Unité des chrétiens
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Avril 2016



Présentation œcuménique du document « Du conflit à la communion »

 

30 juin 2016 2016

27-28 avril 2016 / Valence

Le mercredi 27 avril 2016 a été donnée, à la maison diocésaine de Valence, une conférence à deux voix sur le thème « Du conflit à la communion. Commémorer ensemble la Réforme ». Michel Fédou (professeur au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris) est intervenu en premier lieu. Après avoir présenté le document Du conflit à la communion, il a expliqué pourquoi la commémoration des origines de la Réforme devrait être une commémoration commune, en partant d’une réflexion sur le baptême qui fait de nous les « membres d’un seul et même Corps ». Ensuite Elisabeth Parmentier (professeure à la Faculté de théologie protestante de Genève) est intervenue. Elle a présenté les évolutions dans la compréhension mutuelle des Églises de la Réforme et de l’Église catholique, ainsi que les chantiers qui sont désormais à l’horizon du dialogue œcuménique.

Le lendemain, jeudi 28 avril 2016, s’est tenue au même endroit une « journée pastorale œcuménique » pour la Drôme et l’Ardèche. Le matin, Michel Fédou a présenté l’histoire du document Du conflit à la communion et a souligné la nouveauté de la commémoration qui est prévue pour le 500e anniversaire des origines de la Réforme. Puis Elisabeth Parmentier a fait état de la recherche œcuménique au sujet de Luther, et a dégagé les principaux traits qui font la pertinence actuelle de la Réforme luthérienne. L’après-midi, les participants, réunis en ateliers, ont pu réagir aux interventions du matin, et réfléchir sur les événements qui pourraient marquer, dans la Drôme et en Ardèche, la commémoration des origines de la Réforme. La journée s’est terminée par une table ronde qui a permis de recueillir les fruits de ces échanges et de répondre aux questions de l’assemblée. (d’après Michel Fédou, s.j.)

Photo : © Anne-Noëlle Clément
Michel Fédou et Elisabeth Parmentier lors de la conférence à deux voix.



 


Les chrétiens en Suisse inquiets au sujet de la loi sur l’élargissement du diagnostic préimplantatoire

 

30 juin 2016 2016

26 avril 2016 / Suisse

La Fédération des Églises protestantes de Suisse [FEPS], regroupant vingt-quatre Églises protestantes cantonales, l’Église évangélique libre de Genève et l’Église évangélique méthodiste de Suisse, a diffusé le 26 avril 2016 un opuscule « 10 questions – 10 réponses » en vue du referendum national, qui aura lieu le 5 juin 2016, sur l’élargissement du diagnostic préimplantatoire [DPI] dans le cadre de la fécondation artificielle. Dans le point six : « la nouvelle loi permet-elle de créer un bébé ‘sur mesure’ ? » la FEPS remarque que même si le législateur introduit des restrictions, étant donné que « les motifs du choix restent secrets », en principe, « toutes les données du diagnostic peuvent fonder la décision : des prédispositions aux handicaps lourds, en passant par le sexe et même la couleur des cheveux ». Ainsi le texte plaide pour que le DPI « soit autorisé uniquement à titre d’exception et que la protection des embryons soit inscrite dans la loi », afin qu’ils « ne puissent être créés uniquement dans l’objectif d’une grossesse ». En outre, la nouvelle législation a multiplié par quatre le développement d’embryons surnuméraires, dont, d’emblée « l’accès scientifique et technologique n’est plus protégé par aucun droit ». Une démarche, qui d’après la FEPS, « n’était nullement nécessaire pour autoriser le DPI ».

La conférence des évêques catholiques de Suisse a également publié le 25 avril 2016, un communiqué, émanant de sa commission de bioéthique, intitulé « au nom de la dignité humaine, non au diagnostic préimplantatoire ». Elle déplore le fait que l’élargissement de la pratique du DPI, le rende disponible « non seulement aux couples qui se savent transmetteurs d’une maladie héréditaire grave, mais à tous les couples qui recourent à la fécondation artificielle ». Face à la modification de la constitution, favorisant le DPI, qui a été adoptée le 14 juin 2015 et en vue du prochain referendum, le message défend une société « authentiquement humaine », qui « tout en luttant contre la souffrance et la maladie […] se montre capable d’accueillir chaque personne dans sa dignité, et de faire une place aux plus petits et aux plus vulnérables ». (d’après kirchenbund.ch et eveques.ch)



