne, qui a remis le Prix du CÉCEF à Marie-Antoinette NOURY (auteur) et Claude-Julien THIL (compositeur) pour leur cantique intitulé Comme Toi en ton Père.

Comme Toi en Ton Père
Comme Toi en Ton Père







Comme Toi en ton Père
Et ton Père en Toi,
Seigneur, fais de nous un Peuple uni,
Par la grâce de l’Esprit,
À la louange de ta gloire !

1. Tu sais combien nos yeux
Sont enclins à l’envie, au dédain :
Nous t’avons méprisé en nos frères.
Donne-nous ton regard
Pour voir dans le prochain
L’ami qui te ressemble !

2. Tu sais combien nos doigts
Sont crispés sur nos biens familiers :
Nous t’avons ignoré en nos frères.
Vers Toi s’ouvrent nos bras
Afin que soient comblés
Les pauvres de ce monde !

3. Tu sais combien nos cœurs
Sont fermés au visage étranger :
Nous t’avons rejeté en nos frères.
Apprends-nous à aimer :
De Toi nous recevrons
Cet autre qui étonne !

4. Tu sais combien nos voix
Ont trahi ton message de Vie,
Mais tu viens rassembler dans le Père.
Ta Parole semée,
Ton Pain qui rassasie,
Bâtissent le Royaume !



 


Offrandes de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2013

 

18 juin 2014 2014

Proposition du Conseil d’Églises chrétiennes en France : l’Institut de Tantur.

Au cours de son assemblée de printemps chaque année, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CECEF] – qui rassemble des responsables de toutes les familles ecclésiales – discute d’un destinataire possible pour les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’unité chrétienne. Pour la Semaine 2013, le CECEF propose que les collectes soient attribuées à l’Institut d’études œcuméniques de Tantur.
Les organisateurs de célébrations œcuméniques gardent toute liberté de faire un autre choix en fonction de besoins locaux dont ils auraient connaissance, ou d’envoyer les dons à un organisme qu’ils soutiennent régulièrement, tel que l’Association œcuménique pour la recherche biblique.
Le texte ci-dessous pourra être lu pendant les célébrations.

COMMUNIQUÉ DU CECEF

Paris, le 29 mai 2012

L’Institut de Tantur doit son origine au désir des observateurs non-catholiques au Concile Vatican II de perpétuer la vision de l’unité qu’ils y ont trouvée. En réponse à ce souhait, le pape Paul VI a encouragé la création d’un institut d’études œcuméniques en Terre Sainte. Depuis son ouverture en 1972 à Tantur, sur la route entre Jérusalem et Bethléem, l’Institut a accueilli de très nombreux pasteurs/prêtres et théologiens pour des séjours de formation et de recherche, dans un climat interconfessionnel d’étude et de prière.

En France, c’est l’Association pour l’unité des chrétiens qui soutient l’Institut de Tantur. Les dons recueillis au cours de cette Semaine de prière pour l’unité chrétienne permettront d’accorder des bourses à des chercheurs francophones pour un séjour d’étude à Tantur et d’envoyer les livres importants pour l’œcuménisme en langue française pour enrichir la bibliothèque de l’Institut.

En signant la Charte œcuménique européenne, le Conseil d’Églises chrétiennes en France s’est engagé à « favoriser une ouverture œcuménique dans la formation théologique et dans la recherche ». C’est pourquoi le CECEF recommande comme destinataire des offrandes l’Institut d’études œcuméniques de Tantur à l’occasion de son quarantième anniversaire, en soutenant ainsi un fruit concret de l’engagement œcuménique du Concile Vatican II et de la présence féconde des observateurs non-catholiques. D’avance merci de votre générosité.

Renseignements :
www.tantur.org
Les chèques libellés à l’ordre de « Association pour l’unité des chrétiens » (en précisant dans votre courrier : « pour Tantur ») sont à adresser à :

Association pour l’unité des chrétiens

58 avenue de Breteuil

F-75007 Paris



 


Pâques 2013 & 2014

 

19 juin 2014 2014

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France

Message du CECEF

Célébrations de Pâques en 2013 et 2014

En 2013 la date de la fête Pâques ne sera pas la même pour tous les chrétiens : 31 mars pour les uns, 5 mai pour les autres.

Avec ce grand décalage dans nos calendriers il sera plus difficile d’organiser des rassemblements au cours desquels les chrétiens fêtent tous ensemble le Christ ressuscité.

Pour cette année 2013, le CECEF encourage donc les communautés locales à s’inviter réciproquement à leurs célébrations, pendant le Carême, la Semaine Sainte ou le temps de Pâques, pour favoriser une meilleure connaissance mutuelle.

En 2014 nous bénéficierons à nouveau d’une date de Pâques commune. Ce sera l’occasion de célébrer tous ensemble – le 20 avril – le Christ ressuscité, notre paix, en qui sont détruits les murs de séparation (Ép 2,14-18).

