Unité des chrétiens
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Juillet 2018



L’Église orthodoxe d’Éthiopie : fin du schisme

 

9 octobre 2018 2018

26 juillet 2018 / Washington

Le 26 juillet 2018, lors d’une cérémonie à la cathédrale Debre Mihret Saint-Michael de Washington, la fin du schisme, ayant divisé pendant 27 ans l’Église orthodoxe Tewahedo d’Éthiopie, a été proclamée. En 1991, à la suite d’un changement politique, l’ancien patriarche avait dû s’exiler aux États-Unis, scindant la plus grande des Églises chrétiennes orthodoxes orientales en deux parties, conduites respectivement par le « Synode d’Addis-Abeba » et le « Synode en exil ». Dans une déclaration commune 4 les deux parties ont stipulé que les deux patriarches seraient considérés « sur un pied d’égalité ». Sa Sainteté le patriarche Merkorios rentrera dans son pays natal et reprendra sa place de patriarche. Le patriarche Mathias continuera à diriger l’Église en effectuant les tâches administratives. Les excommunications respectives adressées par les deux synodes ont été levées pour donner lieu à la naissance d’un seul synode guidé par les deux hiérarques.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, ayant joué un rôle clé dans cette réconciliation, a participé à la cérémonie.

Présente en Afrique depuis l’an 330, l’Église orthodoxe Tewahedo d’Éthiopie, autocéphale depuis 1959, est en communion avec l’Église orthodoxe copte d’Alexandrie. (d’après oikoumene.org et theorthodoxchurch.info)

Photo : D.R.
L’aéroport d’Addis Abeba, le 1er août 2018 : le patriarche Merkorios rentre en Éthiopie après 27 ans d’exil.



 


Session annuelle « Les Avents-Amitié »

 

9 octobre 2018 2018

9-13 juillet 2018 / Sées

L’association interconfessionnelle « Les Avents-Amitié entre chrétiens » a tenu sa session du 9 au 13 juillet 2018 sur le thème « Envoyés en mission ». Les deux rencontres précédentes étaient consacrées aux grandes réformes, de Luther à Vatican II. Un début de ré¬flexion sur les réformes qui s’imposent aujourd’hui, avait mené au constat que le message chrétien, le kérygme, n’est pas reçu dans le monde où nous vivons et sur la question qui en découlait : comment le croyant peut-il trouver un langage adéquat, ne serait-ce que pour témoigner de la joie d’être chrétien ?

La réflexion commune s’est appuyée sur les textes bibliques – notamment Jn 20 et Es 6 –, sous la conduite de Marianne Seckel, pasteure à La Rochelle et à l’Île de Ré. L’exégèse biblique et l’expérience dialoguaient : Thomas Wild, pasteur de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (l’UÉPAL), ancien vice-président du Service pro¬testant de mission (DÉFAP), a fait une conférence sur l’histoire des missions et des modèles missionnaires, marquée par son expérience. Deux témoignages venaient ensuite, l’un d’Anne Soncarrieu de la Mission de France, l’autre du pasteur Jacques Walter de la Mission populaire évan¬gélique. La synthèse fut faite par Eric Boone, du groupe des Dombes, et Agathe Brosset, théologienne catho¬lique.

Après deux sessions où les exposés instructifs avaient été nombreux, celle-ci s’appuyait bien plus sur les témoignages, par un effet de balancier sans doute inévitable. Elle a montré à quel point ces rencontres visent moins à dialoguer entre confessions qu’à mener une réflexion commune entre chrétiens qui se ressentent d’emblée comme frères et qui font face aux mêmes défis dans le monde actuel. Moments de prière ou moments de détente sont en effet préparés et partagés sans souci d’étiquette.

On peut en trouver les échos sur le site ou sur la page Facebook de l’association : Les Avents - Amitié entre chrétiens. (d’après Francine Wild)

Photo : D.R.
Lors des temps de prières les participants se mettent à l’écoute du Maître.