 


Conférence Lyon Centre

 

30 juin 2016 2016

22-23 avril 2016 / Lyon

Quelque six cents personnes se sont réunies dans la paroisse catholique Sainte-Blandine pour la troisième édition de la conférence de Lyon Centre consacrée au thème : « Écoute ce que l’Esprit souffle aux Églises » (Ap 3,6), présenté par des intervenants de différentes confessions chrétiennes. Les groupes Glorious, Hopen, Be Witness et New Light ont ponctué les interventions par des temps de louange. Le pasteur Benjamin Eugster de l’Église pentecôtiste évangélique d’Hillsong a remarqué que Dieu a donné à l’homme deux oreilles et une seule bouche, car « on doit écouter, écouter, écouter… », en menant « une vie basée sur la prière ». Le cardinal Philippe Barbarin a insisté sur la mise en pratique de la Parole divine, puisqu’« il faut tout attendre de Dieu, mais jamais se déresponsabiliser ». Pour Benjamin Pouzin, membre du groupe Glorious, le seul objectif de la conférence est « d’être un écran » montrant que le Christ est au centre de la vie. À ce propos, il a cité le théologien protestant Karl Barth, qui, lors d’une interview, se perdant dans les interrogations du journaliste, aurait lancé : « je ne me souviens pas de votre question, mais la réponse est Jésus ». Claude Greder, pasteur de l’Église Porte Ouverte a affirmé que « l’avenir spirituel » de la France dépend non seulement du clergé, mais aussi de chaque fidèle tout en insistant sur le fait que « le Royaume de Dieu est plus large que ma confession ou ma fédération », puisque l’Esprit Saint souffle où Il veut.
La prochaine édition du rassemblement aura lieu en mai 2017 à Senlis, au nord de Paris sur le thème de l’unité des chrétiens. (d’après jeunescathoslyon.fr)

Photo : © egliselyoncentre.fr



 


Trois ans sans les évêques d’Alep Paul Yazigi et Jean Ibrahim

 

11 juillet 2016 2016

21 avril 2016 / Balamand

C’est par un communiqué commun que les patriarches d’Antioche Jean X (grec orthodoxe) et Ignace Éphrem II (syriaque orthodoxe) ont marqué les trois ans de l’enlèvement de deux évêques d’Alep Jean et Paul appartenant aux deux Églises respectives. Jusqu’à présent aucune information officielle sur leur sort n’a été donnée, malgré les efforts déployés par de nombreux responsables chrétiens et conseils d’Églises. Les hiérarques ont rappelé à « ceux qui ouvrent leurs portes pour accueillir les Syriens de tout bord » qu’il serait plus approprié d’œuvrer en vue d’une solution épargnant aux personnes la périlleuse traversée de la mer, qui a englouti de nombreuses vies humaines. En effet, selon eux, encourager la migration des réfugiés ne saurait constituer une solution efficace. En outre, ils ont souligné : « nous ne sommes pas des quêteurs de protection, mais de paix », précisant qu’il s’agit d’une paix qui se construit non pas « sur les notions de ‘minorités’ ou ‘majorités’ » ni sur des « sanctions économiques étrangères qui portent généralement atteinte qu’aux enfants sans-abri et aux démunis », mais sur la « coexistence, l’esprit civique et le discours religieux modéré ». Une paix qui pourrait advenir seulement, si, au discours habituel mêlant « condamnations et promesses » sont substitués des « actes suivis, traduisant concrètement les bonnes volontés exprimées ». (d’après antiochian.org)

Photo : D.R.
Les évêques d’Alep Paul Yazigi et Jean Ibrahim.