Pasteur Claude BATY
Mgr EMMANUEL
Cardinal André VINGT-TROIS
co-présidents

Paris, le 13 septembre 2013



 


Le CECEF - Présentation

 

16 février 2015 2015

Conseil d’Églises chrétiennes en France.

Créé en 1987, le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] réunit les responsables des différentes familles ecclésiales.

1. NATURE ET OBJECTIFS

Lieu d’écoute mutuelle, il leur permet de s’informer sur les événements qui marquent la vie des Églises.

Lieu d’initiative, il leur permet de promouvoir des manifestations œcuméniques en les organisant ou en les parrainant.

Lieu de dialogue, il leur permet de se concerter sur les questions sociétales, et d’exprimer une position commune.

2. MEMBRES

L’assemblée plénière du CÉCEF comprend dix-neuf membres répartis de la manière suivante :
-  une délégation catholique de six membres, comprenant le président de la Conférence des évêques de France [CÉF] et cinq autres membres désignés par la CÉF ;
-  une délégation protestante de six membres, comprenant le président de la Fédération protestante de France [FPF] et cinq autres membres désignés par la FPF ;
-  une délégation orthodoxe de quatre membres, comprenant le président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France [AÉOF] et trois autres membres désignés par l’AÉOF ;
-  une délégation orthodoxe orientale de deux membres, comprenant le primat du diocèse de France de l’Église apostolique arménienne et un autre membre ;
-  une délégation anglicane dont le membre est désigné par l’archidiacre pour la France du diocèse en Europe de l’Église d’Angleterre.

3. RENCONTRES

Le CÉCEF tient chaque année deux assemblées plénières et deux réunions de bureau.
Le CÉCEF est reçu à tour de rôle au siège des Églises membres, pour l’assemblée et le bureau.
Les décisions se prennent par consensus.



 


Traduction oecuménique du Credo

 

3 janvier 2015 2015

Symbole de Nicée-Constantinople et Symbole des apôtres

À la Rencontre nationale des délégués à l’œcuménisme de Chantilly en 1989, le souhait est émis d’ouvrir « le chantier d’une traduction liturgique et œcuménique de nos Symboles communs de la foi, celui de Nicée-Constantinople, celui des Apôtres, comme on l’a fait pour le Notre Père et pour le Psautier » (Unité des Chrétiens, n° 75, 1989, p. 35).
Les responsables d’Églises en France autorisent cette réflexion (dans l’Église catholique, une telle traduction œcuménique est souhaitée par le Directoire œcuménique du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, 1993, n° 187).
À la demande du Conseil d’Églises chrétiennes en France, un groupe de travail composé de 24 experts se retrouve régulièrement à partir d’octobre 1992. On y traite notamment de deux points particulièrement difficiles : le filioque, et l’adjectif « catholique ». En conclusion des travaux en avril 1994 sont proposées des traductions œcuméniques pour le Symbole de Nicée-Constantinople et pour le Symbole des apôtres
En juillet 1994, un document d’étude est adressé aux instances décisionnelles des Églises par les coprésidents du CÉCEF.
Après discussions, ces traductions ne sont pas introduites par les Églises françaises dans leurs liturgies propres. En revanche, l’usage de ces versions œcuméniques est possible lors des célébrations interconfessionnelles, par exemple au cours de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne.

Traductions proposées :

Symbole de Nicée-Constantinople
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de tous les êtres, visibles et invisibles.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu,
engendré du Père avant tous les siècles,
Lumière née de la Lumière,
vrai Dieu né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé, un seul être avec le Père,
et par lui, tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il est descendu des cieux,
il s’est incarné du Saint-Esprit et de la Vierge Marie,
et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce-Pilate,
il a souffert la Passion, il a été mis au tombeau,
il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ;
il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père,
il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
du Père il tient son origine ;
avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ;
il a parlé par les prophètes.
Je crois à l’Église, une et sainte,
à sa catholicité et son apostolicité.
Je confesse un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts
et la vie du monde à venir.
Amen.

Symbole des Apôtres
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
Je crois en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
et qui est né de la Vierge Marie ;
il a souffert sous Ponce-Pilate,
il a été crucifié, il est mort et a été enseveli,
il est descendu aux enfers ;
le troisième jour, il est ressuscité des morts,
il est monté aux cieux ;
il siège à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit Saint,
à l’Église, à sa sainteté et à sa catholicité,
à la communion des saints,
la rémission des péchés,
la résurrection de la chair
et la vie éternelle.
Amen.

On peut aussi utiliser cette formulation dans un dialogue entre l’officiant (ou les officiants) et l’assemblée, comme cela se fait par exemple dans la Vigile pascale de l’Église catholique.

Officiant : Croyez-vous en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ?
Tous : Nous croyons.
Officiant : Croyez-vous en en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux cieux, et qui siège à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts ?
Tous : Nous croyons.
Officiant : Croyez-vous en l’Esprit Saint, à l’Église, à sa sainteté et à sa catholicité, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ?
Tous : Nous croyons.



 


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