 


« Jésus-Christ, notre justice »

 

10 août 2018 2018

4-10 juillet 2018 / Selbitz (Allemagne)

La 37e Rencontre internationale et interconfessionnelle des religieux et religieuses [EIIR] a eu lieu du 4 au 10 juillet 2018 sous l’intitulé « Jésus-Christ, notre justice. La vie consacrée comme expérience de grâce ». Rassemblant une quarantaine de participants de quinze pays divers, elle s’est tenue à Selbitz au nord de la Bavière où une communauté protestante très vivante, fondée il y a 70 ans, la Christus Bruderschaft a merveilleusement accueilli le groupe. Justice et grâce, ces deux thèmes centraux de la Réforme protestante, ont été le fil conducteur des journées. Les participants, lors de la visite d’un pan de mur symbolisant l’ancienne frontière du rideau de fer ayant séparé longtemps l’Allemagne, se sont vivement interrogé : « que signifie être aujourd’hui ouvriers de paix et de réconciliation » ?

Des messages fraternels du patriarche œcuménique Bartholomée, du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et du secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, le pasteur Martin Junge leur ont été envoyés. « Au cours des derniers mois, nous avons beaucoup réfléchi et discuté à propos de la justice de Dieu et de la justification du croyant, guérissant la mémoire commune de l’Église et reconnaissant notre culpabilité » a confié aux participants le métropolite Stephanos, président de la Conférence épiscopale orthodoxe en Allemagne, faisant écho à la fois aux travaux suscités par le cinquième centenaire de la Réforme et les prières œcuméniques vécues à cette occasion.

Chaque conférence a été d’une grande tenue, ouvrant des horizons à une vie religieuse qui soit toujours davantage témoin de la justice et de la grâce. Mendiants de l’Esprit, là se situaient l’attente et le désir portés par chacun(e), jeunes et moins jeunes. La grâce n’est-elle pas au cœur de la vie monastique dont le secret est de s’unir à la lumière du Thabor ? Dieu se révèle à ses biens aimés, à ceux qui ont le cœur pur, convoqués à une prière intense pour que des chemins d’unité ne cessent de s’affermir au sein des diverses Églises et que le monde soit transfiguré. « Témoigner ensemble de l’Évangile dans un monde qui résiste à la grâce est l’urgence de notre temps », a conclu Mgr Athénagoras, président des EIIR. (d’après Sœur Bénédicte et Martin Hoegger)

Photo : © eiir.wordpress.com
Le bureau actuel de l’EIIR – Mgr Athénagoras, Sœur Bénédicte et père Jose Maria Hernandez.



 


Soixante-cinquième semaine d’études liturgiques Saint-Serge

 

9 octobre 2018 2018

2-5 juillet 2018 / Paris

Du 2 au 5 juillet 2018 sur le thème « Le corps humain dans la liturgie », la 65e Semaine d’études liturgiques s’est déroulée à Paris à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Trente-cinq théologiens de différentes confessions chrétiennes, venus principalement de France, mais aussi de Belgique, Israël, Italie, Suisse, Pologne et Roumanie, se sont succédés sur neuf sections thématiques : exposés introductifs et liturgies anciennes, sacralité du corps, Eucharistie, vie sacramentelle, postures corporelles, onctions et autres gestes, langage et voix, corps du défunt, reliques.

Ouvert par l’archevêque Jean de Charioupolis, chancelier de l’Institut organisateur, le colloque comprenait, outre les exposés, la célébration des vêpres, la visite de la cathédrale orthodoxe russe, nouvellement inaugurée et dédiée à la Sainte Trinité, ainsi que la présentation des derniers Actes intitulés « Liturgie et religiosité ».

Face à une méfiance, voire un mépris du corps humain dans certains milieux chrétiens, la diversité des pratiques analysées durant le colloque a révélé un rapport très positif à l’égard de celui-là. Ce dernier a été en effet considéré comme un instrument du salut de la personne dans son intégra¬lité. (d’après saint-serge.net)

Photo : © saint-serge.net



 


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