 


Naissance du Conseil des Églises réformée et catholique du canton de Fribourg

 

30 juin 2016 2016

20 avril 2016 / Fribourg

« Considérant la quantité de dossiers communs » et des « lieux de collaboration existants », les Églises catholique et réformée du canton de Fribourg ont annoncé le 20 avril 2016 dans un communiqué conjoint, la création d’une nouvelle plateforme œcuménique : le Conseil des Églises réformée et catholique du canton de Fribourg. Son objectif principal est, en se basant sur les collaborations locales déjà existantes, d’intensifier les rencontres au niveau cantonal sur divers dossiers, dont les aumôneries hospitalières et pénitentiaires, la catéchèse en contexte scolaire, sans oublier l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap. Ouvert aux autres confessions chrétiennes, le conseil est constitué, pour l’heure, de six membres mandatés par les deux Églises, dont Mgr Rémy Berchier, vicaire épiscopal pour la partie francophone du canton et le pasteur Pierre-Philippe Blaser, président du Conseil synodal local. (d’après ref-fr.ch)

© Raphaël Zbinden
Une catéchèse œcuménique à Fribourg.



 


Inauguration d’une plaque commémorative de la Saint-Barthélémy

 

11 juillet 2016 2016

13 avril 2016 / Paris

Le 13 avril [1] 2016, une plaque commémorative de la Saint-Barthélémy [2] a été inaugurée à Paris au pied du Pont Neuf sur le mur de soutien de la statue d’Henri IV, près du square du Vert-Galant. Lors de la cérémonie, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, est intervenu en expliquant que ce terrible massacre, dans lequel ont péri plusieurs milliers de protestants à Paris et partout en France, s’est produit à cette époque où il était « trop tôt encore pour parler de dialogue œcuménique » ainsi que de « démocratie » ou encore de « laïcité » : des réalités qui ont « manqué trop longtemps au pays ». Or, les religions « peuvent être parole de paix » et contribuent déjà « depuis si longtemps » à « l’humanisation des humains » en œuvrant pour cette « promesse encore inaccomplie » d’une société qui accepte d’affronter « ses contradictions non pas dans la violence mais dans le débat ».

La Maire de Paris, Madame Anne Hidalgo, a désigné comme source du massacre « une pluralité de causses » mêlant le culturel, le religieux et le politique, favorisées par le « fanatisme des élites » ou « l’inculture des masses ». Soulignant que les dirigeants ont toujours « une responsabilité imminente dans la répression des minorités », elle a insisté sur « l’importance des ponts que nous ne devons jamais cesser de jeter les uns envers les autres » en préférant « les risques du dialogue au confort du monologue » car le dernier « ne mène qu’à des catastrophes ». (d’après protestants.org)

Photo : © protestants.org
L’assemblée au moment de l’inauguration de la plaque. Du gauche à droite : le père Emmanuel Gougaud, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens, Monsieur Haïm Korsia, grand rabbin de France, Monsieur Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, Monseigneur Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, le pasteur François Clavairoly et la Maire de Paris, Madame Anne Hidalgo.



[1La date du 13 avril n’ayant pas été choisie par hasard, car le même jour en 1598 le roi Henri IV est entré à Nantes où deux semaines plus tard il signera l’Édit du même nom, accordant la liberté de culte aux protestants français.

[2Cf. Liliane CRÉTÉ, « La Saint-Barthélémy : une mémoire douloureuse » in Unités des Chrétiens, n°174 - avril 2014, p. 25-28.

 


Penser les R/réformes aujourd’hui

 

30 juin 2016 2016

12-14 avril 2016 / Paris

C’est par un temps de silence en hommage au professeur Raphaël Picon, récemment décédé, que le colloque de l’Institut supérieur d’études œcuméniques a débuté le 12 avril 2016. Pendant deux jours et demi, à la veille du cinquième centenaire de la Réforme, intervenants et participants ont exploré le mouvement protestant sans oublier les réformes inhérentes à chaque Église, conditionnées par des contextes culturels et sociologiques bien différents, comme Ken Yamamoto l’a mis en évidence dans son exposé sur les communautés chrétiennes en Extrême-Orient. Mgr Job de Telmessos, représentant du Patriarcat œcuménique auprès du Conseil œcuménique des Églises, a expliqué la réforme en donnant l’exemple de la restauration d’une icône : l’innovation étant, en ce cas, le retour à une beauté première. Le pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Église protestante unie de France, a souligné que l’Église est « entrainée dans un renouvellement continu dont Dieu est le sujet », qui a pour objectif « l’appel à la sanctification des fidèles » et leur « joie » dans le Seigneur et non pas la modernité en tant que telle ; renouvellement qui est bien différent de toute « idéologie ‘bougiste’ », selon laquelle le changement n’aurait de valeur que par lui-même. Monseigneur Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude et président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, a également souligné dans sa conclusion qu’aujourd’hui la notion du changement se substitue à celle du progrès, tout en insistant sur l’importance d’une « critériologie de l’événement », nous permettant de mieux situer les deux.

Le prochain colloque de l’ISEO aura lieu du 14 au 16 mars 2017 sous l’intitulé « Comment parler du péché en 2017 ? ».



 


Le Conseil consultatif anglican salue le cinquième centenaire de la Réforme

 

30 juin 2016 2016

8-19 avril 2016 / Lusaka

Le Conseil consultatif de la Communion anglicane qui s’est tenu à Lusaka (Zambia) du 8 au 19 avril 2016 a adopté des résolutions œcuméniques, notamment au sujet du cinquième centenaire de la Réforme. Encourageant ses membres à participer activement aux événements, relatifs à cet anniversaire, en collaborant étroitement avec la Fédération luthérienne mondiale et les autres partenaires œcuméniques, le conseil a acté que la Communion « accueille et affirme la substance » de la déclaration commune sur la doctrine de la justification, que l’Église luthérienne et l’Église catholique ont signée en 1999. En outre, il a rappelé que les anglicans et les luthériens partagent la même compréhension au sujet de la justification de l’homme devant Dieu « par la grâce seule, à travers la foi, en raison des mérites de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, et non pas, grâce à nos œuvres », dont fait écho encore le rapport de Helsinki, adopté par les deux Églises en 1982. (d’après anglicancommunion.org et anglicannews.org)

Photo : © ACNS
Le primat de la Communion anglicane Justin Welby, avec des représentants d’autres confessions chrétiennes lors du synode.



 


Message de la CEC et du CCEE pour la journée internationale des Roms

 

30 juin 2016 2016

8 avril 2016 / Bruxelles

À l’occasion de la journée internationale des Roms, le 8 avril, les secrétaires généraux de la Conférence des Églises européennes [CEC] et du Conseil des conférences épiscopales européennes [CCEE] ont exhorté les communautés chrétiennes « à poursuivre leurs efforts pour le bien-être des Roms », notamment en mettant un terme « aux discours de haine », ainsi qu’ « à l’exclusion sociale » à l’égard de ceux, qui « plus de six cents ans après leur migration en Europe […] ne sont toujours pas pleinement accueillis ». Porteurs de richesses culturelles, les Roms, « en leur qualité de citoyens responsables », « sont aussi appelés à apporter leurs valeurs à la société européenne », ont encore affirmé les deux instances. (d’après ceceurope.org)

Photo : D.R.



 


Ouverture d’un bureau œcuménique méthodiste à Rome

 

30 juin 2016 2016

7 avril 2016 / Rome

Le pape François a reçu une délégation du Conseil méthodiste mondial [CMM] le 7 avril 2016 à l’occasion de l’ouverture du bureau œcuménique méthodiste à Rome, inauguré la veille de la rencontre. D’après lui, il s’agit d’« un signe de l’intensification de nos relations », exprimant le « désir commun de surmonter les obstacles » à la pleine communion. « Si nous ne pouvons pas encore penser de la même façon en toutes choses, nous pouvons au moins aimer de la même façon » a-t-il encore affirmé, en citant le fondateur du méthodisme : John Wesley.

Dans son allocution la vice-présidente du CMM, Gillian Kingston, a rappelé l’importance du dialogue avec l’Église catholique, qui a commencé en 1967. Depuis, tous les cinq ans, les synodes respectifs des deux instances reçoivent un compte rendu détaillé sur l’avancement des travaux. Ainsi, sa dixième publication, L’appel à la sainteté : De Gloire en Gloire, sera étudiée durant le prochain synode méthodiste à Houston (Texas) en septembre 2016. Saluant l’encyclique de son hôte Laudato Si’ ainsi que sa lutte contre « l’indifférence globalisée », Gillian Kingston a insisté sur l’importance de « l’œcuménisme de l’action », qui nous permet de « rencontrer le Christ dans les autres ». (d’après worldmethodistcouncil.org et vatican.va)

Photo : © L’Osservatore Romano
Des membres de la délégation méthodiste lors de la rencontre.



 


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